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Fréquence rencontres poly

(Hors sujet)
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Maiaa (invité)

le jeudi 14 octobre 2021 à 09h20

Bonjour à la communauté!

Mon mari et moi avons ouvert notre couple à la non exclusivité il y a 2 ans maintenant, mais le chemin a été tortueux jusqu'à présent...avec des hauts et des bas en cours de route. Depuis peu, nous avons décidé de nous donner des règles claires. Une de ces règles concerne la fréquence avec laquelle nous pouvons rencontrer nos autres partenaires. J'ai fait des propositions mais rien ne lui convient, il trouve que c'est une approche trop artificielle. De mon côté je suis d'accord sur le principe, mais je pense aussi que si nous voulons garder notre couple en tant que couple socle et aussi une certaine stabilité familiale (nous avons 3 enfants), il est important de mettre des limites pour ne pas se laisser trop emporter et déraper.

Quelle est votre expérience à ce sujet? Quels sont vos retours?

Merci infiniment d'avance :)

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PolyPasLeChoix

le jeudi 14 octobre 2021 à 15h49

Bonjour Maiaa,

Je suis dans une situation similaire 2 ans de couple "ouvert" puis poly, 4 enfants. L'ouverture est une situation que j'ai subi et pas mal d'embûches au passage liés en parti aux mensonges de ma femme mes également à mes difficultés a entrer en relation et équilibrer la situation. J'entends bien le côté tortueux que tu évoques.
Je vais dire une généralité mais il y a autant d'individus que de besoins et de couples également. Pour moi la mise en place de règles était nécessaire dès le début dont une règle de fréquence des rencontres physiques. Nous nous sommes accordés sur 1 jour par mois et 4 fois par an un week-end ou une nuit en semaine. C'est peu, cela peut paraître contraignant, mais cela correspond à une volonté de part et d'autre que notre couple historique (20 ans cette année) reste prioritaire surtout qu'avec le quotidien (travail, enfants, maison) les moments à 2 se font rares.
En contre partie de ces moments de liberté avec notre autre partenaire, nous nous accordons 1 soirée par mois de sortie en couple sans les enfants, un peu difficile à tenir avec le covid, et 4 week-end par an. Pour que notre couple reste socle comme tu le dis il ne faut pas que l'on se retrouve à cohabiter au quotidien et ne s'investir qu'avec nos autres relations.

L'idée n'est pas de tenir un calendrier et d'être à cheval sur les dates mais d'avoir un cadre autour duquel discuter. La règle la plus importante pour moi est celle qui dit que si l'une des règles pose problème il faut en discuter pour la faire évoluer ou pour demander une exception ponctuelle.

Il n'y a par contre pas de règle sur la fréquence des contacts au quotidien avec nos autres relations juste une logique de discrétion. Cette situation nous convient surement aujourd'hui car nous avons tous les 2 une relation avec une personne qui est distante physiquement et en couple avec enfants. J'imagine que si l'un de nos partenaires était un voisin et célibataire maintenir des relations physiques aussi rare serait plus compliqué.

J'ai répondu sur ta question de la fréquence et des règles mais je pense que l'important dans ton message est autour de la notion de couple socle et de stabilité familiale. Est-ce un sujet sur lequel vous avez également discuter ? Qu'est-ce qui est nécessaire pour toi afin que cela reste une réalité ? Pour ton mari ?
Est-ce que cette autre relation est un plus de liberté individuelle ou bien vient-elle remplacer un manque au sein de votre couple ? S'accompagne-t'elle d'un manque d'investissement ou d'une forme de désengagement dans votre couple ?

Le rejet de règle sous principe qu'elles seraient artificielles et nuiraient à sa liberté est entendable mais me semble peu compatible avec la notion de couple socle et stabilité familiale.

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lau93

le jeudi 14 octobre 2021 à 21h54

Bonsoir
J'entends comme ces règles peuvent de prime abord rassurer mais elles ont ceci de terribles qu'elles s'élaborent sans le consentement des métamours à venir et qui n'auront d'autres choix que de les subir: et si tu rencontres un jour un si belle personne qu'elle te donne envie de vivre une relation plus fréquente et qui désire te voir, te toucher, vivre des choses importantes avec toi? On se retrouve alors devant un choix "mono" : soit quitter pour vivre cette nouvelle relation soit tromper en brisant les régles établies. C'est mon ressenti, je pense néanmoins que ça doit être plus compliqué quand c'est un couple parental qui risque sa stabilité ( mais pas plus que pour les couples exclusifs?).
Bon courage pour la suite
L

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view

le vendredi 15 octobre 2021 à 15h53

Bonjour Maïa,
Polyamoureux depuis 2 ans , oui nous avons défini un cadre de fréquence ( 1 rencontre tous les 10j environ + 1 nuit /mois. Nous rediscutons ce cadre tous les 4 à 6 mois. Je trouve personnellement ce cadre important, il "structure" un peu la relation et pose clairement les choses. Il reste ré-ajustable et re-négociable naturellement. J'observe qu'il diminue ainsi frustrations potentielles, attentes et autres frustrations éventuelles....et donc d'éventuelles tensions relationnelles.
Ce cadre est partagé, en ce qui me concerne, par toutes les personnes concernées.
POur répondre au post de "Polypaslechoix", en ce qui me concerne, la relation poly correspond à la fois à un besoin partagé de plus de liberté individuelle ET elle vient aider à bien vivre (plutôt que "remplacer" (pour moi) un manque au niveau du couple socle. Elle n'a pas du tout produit jusque là un désengagement, au contraire même !! Car je crois qu'elle nous a "libéré" ou détendus d'une certaine "pression" du "devoir" et de croyances.
Cordialement à tous les deux !

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okami

le samedi 16 octobre 2021 à 01h12

Bonjour,

je ne vais surement n'être d'aucune utilité pour la question posée mais j'aimerais réagir aux réponses données.

Pour le contexte, je suis une metamour qui fréquente une seule personne qui a pour sa part une relation primaire avec une femme avec laquelle il vit et a des enfants. Il est clair et établit que je passe en second (c'est juste un fait, pas un problème pour moi), je ne souhaite pas empiéter sur sa vie de famille et sa relation primaire très importante pour lui. Je ne connaissais rien au polyamour (je n'avais même jamais entendu le terme) avant de rencontrer cette personne (assez récemment) donc je ne suis pas bien au fait des "us et coutumes" chez la majorité des polyamoureux.

Je suis très étonnée des fréquences indiquées, qui me semble laisser vraiment peu de place pour développer une relation amoureuse, même secondaire, surtout dans les débuts de la relation. Je laisse totalement la main à l'homme que je vois concernant la fréquence de nos rencontres et je sais qu'il demande l'autorisation de me voir à chaque fois à sa compagne avant de me retrouver, mais j'avoue que j'aurais du mal à développer une relation si je ne pouvais le voir qu'une fois tous les 10j par exemple...pourtant il me semble que je suis assez peu exigeante là dessus car j'ai aussi de mon côté besoin de beaucoup d'espace et d'indépendance.
Mais comment construire une relation avec si peu de temps ? C'est quelque chose que je ressent déjà comme un frein dans mon début de relation avec lui, ayant toujours l'impression que le temps nous est compté à chaque rencontre, je n'ose pas imaginer avec des règles de fréquence aussi strict que indiquée par PolyPasLeChoix et View ce que ça donnerait (ce n'est pas un jugement, c'est parfait pour vous si ça vous convient).

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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Clades

le samedi 16 octobre 2021 à 08h22

Il est vrai que j'aurais tendance à me joindre aux avis de lau93 et de okami. Mais au regard de toutes vos réponses, il paraît évident que l'important est que chacun s'y retrouve et qu'il n'y a pas de solutions meilleures qu'une autre. C'est un équilibre que l'on doit trouver entre plusieurs personnes et cet équilibre peut varier en fonction des situations personnelles de chacun.

Pour vous donner mon exemple, après une relation longue de plusieurs années et un an de vie commune, nous vivons désormais dans deux pays différents. De ce fait, mettre des limites sur ce sujet dans notre situation serait complètement absurde. Je suis devenue celle qu'il voit une fois par mois et pourtant, je ne me sens pas menacée dans la priorité qu'il me donne, que nous devons à notre longévité et notre complicité assez exceptionnelle.

Vous dîtes vouloir placer les enfants en priorité. A partir du moment que cette volonté est claire pour tous et acceptée par tous, il ne devrait pas y avoir de problème. Maintenant, vous devez vous poser deux questions qui me semblent majeures :
- A quel moment considérez-vous que la stabilité familiale est menacée ? Et pour quelles raisons ? En effet, si vous avez décidé d'accorder une nuit tous les 10 jours par exemple, interrogez-vous : est-ce que passer à 2 nuits tous les 10 jours serait vraiment problématique ? La réponse à cette question, c'est vous qui l'avez, en fonction de votre planning familial et de vos obligations. Mais assurez-vous que c'est bien dans l'objectif de préserver la stabilité familiale que vous vous mettez ces limites et non pas pour de fausses raisons (insécurité, doutes...)
- Mettre des règles est-il vraiment nécessaire ? Si cela paraît trop rigide, rien n'empêche de discuter ensemble d'une "moyenne". Après c'est à lui de faire en sorte de respecter cette volonté, avec néanmoins quelques souplesses si jamais il y a des exceptions.

Je pense que l'idéal c'est qu'avec le temps, toutes ces règles ne soient pas nécessaires. Que vous sachiez où se situent les limites compte tenu de vos objectifs et en discuter si jamais il y a selon vous un débordement, en toute intelligence.
N'oubliez pas aussi qu'il y a une autre personne dans l'équation. Et prendre en compte son avis peut permettre de prendre une décision plus respectueuse des intérêts de chacun.

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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Topper

le samedi 16 octobre 2021 à 09h27

Bonjour @Maiaa,

Nous nous sommes retrouvés dans ce cas de figure où il était question d'établir une règle de fréquence. A l'ouverture de notre couple, ma compagne a dicté un certain nombre de règles, dont celle de "pas plus d'un date par mois". Elle a eu bien plus de facilités de rencontres et a développé des relations bien plus rapidement que moi. Les règles ont sauté les unes après les autres au fur-et-à-mesure qu'elles étaient une contrainte, dont celle de la fréquence.

En ce qui me concerne, j'ai toujours été perplexe face à ces règles. C'est pour moi une façon de contrôler la liberté de l'autre et qui avec le temps n'est pas forcément en adéquation avec les aléas de la vie et les fluctuations des envies.

La règle de fréquence est celle que j'ai toujours trouvé la plus contraignante. C'est d'autant plus frustrant lorsque l'on est au début d'une relation ou lorsque il y a des opportunités de se voir, que cela n'impacte personne, mais "il ne faut pas trop se voir".

Aujourd'hui, même si il n'y a plus de règles, la question de la fréquence reste un sujet très sensible. Alors que j'avais deux partenaires que je voyais rarement et que j'envisageais d'en trouver une autre que je pourrais voir plus souvent, je me suis résolu à me limiter à une seule relation extérieure pour que le temps accordable ne soit pas divisé.

Nous avons un calendrier en ligne où l'on consigne tous nos dates, le ou les partenaires concernés, leur durée. Cela permet entre autres d'avoir un recul sur la fréquence et déterminer si il y a une dissymétrie exagérée ou des abus. On peut se rendre compte par ce biais que la fréquence n'est pas forcément le problème, mais que cela en devient un pour d'autres raisons : insécurités, manque d'implication dans le quotidien, moins de moments de qualité dans le couple, etc.

Voilà pour mon expérience sur le sujet.

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bonheur

le samedi 16 octobre 2021 à 10h21

Fréquence, règles ? Ces mots me laissent personnellement relativement perplexe. Si consensus il y a, tout ceci deviendra vite pesant. Ce n'est que mon opinion, bien entendu. Je suis mal à l'aise avec ces mots rigides.

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Aki

le dimanche 17 octobre 2021 à 21h18

Tenter de contrôler les relations pour se protéger ne marche pas bien ; apparemment, ça finit souvent par coincer. Il y a plein de témoignages en ce sens dans le livre "More than two". Mettre une fréquence aux rencontres est très artificiel et peut être vécu comme rigide et enfermant, c'est vrai.

Garder un "couple socle" en imposant des règles à nos partenaires et surtout aux autres, qui n'ont pas leur mot à dire, peut être mal vécu par eux. Etre qualifié de relation secondaire et devoir subir les règles imposés par le couple socle peut blesser les gens (leur avis compte). Ca ne me semble pas très éthique.

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Maiaa

le mercredi 20 octobre 2021 à 20h44

Merci à vous tous pour vos témoignages et réponses, différents et très riches. Il me donnent mal de pistes de réflexion. Je pense que tout dépend de la place que nous voulons accorder à nos relations dites secondaires. Dans mon cas, ma vision de vouloir préserver ma relation principale et donc de lui consacrer beaucoup plus de temps est très claire. La concept de polyamour est très complexe et une réponse unique/unilatérale à ma question serait impossible, les nuances de vos réponses sont le miroir justement d'un concept qui est très vaste (et peut être vague aussi)?

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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bonheur

le jeudi 21 octobre 2021 à 10h47

@Maiaa. Oui, tout à fait. Je nuance toujours l'idée de "concept" pour parler de polyamour. C'est vague parce que justement ce n'est pas un concept (déf : Représentation intellectuelle d'une idée abstraite). Certaines personnes ont pu le vivre sans connaitre même le mot ou l'existence du polyamour. Ce fut mon cas, d'ailleurs.

Ce sont ma personnalité (mon individualité) et mes émotions (l'amour ressenti) qui m'ont mené à extraire de moi cette vérité (pour moi) que j'aimais un autre homme que mon mari (aujourd'hui chéri de vie). Je ne supporte pas de mentir, alors j'ai exprimé, à l'un et à l'autre. Aucun préétabli là-dedans, puisque cela va à l'encontre de la société, des acquis, des dictats. C'est d'ailleurs à cette occasion que j'ai pris conscience de tout cela.

Personnellement, aimer en dehors de mon couple, ne m'a pas amener à remettre en question mon couple originel, les engagements pris, sauf en matière d'émotions amoureuses, de sentiments et de non exclusivité affective. C'est déjà pas mal !

Le temps à consacrer ? Je crois que c'est un débat emprunt de la notion de respect. Aussi, un choix. Savoir où tu vis, avec qui, comment... Entre délaisser et délaisser, trouver un consensus juste et équitable.

Confondre égalité et équité est à mon sens une erreur. Confondre l'ampleur du ressenti intérieur, la place dans tes pensées et le temps passé auprès de l'un et de l'autre, est à mon sens une erreur. Souvent, quand je pense à l'un, les autres sont dans mes pensées, d'une façon sous-jacente. Je n'ai jamais cette impression de déshabiller l'un pour habiller l'autre...

En revanche, il y a la vie et ses aléas. Aimer peut impliquer que l'on désire être présent dans les joies et dans les peines. Suivant les difficultés, les évènements heureux (anniversaire...), il faut savoir agencer son emploi du temps.

Personnellement, je demande à mon chéri s'il voit un inconvénient à ce que j'aille... Ainsi, je lui indique un souhait de ma part et j'amène l'objet de ce souhait en discussion. Cela signifie que je donne à la base un accord de principe et non une confirmation (celle-ci vient ensuite, après discussion). Attention, je ne demande pas une "autorisation".

Oui, le mot "vaste" est adapté, car la vie amène à la multiplicité du champ des possibles.

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