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Polyamour et secret

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(compte clôturé)

le dimanche 10 mai 2009 à 22h22

Mmmmmhhh... avoir des demandes, c'est normal. Se rendre compte qu'elles s'adressent, comme certaines factures, à des débiteurs distincts de l'amoureu(x)se... c'est mieux.

Névrose avouée est à moitié soignée :-))

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LuLutine

le dimanche 10 mai 2009 à 22h30

Et à qui elles s'adressent ces demandes ?

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(compte clôturé)

le dimanche 10 mai 2009 à 22h46

Au partenaire, au conjoint...

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Profil

LuLutine

le dimanche 10 mai 2009 à 22h58

Ben alors c'est pas un débiteur distinct de l'amoureux(se)...(pas compris)

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(compte clôturé)

le dimanche 10 mai 2009 à 23h02

Oui, c'est juste, c'est moi qui ai mal lu ta question.

Ca s'adresse aux parents, aux relations précédentes, aux cadavres-dans-les -placards de la famille...

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LuLutine

le lundi 11 mai 2009 à 00h10

Parfois oui....mais peut-être pas toujours ?

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(compte clôturé)

le lundi 11 mai 2009 à 00h46

T'as quoi en tête?

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LuLutine

le lundi 11 mai 2009 à 00h49

Rien de spécial...juste que c'est pas forcément toujours le cas...(?)

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titane

le lundi 11 mai 2009 à 09h07

Nous ne sommes pas Dieu, certes... personne ne l'est car il est tout ou alors nous le sommes tous ! Prendre conscience que nos demandent peuvent enfermer et nous enfermer est déjà l'ombre de Dieu... si Dieu est ce qui aime en moi et qui libère (moi et l'autre)... donc oui nous pouvons repousser nos limites et mêmes devenir "illimité"... certains "illuminés" sont devenu "illimité" dans leur façon d'aimer et nous ont montré qu'il existe une autre façon d'aimer...

C'est "illuminés", parfois par intermittence, sont tout autour de nous... il nous est arrivé d'être témoin d'un instant d'amour désintéressé, gratuit, libre et spontané: un geste, un sourire... Il nous est également arrivé de vivre des instants d'éternité où l'on sest senti totalement présent dans justement ce "présent perpétuel" ou cette éternité (hors du temps)...

Pour la fission est justement cet amour désintéressé... celui qui est "à perte" avec cette confiance et qui se propage au delà de nos sphères affectives propres...

Sinon cela reste un partenariat... une solidarité et non de la générosité... solidarité = un partenariat entre deux égoïsmes... comme disait Mme de Staël, je crois...

Je n'ai rien contre la solidarité bien évidemment... mais ce n'est pas l'apanage de l'amour...

Je suis d'accord avec l'équation 1+1>2... il y a d'abord 3 = moi, toi et nous... ce qui permet de ne pas fusionner mais de s'offrir un espace d'intimité partagé dans lequel on accueille l'autre sans que cela devienne un droit !... ni une obligation...

puis il y a 1+1 = n.... où l'amour se nourrit de lui-même et irradie tout autour de nous sous toutes ses formes, comme ça, gratuitement... à perte... pour le plaisir... sans savoir...

non ?

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(compte clôturé)

le lundi 11 mai 2009 à 09h44

Je prends! Et là, ce n'est plus de la solidarité, mais du réseautage.

En résumé: quelqu'un me donne de l'amour, je peux redonner, mais pas forcément à cette personne. Plus loin, à quelqu'un d'autre. Ca c'est l'idée de base.

L'extension de l'idée: si de l'amour me nourrit, je peux en redonner plus que ce que j'ai reçu, parce que ce n'est pas un service rendu, c'est un plaisir et une source d'épanouissement. Je donne donc à qui m'a donné, et à quelqu'un d'autre en plus, sans rien attendre en retour.

En plus, il y a des tas de circonstances où on le fait sans s'en rendre compte, dans la vie de tous les jours. A commencer par irradier quand on se sent bien. OK, on peut aussi irradier de mauvaise humeur... ça arrive.

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titane

le lundi 11 mai 2009 à 09h49

exactement... et c'est si bon d'en prendre conscience... donner "à perte"... sans savoir...

Mais j'aimerais revenir sur le ressenti et le jugement..

Nous échangeons beaucoup d’informations mais nous exprimons peu des choses intimes ou vraies, sans être parasités par nos peurs, nos habitudes, nos clichés, de nos conditionnements et de nos vieux réflexes.

Or nous recherchons tous des relations vraies entre personnes libres et responsables.

Nous ne connaissons pas le vocabulaire de notre vie intérieure. Nous avons fondamentalement besoin de nous trouver nous, de nous ancrer solidement en nous même, de ressentir de l’intérieur que c’est nous qui parlons, nous qui décidons et non nos habitudes, nos conditionnements, nos peurs du regard de l’autre…

Cependant, nous pratiquons une logique d’exclusion et de division basée sur « ou » ou sur « soit ». Nous jouons à « qui a tord, qui a raison ? », jeu tragique qui stigmatise tout ce qui nous divise plutôt que de valoriser tout ce qui nous rassemble.

Etre proche des autres sans cesser d’être proche de nous-mêmes… en récupérant la responsabilité de ce que nous ressentons.

On nous dit qu’être adulte c’est ce couper le plus possible de ses émotions… alors que nos émotions nous renseignent sur nous-mêmes en nous invitant à identifier nos envies… Mais être vraiment soi-même c’est souvent risquer de perdre l’amour des autres.

Le pouvoir d’action est lié à la conscience et à la faculté de nommer et de différencier les éléments… d’acquérir le bon vocabulaire…afin de clarifier nos envies. Etant conscient de nos envies, nous nous éveillons à la possibilité d’une solution.

Sans conscience de nos envies :
• nous avons de la peine à faire des choix
• nous dépendons du regard de l’autre
• nous sommes le jouet de dépendances diverses ou d’instructions formelles
• nous sommes sujets au processus de violence par agression ou projection ou par autorité ou au renoncement ou à notre propre violence

Nous sommes piégés dans une pensée binaire, ne sachant pas comment être à l’écoute des envies de l’autre sans cesser d’être à l’écoute de nos propres envies, ni comment être à l’écoute de nos envies sans cesser d’être à l’écoute de celles de l’autre, souvent pour nous protéger nous interrompons la relation nous coupons l’écoute de l’autre.
En identifiant nos envies nous nous donnons de la liberté, un espace de rencontre et de créativité.

Il est souvent difficile de constater paisiblement, avec estime et bienveillance, que nous ne sommes pas d’accord. La différence et donc le désaccord sont fréquemment perçus comme une menace.

Pourquoi y aurait-il opposition entre le soin que nous prenons des autres et celui que nous prenons de nous-mêmes ?

Il faut distinguer le fait de prendre soin et celui de prendre en charge…

PS... Attention !! j'utilise le ENVIE et non BESOIN... très important pour moi...

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titane

le lundi 11 mai 2009 à 09h50

Il faut apprendre à distinguer l’observation d’un fait de son interprétation, différencier le fait tel qu’il est de l’émotion qu’il suscite en nous. Observer sans juger, sans interpréter.

Reconnaître, accueillir, donner la place, aimer pour ce que l’autre est, pas pour ce qu’il fait, et le respecter.

Dans notre quête souvent désespérée de l’approbation de l’autre, nous avons tendance, en cas de divergence, à tenter de rétablir d’urgence l’unanimité soit par l’argumentation, soit par le contrôle ou encore par la soumission.

Lorsque je juge je ne m’interroge ni sur moi-même ni sur l’autre.

Accueillir la réalité telle qu’elle est et toujours en devenir et non telle que je crains qu’elle soit ou que je crois qu’elle est.

Comment savoir si c’est un malheur ou un bonheur ? Nous ne connaissons qu’un fragment de l’histoire.
Comment savoir si c’est une chance ou une malchance ? Ce n’est qu’un épisode.
La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l’avenir.

Il faut distinguer nos sentiments vrais de nos sentiments comprenant une interprétation ou un jugement.

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titane

le lundi 11 mai 2009 à 09h55

Ce sont des "notes de lectures"... je ne suis pas aussi "sage et savant" que ça

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(compte clôturé)

le lundi 11 mai 2009 à 10h40

Bien dit... maintenant, je privilégie le travail de terrain :-)). C'est pour ça que je suis souvent aussi ch..., en me préoccupant beaucoup de la formulation dans tout ce qui se dit.

Affirmer sa propre vérité, c'est une chose. Le faire dans des termes qui sont clairement non-agressants à nos propres yeux, c'est déjà pas de la balle. Mais alors, pour être sûr que ce soit pris comme tel, là... si c'est pour partir dans des explications interminables sur "j'ai pas dit que, mais que", et ceci et cela, on arrive vite à un impressionnant volume d'échanges genre "queue de comète", ça fuse, ça éblouit, et ça poudrauzieux. On voit plus la question de départ!

Bref: la règle est à la vie en société ce que le parent est à l'enfant: un tuteur externe jusqu'à ce que certaines limites soient intégrées. Ensuite... si ça permet de vivre à peu près en paix avec ses semblables, y'a du boulot pour trier ce qui peut, doit, être éliminé.
Mais à bien y regarder, oser faire différemment dépend d'une certaine sécurité intérieure.

Un loupiot qui apprend à marcher le fait aussi! Se lancer dans le vide vers des bras accueillants, puis se lancer tout seul, pour la beauté du geste, pour finir par abandonner le cabotage de meubles en meubles, et marcher sans y penser. je vais avoir l'air de dire une lapalissade, mais aimer ça s'apprend tout pareil. Et pour que les choses soient claires, je ne crois pas à l'amour maternel inné...

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