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Dépassement du consentement non-sexuel

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alinea7

le lundi 27 juillet 2020 à 12h57

Beaucoup de gens te diront que ce n'est pas nébuleux comme argument.

bidibidibidi
Son choix d'avoir un second enfant est plus nébuleux à mes yeux. Elle n'arrive pas à me l'expliquer en des termes compréhensibles. Elle me dit qu'elle ne veut pas que mon fils soit "seul", que les enfants uniques sont plus malheureux que ceux qui ont des frères et soeurs. Ce qui ne me paraît pas très concret...

C'est une croyance populaire, un conditionnement. Il y a en tout cas d'autres façon de lui fournir un réseau social stable de personnes de son âge.
En tout cas, c'est plus un choix qu'on fait pour soi que pour eux. Pour les gamins, ce qui est normal, c'est ce qui semble normal aux parents.

Après ce n'est que mon avis, selon mon expérience de vie.

Message modifié par son auteur il y a 9 jours.

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bidibidibidi

le lundi 27 juillet 2020 à 13h50

alinea7
Beaucoup de gens te diront que ce n'est pas nébuleux comme argument.

C'est une croyance populaire, un conditionnement. Il y a en tout cas d'autres façon de lui fournir un réseau social stable de personnes de son âge.
En tout cas, c'est plus un choix qu'on fait pour soi que pour eux. Pour les gamins, ce qui est normal, c'est ce qui semble normal aux parents.

Après ce n'est que mon avis, selon mon expérience de vie.

Tu mets en avant une raison pour laquelle c'est nébuleux, le fait que ce soit une croyance pas nécessairement fondée. J'avancerai un second argument, qui est que mon fils n'a rien demandé. Faire porter la décision d'une naissance sur un gamin de 10 mois, c'est au minimum nébuleux.

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Noe

le lundi 27 juillet 2020 à 15h05

Si ton fils n'a rien demandé : ni de naître, ni d'avoir un frère ou une soeur...
Il n'a pas non plus son mot à dire quant à la décision de ses parents d'avoir un autre enfant ou non.

Si vous aviez un second enfant :

Votre ainé, comme le second, manqueraient-ils d'amour?
Penses-tu que ce que tu donnes à ton premier né, tu ne pourrais pas le donner au second de façon parfaitement équitable?
Penses-tu que ton premier né aurait à souffrir d'une quelconque façon de la naissance du second?

Ne transposes-tu pas tes propres peurs sur ton fils de dix mois : que vous ayez un deuxième bébé ou pas pour le moment il s'en fiche ; Au mieux, comme au pire, il fera avec.

Je crois qu'une naissance se prépare, et cette fois elle devra juste se préparer avec votre fils ainé.

De l'extérieur je te promets que tes arguments sont aussi nébuleux que ceux de ta compagne ;)

Ca ne fait que dix mois que vous êtes parents. Vous connaissez la fatigue, les angoisses, les remises en question, la réorganisation de tout un pan de votre vie... Alors c'est juste peut-être un peu prématuré, pour toi.

Peut-être, que tu ne devrais pas être si "catégorique" et attendre. Cela fait du bien parfois de ne pas tout maîtriser, de se laisser porter et lâcher prise.

Petit ou grand c'est fou ce que l’Être Humain a une grande capacité d'adaptation.

Message modifié par son auteur il y a 9 jours.

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bidibidibidi

le lundi 27 juillet 2020 à 17h42

Noe
Votre ainé, comme le second, manqueraient-ils d'amour?
Penses-tu que ce que tu donnes à ton premier né, tu ne pourrais pas le donner au second de façon parfaitement équitable?
Penses-tu que ton premier né aurait à souffrir d'une quelconque façon de la naissance du second?

Tes questions sont amusantes, je trouve.
Déjà, parce que les réponses sont soit évidentes soit impossibles à connaître. Je ne peux dire si mon second 'manquerait' d'amour, c'est un peu difficile de prévoir l'amour. Et bien entendu, mon second ne pourrait bénéficier de ce qu'a reçu le premier et le premier verrait une diminution drastique de l'attention que lui accorderont ses parents. Si le temps et l'énergie était extensible, on serait tous plus heureux !

Mais aussi parce que j'ai répondu que mon principal frein c'est de ne pas avoir le temps, l'énergie, le plaisir de faire ça bien. C'est donc un problème assez personnel au final, rien qui ne soit en lien avec mon fils ou mon potentiel second.

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Mark

le lundi 27 juillet 2020 à 18h54

bidibidibidi
C'est donc un problème assez personnel au final, rien qui ne soit en lien avec mon fils ou mon potentiel second.

M'est avis que de nombreux parents se sont posés cette même question après le tsunami organisationnel que provoque l'arrivée du premier enfant. ;-)

@artichaut: j'ai été émerveillé de la capacité qu'ont les tout petits à communiquer leurs ressentis, avant même de maîtriser la parole.

Sur le consentement, j'ai retenu cette petite phrase de mon père que m'avait rapporté mon ex. "fais lui des enfants, il ne sera jamais prêt." La discussion fût assez brève. Si tu ne veux pas d'enfants, moi j'en veux et j'irais les faire ailleurs, avec quelqu'un d'autre.. Rétrospectivement, je ne regrette rien. Objectivement, j'aurais du prendre mes jambes à mon cou à ce moment précis et fuir ce comportement. L'nre et l'amour pour nos enfants à fait le reste..

Message modifié par son auteur il y a 9 jours.

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Noe

le lundi 27 juillet 2020 à 19h20

"C'est un peu difficile à prévoir l'amour" : Ça l'était tout autant lorsque tu as décidé de faire ton fils. Et pourtant tu l'as fait sans certitude et je suppose que tu l'aimes.

Pour le "temps et à l'énergie pour faire cela bien" : c'est vrai que tu es le seul à pouvoir placer le curseur. Au final, c'est le seul argument que je te concède :P

Je te souhaite bon courage pour résoudre cette question et/ou faire accepter ta décision à ta compagne, qui devra sans doute faire cette nouvelle concession (sacrifice?) ...

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Mark

le lundi 27 juillet 2020 à 19h33

Noe
Je te souhaite bon courage pour résoudre cette question et/ou faire accepter ta décision à ta compagne, qui devra sans doute faire cette nouvelle concession (sacrifice?) ...

Je trouve ça un peu raide comme remarque, non?

edit: D'autant que @bidibidibidi dit bien d'entrée:
"Je suis, actuellement, opposé à la chose."

Message modifié par son auteur il y a 9 jours.

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alinea7

le lundi 27 juillet 2020 à 23h28

bidibidibidi
Et bien entendu, mon second ne pourrait bénéficier de ce qu'a reçu le premier et le premier verrait une diminution drastique de l'attention que lui accorderont ses parents.

Ben mince alors si j'avais pensé lire ça d'un poly un jour ! :-)

bidibidibidi
Mais aussi parce que j'ai répondu que mon principal frein c'est de ne pas avoir le temps, l'énergie, le plaisir de faire ça bien. C'est donc un problème assez personnel au final, rien qui ne soit en lien avec mon fils ou mon potentiel second.

Et c'est parfaitement respectable. Que ce soit temporaire ou permanent.

Mais ce qui est dommage c'est que dans ce schéma il semble que l'un des deux impose forcément quelque chose à l'autre. Sauf à sortir de la situation idéale imaginée et essayer de trouver ce qui compte le plus. Est-ce que c'est plus important pour elle d'être mère que d'avoir un père pour son deuxième enfant ou bien est-ce qu'un géniteur suffirait ? Ou bien est-elle prête à attendre que ce soit ton envie aussi d'avoir un second enfant, quitte à ne pas en avoir ? Et toi, est-ce que tu serais du genre à faire un don de gamète, ou est-ce que tu ne pourrais pas faute d'être sûr que ça se passe bien pour tes enfants à naître ? Est-ce que tu serais plutôt d'avis qu'elle trouve un autre père / géniteur ?

En tout cas tu pourrais bien être aussi impliqué pour deux que pour un. Le temps n'est pas extensible, comme tu dis.

Message modifié par son auteur il y a 9 jours.

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bidibidibidi

le mardi 28 juillet 2020 à 09h30

Noe
Pour le "temps et à l'énergie pour faire cela bien" : c'est vrai que tu es le seul à pouvoir placer le curseur. Au final, c'est le seul argument que je te concède :P

En même temps, c'est un peu mon seul argument. Si je n'avais pas ce problème, je serai très ouvert pour un second.

Noe
Je te souhaite bon courage pour résoudre cette question et/ou faire accepter ta décision à ta compagne, qui devra sans doute faire cette nouvelle concession (sacrifice?) ...

Je rejoins Mark. Pourquoi "nouvelle" concession ? On sent un jugement dans tes propos.
Je peux te poser une question peut-être indiscrète ? Es-tu une femme ?
Parce qu'il y a pas mal de réponses d'hommes sur ce fil et je pense que sur la question des enfants le point de vue féminin mérite d'être entendu autant que le point de vue masculin.

alinea7
Ben mince alors si j'avais pensé lire ça d'un poly un jour ! :-)

Et pourtant, on lit ça souvent sur ce forum : La seule chose qui limite le nombre de relation c'est l'énergie et le temps qu'on peut investir dans chacune. Même si l'amour est illimité, le temps, lui, doit se partager.

alinea7
Mais ce qui est dommage c'est que dans ce schéma il semble que l'un des deux impose forcément quelque chose à l'autre.

Effectivement. J'ai essayé d'élargir le champ de la réflexion. Vu que mon problème est un problème de temps et d'énergie, je lui ai signalé que j'acceptais la présence d'un "troisième éducateur", comme un second papa ou une seconde maman. Bon, ça reste très théorique, car il faudrait trouver quelqu'un avec qui on s'entende bien et avec qui on puisse élever des enfants sans trop se prendre le chou. Mais cette idée ne lui plaît pas dans tous les cas.

alinea7
Est-ce que c'est plus important pour elle d'être mère que d'avoir un père pour son deuxième enfant ou bien est-ce qu'un géniteur suffirait ? Ou bien est-elle prête à attendre que ce soit ton envie aussi d'avoir un second enfant, quitte à ne pas en avoir ? Et toi, est-ce que tu serais du genre à faire un don de gamète, ou est-ce que tu ne pourrais pas faute d'être sûr que ça se passe bien pour tes enfants à naître ? Est-ce que tu serais plutôt d'avis qu'elle trouve un autre père / géniteur ?

Houla, tu vas un peu loin (ou un peu vite). On vit ensemble, et je ne pense pas que ce soit remis en cause. J'ai besoin d'être là pour mes enfants et elle a besoin d'être là pour ses enfants. Je ne pense pas qu'une séparation résoudrait quoi que ce soit. Et ce ne sont pas les gamètes du père qui importent mais l'investissement qu'est l'éducation d'un enfant.

Mark
Sur le consentement, j'ai retenu cette petite phrase de mon père que m'avait rapporté mon ex. "fais lui des enfants, il ne sera jamais prêt." La discussion fût assez brève. Si tu ne veux pas d'enfants, moi j'en veux et j'irais les faire ailleurs, avec quelqu'un d'autre.. Rétrospectivement, je ne regrette rien. Objectivement, j'aurais du prendre mes jambes à mon cou à ce moment précis et fuir ce comportement. L'nre et l'amour pour nos enfants à fait le reste..

Voila le genre de situations que je pointe du doigt, oui. Alors, dans l'absolu, elle a le droit de prendre cette décision. Mais ça doit être considéré comme ce que c'est : Un ultimatum des plus violents. Et dans votre cas, vous n'aviez pas d'enfants, donc tu pouvais effectivement la quitter. Mais dans mon cas, nous avons un enfant, et donc la question ne concerne pas que moi, elle concerne aussi mon fils. Me quitter c'est briser notre couple de parents mais c'est aussi faire un enfant au mépris des désirs éducationnels que je possède, qui sont d'avoir suffisamment d'énergie et de temps pour bien s'occuper de mon fils.

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Siestacorta

le mardi 28 juillet 2020 à 10h16

Sur ce questionnement, je suis entre deux...

Oui, il s'agit malgré tout d'un consentement sexuel.
Avec la part "enthousiaste et informée" qui qualifie (ou non...) les consentements.
Et c'est bien une question qui peut donner lieu à un bras de fer : j'ai eu dans plusieurs relations le cas où c'est la dame qui râlait quand je voulais mettre une capote, sans pour autant avoir alors de garantie sur sa contraception, ou de cadre précis sur nos bilans MST/IST récents, sur nos perceptions respectives des pratiques à risques...
Au nom de l'intimité, parfois des sensations, et un peu aussi pas mal pour le symbole de Vrai Hâmour Authantique Divin et 100 % Naturel : "si cet évènement mâgique arrive, il ne faut pas en avoir peur, ça prouve qu'on s'aime".
Gni.

D'un autre côté : ce consentement est un consentement qui n'est pas que sur moi, à terme. C'est un consentement sur un nous, puisqu'il concerne un avenir commun (ou nos deux avenirs, dans le pire des cas).

Je suis sensible à cette question, mais cette dernière caractéristique (là je la qualifie un peu comme je peux, doit yavoir moyen de faire ça mieux) fait que je le place pas comme ça tel quel sur une balance "les difficultés de consentement pour les hommes / les difficultés de consentement pour les femmes".
C'est un élément distinct mais ce n'est pas tout à fait une équivalence... Je conteste pas qu'il s'agit de consentement, mais c'est quelque chose d'autre aussi, qui n'est pas que contextuel.
C'est imprécis, mais je crois que c'est compréhensible ?

Message modifié par son auteur il y a 9 jours.

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alinea7

le mardi 28 juillet 2020 à 12h04

bidibidibidi
Effectivement. J'ai essayé d'élargir le champ de la réflexion. Vu que mon problème est un problème de temps et d'énergie, je lui ai signalé que j'acceptais la présence d'un "troisième éducateur", comme un second papa ou une seconde maman. Bon, ça reste très théorique, car il faudrait trouver quelqu'un avec qui on s'entende bien et avec qui on puisse élever des enfants sans trop se prendre le chou. Mais cette idée ne lui plaît pas dans tous les cas.

Houla, tu vas un peu loin (ou un peu vite). On vit ensemble, et je ne pense pas que ce soit remis en cause. J'ai besoin d'être là pour mes enfants et elle a besoin d'être là pour ses enfants. Je ne pense pas qu'une séparation résoudrait quoi que ce soit. Et ce ne sont pas les gamètes du père qui importent mais l'investissement qu'est l'éducation d'un enfant.

Je n'ai pas parlé de séparation. Y a plein de gens qui se retrouvent à vivre avec les enfants de tiers et s'impliquer plus ou moins dans leur éducation. Y a aussi des gens qui ne sont pas très impliqués dans l'éducation de leurs propres enfants.
Mais donc j'en comprends que c'est avec toi qu'elle veut cet enfant et elle souhaite que tu sois impliqué, pour faire court, avec ces contraintes elle choisit d'attendre ton consentement quitte à ce qu'il ne vienne jamais ?

J'ai beaucoup entendu étant jeune qu'un enfant unique était trop gâté par ses parents et malheureux du manque de compagnie. Je crois que c'est un discours assez répandu.
Et ça c'est vraiment un jugement facile, et des jugements de ce genre il y en a toujours. Une mère ne peut pas "bien" faire. Si elle allaite, il y en a toujours qui jugent que ce n'est pas normal qu'il se réveille la nuit, ou bien ça fait longtemps il faudrait penser à arrêter, ou bien il tête souvent il faudrait l'alimenter à heures fixes. Si elle n'allaite pas c'est pire. Si elle travaille c'est une mauvaise mère, si elle ne travaille pas elle est trop fusionnelle. Comme mère, les injections sont trop nombreuses, trop tranchées et trop contradictoires pour satisfaire tout le monde. Et tant mieux ou tant pis, il faut bien du coup faire la part des choses dans ce qu'on souhaite vraiment pour soi et pour nos enfants.

J'ai appris l'existence du "choix du roi" quand ça m'est arrivé. C'est tellement n'importe quoi, comme s'il y avait des combinaisons gagnantes et des combinaisons perdantes !?

En tout cas, avoir plusieurs enfants et rapprochés fait partie des injonctions. Donc c'est à poser : est-ce un projet conscient ou pour "bien" faire ?
Parce que j'avais le projet d'avoir plusieurs enfants et je les ai rapprochés en âge pour qu'ils jouent ensemble. Et ça fait 10 ans qu'ils se disputent. J'ai vu d'autres enfants s'entendre tellement bien que je ne comprends pas pourquoi les miens non. Personne ne peut savoir d'avance ou décider pour eux.

Maintenant si c'était à refaire est ce que j'espacerais ? Non. Ça a été dur d'avoir deux enfants en bas âge en même temps : plus de couches à changer, plus de mauvaises nuits, plus de besoin d'attention, c'est aussi plus difficile de trouver des volontaires pour confier deux enfants tandis qu'un seul ça passe mieux.
Mais je voulais plusieurs enfants et maintenant je peux sortir et avoir les mêmes types d'activités avec les deux.
Et le troisième, qui a un gros écart d'âge, se sent laissé de côté sur toutes les activités où on doit le faire garder parce qu'il ne peut pas suivre (il nous l'a dit). Alors, on adapte le programme, mais on ne veut pas toujours parce qu'on a aussi envie d'avoir des activités adaptées à nous, auxquelles peuvent (et c'est injuste mais c'est un fait) participer les grands, et aussi parce qu'on a envie de faire découvrir aux plus grands des activités de leur âge. En revanche, c'est plus léger d'avoir un seul enfant en bas âge. Les plus grands sont une aide sans même être investi de responsabilité particulière : ils font naturellement partie du réseau social à qui demander de l'attention.

Bref, choix différents, contraintes différentes.

Et n'avoir qu'un enfant n'est pas une tare non plus. J'ai dans ma famille quelqu'un qui était enfant unique et qui n'a pas souffert de solitude et ne considère pas avoir été gâtée non plus.

Voilà mon expérience sur cette question de un ou plusieurs, et si plusieurs à quel intervalle.

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bidibidibidi

le mardi 28 juillet 2020 à 14h16

Siestacorta
D'un autre côté : ce consentement est un consentement qui n'est pas que sur moi, à terme. C'est un consentement sur un nous, puisqu'il concerne un avenir commun (ou nos deux avenirs, dans le pire des cas).

Pourquoi ?
Pourquoi dans le cas des enfants le consentement est commun alors que sur d'autres questions le consentement est individuel ?
Le consentement commun, je trouve que c'est une notion qui permet trop facilement d'entuber l'autre.
Je me demande d'ailleurs si tu réagirais de la même manière si j'étais une femme et que mon mec me poussait à me faire féconder ?

alinea7
Je n'ai pas parlé de séparation. Y a plein de gens qui se retrouvent à vivre avec les enfants de tiers et s'impliquer plus ou moins dans leur éducation. Y a aussi des gens qui ne sont pas très impliqués dans l'éducation de leurs propres enfants.

Oui, mais je ne me sens pas l'énergie d'en élever un de plus, qu'il soit de moi ou d'un autre. Et quitte à choisir, je préfère quand même éduquer les miens (même si ça ne me poserait pas de problèmes en soit d'élever ceux d'un tiers, suivant la situation).

alinea7
Parce que j'avais le projet d'avoir plusieurs enfants et je les ai rapprochés en âge pour qu'ils jouent ensemble. Et ça fait 10 ans qu'ils se disputent.

Haaaa, comme j'aimerai qu'elle t'entende. Elle qui s'entend à merveille avec son frère, moi qui ne supporte pas le mien. Le coup de faire un second enfant pour que le premier ne se sente pas seul c'est de l'enfumage, comme tellement souvent dans tout ce qui touche aux enfants. Les enfants, c'est la plus grosse fumisterie de notre société ! :-D

alinea7
Voilà mon expérience sur cette question de un ou plusieurs, et si plusieurs à quel intervalle.

Je lui passerai peut-être un lien vers ton message. A fin de relativisation.
Dans le fond, s'il n'y avait pas cette question de la charge de travail (titanesque, soyons honnêtes), je serais le premier à en vouloir un second (et un troisième, et un quatrième...).
Mais donner la vie au coût de la mienne, non merci. Surtout que si les parents sont mal les enfants trinquent, donc on peut même pas considérer ce comportement comme altruiste.

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Noe

le mardi 28 juillet 2020 à 16h28

Toutes mes excuses Bidi pour ma remarque qui manquait de tact et sonnait comme une sentence.

Je suis effectivement une femme.

Pour répondre à ta question "Pourquoi nouvelle concession?"
Parce qu'il me semble que ta compagne accepte et respecte ta condition de PolyAmoureux. Et maintenant, tu lui demandes d'une certaine façon, de renoncer à son désir de second enfant, pour des raisons qui te sont propres.

Or, il me semble t'avoir déjà vu écrire ton point de vue sur le "sacrifice" qui me semble aujourd'hui en totale contradiction avec le 'renoncement" auquel l'un de vous devra faire face sur cette question du second enfant.

Message modifié par son auteur il y a 8 jours.

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bidibidibidi

le mardi 28 juillet 2020 à 17h05

Noe
Toutes mes excuses Bidi pour ma remarque qui manquait de tact et sonnait comme une sentence.

Aucun problème. Je suis pas toujours le plus délicat dans mes mots, je vais pas t'en vouloir.

Noe
Parce qu'il me semble que ta compagne accepte et respecte ta condition de PolyAmoureux. Et maintenant, tu lui demandes d'une certaine façon, de renoncer à son désir de second enfant, pour des raisons qui te sont propres.

A tes yeux, est-ce-que le renoncement que je lui demande est du même ordre de grandeur que le renoncement qu'elle me demande de faire en acceptant d'avoir un second enfant ?
J'ai la sensation que tu t'identifies pas mal à elle, dis-moi si je me trompe. Et j'aimerai bien que tu me donnes ton point de vue. Peut-être même en étant crue dans tes mots (je me suis permis sur ce sujet d'être assez cru et direct dans l'expression de mes points de vue, parce que ce sujet a tendance à me faire sauter au plafond, mais en vraie je ne mords pas).
Si tu préfères, on peut même discuter de ça en privé, si tu considères que ça n'a pas lieu d'être sur le forum public.

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Intermittent

le mardi 28 juillet 2020 à 22h45

Polyamoureux ou pas, je m’aperçois que la problématique est la même que dans la majorité des couples monogames ...

De ce que je vois autour de moi, les femmes veulent souvent plus d'enfants que ne le souhaitent leurs compagnons, qui rechignent pour les mêmes raisons évoquées par Bidibidibidi.

Oui, mais je ne me sens pas l'énergie d'en élever un de plus, qu'il soit de moi ou d'un autre. Et quitte à choisir, je préfère quand même éduquer les miens (même si ça ne me poserait pas de problèmes en soit d'élever ceux d'un tiers, suivant la situation).
Je sens le politiquement correct dans cette phrase comme s'il n'était pas admissible d'avoir des réticences à élever des enfants qui ne sont pas les siens.
Elever des gosses, c'est très prenant. Donc sauf cas particulier, autant élever les siens ...

On le voit dans les familles recomposées, c'est rarement un long fleuve tranquille ....

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alinea7

le mardi 28 juillet 2020 à 23h41

C'est pas un long fleuve tranquille, point.

Famille recomposée ou pas.

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Siestacorta

le mercredi 29 juillet 2020 à 00h27

bidibidibidi
Pourquoi ?
Pourquoi dans le cas des enfants le consentement est commun alors que sur d'autres questions le consentement est individuel ?

Parce qu'il ne concerne pas que le premier moment où les volontés sont contraires (comme pour un viol), mais tout un avenir commun où les volontés resteront séparées. A la conception, pendant la grossesse, pendant la parentalité... On a tout une vie commune qui change en tout.
Bon, je me dis qu'un viol aussi, d'une certaine manière, mais la parentalité me semble être un ensemble de conséquences de décision plus durable, qui sont vécues ensemble. Je m'exprime pas bien, dans ma tête l'idée que le viol aussi a des échos par la suite est présent.
Ça prouve au moins que j'ai encore du chemin à faire pour penser le sujet :-/

bidibidibidi
Le consentement commun, je trouve que c'est une notion qui permet trop facilement d'entuber l'autre.

Alors c'est pas encore vraiment une notion, hein, c'est une spéculation et une perception de ma part.
Et je vois pas en quoi ça allège le soucis de le décrire ainsi, et permet d'entuber quelqu'un - heu... en fait ça justement c'est pas pareil, "entuber" sans consentement.
Bref... Je vois bien que c'est un vrai problème, je l'ai dit au début de ma réponse, je dis juste que j'y vois une différence qualitative avec les autres cas.
Même si c'est pas un consentement "non-sexuel", comme l'indique le titre du fil, puisque dans le cas dont on discute (on discute, t'énerve pas... Oh, wait, on a dû dire ça à d'autres, "t'enerve pas"), procréation et sexe sont liés.

bidibidi
Je me demande d'ailleurs si tu réagirais de la même manière si j'étais une femme et que mon mec me poussait à me faire féconder ?

Oui, et pis encore, parce qu'il y aurait viol ET parentalité contrainte.
Maintenant, c'est pas si loin de choses qui ont pu arriver et arrivent encore, ça, hélas.

Message modifié par son auteur il y a 8 jours.

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Siestacorta

le mercredi 29 juillet 2020 à 00h31

alinea7
C'est pas un long fleuve tranquille, point.

Famille recomposée ou pas.

<3

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bidibidibidi

le mercredi 29 juillet 2020 à 09h27

Siestacorta
bidibidibidi
Le consentement commun, je trouve que c'est une notion qui permet trop facilement d'entuber l'autre.

Alors c'est pas encore vraiment une notion, hein, c'est une spéculation et une perception de ma part.

Ca m'a fait réagir car je trouve que ça ressemble aux arguments sortis pour justifier le devoir conjugal. Quand quelqu'un se met à considérer qu'il a droit de regard sur ton consentement, il y a un glissement dangereux à mes yeux.
Pour moi, il n'existe pas de notion de "consentement commun". Il y a deux consentements individuels. Ce qui n'exclut pas la discussion, bien entendu. Et parfois, la seule solution peut être la séparation quand la manière dont chacun veut vivre et les projets qu'ils veulent construire ne se rejoignent pas.

Siestacorta
Oui, et pis encore, parce qu'il y aurait viol ET parentalité contrainte.
Maintenant, c'est pas si loin de choses qui ont pu arriver et arrivent encore, ça, hélas.

Non non, j'ai pas parlé de viol. Juste du fait que le mec pousserait sa femme à avoir un enfant.
Mais bon, je suis pas sûr que le parallèle soit bon, il y a quand même d'autres différences à être mère et père.

Intermittent
De ce que je vois autour de moi, les femmes veulent souvent plus d'enfants que ne le souhaitent leurs compagnons, qui rechignent pour les mêmes raisons évoquées par Bidibidibidi.

Je trouve ça vraiment étrange. Surtout que ma compagne subit clairement la charge de travail et en souffre.

Intermittent
Je sens le politiquement correct dans cette phrase comme s'il n'était pas admissible d'avoir des réticences à élever des enfants qui ne sont pas les siens.

Comme je disais, ce serait une questions de conditions. Si par exemple l'enfant est orphelin du père, clairement, je ne me poserai pas de questions et l'élèverai. Maintenant, si le père est juste une grosse feignasse qui ne veut pas remplir son devoir parental, je peux avoir plus de réticences. J'ai trop entendu parler d'ex-conjoints qui pourrissaient la vie de leur ex et par ricochet celle de leur nouveau conjoint. J'ai pas envie de vivre ça.

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artichaut

le samedi 01 août 2020 à 18h02

Oups, j'ai pas trop suivi le déroulé de ce fil. II y aurait beaucoup de choses à dire. Je vais commencer par le commencement.

artichaut
je viens de découvrir :
Les Robinsonnes, téléfilm français réalisé par Laurent Dussaux, 2004 (dispo sur YT)
Le film contient une scène vers la fin de paternité imposée. Avec une résolution négociée.
Si vous voulez je raconte.

bidibidibidi
Je veux bien.

Ok.

Les Robinsonnes, téléfilm français de Laurent Dussaux, 2004
Synopsis : A la suite du naufrage du Pélican, au large de l'île de Sein, quatre femmes de marins se retrouvent veuves. Maryannick, Nadia, Cathy et Rozen refusent de quitter leur île et leur entreprise de bijoux en nacre. Elles passent une annonce pour faire venir des hommes du continent. Leur mission : remettre en état le chalutier et faire tourner la coopérative de pêche. Trois candidats sur quatre se présentent.
(voir le film)

Je préviens je vais tout spoiler.

Il y a donc un ballet amoureux pour savoir qui finira avec qui et que le happy end puisse finalement clôre l'histoire. Tout ça dans un contexte pas du tout poly et même très très monogame (une histoire avec l'un·e empêche forcément une histoire avec un·e autre, et implique forcément jalousie et rancoeur) mais j'ai trouvé le film assez touchant.

L'histoire de grossesse est entre Joseph et Rozen (à partir de 1h23 dans le film).
Joseph est déjà père d'un enfant (un bébé même, et il s'est fait largué par la mère). Rozen n'a pas d'enfant, tombe amoureux de Joseph et au bout d'un moment… arrête de prendre la pilule sans le lui dire, et… tombe enceinte (et veut garder l'enfant).
Joseph pète un câble, mais après âpre discussion et réflexions, il finit par accepter la situation… mais pose deux conditions :
- c'est lui décide du prénom du bébé
- il veut faire ça à l'ancienne, il veut un vrai mariage et tout et tout, et veut une réponse tout de suite

Ce que j'ai trouvé intéressant c'est que soit abordé un sujet dont on ne parle presque jamais (ni au cinéma, ni dans la vie) et d'une manière peu commune :
- la différence d'envie dans un couple sur la question d'avoir un enfant
- la possibilité pour la femme, vu que c'est généralement elle qui contrôle la contraception (aussi parce que les mecs ne prennent pas ça en charge), de faire un bébé contre la volonté du géniteur
- le fait, que oui, ça arrive +souvent qu'on ne croît
- le fait que ce soit assumé dans le film (elle reconnaît avoir arrêté la pilule, ne déguise pas ça en "accident")
- le fait que le conflit provoqué par la situation ne soit pas évacué
- le fait que la complexité du conflit soit amené : chacun·e à ses raisons (lui a déjà un bébé sur les bras, elle n'en peut plus de vivre dans la mémoire de la mort de son mari)
- le fait que le conflit ne soit pas juste ignoré (il se fait même chambrer par ses potes de s'être fait faire un bébé dans le dos)
- le fait au final qu'une solution soit proposée par le mec, pour éviter l'explosion, et accepter la situation, sans pour autant reconnaître qu'elle a eu raison de faire ça

Le film ne porte pas de jugement sur les personnages. Mais juste parle d'une situation qui, de fait, arrive dans la vie. Et propose des pistes (le cinéma sert aussi à ça) de résolution de conflits. Telle qu'on peut en trouver dans des dynamiques poly.

Ça parle au final peu de non-consentement. Comme si le destin des personnages primait sur les concepts théoriques.

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