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Faut il etre mutant pour vivre le polyamour?

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lau93

le mercredi 16 juin 2021 à 23h33

Bonjour
Je lis depuis des semaines sur le forum et ce soir je me lance. Je cherche à être rassurée sur mes capacités de "polyacceptante". En résumé je suis en relation avec mon amoureux depuis près de 10 ans. Il m'a dit très tot dans notre relation qu'il ne pouvait pas me garantir l'exclusivité parce qu'il avait déjà vécu le fait d'aimer 2 femmes et qu'il savait que cela pouvait lui arriver de tomber amoureux d'une autre, ou d'avoir une intimité sexuelle avec une autre sans pour autant cesser de m'aimer. En monogame pur jus j'ai accusé le coup mais je me suis dit que je ne savais pas ou me menait cette histoire et qu'on verrait bien par ce que j'étais trop amoureuse pour arrêter là de vivre cette relation. Et je lui ai dit que si ça arrivait je préférais ne pas le savoir. Je ne pensais pas qu'on serait toujours amoureux 10 ans après.
Il y a quelques mois j'ai commencé a repérer chez lui des comportements inhabituels en particulier avec ses correspondance SMS et ( je sais c'est mal) j'ai parfois jeté un œil a son écran. Assez vite j'ai compris qu’il envoyait des message d'amour et il y a 3 mois le 15 mars j'ai compris que c'était a une de nos collegues, que par ailleurs j’apprécie beaucoup sur le plan humain. Le monde s'est effondré sous mes pieds et j'ai passé des nuits et des jours sur les témoignages de polymamoureux , les blogs , les vidéos, les forums afin de comprendre si cela pouvait etre vraiment vrai d'aimer réellement et sincèrement 2 personnes en même temps et aussi fort . IL faut vous dire que toutes ces années (j'ai appris que ça fait 4 ans) il n'a cessé de me démontré combien il tenait a moi, me désirait, me chérissait et rien a changé a l'irruption de cette autre femme dans sa vie amoureuse. Quand je lui ai fait savoir que j'avais compris il m'a dit et redit qu'il m'aimait et que rien ne m'étais retiré que je restais précieuse et indispensable .J'ai fait le choix de rester avec lui et de chercher à le comprendre, voire à devenir comme lui, comme elle ( elle est mariée). J'ai lu plusieurs livres sur le polyamour/la polyamorie , j'en ai un en cours très inspirant ( MOre than two), parfois je sens que ça y est, je suis "reconditionnée", j’ai compris mes peurs , j'ai avancé , je deviens compersive envers Elle ( avec qui j'échange régulièrement dans ce but) et envers Lui, et je me projette un peu dans ce nouveau modèle.
Et puis d'autre fois comme cette nuit, la jalousie revient me dévaster et je ne sais pas si je vais survivre. et je me demande si ressentir régulièrement une douleur morale de cette intensité ne va pas finir par me détruire. Comment faire pour ne plus avoir mal? j'ai beau être dans l'introspection, travailler en thérapie, j'ai l'impression que rien y fait vraiment en profondeur et je finis par me demander si il ne me manque pas une case pour y arriver, comme s'il fallait une sorte de mutation pour pouvoir vraiment vivre la compersion. Est ce que certains d'entre vous on t vécu cela et ont fini par apprivoiser leurs peurs de façon définitive? Ce sont tous les 2 de bonnes personnes, j'aime l'une d'amour j'ai beaucoup d'amitié pour l'autre et ce soir je les déteste , ils me dégoutent quand j'évoque cette intimité entre eux, et je reste engluée dans mes idées négatives au lieu de penser que bientot il va revenir vers moi toujours aussi amoureux. Si quelqu'un ou quelqu'une voulait bien m'aider à y voir plus clair? Je n'ai personne à qui parler de mes dilemmes à part eux qui en font partie (et mon psy).
Merci d'avance.
L

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bonheur

le jeudi 17 juin 2021 à 09h40

Bonjour @laurence93,

Tu n'as pas idée à quel point tu peux sortir de ta case, sauf qu'entrer dans une nouvelle case... n'est pas nécessairement une bonne idée. Chaque personne est unique, chaque relation est unique (unique et exclusif sont différents), chaque situation est unique et évolutive. Entrer dans une non-case (aménageable par TES soins) :-D

Il n'y a pas de recette miracle ou de baguette magique. Tu as des instants de positivité et d'autres moins agréables. L'humain ressent, donc c'est logique et naturel.

J'aime beaucoup le titre "faut-il être mutant pour vivre le polyamour ?" : Soit toi même ! Pas la personne impactée d'une façon traditionnelle par notre société, non. Soit la personne qui aspire au bonheur, y compris si c'est au mépris de la "bienséance".

La jalousie est une émotion comme une autre. Aussi, elle ne reste pas (éventuellement elle revient). Une émotion qui demeure et obsède n'est plus une émotion, mais un état. Ce qui me fait dire que tu ressens une jalousie émotionnelle, ce sont tes propos. Il m'apparait que quelque part tu les admires (lui tu l'aimes et elle est une amie), et parfois tu leur en veux. Est-ce eux que tu détestes ou toi-même d'avoir des difficultés à les comprendre, à appréhender la situation.

Je dis souvent que transiter afin de devenir acceptant (y compris si l'on est poly dans l'âme) nécessite de réaliser le deuil des évidences, des rêves, d'avant. Un deuil demande du temps car il nécessite des étapes, pas toujours vécu à l'identique (ordre), et qui se font avec le temps. Je t'invite à lire le lien ci-dessous :
/discussion/-cga-/Le-Deuil/

Tu ressens une émotion de dégout. Là encore, est-ce passager ou alors est-ce un état ? En quoi leur intimité est-elle plus dégoutante que la vôtre ? Est-ce ton imaginaire qui te fait ressentir cela ?

Tu parles de reconditionnement. Reconditionner, c'est juste enlever un emballage pour en mettre un autre. On peut aussi utiliser ce mot pour l'idée de redonner un coup de neuf à de l'ancien. Or, tu as conscience, puisqu'indiquer dans le titre, qu'il faut "muter". C'est à dire se départir des croyances et s'offrir le luxe de vivre en dehors de constructions toutes prêtes. Le prêt à l'emploi est, pour moi, l'ennemi du polyamour. Il ne s'agit pas, à mes yeux, de changer de moule, mais d'apprendre à se connaître (démarche de développement personnel). Egalement, communiquer non pas plus (c'est génial que tu en parles avec elle (+) ) puisque c'est présent mais mieux (?) (je pense à la CNV). En tout cas bravo pour ton envie, ta démarche actuelle d'informations et de communication.

Tu indiques "devenir comme lui". Pourquoi ? Tu ressens de l'amour pour une tierce personne ? Le jour où l'amour sonnera de nouveau à ton coeur, tu auras ce bonheur de pouvoir répondre présente, sans cachoterie. En attendant, t'épanouir en polyamour à travers leur relation, serait déjà beaucoup. Les doutes, les craintes, voir les peurs surviennent tout au long de la vie. Les idées négatives passeront. A l'heure où j'écris, elles sont peut-être déjà en partie évacuées. Nous avons tous des moments d'incertitudes. L'amour survient dans la vie lorsque le coeur se sent libre d'aimer. Sinon, on ferme son coeur et on exclut (sauf "l'élu"). De ce que je vis, l'amour est inclusif. Je ne connais pas d'autres formes de polyamour.

Il est difficile de parler ouvertement d'une situation polyamoureuse. Sauf être bien dans cette peau là, c'est délicat comme sujet de discussion. J'espère que ton psy n'entre pas en "conflit" avec le polyamour et qu'il t'aide à te découvrir et à t'accepter, quelque soit ton évolution individuelle.

Belle journée !

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kill-your-idols

le jeudi 17 juin 2021 à 10h12

laurence93
Bonjour
Je lis depuis des semaines sur le forum et ce soir je me lance. Je cherche à être rassurée sur mes capacités de "polyacceptante". En résumé je suis en relation avec mon amoureux depuis près de 10 ans. Il m'a dit très tot dans notre relation qu'il ne pouvait pas me garantir l'exclusivité parce qu'il avait déjà vécu le fait d'aimer 2 femmes et qu'il savait que cela pouvait lui arriver de tomber amoureux d'une autre, ou d'avoir une intimité sexuelle avec une autre sans pour autant cesser de m'aimer. En monogame pur jus j'ai accusé le coup mais je me suis dit que je ne savais pas ou me menait cette histoire et qu'on verrait bien par ce que j'étais trop amoureuse pour arrêter là de vivre cette relation. Et je lui ai dit que si ça arrivait je préférais ne pas le savoir. Je ne pensais pas qu'on serait toujours amoureux 10 ans après.
Il y a quelques mois j'ai commencé a repérer chez lui des comportements inhabituels en particulier avec ses correspondance SMS et ( je sais c'est mal) j'ai parfois jeté un œil a son écran. Assez vite j'ai compris qu’il envoyait des message d'amour et il y a 3 mois le 15 mars j'ai compris que c'était a une de nos collegues, que par ailleurs j’apprécie beaucoup sur le plan humain. Le monde s'est effondré sous mes pieds et j'ai passé des nuits et des jours sur les témoignages de polymamoureux , les blogs , les vidéos, les forums afin de comprendre si cela pouvait etre vraiment vrai d'aimer réellement et sincèrement 2 personnes en même temps et aussi fort . IL faut vous dire que toutes ces années (j'ai appris que ça fait 4 ans) il n'a cessé de me démontré combien il tenait a moi, me désirait, me chérissait et rien a changé a l'irruption de cette autre femme dans sa vie amoureuse. Quand je lui ai fait savoir que j'avais compris il m'a dit et redit qu'il m'aimait et que rien ne m'étais retiré que je restais précieuse et indispensable .J'ai fait le choix de rester avec lui et de chercher à le comprendre, voire à devenir comme lui, comme elle ( elle est mariée). J'ai lu plusieurs livres sur le polyamour/la polyamorie , j'en ai un en cours très inspirant ( MOre than two), parfois je sens que ça y est, je suis "reconditionnée", j’ai compris mes peurs , j'ai avancé , je deviens compersive envers Elle ( avec qui j'échange régulièrement dans ce but) et envers Lui, et je me projette un peu dans ce nouveau modèle.
Et puis d'autre fois comme cette nuit, la jalousie revient me dévaster et je ne sais pas si je vais survivre. et je me demande si ressentir régulièrement une douleur morale de cette intensité ne va pas finir par me détruire. Comment faire pour ne plus avoir mal? j'ai beau être dans l'introspection, travailler en thérapie, j'ai l'impression que rien y fait vraiment en profondeur et je finis par me demander si il ne me manque pas une case pour y arriver, comme s'il fallait une sorte de mutation pour pouvoir vraiment vivre la compersion. Est ce que certains d'entre vous on t vécu cela et ont fini par apprivoiser leurs peurs de façon définitive? Ce sont tous les 2 de bonnes personnes, j'aime l'une d'amour j'ai beaucoup d'amitié pour l'autre et ce soir je les déteste , ils me dégoutent quand j'évoque cette intimité entre eux, et je reste engluée dans mes idées négatives au lieu de penser que bientot il va revenir vers moi toujours aussi amoureux. Si quelqu'un ou quelqu'une voulait bien m'aider à y voir plus clair? Je n'ai personne à qui parler de mes dilemmes à part eux qui en font partie (et mon psy).
Merci d'avance.
L

Pour retrouver son bonheur, il faut lire, mais il faut surtout mettre en pratique ce qu'on lit.
Et pour mettre en pratique ce qu'on lit, il faut deux points:

1) se désintéresser de la relation
2) aller draguer ailleurs.

Vu que la question se répète souvent, j'ai préparé un tutoriel, avec tous les détails, et la procédure à suvre, pas à pas.

Comment s’y prendre si votre partenaires devient polyamoureux (ou, tout simplement, s’il tombe amoureux de quelqu’un d’autre).

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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lau93

le jeudi 17 juin 2021 à 19h29

Merci pour les réponses. La nuit a passé puis la journée et je vais mieux , j'étais envahie de chagrin et mes propos me semble disproportionnés maintenant. Je ne sais pas d'où peut venir le dégout ; je ne suis pas dégoutée par le sexe, c'est plutôt comme si l'idée de leur proximité , pas forcément sexuelle faisait naitre un dégout un rejet ça me fait penser a l’arachnophobie dont je souffre , je ne comprends pas car je sais que leur relation est belle et bonne; oui une part de moi les admire
QUand je dis que je veux être comme lui c'est être capable de vivre vraiment cette façon d'aimer pour mieux la comprendre. Je prends la proposition de vivre déjà cette possibilité de l'aimer quand il aime ailleurs avant de chercher a aimer aussi de mon coté
SAns doute dois je mieux me comprendre et continuer a chercher ou viennent me chercher mes peurs . Je sens qu'il faut que je change et je ne sais pas encore comment faire: je vais lire le "comment s'y prendre..." avec intérêt" mais je lis déjà tellement. Par moment j'ai vraiment l’impression d'avoir basculé de l'autre coté mais c'est le balancier qui m'épuise la montagne russe émotionnelle. Mon psy a eu un moment d’incompréhension au début mais il reste très respectueux de mon choix et m'aide a ne pas avoir peur de mes peurs. Je ne suis pas sure d'être très explicite. Avoir une réponse m'a fait beaucoup de bien je me sens moins seule
Merci à vous, bonne soirée
L

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bonheur

le jeudi 17 juin 2021 à 20h46

Je suppose que cette notion de dégoût, sa provenance et son origine, pourrait être notifiée à ton psychologue. Un sujet à abordé, peut-être ?

Moi, ce sont des serpents dont j'ai une peur phobique inexpliquée. A une époque, même à la télé, c'était impossible de garder les yeux ouverts. Conséquence inattendue du travail de développement personnel que j'ai entrepris en 2011, je peux aujourd'hui dire que les serpents, je n'aime pas... et je regarde tout de même la télé (sans cauchemars ou autres ensuite). Là je n'explique pas, c'est de l'ordre du constat.

Tu pourras comprendre, même sans vivre. Tu comprendras en effet quand tes journées seront plus douces. Les hauts et les bas sont épuisants, je suppose. Parfois, juste se laisser porter, ou au moins ne pas nager à contre courant, permet de se ménager. J'ai vécu les montagnes russes également, après avoir exprimer. D'un côté cette certitude d'avoir agit d'une belle façon, de l'autre l'éloignement (on peut mm parler de rejet) de cet amoureux m'évitant ; moi qui ne connaissait pas le polyamour et me sentais monstrueuse, ignoble ; mon mari abasourdi par mes mots et imaginant les pires scénario... et pourtant ce bonheur que procure le fait d'aimer en dehors de mon couple. Le coeur qui bat différemment et avec une force et une énergie hors du commun. Un réveil me faisant me sentir en état de choc, en état de liesse, en état intense dans les hauts et les bas.

Aujourd'hui, je sais que ce n'était finalement "rien". Je peux relativiser. J'avais des passages de larmes qui survenaient sans prévenir. Le hic, je travaillais au milieu du public. Des passages de plus en plus fréquents. La transition se vit aussi parfois difficilement pour la personne qui se découvre poly. Sache que dans mon cas, le temps a contribuer à jouer son rôle. Je considère aujourd'hui qu'il faut laisser le temps au temps. Rien n'est figé et l'insurmontable ne fait pas partie de ma philosophie désormais. J'ai vécu une période difficile, d'autres par la suite (les chagrins d'amour ne me réussissent pas), et ma sérénité relative actuelle vient de mon intérieur, différent et moins malmené.

Heureuse que le psychologue qui t'accompagne ne soit pas hostile au polyamour et se concentre sur l'essentiel. Il ne juge pas, c'est important pour avancer. Si en plus tu devais "convaincre" de (quoi d'ailleurs)...

Belle soirée également @laurence93 et fait des rêves où l'amour est beau <3

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lau93

le vendredi 18 juin 2021 à 21h34

Bonsoir,
Merci

bonheur

pour ce partage.Je suis touchée par l'idée de ne pas croire en l'insurmontable. Ce qui me rassure c'est qu'ayant un passé de dépressions je n'ai pas sombré ces derniers mois ce qui me fait croire en la possibilité d'avoir assez de ressources internes pour continuer ma vie quoi qu'il arrive, car c'était si douloureux et pourtant je continue d'avancer et de garder le plus souvent ma détermination a trouver une manière non seulement d'accepter cette relation d'amour avec elle mais aussi d'arriver à en être heureuse pour lui et pour elle.
Je me dis qu'avec les années j'arrive a ne plus rester en panique si une araignée traverse le garage devant moi: peut-être en effet le malaise que je ressens en pensant qu'ils sont ensembles tient aussi à une sorte de phobie et peut être traitée comme telle par une désensibilisation progressive?
Me laisser porter c'est aussi le conseil de mon amoureux, ça demande que je cesse de vouloir contrôler les choses: encore du travail.
Je suis allée lire ton blog

kill-your-idol

: je suis perplexe devant ces représentations de la relation amoureuse, je sens comme une mise à distance des émotions, des élans amoureux , comme une désensibilisation pour le coup des sensations positives. Je retiens pour le moment l'idée de parler avec légèreté de leur relation , de ne pas en faire un monde, de limiter l'importance que cela pourrait avoir sur mes affects. Je ne suis pas dans le désir d'aller draguer ailleurs pour le moment mais qui sait.
Merci à vous pour toutes ces réponses
L

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bonheur

le samedi 19 juin 2021 à 10h15

@laurence93,

Ton évolution démontre que le travail que tu as accompli n'a pas été vain et que tu sors grandi. Bravo (+) .

Il existe les romantiques qui s'attachent énormément à l'émotionnel tant il-elle-s ressentent celui-ci intensément. Il faut savoir que nous sommes tous différents et que certaines personnes désirent se détacher de ce côté émotionnel et rationnalisent l'amour.

Tu découvres deux formes d'amour différentes. Il en existe d'autres. J'ai eu un amoureux qui m'indiquait ne pas être amoureux de moi car sa libido ne se déclenchait pas en ma présence. Il n'avais pas "envie de moi". Chez moi, la libido, ou son absence, n'a rien à voir avec l'amour. Amour et amitié ne diverge pas en fonction de la présence ou l'absence de cette envie sexuelle. L'amour est en effet une question de ressenti intérieur. Ma libido a déjà été déclenchée sans que j'aime la personne (situation érotique, par exemple).

Nous avons tous à travailler sur soi, je pense. Et nous trouvons notre bien-être différemment les uns des autres, je dirais.

Bon week-end !

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kill-your-idols

le samedi 19 juin 2021 à 12h03

laurence93

Je suis perplexe devant ces représentations de la relation amoureuse, je sens comme une mise à distance des émotions, des élans amoureux , comme une désensibilisation pour le coup des sensations positives. Je retiens pour le moment l'idée de parler avec légèreté de leur relation , de ne pas en faire un monde, de limiter l'importance que cela pourrait avoir sur mes affects. Je ne suis pas dans le désir d'aller draguer ailleurs pour le moment mais qui sait.
Merci à vous pour toutes ces réponses
L

La désensibilisation fait partie du parcours de prise de conscience des relations amoureuses. La société encourage l'overdose de sentiment amoureux, avec toutes les conséquences qui vont avec (relations malheureuses, violences de couple, divorces à répétition, etc.).

Pour être heureux en amour, il faut un sevrage. Et comme le sevrage d'alcool ou le sevrage de drogue, le sevrage d'amour laisse une sensation de vide: le corps s'est totalement habitué aux sensations fortes, et la vie tranquille du bonheur amoureux laisse une sensation de vide.

Une fois qu'on a apprivoisé le vide, on peut recommencer à construire: on peut vivre ses relations de manière plus sereine, et être à l'abri des hauts et des bas des passions amoureuses.

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bonheur

le samedi 19 juin 2021 à 14h12

@Kill : reconstruire sans amour, donc ? Du coup, dénommer les relations d'amoureuses... D'où mon éternelle incompréhension de cette philosophie (j'en suis désolée :-(, sincèrement ! ).

On désensibilise lorsque l'on est allergique. Moi, je ne suis pas allergique à l'amour, au contraire, c'est pour le vivre encore plus et encore mieux (avec les hauts et les bas, que je surmonte) que je perçois le polyamour. Sans sensibilité, à quoi sert l'amour ? Pour le sexe, il y a des possibilités simples. Autrement, à bas toutes formes de relationnels humains qui engendrent de ressentir (amitiés, au travail, en famille, dans la rue...). La non sensibilité mène, pour moi, à l'indifférence. Sauf que l'humain isolé ne peut pas forcément survivre.

En revanche, s'éloigner des personnes toxiques, je suis entièrement en faveur de cela (y compris à l'intérieur du couple officiel). On peut opérer une prise de conscience en renforçant justement l'impact (positif comme négatif) sur sa vie. L'hyperémotivité n'entre pas en conflit avec l'émotion, au contraire. Savoir que ça arrive, de ressentir fortement (perso, c'est intérieur et nullement pour faire comme la société l'exige), suffit à vivre en pleine conscience. Je vis ma pleine conscience sans rejet de mes émotions, justement.

@laurence93. Encore une fois, ma vision et celle de @Kill ne s'opposent pas. Les deux sont à considérer et parfois, grapiller de ci, de là, permet de se trouver. Je suis en faveur de l'instinct, de ce qui fait écho. On perçoit l'humain comme une science exacte universelle ou alors on se perçoit individuellement suivant ses sens (j'intègre les envolées de pensées incontrôlées, les émotions). J'ai lu un ouvrage où l'amour était considéré comme une émotion. Je suis assez en adéquation.

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bonheur

le samedi 19 juin 2021 à 14h43

L'intelligence émotionnelle

https://www.linkedin.com/posts/le-centre-de-l-inte...

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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kill-your-idols

le samedi 19 juin 2021 à 19h37

bonheur
@Kill : reconstruire sans amour, donc ? Du coup, dénommer les relations d'amoureuses... D'où mon éternelle incompréhension de cette philosophie (j'en suis désolée :-(, sincèrement ! ).

On désensibilise lorsque l'on est allergique. Moi, je ne suis pas allergique à l'amour, au contraire, c'est pour le vivre encore plus et encore mieux (avec les hauts et les bas, que je surmonte) que je perçois le polyamour. Sans sensibilité, à quoi sert l'amour ? Pour le sexe, il y a des possibilités simples. Autrement, à bas toutes formes de relationnels humains qui engendrent de ressentir (amitiés, au travail, en famille, dans la rue...). La non sensibilité mène, pour moi, à l'indifférence. Sauf que l'humain isolé ne peut pas forcément survivre.

En revanche, s'éloigner des personnes toxiques, je suis entièrement en faveur de cela (y compris à l'intérieur du couple officiel). On peut opérer une prise de conscience en renforçant justement l'impact (positif comme négatif) sur sa vie. L'hyperémotivité n'entre pas en conflit avec l'émotion, au contraire. Savoir que ça arrive, de ressentir fortement (perso, c'est intérieur et nullement pour faire comme la société l'exige), suffit à vivre en pleine conscience. Je vis ma pleine conscience sans rejet de mes émotions, justement.

@laurence93. Encore une fois, ma vision et celle de @Kill ne s'opposent pas. Les deux sont à considérer et parfois, grapiller de ci, de là, permet de se trouver. Je suis en faveur de l'instinct, de ce qui fait écho. On perçoit l'humain comme une science exacte universelle ou alors on se perçoit individuellement suivant ses sens (j'intègre les envolées de pensées incontrôlées, les émotions). J'ai lu un ouvrage où l'amour était considéré comme une émotion. Je suis assez en adéquation.

On peut désensibiliser dans deux cas: quand on est allergique, et quand on est accros. Dans le cas de l'amour, c'est le deuxième cas: les gens deviennent vite accros à l'amour, et se retrouvent avec des divorces, de la jalousie et des violences conjugales.

Donc, l'objectif de la désensibilisation n'est pas de ne plus rien ressentir, mais de maitriser l'amour de manière à que ne soit plus un obstacle à notre vie personnelle et professionnelle.

De mon côté, je continue à éprouver toutes les émotions liées à l'amour. Je dirais même que j'en prouve beaucoup plus que avant. Tout simplement, le sentiment est séparé de l'appel à l'action: si j'eprouve un sentiment amoureux je ne suis pas obligé d'aller tout de suite vers la personne qui provoque ce sentiment et bousculer toute ma vie pour sortir avec elle.

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bonheur

le samedi 19 juin 2021 à 20h39

@Kill. Je suppose que c'est une question de vocabulaire. L'amoureux que j'ai actuellement, en dehors de mon "couple", je lui ai demandé une période d'apprivoisement. Et ça nous a permis de nous trouver différemment. Nous avons été durant cette période (à distance, encore aujourd'hui) extrêmement présent l'un pour l'autre. Sur un autre fil de discussion récent, j'aborde l'inclusion. Inclure signifie donner une existence, un sens, un intérêt, une intention, une attention... une place en fait. Et c'est cette place qui souvent pose problème. Autrefois, on achetait sa chaise à l'église. Encore aujourd'hui, on réserve sa place (spectacles, train ou autres). Il faut croire que l'humain a besoin de cet "espace" qui lui appartient. Là où l'on se trompe, c'est que l'amour extérieur ne vient pas prendre la place. Il change les habitudes, il demande temps et attention. Sauf que dans le coeur, la place est présente, elle demeure intacte.

Kill
De mon côté, je continue à éprouver toutes les émotions liées à l'amour. Je dirais même que j'en prouve beaucoup plus que avant. Tout simplement, le sentiment est séparé de l'appel à l'action: si j'eprouve un sentiment amoureux je ne suis pas obligé d'aller tout de suite vers la personne qui provoque ce sentiment et bousculer toute ma vie pour sortir avec elle.

Je suis heureuse de te lire. Je suppose que cette période de vide que tu évoques précédemment est celle qui est marquante et éloigne les personnes émotives, comme moi par exemple.

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bonheur

le dimanche 20 juin 2021 à 13h03

Ma réflexion de l'instant suite à cet échange. Réflexion d'ordre général, bien que spécifique d'une personne à une autre sur la "mutation" et l'émotionnel.

En fait, ce qui pousse à muter, c'est l'inconfort (quelque soit l'origine). Pour surpasser ce qui ne peut plus être "confortable" (et dans notre société, je dirais commun), on bascule dans les extrêmes. Pour @Kill, ce fut par le biais d'une période de vide. Dans mon cas, ce fut l'inverse. J'étais précisément dans un état quasi permanent de surcharges (les hauts très hauts ; les bas très bas). Que penser de tout ceci ? Rien ! C'est juste de ma part une observation, un constat non universel. Le point commun est la sortie de la zone de confort.

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lau93

le dimanche 20 juin 2021 à 22h51

Merci à vous pour toutes ces réflexions qui m'aident à avancer.

Kill je crois comprendre la recherche de désintoxication, comme j'ai entendu parlé d’être accro à l'intensité ce qui conduisait à chercher les shoot d'état amoureux pour garder l'état de " ressenti" positif ou négatif qu'il nous apporte. En addiction on parle de patient précontemplatif quand il ne pense pas avoir de problème avec son addiction.Je pense donc être pré contemplative ;-) Voire même je me rends compte que n'ai pas envie de ne plus ressentir cela, même si c'est au prix de ressentir à l'inverse les creux et les manques. Même si c'est parfois épuisant. J'espère toutefois que développer la compersion peut atténuer les amplitudes des montagnes russes sans pour autant effacer le sentiment amoureux.

Bonheur je te rejoins sur le constat de la sortie de la zone de confort: pour ma part ça passe aussi par des très haut et très bas et par une telle remise en question que ça s'apparente à une mutation; pour implémenter une sorte de nouvelle échelle de valeur , revoir ce que nous dit mon cerveau de ce qui est bien ou mal ,non pas parce que la culture dominante le dit mais parce que je le ressens.

Bonne nuit
L

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bonheur

le lundi 21 juin 2021 à 09h03

@laurence93. D'autres questionnements viendront à toi, je suppose. Pour aujourd'hui, s'offrir le luxe d'oser sortir de la zone de confort est déjà énorme. Pour moi, l'amour transforme, encore et toujours. Le laisser opérer la transformation permet de s'alléger. La résistance, je trouve (attention, ce n'est que mon opinion), enfouit et parasite, comme les mensonges d'ailleurs. Je ne peux qu'être poly. Je suis ouverte aux discussions en mp (écrites ou orales). Si ça te dit, d'échanger en direct ?

Belle continuation :-D

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Simon31

le lundi 21 juin 2021 à 13h26

Bonjour à vous ,
Que de bienveillance dans tous vos propos je découvre le monde des polyamoureux par la force des choses.
Mon épouse c'est lancée il y a quelques mois en me laissant un peu dans le vague refusant au début d'en parler n'y mettre quelques garde fou.
Ne souhaitant pas briser notre relation (17 ans 2 enfants de nombreux projets et points communs) j'ai lu écouté maintenant comme beaucoup d'entre vous disent il faut avancer essayer découvrir explorer creuser.
Je vais essayer de me rapprocher de couple polyamoureux dans le 31 pour continuer à découvrir et laisser libre cours au moment présent.
J'espère que tu trouveras ton chemin aussi.

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lau93

le mercredi 23 juin 2021 à 22h26

Merci Bonheur pour la proposition de d'échange en message privé je ne suis pas très experte de l'outil: comment puis t'écrire directement?
Merci Simon 31 pour le souhait que je trouve mon chemin: bon courage sur le tien et pour les rencontres
J'ai assisté hier soir au café-poly de paris en zoom: le fait d'entendre parler les autres de leur vécu est super touchant et émouvant et aussi dynamisant car on se sent moins "anormal" :-) de vouloir comprendre et accepter: je n'ose pas parler autour de moi de ma démarche même dans le cercle proche car j'ai peur du regard genre " tu es folle ou quoi? te laisse pas faire! comment il peut te faire ça ... etc" j'ai pas envie qu'on me parle mal de lui ou d'elle...Et les échanges autour des relation amoureuses que j'entends sont parfois si peu tolérants, ça fait peur.
J'ai trouvé une technique qui fait un peu cognitivo comportemental d'associer consciemment a chaque pensée angoissante une pensée positive pour me ramener vers la compersion et la tranquillité: à froid ça marche plutôt bien ; reste a savoir si j'y arriverai si une crise de jalousie se déclenche quand même :-(
Très bonne soirée
L

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bonheur

le mercredi 23 juin 2021 à 22h33

@laurence93.

C'est simple pour communiquer avec moi directement, tu consultes la boite mail que tu as rattaché lors de ton inscription et tu y trouveras un message de ma part. Parfois, ça arrive dans les brouillons ou autres. Tu devrais trouver facilement.

Heureuse que ton premier café poly te fut bénéfique :-) .

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