Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Quels mots pour se déclarer poly ?

#
Profil

Siestacorta

le samedi 01 août 2009 à 21h44

MetaZet
J'ai fait un rêve... où les gens seront tellement ouverts à l'idée du polyamour que ce sont les monogames qui devront faire leur coming out, genre : "euh, tu sais, je voulais te dire, ça me gène un peu de te l'annoncer de but en blanc... mais, euh, voilà, en fait, je suis monogame" :-)

Oh yeah... ça c'est une idée qui me fait sourire aussi !

#
Profil

LuLutine

le samedi 01 août 2009 à 22h45

Ca me fait penser à monogamie.info....Bohwaz a acheté le ndd je crois ;)

#

(compte clôturé)

le samedi 01 août 2009 à 23h30

MetaZet
J'ai fait un rêve... où les gens seront tellement ouverts à l'idée du polyamour que ce sont les monogames qui devront faire leur coming out, genre : "euh, tu sais, je voulais te dire, ça me gène un peu de te l'annoncer de but en blanc... mais, euh, voilà, en fait, je suis monogame" :-)

Ce serait dommage de brimer la liberté des autres en gagnant la nôtre...

Après le droit à la différence, vive le droit à l'indifférence!

#
Profil

Anarchamory

le dimanche 02 août 2009 à 11h33

Clementine
Ce serait dommage de brimer la liberté des autres en gagnant la nôtre...

Après le droit à la différence, vive le droit à l'indifférence!

Certes, mais la différence c'est que le polyamour, en tant que philosophie, ne brime la liberté de personne : si un polyamoureux a un partenaire qui n'aime qu'une personne (donc le polyamoureux en question), on ne va pas le forcer à entretenir une relation "amoureuse" avec une 2ème en plus, ça n'aurait de toute façon pas de sens...

Tandis que la monogamie, en tant que philosophie, brime la liberté des polyamoureux : si un monogame a un partenaire polyamoureux, généralement, il ne supportera pas de se contenter d'être monogame pour lui-même, il imposera au polyamoureux de l'être également, et donc de ravaler ses élans d'amour pour d'autres personnes éventuelles. Les monogames, bien souvent, aiment la frustration... :-(

#
Profil

Clown_Triste

le dimanche 02 août 2009 à 11h57

Les monogames, bien souvent, aiment la frustration... :-(

Certains monogames peuvent aimer la frustration, mais je doute que ce soit la majorité.
A mon avis, les monogames ont surtout peur de souffrir, et préfèrent la stabilité et le contrôle des risques plutôt que de mener une vie d'impermanence. Sans forcément partager cette opinion, on peut la comprendre, je crois.

D'autre part, je pense que pour beaucoup de gens la monogamie est une manière d'agir en adulte : on ne peut pas tout avoir, on fait un choix et on s'y tient (cette notion "d'engagement" qui ferait si peur aux hommes ;-).

Dans le regard de beaucoup, le polyamoureux est une personne qui se comporte en grand gamin : "je veux tout, en même temps, sans avoir à faire de choix."

D'ailleurs, je m'interroge souvent sur cette notion de maturité / sagesse qui voudrait que "savoir faire le deuil d'une chose que l'on désire pour le bien d'un choix que l'on a fait par le passé" soit une preuve du passage à l'âge adulte...

C.T.

#

(compte clôturé)

le dimanche 02 août 2009 à 12h18

MetaZet
Certes, mais la différence c'est que le polyamour, en tant que philosophie, ne brime la liberté de personne : si un polyamoureux a un partenaire qui n'aime qu'une personne (donc le polyamoureux en question), on ne va pas le forcer à entretenir une relation "amoureuse" avec une 2ème en plus, ça n'aurait de toute façon pas de sens... Tandis que la monogamie, en tant que philosophie, brime la liberté des polyamoureux : si un monogame a un partenaire polyamoureux, généralement, il ne supportera pas de se contenter d'être monogame pour lui-même, il imposera au polyamoureux de l'être également, et donc de ravaler ses élans d'amour pour d'autres personnes éventuelles. Les monogames, bien souvent, aiment la frustration... :-(

Mmmhhh, bon j'adhère pas tout-à-fait...

On a déjà eu des discussions ici, sur l'éthique douteuse de vouloir renverser la situation.

Et puis, je vois le mono et le polyamour non pas comme des philosophies vraiment, mais des reflets des besoins de cohésion de la société (avec profils divers selon la culture ambiante), besoins qui changent visiblement:

si le monoamour est le reflet de la monogamie, mais en est aussi un simple avatar évolutif, qui démontre que les liens du mariage sont caducs de certains points de vue...

... alors le polyamour est le résultat de cette évolution, poussée un pas plus loin. De plus, on remet l'amour à sa juste place, sans le mélanger avec d'autres besoins, en attendant de faire la différence entre le besoin (dépendance) et l'envie (je comble mes besoins moi-même et je vais vers un autre parce que je le désire).

Je dirais même plus: ça pourrait être un moyen de se confronter à des sentiments (jalousie, culpabilité et Cie) dont je me demande s'ils n'ont pas été développés et inculqués pour protéger le modèle - mais qui en même temps sont de mauvaise réputation (cherchez l'erreur: excellent moyen pour maintenir une situation de pouvoir, ce genre de double-message).

Donc, carrément un moyen de développer sa spiritualité, en travaillant sur ces sentiments.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

#

(compte clôturé)

le dimanche 02 août 2009 à 12h29

Clown_Triste
A mon avis, les monogames ont surtout peur de souffrir, et préfèrent la stabilité et le contrôle des risques plutôt que de mener une vie d'impermanence.

C'est vrai, se confronter à ses peurs, c'est toute une histoire de vie, c'est un choix, aussi.

D'autre part, je pense que pour beaucoup de gens la monogamie est une manière d'agir en adulte : on ne peut pas tout avoir, on fait un choix et on s'y tient (cette notion "d'engagement" qui ferait si peur aux hommes ;-). Dans le regard de beaucoup, le polyamoureux est une personne qui se comporte en grand gamin : "je veux tout, en même temps, sans avoir à faire de choix." D'ailleurs, je m'interroge souvent sur cette notion de maturité / sagesse qui voudrait que "savoir faire le deuil d'une chose que l'on désire pour le bien d'un choix que l'on a fait par le passé" soit une preuve du passage à l'âge adulte... C.T.

Ca, ça me parle: rencontrer la communauté poly m'a libérée, dans le sens que je m'évertuais jusque là à combattre ma nature profonde, pensant qu'elle était perverse.

Or quand je suis tombée sur certains textes, qui parlaient du PA comme d'un chemin encore plus difficile que le monoamour, ça m'a donné l'impression de la pièce restée coincée dans le distributeur de BC/ PdA (Bonne Conscience et Paix de l'Ame) qui tombe enfin où elle était censée arriver: kling-klong-klong. Et que moi je pouvais enfin accéder au sandwich multigoûtu qu'on m'avait fait miroiter! (Comme quoi, être "comme ça", c'était normal, à défaut d'être dans la norme).

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

#
Profil

LuLutine

le dimanche 02 août 2009 à 14h02

Clown_Triste
A mon avis, les monogames ont surtout peur de souffrir, et préfèrent la stabilité et le contrôle des risques plutôt que de mener une vie d'impermanence.

Ce qui permet aisément de leur démontrer (comme l'évoque aussi Clémentine) que contrairement à ce que certains nous rétorquent, le choix du polyamour n'est pas un choix de facilité !
Et que dans bien des cas c'est plutôt leur choix monogame qui est la solution la plus facile, parce que la plus sécurisante, la plus tranquillisante, etc.

En ce qui concerne la stabilité citée plus haut, je voudrais quand même préciser que ce n'est pas parce qu'on est polyamoureux qu'on n'est pas stable (ça c'est une idée de certains monogames !).
Je pense qu'être stable c'est être stable soi-même. Et si l'on prend en compte le fait qu'un polyamoureux garde souvent ses relations plus longtemps (voire toute sa vie), contrairement aux monogames qui détruisent tout pour reconstruire ailleurs, qui est le plus stable ??
Il y a plein de monogames en série très instables. D'ailleurs à ce régime-là, est-ce qu'il ne vaut pas mieux être polyamoureux ;) ?

En conclusion je crois qu'il n'y a pas un modèle plus stable que l'autre. Je crois que certaines personnes sont plus stables que d'autres, et que ça ne dépend pas du modèle qu'elles ont choisi. Bien sûr ce n'est pas parce qu'on est instable qu'on va le rester. La stabilité, je pense que ça s'acquiert.

#
Profil

Siestacorta

le dimanche 02 août 2009 à 23h49

Clown_Triste


Dans le regard de beaucoup, le polyamoureux est une personne qui se comporte en grand gamin : "je veux tout, en même temps, sans avoir à faire de choix."

Pour être parfaitement honnête avec moi-même, ça joue un peu dans mes choix. Ca fait partie de mes mauvaises raisons subjectives. Avec l'envie aussi d'avoir plus de choix devant que derrière moi...
C'est pas très malin, mais... c'est curieusement romantique, non, de pas être malin sur ce point ?

Clémentine

Or quand je suis tombée sur certains textes, qui parlaient du PA comme d'un chemin encore plus difficile que le monoamour, ça m'a donné l'impression de la pièce restée coincée dans le distributeur de BC/ PdA (Bonne Conscience et Paix de l'Ame)

Peut-être un petit reste d'éducation chrétienne : si j'en bave pour l'avoir, j'ai droit ?

#

(compte clôturé)

le lundi 03 août 2009 à 08h22

Ouais mais bon Siesta, tu te fustiges, non... Quand tu dis ça, j'entends "Je suis un naïf".

Well, je ne vois pas où est le "mauvais" et le "subjectif" de la raison "je rêve d'avoir le plus possible, en même temps, et le choix n'a pas de raison d'être".
C'est juste réaliste!

On n'a pas de raison à donner, mais une raison à se faire peut-être! qu'on est comme ça. Tout comme on n'a pas à donner d'excuses, car ça c'est le signe qu'on se sent coupable.

On a le droit de rester de grands enfants, à certains endroits de soi, aussi. Sinon, la vie serait si adulte, si aboutie qu'on serait accompli et sans but...
Quand je vois le toboggan géant rouge à trois bosses de la galerie de cinémas de ma ville, je ne vois pas en quel honneur je ne pourrais pas m'offrir une glissade, ranafout des 250 personnes autour... (bon, je me suis éclaté le coccyx en bas, mais je ne regrette rien, non, rien de rien - comment j'aurais su ce que ça faisait, de pousser des petits cris de ravissement à chaque fois que je décollais d'une bosse?). Bilan: fissure / 3 mois de mal au popotin, et d'ostéo ensuite / quelques boîtes de calmants et d'anti-inflammatoires / et un solide fou-rire quand même malgré tout. Et le souvenir de ma pote Annette penchée sur moi qui faisais l'étoile sur le tapis de réception, souffle coupé... "Ca va Clém'? Ca va? Hé, ça va? Clém'? Réponds, merde?".

Siesta, on se fabrique des souvenirs pour toute la vie, tu sais bien.

Quant à Baver pour avoir Bonne conscience et Paix de l'Ame? Ouais, il semble qu'il faille en passer par là pour beaucoup... larguer la culpabilité donne des ailes, ça vaut le coup
Mais te déshydrate pas, hein, pense à boire beaucoup. Boire quoi? Moi, comme au hammam, je me shoote au thé glacé citron/eau de rose. Par exemple. :-)

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

#
Profil

Siestacorta

le lundi 03 août 2009 à 13h28

Oh mais...
Ce n'est pas parce que je peux nommer mes mauvaises raisons, mes défauts, qu'il n'y a pas de bons côtés qui correspondent.
Je pense qu'effectivement j'ai un côté immature à "tout vouloir", que c'est une immaturité assez formée par une société de consommation. Mais... Je crois aussi que ne pas être adulte et mature, c'est être un peu plus vivant, un peu meilleur.

(grosse digression hors-sujet)

Vaneigem en parle d'ailleurs souvent, notemment dans "nous qui désirons sans fin" : on nous éduque à désirer tout, on nous implante de faux désirs. Mais la course en avant de l'entretien de ces désirs va trop vite, se dévore elle-même (c'est un des principes d'une société capitaliste, je crois). Et nous devenons une foule sentimentale plus exigeante. Pas mieux éduquée (loin de là), mais finalement aboutissant à des demandes de plus en plus "épanouissante". On veut que notre bonheur s'achète ?
Bien. Je veux du bio, de l'ethiquable, des préservatifs dans les rayons des supérettes. Une part du marché touche à l'essentiel, l'essentiel finira par nous toucher de nouveau.

Bon, la limite que je vois là tout de suite à mon raisonnement, c'est la vie en simulation 3D, avec combinaison à sensations et tout.
Cacommence avec les consoles à mouvements, et les manettes qui vibrent pendant le jeu. On prend l'habitude.
Quand plonger physiquement dans un monde virtuel sera possible, la "falsification" du désir, la perferction du simulacre sera bien pérenne. J'avoue que même moi, j'en ai envie ! Les romans de SF parlent tous de ça, de logiciels qui simulent le sexe avec... qui/ce qu'on veut.

D'un autre côté... un peu comme internet change les moeurs, et la vie politique
(tout le monde est son prorpre paparazzi, les egos gonflent... le désir aussi, et tout le monde est un peu journaliste. Ca fait un pas un métajournal de qualité, ni particulièrement vérifiable mais le jour où il se passe vraiment quelque chose, mettons une contestation démocratique en Iran, l'info passe)
>comme internet change les moeurs et la politique, les simulacres et les virtuels ne grandiront pas en vase clos, et nous aboutirons peut-être à des bienfaits dans la vie du hors des mondes-mirroirs.
La vie déborde toujours les mauvaises rives, quoi.

Quidoncatoutsuivi ?

#

(compte clôturé)

le lundi 03 août 2009 à 13h50

Moué, mais allô la Terre...

Un peu abusé des consoles ces derniers temps? :-) :-) :-)

Je me raccroche à ce que je peux: faire la part des désirs personnels et des désirs "implantés", ça te cause, comme démarche?

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

#
Profil

Siestacorta

le lundi 03 août 2009 à 14h18

nan, moi je fais dans le post-modernisme bien roots, je mélange tout et je prend au premier degré jusqu'à ce que je sache ce que je veux.

(mais franchement, je plane pas si haut, c'est une tambouille de Baudrillard/Debord/Vaneigem/ William Gibson avec des fraises tagada, si c'est pas pertinent ça fait forcément plaisir, na.)

#
Profil

K-roll

le lundi 03 août 2009 à 14h31

Pour moi, c'est un moteur magnifique de vouloir (ou désirer ?) plein de choses, et ce d'autant plus que je sais pertinemment que je ne les aurai pas toutes. Tout en restant bien sûr dans le respect des autres ...

Quant à se déclarer PA, j'utilise une méthode différente en fonction de la personne en face de moi.
Soit j'explique ma philosophie dès le début. C'est plus facile si la personne connaît déjà une des autres "relations". Une autre possibilité est d'offrir un bouquin et le dédicaçant de façon humoristique mais non équivoque, à moins de "brancher" la personne sur les sites PA français et/ou belge.

Pour les ami(e)s, c'est plus facile. Les fidèles au poste, présents depuis de nombreuses années, ne jugent pas. Ils comprennent également que, tout en étant très fidèle en amitié, j'ai plus d'un ami. Pourquoi n'en serait-il pas de même pour les amants ? Pourquoi un ami ne pourrait-il devenir amant et vice-versa, selon les envies de chacun et sans que cela nuise à la relation entre les personnes ?

J'ai été (presque) monogame pendant des années. Tous mes "ex", sauf exception qui confirme la règle, sont, à présent, des amis très précieux, car me connaissant bien. Il eut été dommage pour nous de perdre par dépit ou par jalousie ce que nous avions construit patiemment.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

#

(compte clôturé)

le lundi 03 août 2009 à 15h22

Siestacorta
nan, moi je fais dans le post-modernisme bien roots, je mélange tout et je prend au premier degré jusqu'à ce que je sache ce que je veux.

(mais franchement, je plane pas si haut, c'est une tambouille de Baudrillard/Debord/Vaneigem/ William Gibson avec des fraises tagada, si c'est pas pertinent ça fait forcément plaisir, na.)

J'prends juste les fraises Tagada (je t'en échange contre des langues de chats sucrées/acides, t'es dak?) - pour le reste, je nage en plein dans le théâtre contemporain. Parfois légèrement indigeste.

#
Profil

K-roll

le lundi 03 août 2009 à 15h40

Clementine
J'prends juste les fraises Tagada (je t'en échange contre des langues de chats sucrées/acides, t'es dak?) - pour le reste, je nage en plein dans le théâtre contemporain. Parfois légèrement indigeste.

J'en ai les papilles qui frémissent ... Tu n'aurais pas un bon morceau de fromage ou du chocolat ???
Le théâtre contemporain, c'est toujours mieux que la tragédie grecque ou la comedia dellarte... ;o)))

#

(compte clôturé)

le lundi 03 août 2009 à 17h27

De l'Etivaz, bien corsé... ou alors un Appenzell qui pue vraiment des pieds, que du bonheur!

Pour le chocolat, je trippe sur les Leonidas, alors retour chez toi!

Quand on me dit comedia dell'arte, je pense à I Colombaioni, des clowns contemporains de mon enfance. J'pense pas que personne ici ait connu ce duo merveilleux...

#
Profil

tentacara

le dimanche 11 octobre 2009 à 14h07

Lulutine, ta question, je me la posais justement ces derniers jours. J'ai deux amoureux qui le vivent bien, mais j'ai rencontré dernièrement un garçon dont j'ignore encore sa "position" sur le sujet.
Lors d'une récente conversation, je lui ai appris l'existence de mon blog (dans lequel j'ai posté il y a quelques semaines l'article sur les poly hippies US et ma vision de l'amour).
Il l'a lu ce matin et m'a appelé dans la foulée pour me dire : "BRAVO"!!
Apparemment, c'est une question qu'il s'est déjà posée et quoiqu'il n'ait pas franchi le pas dans sa vie, il semble heureux pour moi que je l'aie fait.
Il est impatient qu'on en discute de vive voix, et peut-être même que la révélation l'aura convaincu que cette histoire est possible.
Les mots pour le dire finalement sont peut-être écrits...

#
Profil

Cendre

le jeudi 21 février 2013 à 14h26

Ce qui est bien, c'est qu'avec ce forum, c'est que j'ai de quoi assouvir une dose certaine de boulimie. Même si en ce moment, elle se double d'un désir d'expression qui rend mon activité visible (légère dérive exhibitionniste ?).
Donc, je prend plaisir à lire ces vieux post et à noter ce qui m'a frappé :

Lulutine
POLYAMOUREUX/POLYAMOUR
En plus du fait que la plupart des gens ne connaissent pas le mot, je trouve que ça fait un peu "Ecoute, en fait, je suis un(e) extraterrestre..."

C'est peut être que le post date de 2009, mais je suis tombée sur au moins une personne qui connaissait le mot avant que je ne lui dise.
Et puis, je SUIS une extraterrestre, je le sais depuis longtemps...

Lulutine
Autre approche peut-être : évoquer nos autres relations ("Je suis allée au ciné avec A voir tel film, j'ai dîné avec B l'autre soir..."), mais sans préciser la nature de ces relations.

C'est ma technique ancestrale, d'autant plus que je fonctionne en relation primaire : je drague en parlant à tout bout de champs de mon "officiel". Au moins, celui qui s'avance sait où il met les pieds !
Bon ça règle pas le problème dans l'autre sens, à savoir, quand par miracle y'en a un qui vient, comment prévenir "l'officiel"...
C'est comme ça que je suis arrivée ici d'ailleurs.

Titane
Car finalement le sol qui se dérobe n'est autre que le dé tricotage de nos illusions, projections et de nos peurs... ainsi ce n'est pas une chute, mais on flotte comme une bulle... non pas pleine de vide, mais pleine de possibles !

Puisse mon mari flotter aussi bien (!)

Clown Triste
D'autre part, je pense que pour beaucoup de gens la monogamie est une manière d'agir en adulte : on ne peut pas tout avoir, on fait un choix et on s'y tient.

Dans le regard de beaucoup, le polyamoureux est une personne qui se comporte en grand gamin : "je veux tout, en même temps, sans avoir à faire de choix."

D'ailleurs, je m'interroge souvent sur cette notion de maturité / sagesse qui voudrait que "savoir faire le deuil d'une chose que l'on désire pour le bien d'un choix que l'on a fait par le passé" soit une preuve du passage à l'âge adulte...

J'en suis exactement là. Merci pour vos arguments aux uns et aux autres.

Lulutine
Il y a plein de monogames en série très instables. D'ailleurs à ce régime-là, est-ce qu'il ne vaut pas mieux être polyamoureux ;) ?

Je pense qu'il y a aussi des monogames "permanent", qui sont très heureux du compagnon qu'ils se sont trouvé et ne cherchent pas, ni à en changer, ni à en trouver d'autres. Je pense que mon mari aurait pu en faire un bel échantillon, si je n'avais pas secoué tout ça (enfin, on saura jamais ! )

Siestacorta
Peut-être un petit reste d'éducation chrétienne : si j'en bave pour l'avoir, j'ai droit ?

Aucun doute, ce type d'argument a beaucoup plus de poids chez moi que je ne voudrais l'admettre...

Siestacorta
Quidoncatoutsuivi ?

J'ai droit de dire que j'adore ta façon de t'exprimer ? Aujourd'hui comme il y a trois ans et demi ?

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

#
Profil

bouquetfleuri

le jeudi 21 février 2013 à 16h07

J'adore ce fil, il sera toujours d'actualité...

Ma contribution aussi d'ailleurs.
Les mots sont assez simples pour moi dans la mesure ou une relation amoureuse n'est possible qu'avec une personne qui me connaît un peu, donc qui sait que je suis marié, ou que je connaissais auparavant d'autres personnes.
Je n'ai jamais joué au célibataire qui attendait de rencontrer enfin la bonne personne, l'unique.
Et quand la discussion d'approche en vient sur le point précis de mon environnement amoureux, je dis toujours que c'est une chance, et que c'est ce qui permet de nous connaître. Si j'étais coincé dans une relation exclusive, ce qui nous arrive ne serait même pas du rêve, à peine un fantasme sordide.

Mais dire la réalité des choses n'enlève pas une once des difficultés qui se présentent à ce moment-là, si la personne n'a pas la même optique.
Je me rappellerai longtemps la réplique d'une femme que j'ai aimée : "ce n'est pas poli de dire ça la première fois !" Notre relation a duré six mois, c'était une belle histoire et je l'aime toujours. Mais bon, c'est impossible pour elle.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion