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Relation hiérarchique, dépression et nouvelles relations

Besoin d'aide
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Pam (invité)

le mercredi 18 février 2026 à 12h35

Salut à touxtes,

Cela fait longtemps que je consulte ce forum de temps en temps et aujourd’hui je sens que j’aurai besoin de quelques éclaircissements, des prismes différentes, d’avoir aussi de la compréhension, de l’empathie, des idées.

Je suis en relation polyamoureuse avec Malou depuis 2 ans, nous nous considérons relation socle ensemble au même titre qu’une autre relation qu’il entretient avec Loutre, avec qui il est en relation depuis bientôt 10 ans. Nous sommes donc dans une configuration à deux socles, il partage son temps majoritairement entre nous deux, deux maisons et tout le tralala. Loutre et Malou ont respectivement d’autres relations passagères, des comètes, moi également.

Aujourd’hui je suis en dépression depuis quelques semaines et j’ai ressenti une vive insécurité à l’idée que Malou commence plus ou moins une nouvelle relation à distance et par message avec quelqu’une qui est en relation compliqué monogame avec son mari, quelqu’un qu’il a rencontré au travail (ce qui a aussi été le cadre de notre rencontre, donc écho un peu douloureux aussi) et à qui Malou a beaucoup plu.
Je n’ai pas l’habitude d’avoir des refus d’obstacles tels que ce que j’ai vécu là comme niveau de peur et incapacité à me réguler, à faire la part des choses il y a quelques jours et je suis à la recherche d’aide pour aborder cette situation la prochaine fois qu’on se retrouve.

Notre cadre relationnel n’a jamais dit qu’on avait le pouvoir et le droit d’exiger quelque chose de la part de l’autre mais là je sens que j’aimerai juste avoir la paix et fonctionner avec le polycule actuel sans nouveauté le temps que j’aille mieux parce que je n’ai aucune ressources à allouer à gérer de nouvelles inquiétudes.
Je ne me sens pas rejointe et accueillie à cette endroit vulnérable par Malou alors que j’aimerai juste qu’il mette une limite au service de mon état de santé en disant à cette personne : «  aujourd’hui Pam ne va pas bien et commencer quelque chose génère une insécurité qu’elle n’a pas la capacité de gérer pour le moment, je vais mettre une limite relationnel entre nous le temps qu’elle aille mieux pour que ça puisse aller à son rythme ».

Une autre crainte vient du fait que c’est une personne monogame, en challenge actuel avec son compagnon et que je sens l’odeur de la complexité et de l’attachement douloureux de cette personne à Malou, la NRE de son côté, le fait que Malou n’est pas très dispo étant donné ces deux socles et je ne peux pas gérer tout ce drama que j’anticipe (ce sont totalement des projections, j’en suis consciente).

Bref, je me sens incomprise, démunie, je n’ai pas l’impression d’en demander trop alors qu’il n’y a pas de sentiment amoureux pour cette personne aujourd’hui pour Malou d’après lui.
Je me sens vraiment challengée par le fait que Malou «  s’accroche » à cette liberté / privilège de relationner comme bon lui semble et au fait que je ne puisse pas exiger de lui une pause dans l’intégration de nouvelles relations au polycule alors que j’ai l’impression que le contexte est particulier et que la situation rend ma demande légitime et prioritaire étant donné mon état de santé.

Je me sens perdue, merci pour votre éclairage, votre bienveillance et votre empathie. J’essaye de vraiment comprendre et prendre un pas de recul sur tout ça.

PS : j’ai un suivi psy avec qui je peux discuter de tout ça qui est friendly avec ces sujets

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Profil

Aki

le mercredi 18 février 2026 à 15h48

Avez-vous discuter de vos limites, au préalable, concernant le nombre de partenaires, l'intégration de nouvelles relations dans un contexte émotionnel difficile pour un-e des partenaires, etc ?

Intégrer des personnes monogames à un polycule est souvent casse-gueule (de ma maigre expérience) et tu as bien raison de t'en méfier. Les difficultés potentielles de leur relation (le "mono-poly drama") risquent de t'impacter, c'est sûr.

Pam
j’aimerai juste qu’il mette une limite au service de mon état de santé en disant à cette personne : « aujourd’hui Pam ne va pas bien et commencer quelque chose génère une insécurité qu’elle n’a pas la capacité de gérer pour le moment, je vais mettre une limite relationnel entre nous le temps qu’elle aille mieux pour que ça puisse aller à son rythme ».

Qu'est-ce qui t'empêche de le faire si tu t'en sens légitime et que ça te semble prioritaire ?
Lui en as-tu touché un mot déjà ?

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Pam (invité)

le mercredi 18 février 2026 à 16h02

Nous avions déjà discuté de limites et de cadre et partageons des engagements communs mais nous n’avions jamais pensé à établir ce genre de limite. Je ne suis pas spécialement ok avec le fait de bloquer à un certain nombre mais par contre je vois qu’en effet il y a des contextes émotionnels dans lesquels je ne veux pas gérer de nouvelles relations : dépression, maladie, deuil et ça je le découvre maintenant en le vivant.

Rien ne m’empêche de lui dire ce que je veux, nous avons eu cette discussion mais je vois qu’il n’est pas prêt à accéder à cette demande (ça impacte directement sa liberté de relationer) que ce soit lui qui pose cette limite et pas que ce soit à moi de me battre pour qu’il le fasse.

Ca me paraît tellement normal et je n’arrive pas à comprendre que ça ne soit pas une évidence pour lui de mettre un stop quelques temps, pour me protéger le temps que ça aille mieux et que je puisse me maintenir à flot.

J’ai la sensation que ma maladie mentale n’est pas prise au sérieux et que je dois juste «  faire avec » comme avant mais je n’ai pas du tout les mêmes capacités.

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Profil

Alabama

le mercredi 18 février 2026 à 22h30

@Pam : lui as-tu exprimé que ça te fait de la peine, te stresse, te fait te sentir seule dans cette situation ?
Aussi, est-ce qu'il est réfractaire à l'idée même de limiter sa liberté pendant un temps, ou est-ce que ça manque de contours ? Car je me mets à sa place : une dépression, on sait quand ça commence, mais on ne sait pas quand ça finit. Je pense que moi, j'aurais besoin que les limites mises à ma liberté soient claires et définies dans le temps. Mais bon, ce n'est pas à toi de faire tout le boulot, tu exprimes une demande, si elle ne lui convient pas en l'état, c'est à lui de faire une contre-proposition.
Si tu as pris le temps d'une vraie discussion avec lui, et qu'il dit juste "non" sans chercher un aménagement qui vous conviendrait à vous deux, alors il faut te rendre à l'évidence : il ne semble pas prendre en compte ta situation. A titre personnel, je trouve ça très problématique.
A toi de voir ce que tu fais de cette information, si tu peux passer au-dessus, ou si c'est trop important pour toi. Car ce que je comprends de la situation, ce n'est pas tant les problèmes puisque pour l'instant il n'y en a pas, mais est-ce que ton partenaire est suffisamment empathique pour prendre au sérieux tes difficultés.
Aussi, est-ce que hormis cette demande, il est plus attentif à toi du fait du passage difficile que tu traverses ? Cela te donne aussi des indices sur sa capacité à prendre soin de toi quand ça va pas.

Par ailleurs, as-tu d'autres personnes proches sur qui tu peux compter ?
Je sais que moi, dans des moments comme ça où je suis déçue et triste de l'absence de "prendre soin" d'un amoureux, j'essaie d'aller vers les personnes qui peuvent m'apporter cela, et je consacre moins de temps aux relations quelles qu'elles soient qui ne m'apportent pas de soutien ou pire me créent du stress.

Et sinon je t'envois plein de douceur pour ce moment difficile.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Profil

crest

le vendredi 20 février 2026 à 05h30

Bonjour,

Étant donné que tu étais déjà dans une configuration poly, qu’est-ce qui fait que cette nouvelle relation génère une insécurité spécifique chez toi ? As-tu peur d’être délaissée étant donné que déjà tu trouvais que le nombre d’interactions était réduit avec ton compagnon ?

D’ailleurs c’est la première fois que j’entends parler de deux relations socles en parallèle. J’y vois une contradiction logique pour un terme qui implique une hiérarchie avec une pluralité de relations secondaires à côté d’une relation socle unique.
De plus, si j’imaginais à ta place une troisième relation socle possible, je me dirais forcement que je serais impacté fortement par ce changement.
Comment ça se passe pour l’autre personne en relation socle ?

Tes demandes de ralentir me paraissent légitimes, sont légitimes.
Mais la question est plutôt comment tu dois agir (te positionner, penser…) maintenant devant la réalité que ces demandes sont refusées. Cette réalité n’est pas facile à voir et à accepter.
Aussi la notion de limite implique une action de la part de la personne qui pose la limite. Du style «  la prochaine fois que tu me parles de cette personne empêtrée dans une relation monogame avec qui tu veux sortir, tu sors de chez moi ».

Bon courage à toi.

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Pam (invité)

le vendredi 20 février 2026 à 09h40

@Alabama : oui je lui ai exprimé tout ça, plusieurs fois, en essayant de formuler différemment et d’apporter de la clarté sur ce que je ressens.
Il a demandé si on pouvait réfléchir à un temps donné au cours duquel il n’entame pas de relation. Je suis pour cette solution et en même temps j’ai très peur de transformer mon besoin de sécurité en une course à aller vite mieux d’ici la date butoir. J’ai en tête un truc comme 8-10 mois juste pour me mettre en sécurité et aller à mon rythme.
Il ne dit pas juste «  non » froidement, nous avons beaucoup discuté mais pour le moment il n’y a rien de statué et j’ai ’impression d’être à la merci de ce qui peut arriver, je me sens insécurisée. Et ballottée. J’ai besoin de limites claires pour me détendre et je vois que lui a besoin de temps pour processer et réfléchir. J’essaye de prendre sur moi parce que je comprends que c’est dur et très différent de la façon dont on n’a pu gérer depuis le début et en même temps c’est très dur parce que mon système nerveux et en mode «  alerte générale » sans que je ne puisse avoir aucune emprise.
J’ai juste envie qu’il prenne la mesure de mon état et qu’il tire la sonnette d’alarme en comprenant profondément, en faisant le nécessaire sans que j’ai à me battre, que ce n’est pas contre lui mais c’est pour moi que j’ai besoin de ça et que j’en suis autant désolée et ce n’est pas contre elle non plus.
C’est trop important pour moi, je vois que je ne passe pas au-dessus, ça m’interroge sincèrement sur ma capacité à rester avec lui s’il refuse, je me sentirais trompée dans ce que je projetais de l’engagement qu’on a l’un envers l’autre, et je trouverai ça injuste au regard de ce que je me sens prête à faire pour lui.
Hormis ma demande, il est attentif et prend beaucoup de charges à la maison quand il est avec moi, il tâche d’être disponible et juste, il s’investit et est force de proposition pour m’aider à faire des choses au quotidien.

J’habite en collectif, je suis bien entourée d’ami·es mais ma dépression m’empêche de juste passer outre le sujet et de ne pas penser à tout ce noeud. Ca tourne en tâche de fond même quand je ne suis pas avec lui., même quand je suis avec mes ami·es.

Merci pour ta réponse et ton soutien, c’est précieux pour moi en ce moment.

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Pam (invité)

le vendredi 20 février 2026 à 09h53

@crest : cette potentielle relation génère une insécurité chez moi parce qu’elle fait écho à ma propre histoire avec mon compagnon. Ca active quelque chose chez moi qui n’est pas guéri. J’ai senti le truc venir depuis des semaines et j’avais bien verbalisé à mon compagnon (parce que je savais déjà que j’étais en dépression) que ce serait trop dur moi en ce moment et que je sentais que j’étais en vigilance et en stress. Il m’a rassuré en me disant qu’il n’y avait rien, que c’était juste une collègue avec qui il discute. Je le crois sincère, je ne remet pas ça en doute.

La dernière fois que nous étions ensemble je l’ai trouvé bizarre avec son téléphone, je sentais qu’il le gardait proche de son corps dès que je passais et donc je l’ai confronté à un moment en lui disant que je sentais qu’il y avait quelque chose avec le téléphone que je ne comprenais pas et que son langage corporel me portait à croire que je devais m’inquiéter puisque je sentais qu’il y avait quelque chose qui devait m’être caché.

Il m’a dit qu’il discutait avec cette personne, que la situation n’était pas juste «  on est collègues », qu’il avait plu à cette personne et qu’iels parlaient plus et m’a dit que c’était son jardin secret et qu’il ne voulait pas en dire plus.

Ca m’a travaillé la nuit entière, j’ai beaucoup pleuré, mon cerveau à bouclé, bouclé, bouclé. On en a parlé plusieurs fois en quelques jours, sans que je me sente profondément rejointe.

Il y a donc le fait que je me sois sentie flouée, le fait qu’il voulait en premier lieu me tenir à distance, bref, plein de choses autre que juste «  il y a une autre personne ».

Pour les deux relations socles, tu peux voir ça comme on est arrivées ex-æquo sur le podium des relations si je devais caricaturer sous une forme un peu décalée.

Tu soulèves un point important que je n’avais jamais pointé du doigt sur le fait que s’il y a deux relations socles, est-ce que je ne vis pas avec la possibilité qu’il puisse y en avoir une troisième ? En fait oui, je pense que tu lèves un point que je n’avais pas en tête, c’est en effet une réalité.
L’autre personne en socle est toute aussi importante que moi, Malou partage sa vie entre nous deux et s’investît beaucoup dans nos deux relations.

Je vis clairement avec le fait que cette situation ne me plaît pas et ne me sécurise pas et que je ne pourrais pas accepter un refus de cette demande : ce qu’il n’a pas fait aujourd’hui, il réfléchit à nos discussions mais n’a pas opposé de «  non » ferme pour le moment.

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Allyah148

le vendredi 20 février 2026 à 11h40

Bonjour Pam,

Tout d'abord je tiens à préciser que je ne suis pas poly alors je ne sais pas si mon avis pourra t'aider un peu mais j'ai senti ta détresse et ça m'a touché. Etant moi-même dans une situation de dépression et de maladies chroniques depuis un moment maintenant, je sais à quel point tout ça peut être vraiment difficile à vivre au quotidien.

Concernant ton problème je dirais que c'est quand ça va mal qu'on se rend compte vraiment de l'importance qu'on a pour quelqu'un (ami, famille ou amoureux peu importe la relation). "Aimer" quand tout va bien et qu'on ne vit que les bons moments c'est facile. Aimer quand la détresse de l'autre empiète sur ta vie, ça l'est beaucoup moins.

Il faut être lucide, être en relation avec quelqu'un de malade implique malheureusement des sacrifices. J'ai planté un certain nombre de fois des amis à cause de mes problèmes, il y a des choses qu'on ne fera plus jamais avec mon mari... si les gens en face de toi ne veulent pas prendre conscience que le malade ne fait pas ce qu'il veut mais ce qu'il peut, que ce n'est pas un caprice, qu'une maladie mentale ne se gère pas en 2 minutes et que la personne a besoin de soutien, il n'y a malheureusement rien que tu puisses faire.

Oui ce n'est pas juste, ni pour le proche qui parfois doit faire des sacrifices, ni pour le malade mais la vie n'est pas et ne sera jamais juste. C'est une question de choix et de priorité : la question pour Malou c'est "la santé mentale de Pam avec qui je suis depuis 2 ans compte-t-elle plus que mon envie de cette potentielle autre relation ?"
Aujourd'hui je suis plus ou moins stable et j'arrive à gérer un certain nombre de choses, ce n'était pas le cas il y a 2 ans et j'avais vraiment besoin du soutien de mon mari, il a été là et a fait des sacrifices pour m'aider à m'en sortir. Je lui en serai toujours reconnaissante même si on devait se séparer. Ca demande du temps et de l'énergie de la part du proche aidant : en entamant une nouvelle relation Malou va plus difficilement pouvoir être là pour toi car les ressources ne sont pas infinies, et si la relation en elle-même est un déclencheur pour toi tu risques les crises d'angoisse, les images mentales perturbantes et tout le package du dépressif donc sois prudente et ne prends pas le risque d'aggraver ton état.

Il a le droit de ne pas vouloir de ce rôle et il a le droit de se prioriser mais dans ce cas ça sent la fin de la relation car tu ne pourras pas aller mieux dans un contexte anxiogène pour toi. Si lui se priorise tu dois faire la même chose et surtout ne rien accepter au delà de tes limites, ta santé mentale vaut beaucoup plus que tout le reste.

Bon courage à toi, j'espère que les choses vont s'arranger pour toi.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Profil

Alabama

le vendredi 20 février 2026 à 11h43

Allyah148
Il a le droit de ne pas vouloir de ce rôle et il a le droit de se prioriser mais dans ce cas ça sent la fin de la relation car tu ne pourras pas aller mieux dans un contexte anxiogène pour toi. Si lui se priorise tu dois faire la même chose et surtout ne rien accepter au delà de tes limites, ta santé mentale vaut beaucoup plus que tout le reste.

Je trouve que ce résumé est parfait.

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crest

le samedi 21 février 2026 à 08h38

En même temps Pam semble associer sa dépression à la relation elle-même qu’elle entretient avec Malou (avec quelque chose qui se passe en ce moment mais qui fait echo à des moments antérieurs de leur relation), donc je ne pense pas qu’on puisse voir Malou comme un «  aidant » contrarié.

C’est comme ça que je comprends les choses du moins. Puisque Pam ne nous dit absolument pas que sa dépression aurait des causes extérieures ou antérieures à sa relation avec Malou.

Il est vrai qu’appeler maladie son propre état amène en effet à poser les proches comme des possibles aidants. Mais quand la maladie est générée par ces proches on est dans quelque chose de très confus voire pervers.

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Profil

crest

le samedi 21 février 2026 à 08h52

Pam

L’autre personne en socle est toute aussi importante que moi, Malou partage sa vie entre nous deux et s’investît beaucoup dans nos deux relations.

Je vis clairement avec le fait que cette situation ne me plaît pas et ne me sécurise pas et que je ne pourrais pas accepter un refus de cette demande : ce qu’il n’a pas fait aujourd’hui, il réfléchit à nos discussions mais n’a pas opposé de «   non » ferme pour le moment.

Je tente cette nouvelle interprétation - désolé si c’est à côté de la plaque :

Il est donc possible que tu sois dans un grand stress parce que tu envisages très sérieusement une rupture avec Malou, et que ça te semble une montagne infranchissable. Et en même temps, comme tu n’as pas de réponse claire à ta demande d’une pause de plusieurs mois dans l’établissement d’une nouvelle relation par M, tu es dans l’incertitude sur le fait que tu vas avoir effectivement à franchir cette montagne. Donc tu es bloquée, tu ne peux ni te préparer à la suite qui sera difficile, ni te reposer sur la situation présente. Tu n’as pas de réalité sur laquelle t’appuyer pour agir.

J’ajoute cette réflexion que j’ai eu la première fois en te lisant :

Je ne sais pas comme ça fonctionne avec l’autre relation socle. J’aurais tendance à dire que si les choses ont marché jusque ici avec l’autre relation, ce serait de tenter de se baser sur cette expérience positive. Par exemple si le fonctionnement est très «  parallèle » alors le fait d’avoir un coup de fil avec l’autre relation en ta présence est typiquement un dépassement de limite ou un écart par rapport à une règle sécurisante pour toi.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Pam (invité)

le samedi 21 février 2026 à 11h23

Bonjour à touxtes, merci pour vos réponses.

Pour clarifier quelques points @crest, mon état dépressif n’est à priori pas ou très peu associé à Malou et à des choses qu’il a pu faire. Ma dépression s’est passée avant cette histoire et ce que nous avons pu diagnostiqué avec ma psy n’est pas associé à Malou directement. La maladie ne prend pas racine dans notre relation.

@Allyah148 même si tu n’est pas poly, ton retour est très riche et me touche particulièrement. Je suis totalement d’accord avec toi sur le fait que M’alourdis peut décider de ne pas vouloir être aidant, c’est aussi quelque chose que je lui ai demandé et en effet, je ne pourrai certainement pas supporter le fait que le déclencheur soit là en permanence et que je tombe dans des états pas possibles à chaque fois alors que j’ai besoin de beaucoup de soutien et de sécurité en ce moment.

Il me semble important de clarifier que cette nouvelle relation ne pourrait être rien d’autres qu’une relation qui prend peu de temps à Malou, il en a conscience, l’a déjà verbalisé et est au clair avec ça. Mais il n’empêche que je me sens profondément activée et inquiète, même avec ce cadre, ça reste un déclencheur qui ne m’épargne pas et comme tu dis, ça rend mon contexte de vie anxiogène alors même que mon cerveau rationnel sait qu’il n’y a pas de risques apparents, mon corps réagit d’une telle force, c’est incontrôlable et toutes les pires choses que je peux imaginer prennent le dessus.

Pour conclure, je n’envisage pas d’emblée la rupture avec Malou, nous devons encore parler de ce sujet qui reste frais entre nous. Mais c’est clair que vu les états dans lesquels ça m’a mit et dans lesquels je sens que je continue à basculer, je sais au fond de moi que je ne vais pas lutter pendant des mois s’il n’accède pas à ma demande. Au-delà du danger psychologique dans lequel ça me met, je sens que je me sentirai déçue et trahie par rapport à ma vision et mes attentes quant à la personne avec qui j’entretiens ma relation amoureuse principale.

Je suis en effet dans de l’incertitude, de la peur, de l’attente, de l’espoir. Je suis bloquée et je me sens ballottée. Tu as bien résumé @crest : donc tu es bloquée, tu ne peux ni te préparer à la suite qui sera difficile, ni te reposer sur la situation présente. Tu n’as pas de réalité sur laquelle t’appuyer pour agir.

Je n’ai pas compris ton dernier paragraphe en revanche.

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crest

le samedi 21 février 2026 à 12h58

Mon dernier paragraphe c’était que je me demandais ce qui faisait que l’autre relation existante de ton partenaire (relation socle) ne provoquait pas en toi d’insécurité.

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Pam (invité)

le dimanche 22 février 2026 à 08h28

@crest : Je connais l’autre personne, nous avons travaillé ensemble et je connaissais leur couple longtemps avant qu’il y ait quoi que ce soit en Malou et moi. Aujourd’hui nous sommes en froid avec elle mais je sais qui elle est, je la connais bien et je la respecte. Ca fait 10 ans bientôt qu’elle est avec Malou et elle a énormément simplifié mon arrivée dans cette histoire, je lui dois beaucoup. Je sais aussi que même si nous sommes en froid, il y a un accord tacite entre nous de faire de notre mieux l’une pour l’autre en lien avec Malou. On a traversé des choses ensemble et je sais qu’aucune de nous n’est animée de mauvaises intentions. C’est aussi quelqu’un qui est polyamoureuse depuis longtemps et en qui j’ai confiance pour gérer sa vie et ses histoires.

Je sais aussi qu’elle est importante pour Malou et je respecte ça étant donnée l’historicité de le leur relation. On a décidé ensemble de fonctionner à trois et ça me rassure d’être dans ce fonctionnement là.

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crest

le lundi 23 février 2026 à 06h26

D’accord merci pour ta réponse.
Je pense que relationner avec quelqu’un qui parle de sa liberté et qui met cela avant le reste, peut déclencher pas mal de personnes en réalité.

A court terme ça peut être intéressant de voir comment gérer l’intensité des émotions que ça déclenche. Je ne sais pas si tu connais l’EFT. C’est peut-être un peu trop léger comme technique mais de mon côté ça avait permis de soulager des états de panique amoureuse (alors même que le danger était réel, mes émotions ne m’avaient pas induit en erreur; simplement c’était réellement d’une intensité qui peut faire horriblement mal). Après je ne pense pas ça puisse traiter des pensées de rumination peut-être plus propres à la dépression.

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