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L'amour cette merde pas possible

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Ilis

le jeudi 21 juin 2012 à 17h41

Je ne sais pas par ou commencer, juste que je sais que je souffre. Je m'attache trop vite à mes amants, trop coeur d'artichaut et aussi jalouse.(oui, je sais je devrais voir un psy,mais pas le gout ni les moyens) j'envie ceux qui savent aimer de manière raisonnable, qui ne cède pas aux besoins de se perdre de tout donner. Quand à mes relation à l'amour..à part etre souffreteuse..j'ai l'impression de ne jamais en sortir. Je voudrais pouvoir séparé le sexe des sentiments, j'y arrive mais quand je revois la personne trop souvent je m'y attache et je souffre. Les hommes auquel je m'attache sont souvent plus âgés que moi..

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(compte clôturé)

le vendredi 22 juin 2012 à 09h33

Oui je vois ce que tu veux dire; j'ai tendance à faire ça aussi... Trop vite, trop fort, trop à fond... Et c'est comme ça dans tout ce que je fais. Mais au moins c'est vivant, même si c'est parfois dur, je préfère sentir que d'être sous anesthésie... Je tempère juste, surtout face aux gens à qui ça fait peur et qui freinent; j'essaie de m'adapter à leur tempo...

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oO0

le samedi 23 juin 2012 à 02h55

Ilis,

est-ce de l'attachement ou la peur de perdre la personne ? (L'un n'est pas l'autre.)

Pour ma part, je n'ai pas peur de m'attacher dès lors que dès que je commence à m'attacher, je tâche d'apprendre dans le même temps à accepter l'éventualité de perdre la personne pour une raison ou pour une autre et d'en souffrir d'une manière ou d'une autre.

Accepter cette éventualité m'a jusqu'ici permis d'éviter de vivre dans la peur les relations que j'ai eu la chance de vivre. (Vivre dans la peur peut faire presque autant souffrir que de souffrir réellement de ce dont on a peur et parfois, même plus : la réalisation d'une peur peut être un soulagement.)

Sinon, est-ce de la jalousie ou de la peur de l'abandon ?

...

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Ilis

le dimanche 24 juin 2012 à 14h03

RIP
Ilis,

est-ce de l'attachement ou la peur de perdre la personne ? (L'un n'est pas l'autre.)

Pour ma part, je n'ai pas peur de m'attacher dès lors que dès que je commence à m'attacher, je tâche d'apprendre dans le même temps à accepter l'éventualité de perdre la personne pour une raison ou pour une autre et d'en souffrir d'une manière ou d'une autre.

Accepter cette éventualité m'a jusqu'ici permis d'éviter de vivre dans la peur les relations que j'ai eu la chance de vivre. (Vivre dans la peur peut faire presque autant souffrir que de souffrir réellement de ce dont on a peur et parfois, même plus : la réalisation d'une peur peut être un soulagement.)

Sinon, est-ce de la jalousie ou de la peur de l'abandon ?

...

Message modifié par son auteur hier à 4h.

Je dirais un peu des deux, la jalousie c'est aussi la peur de l'abandon, et là c'est pas nouveau, enfant j'avais déjà peur que ma mère m'abandonne en faisant ses courses dans la voiture. Je suis une grande anxieuse. Dur d'accepter ce que tu fait..

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oO0

le lundi 25 juin 2012 à 01h37

Dur ce que je fais ? Difficile de répondre à ta question. Si c'est d'apprendre à accepter l'éventualité de perdre une personne d'une manière ou d'une autre et d'en souffrir, je ne suis pas si sûr...

La raison est souvent opposée aux émotions, ce qui tend à engendrer des conflits autant personnels que interpersonnels. Une personne de raison passe souvent pour une personne sans émotions. Qui voudrait ou voudrait être une telle personne ? De là, les conflits interpersonnels et personnels. Pourtant, les progrès scientifiques montrent que les émotions ne sont pas ennemies de la raison et, vice versa.

Par contre, vouloir contrôler ses émotions ou les émotions de l'autre ne peut par que leur opposer la raison dans un rôle qui n'est pas le sien, dès lors qu'elle tend à devenir manipulatrice. Les émotions précèdent la raison qui ne peut qu'être à leur écoute. Quant aux émotions elles sont en attente de reconnaissance et la connaissance que peut en apporter la raison peut y jouer un rôle.

Le fait que tu t'attaches plus facilement à des hommes plus âgés, peut-être parce qu'ils t'aident plus facilement à raisonner/rassurer tes émotions. Note que tu peux toi-même t'approprier cette attitude rationnelle qui te permette de te rassurer et te réassurer émotionnellement. Gagner en autonomie affective ne peut que t'aider à moins vivre dans la peur de perdre une personne et donc, de souffrir de cette peur. L'exemple que tu prends de ton enfance t'indique une peur irrationnelle. Dernièrement, un petit garçon est venu me trouver en pleurs, paniqué de ne pas voir revenir son papa de la banque. Il avait à peine eu le temps de m'expliquer ses peurs que son papa était revenu. Une peur panique irrationnelle peut être, mais non moins sensée puisque les soucis d'argents "enlèvent" souvent aux enfants leurs parents. Une peur dont le sens échappe tend plus vite à prendre des proportions irrationnelles. En même temps, les questions que soulèvent les émotions peuvent être autant stimulante que passionnantes et apporter un plaisir intellectuel qui permet une certaine distance émotionnelle. À défaut d'éprouver des émotions désagréables, le plaisir de mieux les comprendre soulage.

Tu écris que tout ce que tu sais dans ta situation, c'est que tu souffres. L'accepter ne peut que t'aider à en savoir un peu plus, trouver un sens qui te permette de t'orienter et te sentir moins perdue. Quant à la distance émotionnelle, elle est déjà là dans le rejet de l'amour dont le désir est souvent aveuglant. Rechercher le souvenir des moments d'épanouissement que tu as pu connaître dans ce désir avec des personnes réelles peut, certes, te rendre triste, mais...

... tu ne serais pas triste qu'ils soient passés, s'il ne l'avait pas été. (Petite opération de la raison.) Les mauvais moments, personne n'est tristes qu'ils soient passés : il n'y a que les bons moments qui le peuvent et ils se reconnaissent à cette tristesse qu'ils soient passés. (Autre petite opération de la raison.) Si ces moments sont passés, cela signifie qu'ils se sont réellement passés, que ce désir a pu se réaliser. À défaut de reconnaître les moments où tes désirs ont pris réalité, tu ne peux que vivre dans l'urgence de les réaliser et la peur d'être incapable de les vivre avec qui que ce soit... alors que tu as probablement une vie affective plus riche que moi, par exemple. Le rejet de l'amour peut, ici, t'aider à te distancier de l'idéalité pour retrouver la réalité des moments passés avec des personnes aimées. Le passé n'appartient pas à la réalité comme le présent, mais il n'en appartient pas moins à la réalité.

Les personnes réelles, les moments partagés avec elles ne valent-ils pas mieux que l'amour qui ne peut qu'être idéal ? (Voilà la question que je me suis posée dans mon propre rejet de l'amour et qui guide mes réponses, mais elle ne te convient peut-être pas.)
_____________________________________

Ilis, j'en resterai là, je ne peux que te donner des pistes qui ne te conviennent peut-être pas et pour ce qui est de ton vécu, il a davantage sa place avec des proches dans lesquels tu as confiance.

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(compte clôturé)

le lundi 25 juin 2012 à 10h21

Je me reconnais un peu dans cette peur irraisonnée de l'abandon, Illis. Et pour y avoir un peu réfléchi, je me rends compte que ça vient, effectivement, de l'enfance, et du fait de ne pas avoir, pour ma part, été une enfant "sécurisée" affectivement, au sens où je n'ai jamais ressenti que je serais aimée quoi qu'il arrive. Alors je transpose cette peur une fois adulte, même lorsque j'ai tous les signes d'être aimée et que je me sens sécurisée dans une relation... Je travaille du coup sur cette dépendance en refusant à quiconque le pouvoir d'être mon "interrupteur" d'accès au bonheur. Les autres peuvent m'aider à y accéder, mais je ne veux pas leur laisser le pouvoir d'être bien dans ma peau... Bon c'est facile à dire, moins à faire ! Bon courage.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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LuLutine

le lundi 25 juin 2012 à 18h16

no6tm
Je travaille du coup sur cette dépendance en refusant à quiconque le pouvoir d'être mon "interrupteur" d'accès au bonheur.

Cette phrase me fait penser que parfois, c'est l'inverse de la situation évoquée qui se produit : certaines personnes pensent qu'elles sont (ou qu'elles peuvent être) notre "interrupteur d'accès au bonheur", comme tu le dis, et bien souvent elles se vexent ou se découragent lorsqu'elles se rendent compte qu'elles ne nous "rendent" pas heureux.

Chacun doit comprendre que son bonheur dépend de lui et pas des autres, mais réciproquement, que le bonheur des autres ne dépend pas (que) de lui.

Lorsqu'une personne qu'on aime est déprimée par exemple, ce n'est pas toujours possible de lui rendre le sourire. Mais le fait d'être là avec elle, de la soutenir, ça lui apporte quand même quelque chose. Certaines personnes voudraient être l'interrupteur magique qui rend les autres heureux en un claquement de doigts. Ce n'est pas possible. En tout cas pas toujours.

Il faut accepter, parfois, d'être aux côtés d'une personne sans "rien" pouvoir faire pour elle. Je dis bien "rien" entre guillemets, car être à ses côtés et l'assurer de notre présence et de notre soutien, c'est déjà beaucoup. Les résultats ne se font pas sentir immédiatement. Il faut parfois des jours, des semaines....des mois ou des années !

Bon voilà, c'était mon coup de gueule par rapport aux personnes qui sortent des phrases du genre "Je n'arrive pas à te rendre heureux(se)", etc.
J'ai envie de leur répondre : "C'est normal, ça ne dépend pas (que) de toi !"

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