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Dépassement du consentement non-sexuel

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artichaut

le samedi 01 août 2020 à 18h15

Il y a des gens qui fonctionnent avec des concepts, d'autres avec des actes.

Certains trouveront inacceptable qu'elle puisse lui faire un bébé dans le dos (en même temps elle en assume les possibles conséquences, à savoir se faire larguer par le géniteur et élever l'enfant toute seule), d'autres trouverons inacceptable les discussions sans fin, le fait que ce soit l'avis de celui qui ne veut pas qui prime, etc.

On ne trouvera, je pense, de solution toute faite, ni en concept, ni en acte, sur des questions aussi complexes, touchant autant au vécu des personnes qu'à des pulsions qui nous traversent et nous dépassent.

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bidibidibidi

le lundi 03 août 2020 à 14h42

artichaut
Certains trouveront inacceptable qu'elle puisse lui faire un bébé dans le dos (en même temps elle en assume les possibles conséquences, à savoir se faire larguer par le géniteur et élever l'enfant toute seule)

Lire ta parenthèse m'a fait littéralement froid dans le dos. Ta parenthèse nie la relation du père avec l'enfant à naître. Le père est relégué à un pur rôle de fournisseur de gamètes.
Ta parenthèse aurait du être : En même temps, elle en assume les possibles conséquences à savoir se faire larguer par le géniteur, élever l'enfant seule, se faire attaquer en justice pour la garde de l'enfant, avorter, etc...

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alinea7

le lundi 03 août 2020 à 15h31

bidibidibidi
Lire ta parenthèse m'a fait littéralement froid dans le dos. Ta parenthèse nie la relation du père avec l'enfant à naître. Le père est relégué à un pur rôle de fournisseur de gamètes.
Ta parenthèse aurait du être : En même temps, elle en assume les possibles conséquences à savoir se faire larguer par le géniteur, élever l'enfant seule, se faire attaquer en justice pour la garde de l'enfant, avorter, etc...

Je ne comprends, j'ai l'impression que je devrais mais je ne comprends pas. Tu es donc contre le don de gamètes ?
A te lire j'ai l'impression que tu revendiques d'avoir une relation éducative avec tous les enfants qui sont issus de tes gamètes, et en même temps tu ne veux pas qu'elles soient utilisées à ces fins.
Ce qui fait la parentalité, ce n'est pas la graine. Si ?

Je ne cautionne pas le vol de gamètes. Pour autant je ne comprends pas la possessivité qu'on peut avoir vis à vis d'elles. Ce qui fait l'enfant, c'est bien plus que deux gamètes qui se mélangent.

Dans un sens je te comprends : si j'apprenais que j'ai eu un enfant à mon insu, probablement que j'essaierais d'établir un contact (je n'en suis plus très sûre, dépendamment de l'âge j'attendrais peut-être la démarche de l'enfant). Dans le passé en revanche j'aurais réagi intensément, d'autant plus intensément que mon désir d'enfant n'était pas rassasié. Je n'aurais pas pu faire don de gamètes tant que je voulais moi-même encore des enfants, je créais spontanément un lien dans ma tête avec les enfants à naître. Actuellement je n'en souhaite plus et suis bien plus ouverte au don de gamètes ou même à la gestation pour autrui, ou encore à l'adoption. Je trouve ça beau de partager ce qu'on a à donner avec d'autres, sans s'approprier nécessairement le "résultat".

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bidibidibidi

le lundi 03 août 2020 à 15h59

alinea7
Je ne cautionne pas le vol de gamètes.

Vol de gamètes ?

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artichaut

le lundi 03 août 2020 à 16h39

bidibidibidi
Lire ta parenthèse m'a fait littéralement froid dans le dos. Ta parenthèse nie la relation du père avec l'enfant à naître. Le père est relégué à un pur rôle de fournisseur de gamètes.
Ta parenthèse aurait du être : En même temps, elle en assume les possibles conséquences à savoir se faire larguer par le géniteur, élever l'enfant seule, se faire attaquer en justice pour la garde de l'enfant, avorter, etc...

Avant je pensais comme toi, mais j'ai changé. Aujourd'hui je considère que ce qui est dans le corps d'une personne lui appartient. Donc la personne enceinte est pour moi, dans tous les cas, légitime à décider de garder l'enfant ou d'avorter. Et la personne qui a juste "donné des gamètes" n'a à la limite pas son mot à dire là-dessus.

Là où mon avis diverge encore de certaines de mes copines féministes c'est sur la responsabilité induite.

Pour moi, une personne qui décide seule de garder un enfant, s'engage de facto à la possibilité de l'élever seule. (Là où certaines de mes copines disent que le géniteur doit en assumer les conséquences sur le long terme, à savoir la paternité/parentalité même si la personne décide seule de garder l'enfant).

Par contre, si la décision se prend à deux (voire à + !) de garder l'enfant (ce qui me semble quand même préférable !) chacun·e porte alors la responsabilité de co-élever cet enfant, c'est à dire s'engage a-minima pour les 20 prochaines années (pas forcément de rester en couple, mais de faire ce qu'il y a à faire pour l'enfant).

Perso, vu les désaccords dans de multiples discussions que j'ai pu avoir sur le sujet, je fait en sorte de maîtriser moi-même ma contraception, pour éviter que des cas litigieux ou conflictuels puissent à nouveau se produire.

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Noe

le lundi 03 août 2020 à 20h27

Au 21 ème siècle, ca existe encore cela faire des enfants dans le dos?

Pardonnez cette question qui semble naïve. Pour autant il me semble que la responsabilité de faire l'amour sans moyen de contraception incombe aux deux adultes consentants.

Aucun ne peut ignorer qu'à partir du moment où il fera l'amour sans préservatif et sans contraceptif : il s'exposera à une grossesse désirée ou non, et/ou à des soucis de santé plus ou moins définitifs dans certains cas.

Donc le coup de l'enfant dans le dos est un concept pour moi d'un autre âge, qui a la dent dure.

Quand au poker ton adversaire fait "all in" tu n'es pas obligé de suivre, tu peux te retirer du jeu. Si tu le suis et perds, tu ne l'accuses pas d'avoir triché.

Message modifié par son auteur il y a 2 jours.

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Intermittent

le lundi 03 août 2020 à 22h59

C'est pas un long fleuve tranquille, point. Famille recomposée ou pas

D'expérience personnelle, de ce que je vois autour de moi et de ce que je lis, je considère que c'est nettement plus difficile en famille recomposée.

Et j'ai des amis proches avec chacun des enfants qui bien qu'en couple officiel, ont préféré vivre chacun chez soin une semaine sur deux quand ils avaient leurs enfants parce que ça générait trop de conflits, sur les divergences éducatives et sur les rapports entre les enfants.

Déjà que dans un couple avec ses propres enfants, c'est un sujet de conflit ....

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alinea7

le mardi 04 août 2020 à 08h12

bidibidibidi
Vol de gamètes ?

Obtention de gamètes sans le consentement du géniteur.

artichaut
Pour moi, une personne qui décide seule de garder un enfant, s'engage de facto à la possibilité de l'élever seule. (Là où certaines de mes copines disent que le géniteur doit en assumer les conséquences sur le long terme, à savoir la paternité/parentalité même si la personne décide seule de garder l'enfant).

Faire un enfant dans le dos et imposer une implication au géniteur, je trouve ça abusif et immoral. Mais je comprends que ce soit légal.

Les surprises arrivent encore de nos jours. Encore de nos jours il y a un jugement moral qui pèse sur le fait d'avorter ou de mettre son enfant à l'adoption (et bien davantage pour les mères), il n'y a qu'à voir les étapes de réflexion imposées pour avorter. Et donc dans ce contexte je ne trouve pas anormal que le géniteur puisse être forcé de s'impliquer aussi. Ce n'est pas parce que pour lui il n'y a pas de pression morale et que le rejet du fœtus est facile, qu'il peut décider que la mère "n'avait qu'à" faire pareil. Je trouve très bien que pour une fois on montre un peu aux hommes qu'il n'est pas acceptable d'agir de façon inconséquente et traiter la question de tuer l'enfant à naître négligemment, et que "compatir" est la façon humaine de se comporter.
En pratique, bonne chance à l'enfant qui arriver et grandit dans un tel contexte.

En tout cas, par conséquent la loi ne peut pas se permettre de faire la différence entre faire un enfant dans le dos et une surprise dont on demande au géniteur d'assumer sa part de responsabilité si la mère ne se sent pas capable ou ne peut plus avorter. Certes, que la femme trouve immoral d'avorter, ce n'est pas de la responsabilité du gars. Mais il est responsable de la fécondation (et le fait que la femme soit aussi responsable ne diminue pas la responsabilité du père).
En tout cas je vois où ça coince avec tes copines féministes.

Et c'est un autre sujet mais j'ai l'impression que c'est relié à la gestion des relations, au fait de "prendre soin de". Traditionnellement bien plus pour les femmes que pour les hommes.

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bidibidibidi

le mardi 04 août 2020 à 09h23

Noe
Au 21 ème siècle, ca existe encore cela faire des enfants dans le dos?

La pilule reste un des moyens de contraception les plus utilisés.
Et tous les moyens de contraception ont des chances d'échec (mon ex belle soeur en a fait les frais avec un stérilet en cuivre). Donc il est aussi possible d'avoir une grossesse non désirée tout en prenant ses précautions.

Sinon, j'évite de répondre. J'avoue, si ça m'arrivait, je pense que je le vivrais très mal. Donc je me sens pas en phase pour discuter de "vol de gamètes".

Message modifié par son auteur il y a 2 jours.

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Noe

le mardi 04 août 2020 à 15h01

Bidi, ce que j'essaie d'exprimer maladroitement c'est que hormis dans le cas de l'accident, je n'aime pas l'expression "enfant dans le dos", parce que cette expression stigmatise la femme, donne d'elle une image peu flatteuse, comme si l'homme n'était qu'une pauvre victime.

Alinea7 tu as résumé le fond de ma pensée. <3

Je reste sceptique quant au vol... j'ai du mal à comprendre le concept et j'avoue que cela me met tout aussi mal à l'aise.

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bidibidibidi

le mardi 04 août 2020 à 16h09

Noe
Bidi, ce que j'essaie d'exprimer maladroitement c'est que hormis dans le cas de l'accident, je n'aime pas l'expression "enfant dans le dos", parce que cette expression stigmatise la femme, donne d'elle une image peu flatteuse, comme si l'homme n'était qu'une pauvre victime.

Oui, il y a pas mal de cas différents autour des grossesses involontaires notamment :
- Grossesse involontaire mais l'un veut le garder et pas l'autre.
- Grossesse inconsciemment volontaire (dur de lutter contre son inconscient).
- Grossesse volontaire avec manipulation du partenaire pour arriver à ses fins.

Mais bon, on dérive. Dans ce sujet, je parlais de la notion de consentement autour de la procréation. Je parlais même pas de grossesses involontaires (même si quand elle est volontairement involontaire, ça rentre dans le sujet).

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