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La tentation de l'âme-soeur

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(compte clôturé)

le mercredi 19 août 2009 à 13h32

Et bien tu peux être contente pour moi sur ce point ; j'ai par contre d'autres défauts qui me font font parfois me pourir la vie tout seul à d'autres points de vue. :P

Clementine
Bref, ça n'empêche pas les gens de se sentir abandonnés s'ils sont abandonniques, trahis s'ils ont des attentes et floués s'ils ont des espoirs.

Hihi, les deux semaines précédentes, j'ai travaillé comme animateur avec des handicapés mentaux ayant pour la moitié d'entre eux des troubles psychiatriques associés.
Parmi eux, il y avait une abandonnique lourde, et franchement c'était pas de la tarte² (bon, il faut dire que c'était doublé entre autres d'hallucinations, de psychoses, et d'infantilisme vieillissant).

Mais depuis quelques mois, je me dis qu'il est heureux que nous ayons des espoirs et des attentes. Ce sont eux qui font avancer. Le tout étant plutôt de bien gérer les déceptions.

Pour le coup de blues, je te conseille Robert Johnson, et peut-être plus particulièrement King hearted woman blues. :)

Message modifié par son auteur il y a 13 ans.

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(compte clôturé)

le mercredi 19 août 2009 à 14h53

Gérer les déceptions, oui. Donc, repérer ses attentes comme démesurées? Inadéquates?

Les espoirs, ouin, chépas... L'espérance comme vertu, mais les espoirs, pouët pouët.

'Scuzez, je suis en pleine crise existentialiste ces jours. Genre àkoibon et Cie.

J'écoute tout le disque de Johnson, là, heureusement que mon collègue adore comme moi les blues pourris, avec cette guitare qui ouine comme un bébé derrière...

Comment on fait pour donner le bib' à une guitare? Et comment on lui change sa couche?

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(compte clôturé)

le mercredi 19 août 2009 à 15h34

À vrai dire, si je tente d'être clairvoyant sur les espoirs et attentes, ce n'est pas forcément mon point fort, du moins quand il s'agit de moi-même.
En fait, mon truc ces derniers temps, ce serait plutôt de me dire « boarf, ce n'est pas si grave, dans l'histoire j'ai au moins réussi à gagner ces petites choses là, et maintenant je vais espérer autre chose, peut-être avec plus de succès ».

Pour revenir dans les histoires « d'âme sœur », quand j'entends ou que je lis certaines histoires de vieux couples, je me dis qu'il doit être possible de trouver quelqu'un avec qui construire un histoire « d'âmes sœurs ».
Seulement, je pense que ces histoires sont rares, et qu'il ne faut pas les chercher à tout prix, sous peine de se sentir toujours déçu.
Et si cela arrive, je crois que c'est une constatation à se faire au soir de sa vie, quand il est devenu trop tard pour que les choses risquent de changer.

À propos de guitare qui chouine, fais gaffe : Rolling Stones Magasine a classé Robert Johnson cinquième meilleur guitariste du monde. Eric Clapton (quatrième au classement) en est d'ailleurs assez fan, et a repris de nombreuses de ses chansons et musiques.:o

Message modifié par son auteur il y a 13 ans.

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(compte clôturé)

le mercredi 19 août 2009 à 16h37

[J'en suis bien contente. Mais une guitare qui arrive à faire penser à une voix humaine, c'était pas péjoratif, Benjamin...]

Ben dis donc, le moins qu'on puisse dire, c'est que le truc de l'âme-sœur a souvent l'air d'une pilule amère...

Moi je pensais vraiment à ce moment où on se sent prendre une schlaguée en pleine face, où on reste bouche bée mentalement devant une évidence, le coup de foudre je ne sais pas... peut-être... moi ce qui me laisse sur le popotin, c'est ce qui arrive à cet animateur de polyquébec: tu rames rames rames des années pour approcher l'amour autrement, et tout-à-coup, hop... poubelle... ou consigne...

Message modifié par son auteur il y a 13 ans.

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Clown_Triste

le mercredi 19 août 2009 à 17h00

C'est un débat intéressant que tu lances-là, Clémentine.
Je rejoins l'avis de thatLo. Encore une illustration du fait qu'au fil de la vie les choses évoluent et que ce qui nous semble absolu et immuable aujourd'hui peut ne plus l'être demain.
"Rien n'est définitif" pour reprendre les mots de Françoise. Impermanence, donc, y compris dans les convictions amoureuses.

Prudence toutefois face à cette notion "d'évidence qui t'arrive en pleine face". Prendre une décision majeure et hâtive à cause d'une telle évidence me paraît extrêmement risqué, car cette "évidence" à l'instant T est sans doute, dans le cas que tu évoques, lié à des phénomènes qui n'ont rien de conscient.
On base donc un choix conscient sur quelque chose de l'ordre de l'intangible et de l'intuitif.

Le "coup de foudre" existe, mais il ne garantit rien sur la durée, ni même le bonheur sur le moment (autre qu'induit par les hormones).
Pour se laisser tenter par "l'âme soeur" quand on est polyamoureux et prendre de suite des décisions importantes liées à ce sentiment d'évidence, il faut donc croire encore à cette idée et ne rien savoir sur le fonctionnement du sentiment amoureux, des hormones, des phéromones...
Risqué, même si ça peut conduire au bonheur, après tout.

Je crois pour ma part que nous sommes tous amenés à ressentir au fil du temps l'envie (plus ou moins puissante) de "rentrer dans le rang". Vivre en polyamoureux est souvent un combat quotidien, potentiellement épuisant, qui n'apporte pas que du bien-être. Cette liberté d'aimer est belle mais son prix peut être très élevé.
De quoi songer parfois à revenir à une relation monogame, plus simple et sereine sur bien des plans, et dans laquelle on se sent bien... Il y a peut-être aussi un peu de ça dans la tentation de (re)croire à l'âme soeur.

C.T.

Message modifié par son auteur il y a 13 ans.

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(compte clôturé)

le mercredi 19 août 2009 à 19h09

Donc, ça peut être un refuge - bon évidemment, ça se commande pas...mais quand on t'offre le million alors que t'as l'impression de te faire con-fisc-er des sous durement gagnés, c'est assez jubilatoire. En amour, pareil... je crois. Et vous?

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(compte clôturé)

le mercredi 19 août 2009 à 21h55

Ma chère Clémentine, oui je fais une différence entre etre amoureuse et aimer. Ca fait tres ado', mea culpa et il y a quelques mois encore je ne l'aurais pas décrite de la même façon. Là je me rends compte que c'est surtout affaire de ressenti. Etre amoureuse me prend toute mon energie, aimer est + apaisé.
Mais au fond, tout ça c'est de l'amour, c'est le principal.

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Profil

thatLo

le vendredi 21 août 2009 à 23h36

Clementine
Donc, ça peut être un refuge - bon évidemment, ça se commande pas...mais quand on t'offre le million alors que t'as l'impression de te faire con-fisc-er des sous durement gagnés, c'est assez jubilatoire. En amour, pareil... je crois. Et vous?

pour avoir vecu le truc de l'ame soeur, c'est beau, un refuge si tu veux, une matrice si tu veux aussi, n'importe quoi en fait ça depend de comme tu le vis... mais il semblerait que meme les ames ( je reprend le mot "ame" par rapport a l'expression et lui enleve tout ce qu il peut y avoir de spirituel ou religieux...) ne soit pas immuables, comme tout ici bas. Une personne m'a deja offert le million, puis on l'a depensé...Si une personne me l'offre une nouvelle fois, je le reprendrais. Si plusieurs personnes se cotisent, je le prendrais aussi. Les sous durement gagnés ne sont pas confisqués, il en reste ce que tu a aquis avec; si tu redevenais monogamme, tu resterais ouverte et accepterais les polys, tu comprendrais, ce qui n'est pas forcement commun, ou encore, tu te seras humainement enrichi...
Pas de modele etabli, juste ce qui marche pour toi

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Dreltak

le samedi 22 août 2009 à 02h23

Quand un lien (pas forcement amoureux) avec une personne perdure, qu'on a su prendre le risque de lui dévoiler une bonne partie de soit, même les côtés les moins glorieux, et que le lien perdure, dans toute sa beauté, le terme d'âme-sœur s'impose, même s'il ne recouvre pas toute les réalités possibles en la matière. Et cela n'est en rien contradictoire avec une démarche polyamoureuse, enfin je pense (donc j'essuie)?

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(compte clôturé)

le samedi 22 août 2009 à 10h23

Dreltak
Quand un lien (pas forcement amoureux) avec une personne perdure, qu'on a su prendre le risque de lui dévoiler une bonne partie de soit, même les côtés les moins glorieux, et que le lien perdure, dans toute sa beauté, le terme d'âme-sœur s'impose, même s'il ne recouvre pas toute les réalités possibles en la matière. Et cela n'est en rien contradictoire avec une démarche polyamoureuse, enfin je pense (donc j'essuie)?

Vu comme ça, je suis partant pour le terme d'âme-soeur, en effet, c'est très beau.

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(compte clôturé)

le samedi 22 août 2009 à 10h45

Comme ma soeur restera toujours ma soeur, quoiqu'il arrive; nous sommes liées par un truc indéfectible, fait de trucs beaux... et pabeaux aussi.

Message modifié par son auteur il y a 13 ans.

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(compte clôturé)

le samedi 22 août 2009 à 10h53

thatLo
... si tu redevenais monogamme, tu resterais ouverte et accepterais les polys, tu comprendrais, ce qui n'est pas forcement commun, ou encore, tu te seras humainement enrichi...
Pas de modele etabli, juste ce qui marche pour toi

C'est ça qui m'intéresse justement. Tu parles ici en "tu", mais est-ce que c'est ce que tu vis, toi, thatLo?

A l'origine, cette discussion parle de ce qui est arrivé à quelqu'un qui est poly (il ne s'agit pas de moi); grosso-modo, qui a proposé à son épouse de sortir des sentiers battus, qui a été quitté après l'échec de la mise en pratique, puis a rencontré une femme avec laquelle il a une relation extrêmement forte... et il remet en question son polyamour, en partie à cause de la force de cette relation.
Dans ta réponse, je vois quasi en rouge les mots "matrice", "refuge"... ça, il y a quoi derrière ça?

Message modifié par son auteur il y a 13 ans.

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vraikoku

le samedi 22 août 2009 à 11h28

l'ennui c'est que toutes les amours UNIQUES, PLURIELES et autres s'il en existe finissent par s'estomper au fil du temps, enfin en general,un relent recurentde sexuakité peut faire vaguement illusion vers la fin mais deja nos coeurs et nos corps aspirent à d autres coeurs, d'autres chairs Je suis marié avec une femem qui m'a done deux beaux enfants et ns ns entendons encore tres bien meme au lit de temps en temps, nous avons gfait le ,pint environ 8ans apres notre matriage et mon epous e que interrogeais a ce propos me repondit avec la franchise que j'avais réclamé " He bien non mon chéri je ne t'aime plus il ya deja deux ans en fait que j'ai cessé de t'aimer comme ça briusquement sans raison, mais je t'aime come un frere ou plutot un cousin puisque ns couchons encore ensemble et ça m'est agrable d'ailleurs mais seul mon corps se rejouit, voila Je repo,ndis jhe bien je dois tavouer que moi aussi je ne t'aime plus d'amour mais de tendresse d'amitié de complicité Alors apres dautres discussions on en arriva a admettre que chacun et chacune puisse vivre d'autres passions dautres aventure s sexuelles et nous avons un reseau d amis et damies qui s'interpenètrent pour la plus gd bonheur de toutes et tous Ainsi j'aim d'amour 3 femmes et un homme et mon epouse aime 4H dont un en préference et deux femmes et l'h que j'aime est unde ceux que ma f aime aussi, celui qu elelpreferre et aussi l'une des f que j'aime est egalement aimee de mon epouse Tout baigne donc..nous continuon a avoir de temps a utre ma f et moi des relmations sexuelle bien qu'elle me dise que c'est plus pour me faire plaisir m apaiser que pour son propre plaisir car elle m'a avoue n'avoir jamais eu beaucoup de plaisir avec moi etant un piètre amant a sess yeux .

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Profil

LuLutine

le samedi 22 août 2009 à 11h51

vraikoku
toutes les amours [...] finissent par s'estomper au fil du temps

Je pense que ça dépend de la vision qu'on a des choses.
Pour ma part je continue d'aimer les gens, mais effectivement la forme de cet amour évolue, cela dit je ne cesse pas d'appeler cela de l'amour car chez moi cela reste aussi fort, aussi profond.
Bien entendu cela n'a rien à voir avec la passion des débuts, mais ce qui m'intéresse c'est surtout l'amour (même si la passion est agréable), avant la passion.
Et même s'il y a moins de désir, ce n'est pas pour cela que je n'appelle pas cela de l'amour.

Pour en revenir un peu au sujet, je considère mon ami (celui avec qui je vis) comme une âme soeur. C'est l'expression qui traduit le mieux ce que je ressens. Ca inclut aussi le fait qu'on est capables de se disputer comme chien et chat...comme frère et soeur quoi ! ;)
(Maintenant, vous devinez qui est le chien et qui est le chat ^^.)
Je vous rassure, la plupart du temps ça se passe quand même plutôt bien.

Vous remarquerez que j'ai écrit : "une" âme soeur. Et non pas "l'âme soeur" ou "mon âme soeur". Pour moi c'est très clair qu'on peut en avoir plusieurs, tout comme on peut avoir plusieurs frères et soeurs "de sang". Cela a été évoqué par quelqu'un d'autre plus haut je crois...

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Profil

lutevain

le samedi 22 août 2009 à 11h56

Effectivement LuLutine, je crois à la pluralité des âmes sœurs.

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Profil

Interpelee

le lundi 24 août 2009 à 10h07

Dreltak
Quand un lien (pas forcement amoureux) avec une personne perdure, qu'on a su prendre le risque de lui dévoiler une bonne partie de soit, même les côtés les moins glorieux, et que le lien perdure, dans toute sa beauté, le terme d'âme-sœur s'impose, même s'il ne recouvre pas toute les réalités possibles en la matière. Et cela n'est en rien contradictoire avec une démarche polyamoureuse, enfin je pense (donc j'essuie)?

Je te suis mot pour mot là dessus...
Je suis polyamoureuse, j'ai toujours refusé de penser en terme de hiérarchie entre mes relations, et je considère l'un de mes amoureux comme mon âme sœur, de par l'évidence de l'indéfectibilité du lien qui nous unit (enceinte de mon autre compagnon avec qui je vis donc désormais, ce lien plie mais ne rompt pas).
De même pour une amie d'enfance qu'il me semble impossible de perdre au fil de nos vies pourtant si différentes.

Pour ce qui est de la tentation de la monogamie, je rejoins là Clown Triste :

"Je crois pour ma part que nous sommes tous amenés à ressentir au fil du temps l'envie (plus ou moins puissante) de "rentrer dans le rang". Vivre en polyamoureux est souvent un combat quotidien, potentiellement épuisant, qui n'apporte pas que du bien-être. Cette liberté d'aimer est belle mais son prix peut être très élevé.
De quoi songer parfois à revenir à une relation monogame, plus simple et sereine sur bien des plans, et dans laquelle on se sent bien..."

Et je peux en parler aussi, puisque j'ai fait le choix de m'engager "de faits" dans une relation monogame avec le père de mon enfant (qui n'est pas très en phase avec le PA...), même si je suis toujours amoureuse d'autres personnes. Et effectivement, il y a un côté "pèpère"....et dans cette période de ma vie (l'arrivée de mon enfant), je pense que c'est ce dont j'ai besoin, avoir quelqu'un toujours près de moi, un peu fusionnel, dont je sais qu'il sera là tous les soirs, toutes les nuits...
Je sais qu'au fond de moi je suis très indépendante et ne pourrai vivre ainsi éternellement, mais actuellement, c'est ce qui me convient, même si les personnes que j'ai renoncé à voir me manquent.
Est-ce que ce n'est pas un peu utilitariste dans mon cas, de passer à la monogamie tout en sachant que ce n'est pas définitif? est-ce que j'aurai dû agir en fonction de ma "nature" profonde de PA? en même temps un instinct profond m'a poussée à me réfugier dans cette relation monogame au moins le temps que je consolide mon nouveau statut de parent....(bon ok, l'ultimatum du futur père m'a beaucoup poussée aussi......)

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(compte clôturé)

le lundi 24 août 2009 à 11h59

Utilitarisme... mais le mot ne recouvre que la réalité d'une période où tu as besoin d'être soutenue, c'est le moins que tu puisses demander, portant un bébé. C'est toi qui fais le boulot, là.

Et puis tu avais fait tes valises, et tu n'as décidé de rester que pour éviter une crise plus grave... alors si utilitarisme vraiment il y a (mon dieu, je commence à parler comme Maître Yoda), ou c'est bien partagé, ou le déclencheur de cette situation était le père du bébé... tu n'es que co-responsable, s'il faut vraiment désigner qui a la responsabilité de cette vilaine :-) , oh vilaine vilaine attitude qui consiste à chercher un abri pour mettre un enfant au monde.

Ce qui m'amène à dire qu'il y a bien des occasions, dans la vie, où on a besoin de se réfugier quelque part... pas nécessaire d'être enceinte... y'a du boulot pour le team de déculpabilisation, là.

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Profil

thatLo

le mardi 25 août 2009 à 09h57

Clementine
C'est ça qui m'intéresse justement. Tu parles ici en "tu", mais est-ce que c'est ce que tu vis, toi, thatLo? A l'origine, cette discussion parle de ce qui est arrivé à quelqu'un qui est poly (il ne s'agit pas de moi); grosso-modo, qui a proposé à son épouse de sortir des sentiers battus, qui a été quitté après l'échec de la mise en pratique, puis a rencontré une femme avec laquelle il a une relation extrêmement forte... et il remet en question son polyamour, en partie à cause de la force de cette relation.
Dans ta réponse, je vois quasi en rouge les mots "matrice", "refuge"... ça, il y a quoi derrière ça? Message modifié par son auteur il y a 3 jours.

non ce n'est pa sce q je vis en ce moment, mais si ça devait arriver, pourquoi pas...
Matrice, refuge...disons q sasn cette histoire je ne serais pas celui q je suis aujourd'hui, une relation forte fait se decouvrir, l'autre et soi meme.

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(compte clôturé)

le mardi 25 août 2009 à 10h03

Ca fait penser à un lieu où se retirer un temps pour faire le point, reprendre des forces avant de repartir à l'aventure; un havre, en somme.

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Profil

Leonidas

le mardi 25 août 2009 à 13h47

Très intéressant ce fil, les amis, je reconnais bien là le talent de Clem pour lancer le débat ...

Pas mal de choses remuées ici. Je reviendrais sur les "besoins" que l'autre comble ... c'est revenu assez souvent au début de la discussion, mais je crois que tant qu'on est dans une relation "demande/besoin - comblement" on ne peut pas vraiment imaginer un concept "d'âme-soeur" ...
Je distingue désormais pal mal d'aspects d'une relation:
- l'attirance physique ou désir
- le "partenariat", quand on décide de construire un projet ensemble, p.ex. une famille
- la passion (mon Dieu ! où sont mes lunettes ? ... tu les as sur le bout du nez mais elles sont teintées en noir ;) ...), ce que j'appelle aussi "tomber amoureux"
- l'amour, où je rejoins "je sais plus qui" en disant que c'est plus serein, en effet plus proche du côté "âme-soeur" à mon sens, il peut être ressenti plus comme de la tendresse parce qu'il n'y a plus cette fougue du jeune labrador langue pendante, mais c'est de l'amour ...

Je crois qu'on peut combiner ces quatre aspects les uns avec les autres, mais on ne le décide pas (c'est ce qui fait l'attrait de la chose :P ), ça se ressent, se développe ... ou pas :)

J'ai été dérangé par la phrase de "vraikoku" (j'avoue que son pseudo me déstabilise aussi un peu ;) ... mais ne le change pas, à moi de le gérer ;) ...) quand il dit "je ne t'aime plus" ... dans une même situation, mais ça n'engage que moi, j'assimilerais toujours ça à de l'amour, mais qui n'est plus ni passion ni "être tombé amoureux" ... un amour que l'imagerie de la société actuelle assimile plus à l'amour entre deux personnes âgées (stéréotype à la con, puisque notre chère société ne veut pas admettre que les "vieux" ont aussi souvent des rapports sexuels jusqu'à leur mort ... désolé si je vous amène des images que vous ne voulez pas voir, mais that's life :D )

Pour moi "je ne t'aime pas" correspond clairement à "tu m'indiffère et je n'ai rien envie de faire ni partager avec toi"

Bref, voilà, voilà quoi, je vais suivre ce fil du coup ;)

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