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Difficulté de temporalité relation libre

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Tanmei (invité)

le mercredi 05 octobre 2022 à 09h19

Bonjour à toutes et à tous,
Voilà 5 ans que nous sommes en couple avec mon compagnon, et depuis le début il me parle de relation libre voire de polyamour. Au début j'étais complètement fermée à l'idée, puis petit à petit j'y ai trouvé du sens. Nous sommes seulement restés au stade de discussions et de théories, autant lui que moi.
Puis cette année j'ai décidé, dans ma tête, que je voulais aller plus loin et appréhender ce concept. Je me suis inscrite sur Tinder, j'ai rencontré un mec mais je n'ai absolument pas pu le draguer, tout ce qui ne me plaisait pas chez lui me rappelait tout ce que j'aimais chez mon compagnon.
3 jours après je décide d'en parler à mon compagnon, qui le prend un petit peu mal en me disant que cela peut être considéré comme du mensonge et de la tromperie car je ne lui en ai pas parlé sur le moment, mais qu'il ne m'en veut pas. Je m'effondre en pleurs de peur de le perdre.

Puis 3 semaines après je retrouve un ami avec qui je n'avais pas parlé depuis longtemps, et ce dernier m'avoue que je lui ai toujours plu depuis 10 ans qu'il me connait. Je suis chamboulée, je le trouve charmant aussi, et je me dis que c'est peut-être là la clé de la relation libre, avoir confiance en l'homme avec qui je vais avoir une relation sexuelle autre qu'avec mon compagnon. Cet ami est parfaitement prévenu que nous sommes en relation libre avec mon compagnon, que je n'ai rien à lui offrir d'autre qu'une relation sexuelle. Il accepte cela. Nous nous sommes vus à 2 reprises, puis j'ai souhaité arrêter car cela ne m'apportait rien, je voulais être avec mon compagnon et c'est tout.

Cependant, mon compagnon n'a été informé de rien pendant tout ce temps (cela s'est étalé sur 2 semaines). J'avais décidé de prendre la température et de lui dire qu'une soirée retrouvailles était prévenue avec des amis de longue date (ça a été la 2eme fois où j'ai vu mon ami). En rentrant je lui dis qu'il faut que je lui parle, et je lui dis que cet ami m'a avoué que je lui plaisais, que c'est réciproque, et que je laisserai la porte ouverte à une relation sexuelle avec lui. Tout cela était des mensonges car j'avais déjà couché 2 fois avec lui et je savais que cela ne me convenait pas. J'avais déjà pris le recul nécessaire, et je savais que je n'avais pas envie de relation libre pour ma part.
Et là ça a été la crise... Mon compagnon a voulu me quitter, il ne comprenait pas pourquoi j'avais choisi cet ami, que lui aussi une amie de longue date était venue le chercher mais qu'il avait laissé la porte fermée, qu'il ne comprenait pas comment je pouvais lui faire ça à ce moment alors qu'il n'est jamais à la maison car il ne fait que travailler pour nous et pour notre futur. Je lui précise alors que je lui demande la permission avant de le faire (faux) et que rien ne changera dans notre couple car je ne suis pas amoureuse de mon ami (très vrai). Après quelques jours très tendus, j'ai réussi à le récupérer. Il s'en veut d'avoir réagi aussi violemment, il ne pensait pas être aussi jaloux. Il m'a ensuite dit d'aller au bout avec mon ami, qu'il avait besoin de voir que je serai toujours là, sauf qu'à ce moment-là j'ai décidé de couper les ponts avec mon ami pour montrer à mon compagnon que mon ami n'était pas important et que je ne voulais plus rien.
Mon compagnon voulait quelque chose de beau pour une relation libre, que ça se construise à deux, sauf que de mon côté je n'ai pas réussi à lui parler des différentes étapes que j'ai passé car j'ai eu peur de le perdre à chaque fois, et je me suis perdue dans mes mensonges...

Aujourd'hui nous n'avons jamais été aussi épanouis dans notre relation, cette crise nous a renforcé. Sauf que moi je vis dans la culpabilité, j'aimerais lui avouer la vérité mais je ne sais pas comment faire sans le perdre... Il me dira que ça a été de la tromperie, sauf que pour moi ça en est pas car je ne suis pas allée chercher quelque chose qui me manquait chez mon ami, c'était purement une expérience sexuelle. J'aimerais qu'il soit dans ma tête pour comprendre tout ce par quoi je suis passée, mais qu'à aucun moment je n'ai douté de notre couple et de mon amour pour lui. Il est l'homme avec qui je veux finir ma vie.
Je fais des crises d'angoisse et j'ai besoin que cela s'arrête. J'ai couché avec mon ami il y a 3 mois maintenant. Je me dis que mon compagnon verra qu'en 3 mois en effet je n'ai jamais été différente, et que j'ai toujours été plus que disponible pour lui.

Merci d'avance pour vos réponses et vos conseils...

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Hawkeye

le mercredi 05 octobre 2022 à 11h11

Tu n'es pas Marty Macfly,

Jouer avec la temporalité, mentir sur le passé en disant que ce sera le futur. Te retrouver avec une demande de le vivre alors que ça ne t'intéresse plus ... Tu vas devoir vivre encore longtemps avec cette culpabilité, voire pire parce que maintenant que la boîte de Pandore de la relation libre est ouverte. Ce que tu as vécu était plus proche de l'adultère puisque encore une fois tu as agis avant de parler et vu sa réaction, si tu avais fait les choses dans l'ordre tu n'aurais surement pas agis et au lieu de la culpabilité, tu aurais des regrets.

Donc pour apaiser ta culpabilité tu peux tout déballer et t'attendre à une crise. Ou alors mais c'est moche continuer à jouer avec le temps et mentir. Inventer un rendez vous avec cet ami, peut-être 2 et dire à ton conjoint que tu arrêtes là avec lui que ça ne t'apporte rien. Ainsi tu remets presque la vérité en place et il saura que tu as eu une relation sexuelle avec cet ami. Comment supportera-t'il ces rencontres ? Cela sera peut-être difficile à gérer. Peut-être que plus tard tu lui avoueras la vérité sur la temporalité parce que vous aurez tous 2 progressé dans la non exclusivité, qu'il aura lui aussi vécu une autre relation.

Ça reste moche mais à part tout déballer et encaisser son éventuelle réaction à tes mensonges, je ne vois pas de solution. C'est un peu ce que ma femme m'a fait vivre je ne lui ai jamais pardonné de m'avoir menti pour transformer son adultère en couple libre, pour autant on continue ensemble. C'est un point sensible de notre histoire parce que cela tient de la manipulation plus que de la tromperie mais tu es déjà en plein dedans...

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Aiemama

le mercredi 05 octobre 2022 à 12h03

Je garde mes relations pour moi (à la demande de mon partenaire de vie) depuis 6 ans. Il comprend et lui se "nourri" probablement de ONE SHOT qui lui conviennent bien. Tu es rongée par la culpabilité et c'est dure mais je personnellement je pense que si tu passes aux aveux tu risques de le perdre. Le mal est fait et c'est toi qui souffre, souhaites-tu vraiment faire souffrir ton conjoint encore plus que tu ne souffres toi même ? La transparence c'est bien quand on est certain que ça ne va pas démolir l'autres. Pour ma part Je pense que si j'avoue être amoureuse en dehors de mon couple (comme en ce moment), l'histoire risque de s'arrêter là. Ai-je envie de foutre tout en l'air pour qq qui n'en vaut peut-être même pas la peine, personnellement non.
Tu aimes ton conjoint donc tu n'es coupable de rien, n'en déplaise à la morale judéo-chrétienne ou autre :). En ce moment il y a une film qui s'appelle "une liaison éphémère" au cinéma.
Ca peu peut-être t'inspirer...

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Siestacorta

le mercredi 05 octobre 2022 à 12h56

Bonjour Tanmei

- côté culpabilisant :

Tanmei
, j'aimerais lui avouer la vérité mais je ne sais pas comment faire sans le perdre... Il me dira que ça a été de la tromperie, sauf que pour moi ça en est pas car je ne suis pas allée chercher quelque chose qui me manquait chez mon ami, c'était purement une expérience sexuelle.

Tu as caché quelque chose parce que tu savais que ça pourrait le faire souffrir. Et tu sais aussi que dire ce que tu as fait lui ferait mal. Donc, même si tes intentions sont pas affreuses, tromperie il y a eu, au sens le plus classique du terme (mensonge + sexe).

- côté déculpabilisant : les adultères sont un sous-produit de l'exclusivité. Même quand on en a parlé avec un.e partenaire, on baigne encore dans une culture mono, et on déconne parce qu'on sait pas comment on ferait mieux. Donc tes erreurs, plein de gens les font, ta peur de faire du mal, plein de gens la connaissent. Ca justifie pas, mais ça explique, ce n'est pas facile de changer de cadre.

Maintenant, mon conseil : si c'est juste parce que tu ressens de la culpabilité et de la peur d'être découverte même après coup, alors gère comme une grande. Il a pas à porter tes conneries, tu les a faites toute seule. Je veux dire : si cette histoire n'a pas de raisons d'être découverte, alors tu peux prendre sur toi. Tu ne déclarerais pas la vérité pour son bien, mais pour le tien. Pour arrêter de douter de toi. Bah t'as merdé, et tu crois pas le refaire, si c'est vrai t'as pas forcément besoin que ce soit ton amoureux qui fasse l'adulte pour punir l'adultère.
Ca c'est un principe... tu le connais lui, tu connais votre relation, je peux ne pas être pertinent sans être vraiment dans vos têtes.

Maintenant, si la culpabilité est là parce qu'en fait, cette histoire est un chapitre d'une exploration future de la non-exclusivité, alors c'est peut-être une question de moment-dans-très-longtemps où vous serez arrivés à considérer que vous aimez ça et que votre relation tient bien. Là, je vois bien un moment où cette vérité pourrait être dédramatisée, soit dans ta propre tête, soit pour vous deux.
Mais tant que tes aventures se font dans un cadre de référence où vous avez pas commencé à explorer pas à pas vos propres accords possibles, la seule chose que tu sais c'est que t'as pas respecté le cadre, et donc on peut te le reprocher. Attends que ça ait profondément changé dans ce sens, que vous ayez pris beaucoup de bouteille, tu verras ce que tu resentiras à ce moment-là.

Le forum est blindé des témoignages de partenaires mis devant le fait accompli. C'est... douloureux. Même si tu sembles vouloir le prendre en compte par la suite.

Sois plus clean dorénavant, attends les accords plutôt que de te retrouver de nouveau dans cette situation.

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

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Jack Haddy (invité)

le mercredi 05 octobre 2022 à 12h58

@Aiemamale

Apologie du mensonge, tant que ça sert ta cause perso? J'ai de la peine à interpréter.

J.

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Hawkeye

le mercredi 05 octobre 2022 à 13h15

Jack Haddy
@Aiemamale

Apologie du mensonge, tant que ça sert ta cause perso? J'ai de la peine à interpréter.

J.

C'est le fameux "don't ask, don't tell" qui est apparemment à la demande du conjoint. Je trouve ça très lourd comme arrangement de couple et ne pourrai pas car finalement plus proche de l'adultère que du polyamour avec la charge du secret, du mensonge, ...

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Jack Haddy (invité)

le mercredi 05 octobre 2022 à 13h29

Je comprends et respecte l'arrangement, et il me convient dans certains cas.

Par contre, dans ce cas-ci je vois un appel a au mensonge sans arrangement préalable. Me trompe-je?

J.

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LeGrandStyle

le mercredi 05 octobre 2022 à 13h47

Je rejoins @Siestacorta, c’est une infidélité banale, mais une infidélité tout de même.
En fonction des valeurs de ton conjoint, le mensonge peut être aussi ou plus destructeur que l’acte sexuel en lui-même. Bien que dans ta perspective tu es toujours la même, ton conjoint lui pourrait remettre en cause chaque moment passé entre le jour où tu lui as menti, et le jour où il l’apprendra.
Si tu lui as menti sur cet événement, qu’est-ce qu’il lui assure que tu n’as pas menti sur d’autres éléments? est-ce que tu étais vraiment sincère avec lui durant cette periode? etc.
Même si à l’avenir l’acte sexuel est dédramatisé (ouverture du couple etc.), je ne pense pas qu’il soit possible de s’affranchir de la distortion de réalité crée par le mensonge, et des souffrances associées.
Enfin, votre relation pourrait aussi être dégradée à cause de ta culpabilité / anxiété, donc si tu souhaites rester dans la discrétion, il faudrait probablement réécrire le passé pour que cela soit acceptable pour toi et n’impacte pas négativement la relation (e.g. j’ai pas vraiment eu le choix etc.). Bon, par contre on est au ras du sol niveau éthique x)

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Siestacorta

le mercredi 05 octobre 2022 à 22h10

Jack Haddy


Par contre, dans ce cas-ci je vois un appel a au mensonge sans arrangement préalable. Me trompe-je?

J.

Oui, mais : quel mensonge, qui cache quoi, pourquoi ?

Ici, on parle d'une aventure de deux semaines, avec quelqu'un qu'elle ne voit plus.

C'est mauvais de mentir, on est poly parce qu'on pense bien pouvoir faire autrement, et mieux.

Maintenant est-ce que parce qu'il y a un intérêt perso à mentir, ça rend la confession altruiste, quand la révélation sera plus impactante que le secret lui-même ?

Et je parle pas pour tous les mensonges, toutes les cachotteries, avec tous gens partout. Je parle d'une aventure de deux semaines. De partenairs qui partiront en vrille parce qu'ils ne peuvent pas (sur le moment ou en général) faire le tri entre tout savoir et savoir ce qui compte.
Certes, le menteur se retrouve à en juger à leur place, je concède que c'est trop pratique pour être vu comme bienveillant.

Mais d'un autre côté, si une petite vérité sexuelle se mesure à la menace d'un désamour, alors mentir ne peut pas toujours être la pire solution.

Je vois plein de bonnes raisons de dire la vérité, dans les relations multiples.
Mais j'en vois des mauvaises, à mettre en regard de l'ampleur de la faute :
- mettre l'autre dans la situation de nous punir, pour nous débarrasser de notre culpabilité. Hop, maintenant si notre couple part en couilles, je te file, toi dans ta saine colère blessée, moi dans ma méprisable bêtise, la responsabilité dont je n'ai jamais voulu.
- ou à l'inverse, je dis la Vérité même quand elle vaut pas le prix d'une capote, parce que je dois être Parfait, ce serait invivable d'être faillible, alors quand je parlerai, ce sera soit l'Amour Inconditionnel ou le Drame de Nos Vies, rien de moins. Je suis dans l'enfer de pas être parfait, autant que mon partenaire m'y accompagne.

Bon, il y a plein de bonnes raisons de dire la vérité, des gens qui sauront finalement quoi en faire. Ça arrive, sans doute souvent.
Je dis seulement que les enjeux sont parfois trop élevés par rapport au évènements pour qu'on fasse comme s'il n'y avait toujours que la confession comme issue valable.

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

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Jack Haddy (invité)

le jeudi 06 octobre 2022 à 06h51

Mentir, c'est refuser à l'autre une partie de sa liberté, dans le but d'exercer la sienne. Je trouve la chose ironique.

(Contexte relationnel uniquement, hein, pour le reste la question reste intéressante mais est un poil hors-sujet ici)

J.

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Siestacorta

le jeudi 06 octobre 2022 à 07h53

Jack Haddy
Mentir, c'est refuser à l'autre une partie de sa liberté, dans le but d'exercer la sienne. Je trouve la chose ironique.

C'est plutôt ça, oui.
Mais je crois que juger sur le principe sans tenir compte de ce qui s'est vraiment passé et des conséquences, c'est moral sans être systématiquement bon.

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Caoline

le jeudi 06 octobre 2022 à 09h45

Pour moi ça ne me semble pas une question de morale venant de l'extérieur, d'autant que je pense que ce n'est pas celle qui m'a été transmise, il n'y a aucun jugement sur la tromperie dans ma famille. On pourra donc me répondre que je me suis construite par opposition.
En fait, je n'arrive vraiment pas à comprendre comment on peut maintenir quelqu'un dans une relation en lui cachant ce que l'on vit, donc qui on est, donc en le manipulant si on pense qu'il nous quitterait si il savait.
Déjà oui on dénie à l'autre son droit de décider de sa vie en connaissance des faits, on agit avec lui comme avec un pantin. Et en plus, si on fait ça, l'autre aime une image de nous qui lui convient, pas nous, donc la personne qui manipule n'est plus aimée. Elle reste juste en lien pour le confort matériel et/ou émotionnel ? Ou elle arrive à se mentir à elle même, à oublier et donc vit dans une illusion ?

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Siestacorta

le jeudi 06 octobre 2022 à 10h34

Caoline
Et en plus, si on fait ça, l'autre aime une image de nous qui lui convient, pas nous, donc la personne qui manipule n'est plus aimée. Elle reste juste en lien pour le confort matériel et/ou émotionnel ? Ou elle arrive à se mentir à elle même, à oublier et donc vit dans une illusion ?

Hm, l'amour c'est déjà le regard de deux personnes. On peut le souhaiter le plus objectif possible, mais pour moi l'illusion qui fait qu'on aime, l'image incomplète de l'autre est déjà là au départ.
Mentir contribue à la fausser d'avantage, je ne nierai pas.

Bon, pour expliquer mon pas de côté, je pars assez loin. Mais on vit plus que ce qu'on dit. Les mots pour décrire ce qu'on vit, la promesse de se comprendre (j'y tiens beaucoup, vous aurez déjà repéré mon goût pour creuser) ça compte, mais je crois que se fier à ce descriptif c'est déjà se tromper, en croyant que les mots suffiront.
Je dis pas que l'amour est ineffable, ni que la relation l'est. Je crois aux pratiques concrètes et lisibles. Mais je crois aussi qu'on peut être plus dans la réalité de l'amour vécu quand on estime que ce qui est dit d'un côté ne sera pas regardé avec les même lunettes que les nôtres. Qu'elles pourraient être très déformantes elle-mêmes, par rapport, encore une fois, à ce que vaut et vaudra le vécu de la relation après un incident fini.

Remarque je suis pas si loin du post de départ, quand Tanmei dit "J'aimerais qu'il soit dans ma tête pour comprendre tout ce par quoi je suis passée, mais qu'à aucun moment je n'ai douté de notre couple et de mon amour pour lui." Le problème, c'est qu'on sait (même si yavait que notre forum pour en témoigner ça suffirait) que cette compréhension intellectuelle et cette empathie sont rarissimes et que le risque que tout s'abîme profondément pour quelque chose de terminé est fort.

Et on peut même comprendre ce qui va blesser, même en dépassant la taille moindre de ce qui sera regardé comme première faute. Le risque c'est, comme disait @LeGrandStyle, que le partenaire doute désormais de l'avenir.
Je comprends bien qu'on veuille lui laisser le droit au doute, c'est légitime.

Mes arguments en contrepoints là-dessus sont un rapport entre l'ampleur des faits passés / l'ampleur des conséquences / ce qui peut rester vrai (vécu) sans dire une vérité passagère. Je sais bien que ce sont pas des arguments forts, j'essaie de rester de bonne foi !
Mais en vrai, si un doute détruit beaucoup à partir de ce genres de moments sans suite, c'est qu'on se fait déjà une illusion musclée sur un caractère ferme du vrai, en amour notamment.
Je veux dire : ce serait fragile par le désir même d'être totalement fiable.
Je me répète, je parle pas de choisir de mentir longtemps, ou de garder le mensonge comme solution ; seulement de moments où on s'est brièvement paumé, puis où on a retrouvé son chemin, et où le raconter poserait des questions sans bonnes réponses, sans sens à donner autre que " non mais c'est bien que ce soit fini" - point qui ne peut pas facilement être compris par quelqu'un qui n'aura que son imagination interpréter un évènement qui autrement resterait sans suites.

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

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Ayna

le jeudi 06 octobre 2022 à 11h12

Siestacorta

ou à l'inverse, je dis la Vérité même quand elle vaut pas le prix d'une capote, parce que je dois être Parfait, ce serait invivable d'être faillible, alors quand je parlerai, ce sera soit l'Amour Inconditionnel ou le Drame de Nos Vies, rien de moins. Je suis dans l'enfer de pas être parfait, autant que mon partenaire m'y accompagne.

😂 J’adore… merci!
La question du mensonge n’est pas si binaire qu’elle peut en avoir l’air… J’y réfléchis beaucoup en lisant sur ce site et dans ma vie. Ma manière d’appréhender mon existence s’est beaucoup affranchie de la morale depuis un an, et moi qui étais dans une recherche d’honnêteté absolue permanente depuis toujours, incapable du plus petit mensonge, je me suis prise soudain d’honnêteté envers moi-même et j’ai réalisé que «  dire LA vérité » était parfois de ma part presque pervers. Que la vraie raison pour laquelle je la disais c’était juste pour soulager ma conscience, pas pour être bienveillante envers l’autre. J’ai réalisé aussi que LA vérité, une fois entendue par l’autre, était transcrite en qqc qui n’était pas du tout MA vérité. Je me retrouvais donc dans la position kafkaïenne de justifier des intentions que je n’avais jamais eues!
Bref, je n’ai pas d’avis tout fait, donc, concernant le mensonge, et dans ma relation actuelle je suis la plus transparente possible, mais du coup je ne fais à peu près que ce que je suis capable de dire, et face à qqn qui a une problématique de contrôle assez présente, il se peut que cela coince avec le respect de moi-même à un moment. Je ne sais pas. On verra. On essaie tous les deux de progresser dans nos problématiques respectives donc rien n’est permanent, je l’espère !

En tout cas dans le cas du sujet de ce post, je ne vois vraiment pas l’intérêt de raconter des trucs passés et sans plus aucune autre conséquence que la culpabilité de l’intéressée. Je trouve la culpabilité mauvaise conseillère, c’est fait c’est fait, maintenant on avance avec ses résolutions. Non? Bon chacun son avis. C’est le mien. Teinté de mon (court) vécu de «  menteuse », j’assume ;-)

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GeorgyPorgy

le jeudi 06 octobre 2022 à 11h30

Je me dit que je suis d'accord avec tous les points de vue exprimés ici, et ça me "conforte" dans la vision que j'ai développée ces dernières années - à savoir que ce qui se joue dans par un concept couvert par un simple mot (mensonge, dans le cadre d'une relation amoureuse) est d'une infinie * complexité * . De la même manière qu'on s'interroge sur la multiplicité de concepts, expériences couvert.e.s par le simple mot "amour" en français, on pourrait je pense faire de même avec le mot "mensonge".

1/ D'un côté, je suis partisan dans l'absolu d'une communication sincère & authentique de ce qui est vécu; j'aime à croire à la possibilité que je sois capable de formuler à l'être que j'aime ce que je ressens naître en moi, suffisamment à l'avance pour ne pas tomber dans le mensonge. Et vice versa.

2/ D'un autre côté, j'anticipe (par la connaissance profonde de ma relation, par des intuitions liées à des expériences passées de cette histoire) que la relation, la dynamique qui s'y jouent ne vont pas me laisser l'opportunité d'embrasser une nouvelle situation, une rencontre, un désir qui ne cadre pas ou pourrait être perçu comme une menace

Ainsi, je m'interroge beaucoup sur la pertinence & la validité de devoir partager certains éléments de mon expérience de vie purement individuelle, y compris avec la personne qui partage ma vie ou avec qui j'entretiens un engagement. Même si je l'ai finalement fait dans la réalité de mon histoire à un certain moment (...de "vérité" :)).

La frontière avec la manipulation est très poreuse j'en conviens, et je ne l'ai pas vécu comme de la manipulation perso. Je pense que ça dépend beaucoup du contexte, et de l'intention / des mobiles / de la construction de la personne concernée.

Ce qui se joue là dedans réside beaucoup dans la différence entre l'authentique & la transparence.

-> En effet, est-ce que cette impératif qu'on se donne de dire la "vérité" à tout prix à une personne avec qui on serait en relation n'entame pas mon individualité, mon autonomie, l'expérience de vie qui m'est totalement propre & qui ne concerne que moi?

-> Dans quelle mesure ai-je le pouvoir, l'autonomie de m'ouvrir à une expérience de vie qui se présente à mon chemin - sans devoir composer avec le contrôle, l'influence d'une personne qui ne vis pas ce que je vis en substance ?

-> Est-ce que j'ai *vraiment* les moyens de faire entendre à l'autre "ma" vérité (dans ce qu'elle contient de complexité, de nuances, d'émotions, de sensibilité individuelle...)?

-> Est-ce que l'impératif de connaissance, de divulgation de l'entiereté de mon vécu par l'autre n'est pas un reliquat d'héritage du fonctionnement mono-fusionnel-on partage tout dont on essaie ici de se débarasser (un peu?)

-> Quid des dynamiques (inconscientes?) de contrôle qui peuvent s'exercer entre 2 individus en relation? Sont-elles vraiment légitimes? Ai-je la capacité de les éviter, en les anticipant & en considérant en conscience qu'ils n'ont pas à influencer mes désirs propres?

J'ai pas d'opinion arrêtée en vrai sur le sujet, juste une certaine expérience de cette situation que j'ai vécue comme très complexe à articuler pour moi-même & dans le cadre de mes relations. En mentant (par omission), je me suis senti très coupable. Mais à la fois, j'ai vécu des évènements que j'avais envie d'explorer pour moi-même, et ça a indéniablement apporté de la satisfaction (aussi). C'est une expérience de vie imprégnée de nuances & de complexité, à mille lieux de quelque chose que je perçois comme un jugement un peu trop simplificateur, moral qui consisterait à positionner le "mensonge" dans le mal, et dire la "vérité toute la vérité" dans le bien.

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Siestacorta

le jeudi 06 octobre 2022 à 12h54

Et en repassant, j'en remet une couche : je prescris clairement pas de mentir pour avoir des relations non-exclusives.

Je dis que selon ce qui est arrivé (qui ici est peu arrivé) on a pas la même chose à cacher, alors qu'on fait, selon les partenaires, face aux même conséquences. Que le mensonge couvre une histoire d'un soir, plusieurs, un comportement systématique, une relation discontinue mais longue, ou une double vie carrément, et qu'on sait que beaucoup de partenaires vont avoir une réaction similaire pour chacune de ses situations différentes.

- oui parce que c'est du mensonge !

Oui parce que, parfois, dans c'est le même mensonge contre des engagements souvent irréalistes. Si ça arrive souvent que ce soit trahi, c'est pas forcément qu'on a pas trouvé des personnes assez bien, c'est possible que l'engagement en question soit pas tenable en l'état.
Je dis pas que mentir est vertueux, vraiment. Mais dans le contexte d'exigences d'exclusivité, de dialogues où la confiance se paie au centime près, l'empathie pour quelqu'un qui n'a pas pu faire autrement dans une situation éphémère, je peux l'avoir, et lui dire que "pour cette fois, ça va, arrange toi avec ta conscience comme un.e grand.e, et recommence pas parce que sur la longueur ça te jouerait nettement plus de tours."

On parle pas ici de polys qui avaient promis d'être honnêtes en connaissance de cause, on parle de gens qui n'ont pas, dans leur relation et plausiblement avant, pas l'expérience de ce que ça leur fera. Et je reviens sur l'importance réelle de ce qui a été caché. Un coup d'un soir, ça vaut pas une crise de plusieurs mois - années.

Autre point : j'ai menti, déconné, trouvé que c'était con, passé poly dans les relations ultérieures, ayé j'ai trouvé.
Mais on m'a menti, aussi. Et des fois c'était significatif pour la qualité de la relation, des fois tellement pas.
Et dans le premier cas, la relation était mal avant la rencontre cachée, en fait, le mensonge n'aura été qu'un symptôme. Alors c'est pas ça qu'était triste, et pour le coup quelqu'un que j'aime, je l'aime même à ce moment-là, même après. J'aime la personne avec ses failles, ça veut dire, avec ce qui fait qu'elle m'aimera peut-être moins, avec ses besoins de déconner pour pouvoir rompre. Que je vive un drame du mensonge à ce moment-là me la ramènera pas, c'est pas une discussion argumentée mais une question de cœur. Je me sens pas bête, je sens pas l'autre monstrueux, c'est là où on en est.
Et si c'était une petite histoire, le cœur de notre relation continuant à battre, qu'est-ce que tu veux que je m'en fiche. Il me fadudra d'autres signes, multiples, pour que ça abîme la confiance de fond.

Alors c'est mon positionnement, je peux pas dire aux gens de traiter leur partenaire en pensant qu'ils devraient être comme moi.
Mais j'ai l'impression que ce positionnement de s'intéresser plus à ce qui se passe vraiment entre nous, dans son ensemble, plus qu'à une dissonance en elle-même, ça participe de ce qui me rend capable de polyamour.
Je cherche pas des gens parfaits, pas l'histoire idéale, juste des gens avec qui on peut s'attacher, avec qui assez de choses se passeraient bien (et c'est beaucoup) pour pas me concentrer sur des fins foireuses, des moments foireux. On fait tout pour que ce soit pas ça, mais un pacte qui dirait "les conneries sont impardonnables" me semble faire barrière à ce qui devra être aimé malgré tout, chez moi ou chez l'autre.
Parfois ce qui s'est passé ne permet pas la poursuite de la relation, mais permet de garder un lien quand même.
Je digresse, c'est la pause déj, je relis pas bien.

Modif' : Oh, et ce que je dis ici n'est pas contradictoire avec ce qu'il m'arrive souvent de dire ici : "avouer un adultère pour continuer la deuxième relation, ce n'est pas devenir poly". Puisque justement, c'est pas seulement la vérité la question, c'est la qualité d'ensemble de la relation.

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

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Jack Haddy (invité)

le jeudi 06 octobre 2022 à 15h34

(ah bin ça mouline ici, tudieu!)

Je creuse nonchalamment le sujet du désengagement moral depuis peu. J'ai beaucoup aimé vous lire sur ce sujet ci-dessus, le débat est riche.

Mes propres messages ci-dessus laissent supposer que je prends la défense d'une vérité presque kantienne. C'était le cas il y a quelques mois encore. Je suis aujourd'hui un peu plus pragmatique. Mon expérience est qu'essayer d'appliquer The Vérité, The Transparence et The Engagements fonctionne mi-gaz dans cette jungle de revendications libertaires et de décisions autocentrées qu'appliquent une partie des pratiquants de la non-exclusivité.

Je ne juge pas, croyez-moi ou pas. J'observe comment le jeu se joue, je m'adapte, et je glisse un ou deux as dans ma manche en haussant les épaules. Comme mon voisin. Pour au cas où. Et ça n'est pas si désagréable, en fait. J'ai relevé que le mensonge était ironique. L'intérêt supérieur qu'est le bien-être personnel permet de s'accommoder d'un certain nombre de choses.

J.

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Siestacorta

le jeudi 06 octobre 2022 à 19h09

Jack Haddy
J'ai relevé que le mensonge était ironique. L'intérêt supérieur qu'est le bien-être personnel permet de s'accommoder d'un certain nombre de choses.

"Bien-être" est peut-être beaucoup dire.
Mon expérience de menteur comme de trompé me dit qu'on ment avec de la peur et qu'on continue parfois avec remord. Ce sont des moindres maux, certes, qui passeront peut-être si effectivement le secret est petit. Si, dans ce que j'essaie de cerner, c'est du bien-être, c'est au sens de crash évité et de petite leçon intérieure sur l'ivresse au volant, plutôt qu'au sens de massage du chakra coronal ou meme de bon petit plaisir coupable.

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

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Siestacorta

le vendredi 07 octobre 2022 à 01h12

Ohlala, je me relis (et corrige et précise mes posts, désolé, mais ça reste cohérent), et relis le fil, et je me rends compte qu'on passe peut-être assez à côté d'un ressort possible de l'histoire.

C'est le compagnon de @Tanmei qui a parlé de polyamour dès le début.
Tanmei fait ses expériences.
Bien sûr elle craint la jalousie.
Mais c'est bien possible aussi qu'elle ait forcé un peu son propre cadre mono pour se placer de l'autre côté du miroir plutôt que par besoin.
Le gars de Tinder lui plait pas et lui rappelle que son amour est mieux.
L'ami avec qui être en confiance : non, pas love "ça n'apporte rien".
Compagnon jaloux dans ses premières réactions mais qui propose après coup qu'elle continue à explorer : grosse trouille et culpabilité qui monte, et pourtant notre amour est si fort, on est SI bien comme ça.

Et si elle avoue, le scénario mono "idéal", c'est qu'elle est pardonnée même après beaucoup de drama, et surtout que le compagnon, lui aussi de l'autre côté du miroir, se rend bien compte que finalement tout ça est bien trop dangereux, n'en parlons plus, on a pasbesoin de ça, allons donner du foin à nos poneys et courir dans les champs en se tenant la main (c'est pour souligner l'imaginaire possible, pas pour en dire du mal, que je force un peu).

Je crois, si je touche juste, rester sur mon constat de départ : se confesser pourrait mal se passer d'un point de vue mono, mais de deux façons différentes : soit en abîmant le couple, soit en faisant un point de départ accidenté vers une non-exclusivité des deux que Tanmei ne désire pas tant que ça.
Je me demande maintenant, dans ce cas, par quel bout pourait-elle prendre cette discussion si elle devait se représenter.

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

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GeorgyPorgy

le vendredi 07 octobre 2022 à 09h18

Par rapport à ce que @Siestacorta remet en perspective dans la discussion, ce qui a "foiré" peut-être dans la cinématique globale de l'histoire c'est la transformation de cette vieille discussion théorique entre vous deux @Tanmei en un vécu / une exploration dans le réel pour vous 2.

Ca aurait très différent effectivement, si vous étiez d'accord a priori, des modalités pratiques de comment ça allait se passer (je t'informe que j'ai potentiellement un date avec quelqu'un, c'est okay / pas okay, de quelle manière ça doit / peut se passer, où, avec quelles limites, qu'est ce qu'on se raconte / se raconte pas etc...)

Mais c'est pas comme ça que ça s'est passé, donc difficile de revenir dessus Tanmei.
Ce que tu n'évoques pas je pense dans toute ton explication, c'est si * effectivement * vous aviez discuté de ces modalités précisemment dans vos discussions théoriques? A te lire, j'ai le sentiment que non, mais peut-être que tu me contradiras?

Si effectivement, vous n'en aviez pas parlé... Alors je trouve que c'est difficile de t'auto-flageler là dessus. Ca a foiré car tout ça s'est joué sur du non dit, de l'intuition, comme souvent dans le cadre de mono où on pré-suppose que l'autre lit en nous parfaitement (= tu as eu l'impression que tu pouvais t'autoriser à explorer sur la base de ce que tu comprenais de vos discussions, etc.). Dans ce contexte, est-ce que quelqu'un est vraiment responsable de cela? Ou n'est-ce pas plutôt une co-responsabilité?

Le noeud avec lequel tu te débats je comprends que c'est ce sentiment de culpabilité.... C'est super humain, et pour le résoudre je ne suis pas sur que dévoiler la vérité "après coup" soit de nature à le résoudre...

Plutôt tu pourrais essayer d'utiliser les éléments qui pourraient être des leviers pour la faire diminuer dans ton vécu - sans viser à la faire totalement disparaitre :

- vous étiez semble-t-il tous les deux relativement ok pour une certaine ouverture (même si à des temporalités différentes)

- te raccrocher aux aspects positifs de l'expérience : tu as surement exploré des aspects nouveaux, tu t'es exposée dans le réel à quelque chose qui était jusque là théorique, tu as confirmé / infirmé des désirs - tout ça t'a certainement fait évoluer positivement d'une certaine manière

- tu as exercé ton autonomie (je trouve que ça ressort beaucoup en miroir dans les réactions que tu décris de ton compagnon, qui sont certes la marque de la jalousie mais qui sont au delà révélatrices : il semble avoir initié la discussion, tu t'es accomodée progressivement à l'idée de non-exclu & a souhaité explorer, il te reproche de l'avoir fait à un moment innopportun pour lui (le contraire existe-t-il vraiment?) et selon des modalités qui de toutes façons n'ont pas été explicitées...)

"Mon compagnon voulait quelque chose de beau pour une relation libre, que ça se construise à deux, sauf que de mon côté je n'ai pas réussi à lui parler des différentes étapes que j'ai passé car j'ai eu peur de le perdre à chaque fois, et je me suis perdue dans mes mensonges..."

=> Est-ce qu'il n'idéalise pas un peu (trop?) la manière dont ça peut se passer, dont ça aurait pu se passer? Sa vision individuelle permet-elle réellement ton autonomie ou bien est-ce qu'il n'y a pas une tentative a minima d'influence voire de contrôle là dessus?

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

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