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Sommes-nous sur la bonne voie?

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Ayna

le dimanche 04 septembre 2022 à 10h25

Mashkwa
N'empêche, j'ai peur de comment elle va gérer ses émotions la journée où elle va savoir que je vais aller voir (C) plus que pour un verre dans un restaurant. Notre train de vie est bien rempli. Et je ne peux lui mentir. Elle va le savoir. J'espère juste qu'elle saura bien gérer ses émotions.

Quand c’était moi qui avais d’autres relations (ponctuelles et très espacées) et que c’était hyper souffrant pour lui, j’ai prêté une grande attention à offrir des moments de grande qualité à notre relation : des we en amoureux, des moments sportifs tous les deux, des massages.

Durant cette période, j’ai expérimenté que ces relations (l’une avec des sentiments, les deux autres n’ont pas eu le temps d’aller jusque là) n’enlevaient aucune once d’amour que j’ai pour lui. Et quand j’analysais ce que chaque relation nourrissait chez moi, j’aboutissais à la conclusion qu’il n’y avait qu’avec lui que je me voyais vivre au quotidien. Les autres m’apportaient des choses que de par sa personnalité il ne peut m’apporter (poésie, créativité, échanges sur le développement personnel /psycho), mais en aucun cas une vision de partage quotidien.

Je raconte ça pour ta compagne car aujourd’hui la situation est inversée : mon chéri est en lien fort avec une autre femme (j’arrive pas à dire «  est amoureux » ça me fait mal, j’ai encore un peu de job) et ils se voient toutes les semaines, ce qui est beaucoup pour moi. Néanmoins la période précédente m’aide beaucoup pour celle-ci. Chaque fois que je doute ou panique intérieurement je me raisonne en pensant à mes propres sentiments de ces six derniers mois. On peut aimer plusieurs personnes. De façon différente, avec des sentiments parfois plus proches de l’amitié (dans mon cas) mais une amitié avec intimité parce que c’est comme ça qu’on «  rencontre » vraiment cet autre. Ça ne s’explique pas. Mon chéri (qui le vit pourtant lui aujourd’hui) ne comprend pas du tout pourquoi j’ai eu besoin d’aller (selon lui) «  au-delà » de l’amitié avec ces hommes et a beaucoup de mal à ce que je continue à les voir en amis car il dit «  qu’il y a maintenant des antécédents ». Pourtant moi je suis sûre de moi: je n’aurais jamais rencontré ces autres pleinement si je n’avais pas partagé un lien fort et intime avec eux. Ils se sont ouverts, je me suis ouverte, et à travers eux j’ai rencontré des parts de moi-même qui me permettent aujourd’hui d’être dans une plénitude que je ne connaissais pas avant. Je suis aujourd’hui capable d’offrir à mon chéri ma pleine présence alors que j’en étais incapable il y a six mois. Donc pour moi notre relation telle qu’elle est aujourd’hui n’aurait jamais pu exister sans mes expériences amioureuses.

Tout ça pour dire que quand il est avec elle et que mon émotionnel entre en panique, je rassure la petite fille abandonnique en moi: cette relation avec cette autre femme enrichit mon partenaire, le rend plus complet, plus «  lui, » l’aide à processer dans des endroits où moi je ne peux pas l’emmener. Et il me reviendra avec une capacité au bonheur agrandie. J’observe que c’est réellement le cas. Je le trouve chaque fois plus beau, grandi, plus homme, et son bonheur de me retrouver est juste un baume à mon cœur qui en quelques instants retrouve toute sa sérénité. J’ai moi aussi besoin d’un petit temps quand il rentre, un peu formel, où l’on parle de choses émotionnellement non impliquantes.

Les premières fois, je suis restée à la maison, pour ne pas fuir mes émotions mais les regarder, observer ce qui me «  déclenche ». J’ai compris certains besoins pour que ça se passe bien et que je ne verse pas dans le reproche au retour, je les ai exprimés, c’est encore pas évident pour lui de les respecter, je pense qu’il est un peu «  ailleurs » quand il est avec elle, et ce sera ok pour moi dans quelques temps j’en suis sûre, mais pour l’instant j’ai besoin qu’il ne m’oublie pas quand il est avec elle. Un horaire c’est un horaire, s’il y a contretemps on me prévient et pas avec 1/2h de retard, car les minutes deviennent éternité quand tu as plongé dans ta sphère émotionnelle lourde …….. ce n’est pas du contrôle, c’est un accompagnement temporaire de mon process d’acceptation. J’accepte moi aussi de ne pas être «  parfaite » du premier coup. J’ai besoin de temps, et c’est ok comme ça.

Maintenant que c’est déjà un peu plus facile, je sors, je vais danser, ma passion, et la soirée passe plus vite (c’est toujours le lendemain matin que c’est dur, seule dans le lit vide, mais là aussi je suis sûre que je vais trouver des solutions, il faut que j’y réfléchisse). Je suis actrice de mon bien-être, je prends soin de moi, je n’attends pas tout de lui. Il prend énormément soin de moi, mais ça ne sera jamais suffisant. C’est à moi de trouver comment prendre soin de moi-même. Aussi. Les deux sont importants. Tu ne pourras jamais la combler complètement dans son besoin d’être rassurée et de se sentir aimée, nous sommes des puits sans fond, il y a 50% du job qui lui incombent.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Terra (invité)

le dimanche 04 septembre 2022 à 13h45

C'est vraiment super le poly amour. Tout le monde nage dans le bonheur...

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Caoline

le dimanche 04 septembre 2022 à 15h21

Terra
C'est vraiment super le poly amour. Tout le monde nage dans le bonheur...

Terra, je trouve vraiment injuste que tu dises ça car justement le témoignage très fort et intéressant d'Ayna montre combien c'est difficile parfois, les efforts et attentions à soi et aux autres que ça demande...

En fit le bonheur, ça se mérite, ça ne tombe pas du ciel.

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Ayna

le lundi 05 septembre 2022 à 09h11

Et je n’ai jamais été aussi heureuse de ma vie ! 🤗
Je ressens une forme d’immobilité dans un couple mono et j’ai déjà vécu 3 couples mono exclusifs de 13, 7 et 4 ans. Enfin le dernier c’était exclusif d’un côté seulement (…).
J’aime travailler sur moi, j’aime que l’autre travaille sur lui, j’aime qu’on avance ensemble vers plus de communication claire, plus de prise en compte des besoins spécifiques et inattendus de soi et de l’autre.
Là j’ai répondu à un fil car il y a des choses que j’ai faites ou que mon chéri a faites qui peuvent éventuellement leur servir puisque ça nous fait évoluer nous. Je ne raconte pas les parties de mon histoire qui ne sont pas en rapport avec le fil.
Je n’ai nullement la prétention de dire que «  c’est génial le polyamour » ou que «  c’est génial la monogamie ». Pour moi il y a des humains en évolution et toute relation est une occasion de grandir. Ma quête à moi n’est pas de trouver le bonheur car je l’ai depuis longtemps, ma quête est de grandir en amour. D’être capable d’aimer au delà du fantasme de possession et d’appartenance. Je ne suis pas un objet et l’autre non plus. Je cherche à l’aimer en tant qu’être. Et à ce qu’il m’aime en tant qu’être aussi. C’est un chemin et mes choix sur ce chemin sont les miens. Ils n’ont pas à être jugés. Je partage dans ce même but d’apporter du soutien et de l’écoute à d’autres en chemin. Polyamoureux ou pas. Je ne cherche à convaincre personne d’un mode de vie. Je m’en fous comment vivent les gens. Nous n’avons pas tous le même chemin ni la même mission sur cette planète et heureusement !!!! Vive la diversité et l’exploration de tous nos possibles ❤️

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Diomedea

le lundi 05 septembre 2022 à 22h21

@Ayna
J'apprécie beaucoup ta dernière réponse, pleinement bienveillante et généreuse. Merci !

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GeorgyPorgy

le lundi 05 septembre 2022 à 23h02

@Ayna
Merci d'insuffler du positif!

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Mashkwa

le mardi 06 septembre 2022 à 17h41

Ayna
Durant cette période, j’ai expérimenté que ces relations (l’une avec des sentiments, les deux autres n’ont pas eu le temps d’aller jusque là) n’enlevaient aucune once d’amour que j’ai pour lui. Et quand j’analysais ce que chaque relation nourrissait chez moi, j’aboutissais à la conclusion qu’il n’y avait qu’avec lui que je me voyais vivre au quotidien. Les autres m’apportaient des choses que de par sa personnalité il ne peut m’apporter (poésie, créativité, échanges sur le développement personnel /psycho), mais en aucun cas une vision de partage quotidien.

Pour l'instant, ma relation avec C, me fais sentir la même chose. J'ai le même amour (même encore plus!) pour ma conjointe A.
Je me sens juste plus complet sur l'ensemble des sphères de ma personalité. C m'apporte, via ses connaissances, son vécu, ses intérêts, des nouvelles choses dans ma vie.
Mais cela n'enlève rien à ce que A m'apporte et m'a toujours apporté.

Ayna
On peut aimer plusieurs personnes. De façon différente, avec des sentiments parfois plus proches de l’amitié (dans mon cas) mais une amitié avec intimité parce que c’est comme ça qu’on « rencontre » vraiment cet autre.

C'est ce que je ressens vraiment pour C. Une amitié profonde, une tendresse. Avec un désir d'intimité. Un désir de découvrir l'autre sous toutes ses coutures sans pour autant vouloir faire sa vie avec nécessairement.
Mais ça peut devenir confus rendu là. Amour. Amitié. Désir. Difficile de mettre une étiquette sur le ressentis.

Ayna
Tout ça pour dire que quand il est avec elle et que mon émotionnel entre en panique, je rassure la petite fille abandonnique en moi: cette relation avec cette autre femme enrichit mon partenaire, le rend plus complet, plus « lui, » l’aide à processer dans des endroits où moi je ne peux pas l’emmener. Et il me reviendra avec une capacité au bonheur agrandie. J’observe que c’est réellement le cas. Je le trouve chaque fois plus beau, grandi, plus homme, et son bonheur de me retrouver est juste un baume à mon cœur qui en quelques instants retrouve toute sa sérénité. J’ai moi aussi besoin d’un petit temps quand il rentre, un peu formel, où l’on parle de choses émotionnellement non impliquantes.

J'espère que j'en sortirai aussi grandi, plus amoureux, plus patient, plus attentioné et non pas encore plus perdu!
Encore trop tôt pour le dire je suppose.

Ayna
Les premières fois, je suis restée à la maison, pour ne pas fuir mes émotions mais les regarder, observer ce qui me « déclenche ». J’ai compris certains besoins pour que ça se passe bien et que je ne verse pas dans le reproche au retour, je les ai exprimés, c’est encore pas évident pour lui de les respecter, je pense qu’il est un peu « ailleurs » quand il est avec elle, et ce sera ok pour moi dans quelques temps j’en suis sûre, mais pour l’instant j’ai besoin qu’il ne m’oublie pas quand il est avec elle. Un horaire c’est un horaire, s’il y a contretemps on me prévient et pas avec 1/2h de retard, car les minutes deviennent éternité quand tu as plongé dans ta sphère émotionnelle lourde …….. ce n’est pas du contrôle, c’est un accompagnement temporaire de mon process d’acceptation. J’accepte moi aussi de ne pas être « parfaite » du premier coup. J’ai besoin de temps, et c’est ok comme ça

Ma conjointe A m'a demandé de restreindre mes rapports intimes à mes heures de travail. "Dont ask, dont tell".
Elle croit que ce sera mieux pour elle puisqu'elle ne saura jamais à 100% si je suis avec elle ou au travail et qu'elle penses pouvoir ainsi finir par relativiter ses émotions.
Je ne sais pas si c'est la meilleure façon de faire mais je suppose que chacun.e à la sienne.

Ayna
Aussi. Les deux sont importants. Tu ne pourras jamais la combler complètement dans son besoin d’être rassurée et de se sentir aimée, nous sommes des puits sans fond, il y a 50% du job qui lui incombent.

Ça, j'ai remarqué. Et elle a toujours été (A) un livre ouvert pour moi. Elle préfère faire chambre à part pour le moment pour ne pas m'écraser avec ses émotions.
Je trouve cela difficile. Sentir faire de la peine à l'amour de ta vie (A) et qu'elle s'éloigne de toi (pour son propre bien être).
Je dois la respecter la dedans.
Mais en même temps, cela ne fait qu'augmenter mon désir d'être dans les bras de quelqu'un et me rends l'attente de C est plus insuportable.
J'aimerais trouver les bons mots, les bons gestes, le bon comportement pour rassurer A mais cela est difficile.
Il n'y a pas de recette magique!

Ayna
Et je n’ai jamais été aussi heureuse de ma vie ! 🤗

que j'aimerais pouvoir en dire autant.
Aimer, c'est magnifique.
Aimer doublement, c'est plus que doublement magnifique.
Faire soufrir son amour de 18 ans, c'est l'horreur.
Faire languir une autre personne, c'est triste. Même si cette dernière savait dans quoi elle s'embarquait (homme en couple ouvert, très occupé dans sa vie personnelle et professionnelle, etc.)
J'aimerais que ce soit plus simple. Moins douloureux. Pour tout le monde.
J'ai parfois le goût d'aller me cacher dans une grotte pour y hiberner.

Ayna
J’aime travailler sur moi, j’aime que l’autre travaille sur lui, j’aime qu’on avance ensemble vers plus de communication claire, plus de prise en compte des besoins spécifiques et inattendus de soi et de l’autre

Travailler sur soi, quand c'est ce que l'on veut, c'est génial.
Se faire forcer de le faire (comme A me l'a fait faire et comme je la fais faire à mon tour) n'a rien de magique.
Je m'étais senti bouscoulé.
Là c'est son tour.
Situationa pénible quand même.
Possiblement nécessaire pour qu'on se retrouve un jour sur un nouveau "nous". Que ce "nous" soit un couple ouvert, polyamoureux ou monoamour après avoir goûté à tout ça.
Il est trop tôt pour vraiment savoir.
Je sais juste que je ne sais rien, finalement, de quoi l'avernir est fait.
J'espère juste qu'il sera beau ou, du moins, moins gris.

Ayna
Nous n’avons pas tous le même chemin ni la même mission sur cette planète et heureusement !!!! Vive la diversité et l’exploration de tous nos possibles

Je ne sais pas pour la "mission", cela reviendrait à dire qu'on a un but prédéterminé et je ne suis pas de ceux qui y croient.
Mais il est exact que nous n'avons pas tous le même chemin.
Il faut qu'on trouve le nôtre, dans l'amour, la compersion, la compréhension, le respect.

J'ai du faire des concessions. Par respect. Par armour pour A.
Elle me parlait de polyamour, m'a vendu le polyamour, j'ai acheté le polyamour.
Mais dans la boîte il n'y avait que le monoamour en fin de compte.
On tire chacun de son côté pour tenter de trouver un juste milieu.
Je sais que je ne pourrais pas toujours rester sur cette voie, que A, finalement, ne le tolèrera pas.
Je dois vivre ce que j'ai à vivre avec C, sur une courte période et revenir sur le rivage.
Je sais que C restera une amie. Longtemps, même de loin. Cela me console, au moins.
Ce n'est pas ce que j'avais espéré.
Ce n'est pas ce à quoi je me suis mis à rêver.
Mais la vie est ainsi faite. On doit sans cesse faire des compromis.
Pour soi. Pour les autres. Pour ceux qu'on aime et qui nous aiment.
Quoi faire d'autre?

Merci Ayna pour tes commentaires, ton histoire, tes partages. Vraiment, merci.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Ayna

le mardi 06 septembre 2022 à 18h44

Merci à toi de répondre avec autant d’honnêteté.
Mon histoire est différente mais il y a eu cette partie «  marche forcée » et je suis sûre que mon compagnon serait en empathie totale avec A…
Je suis revenue sur le rivage moi aussi parce qu’il n’était pas concevable pour moi de continuer ainsi. Parce que aussi soudain j’ai eu un sentiment étrange de complétude, comme si j’avais complètement nourri pendant six mois mon besoin de liberté absolue, besoin qui passait «  par-dessus » tous les besoins des autres… sentiment que si je n’écoutais pas ce besoin j’allais me rendre malade. C’est d’ailleurs ce qu’il se produisait. Dès que je «  revenais dans le rang » je tombais malade. Alors j’ai écouté mes besoins, tous, et j’ai prévenu tout le monde qu’il ne fallait pas compter sur moi pour répondre aux leurs. Dans l’histoire j’y ai perdu mon amie la plus chère, et je pensais perdre aussi mon compagnon, mais il est resté. Je considère que j’ai beaucoup de chance, qu’il soit resté malgré toute la souffrance que cela a été pour lui. Il y a eu un moment où il s’est passé un truc étrange. Je sais que t’es plus cartésien que moi mais je vais te raconter qd même. Nous étions en train de parler, sa souffrance était indicible. Et pourtant mon intérieur bataillait comme un diable. «  Je ne renoncerais pas à ma liberté, pour rien au monde! ». Notre conversation semblait sans issue, à tel point que je me suis soudain sentie complètement hors de la situation. Hors de ce qu’on vivait. J’ai alors eu une espèce de flash: je me suis vue petite fille et j’ai vu mon père à travers lui. Je l’ai regardé et j’ai dit, comme si je parlais à mon père du haut de mes 6 ans: «  je ne suis pas en capacité de prendre en charge ta souffrance ». Qqc s’est apaisé. Nous nous sommes pris dans les bras et avons arrêté de parler. Je crois qu’on superpose des parts de nous dans ces situations. Il y a en tout cas toute une dimension inconsciente qu’on rejoue, j’en suis convaincue.
Je vous envoie tout ce que je peux de compassion, je crois en votre amour, et je crois en l’amour tout court. Tu ne peux pas savoir si tu supporterais bien aujourd’hui que A ait une autre relation. Elle est trop impactée pour être dans cette démarche mais si un jour cela arrive, tu auras toute la compréhension nécessaire car tu auras vécu son côté, et inversement. C’est une étape, ce que vous vivez. Pour C aussi. Les situations tournent, s’inversent, on en explore toutes les facettes et points de vue, cela nous fait grandir, parfois douloureusement, je sens combien c’est une épreuve pour vous trois. Courage.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Mashkwa

le mercredi 07 septembre 2022 à 02h12

Ayna
Et pourtant mon intérieur bataillait comme un diable. «   Je ne renoncerais pas à ma liberté, pour rien au monde! ». Notre conversation semblait sans issue, à tel point que je me suis soudain sentie complètement hors de la situation. Hors de ce qu’on vivait. J’ai alors eu une espèce de flash: je me suis vue petite fille et j’ai vu mon père à travers lui. Je l’ai regardé et j’ai dit, comme si je parlais à mon père du haut de mes 6 ans: «   je ne suis pas en capacité de prendre en charge ta souffrance ». Qqc s’est apaisé. Nous nous sommes pris dans les bras et avons arrêté de parler. Je crois qu’on superpose des parts de nous dans ces situations. Il y a en tout cas toute une dimension inconsciente qu’on rejoue, j’en suis convaincue.


Message modifié par son auteur il y a 7 heures.

Merci pour ton commentaire. C'est un peu comment je me sens aussi. Mais avec de la difficulté à accepter sa souffrance (à A). Surtout qu'elle m'a laissé comprendre qu'une rupture pourrait être le prix final de tout ceci quand même. Ça me fait peur. Énormément peur.

Vraiment, j'aime te lire Ayna!

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Mashkwa

le mercredi 07 septembre 2022 à 02h13

J'ai une question. Peut-être que je devrais la mettre dans un fil dédié. Je verrai selon les réponses.

Comment gérez-vous, ou gériez-vous au début, vos sentiments lorsque vous saviez que votre conjoint.e allais voir son "autre" le lendemain, ou la journée même, et pour plus qu'un simple café?

A se questionne sur le comment gérer cela.

Merci!

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Siestacorta

le mercredi 07 septembre 2022 à 07h15

Mashkwa
. C'est un peu comment je me sens aussi. Mais avec de la difficulté à accepter sa souffrance (à A). Surtout qu'elle m'a laissé comprendre qu'une rupture pourrait être le prix final de tout ceci quand même. Ça me fait peur. Énormément peur.

Sa souffrance est encore plus évidente dans ce signal.
On peut l'entendre comme une mise en demeure, un chantage affectif, mais aussi et je pense que c'est la première intention du message, un constat sur ses propres doutes, échos de ce qu'elle ressent.

En fait, je ne comprends pas ce qui est "impossible" à arrêter, dans la relation avec C.?
Au moins sur la plan physique, puisque je crois que c'est bien là où ça blesse. Qu'est-ce qui fait que tu ne peux pas décider que ça impacte trop de rester sur cette ligne et choisir de faire autrement, là, maintenant, aujourd'hui ?
Autrement dit : en quoi la suite avec C. est-elle plus solidement déterminée que ce que tu peux décider en écoutant A. ?
La question est honnête : il n'y a pas qu'une seule bonne réponse, mais faut passer du temps dessus pour savoir sur quoi tu fondes la tienne.

Comme dit plus haut, je comprends que sentimentalement ça soit pas évident, que le désir, l'attachement sont présents et qu'on s'en débarrasse pas. Mais ça s'est développé parallèlement aux tensions de A.
C'est pas sûr qu'elle serait immédiatement mieux si tu prenais ce genre de décision, mais à chaque fois que tu en parles, ça saute aux yeux que ça pourrait vraiment compter.

Par ailleurs, peut-être que je me trompe, mais j'ai l'impression que tu apprécies une forme de justice dans le fait de continuer, en plus de la joie dans la seconde relation elle-même.

A. n'avait qu'à pas commencer, maintenant moi aussi je vais au bout, et si elle est pas contente la voilà bien attrapée, ha !
Ce serait en définitive elle la seule responsable réelle d'avoir été la première, et surtout la coupable de vouloir être moins compréhensive que je ne l'ai été moi. Doublement punie, d'un râteau d'abord, ensuite des conclusions qu'aura tirées son mari de ses propres actes. Je suis triste pour elle, mais en même temps bien fait ! j'ai souffert, elle souffre, et je vais pas souffrir de nouveau pour lui faire plaisir, c'est bien mon tour de faire ce que j'veux, na.

Je sais bien que ce que tu ressens est nettement plus complexe, même sans parler de ce que tu ressens pour C et pour ce que C ressentirait.
Et je te stigmatise pas d'avoir plusieurs ressentis.
Je sais aussi que renoncer aurait ses propres amertumes pour toi et donc pour ta relation à A.... Et si ça se trouve tout ça tu le ressens pas du tout ou peu, menfin je voulais dire que même si c'est injuste que tu te sois adapté à la non-exclusivité et pas elle alors que c'est au départ son initiative, ça ne rend pas plus sain pour chacun de faire pareil maintenant.

Ce que je cherche dans le polyamour, ce que je vois rechercher, ce sont des cadres où il y a des consentements assez entiers, enthousiastes.
En deçà, c'est pas ensemble qu'on fait ça donc c'est un risque "logique" de pas être ensemble ensuite.
Tu peux vouloir aller au bout de cette logique, mais faut vraiment que tu sois clair sur ce que tu fais, tes motivations pour faire ça plutôt qu'autre chose.

Je le dis car dans beaucoup de ce que tu confies, je vous vois toi et A. actuellement sur des choix sans compromis, des choix faits séparément. Je vous vois chacun accepter avec regret un choix de l'autre, pas en faire de commun. Et je crains que ce fonctionnement séparé a un bon potentiel pour amener une séparation, juste parce qu'on a commencé à réfléchir comme ça, chacun de son côté.

Peut-être que vous pouvez pas faire mieux, et encore une fois c'est carrément pas simple, j'entends, je compatis - moi je ferais pas forcément mieux.
Pourtant j'essaie encore une fois de te dire que tu fais - vous faites - un choix maintenant, là de suite, qui n'est pas seulement de se laisser porter par des sentiments et puis c'était ça être "juste", tant pis les conséquences, rien ne serait pire que de changer d'avis.
Ça mérite d'être pensé.
Désolé, c'est une charge mentale importante, choisir entre une liberté relationnelle qu'on a fini par comprendre et une exclusivité qu'on connait mais qui a perdu un peu de son évidence. La charge, c'est que c'est entre deux responsabilités que ça se joue, deux risques de pas avoir tout ce qu'on veut.
La solution étant dans l'écoute... Ecoute de A. qui peut faire qu'elle se sache entendue puisque tu as fait quelque chose de différent de ce que tu projetais. Si elle se sait entendue, elle pourra t'écouter et décider elle aussi de ce quelle peut faire en compromis, que ce soit pas juste deux concessions.
C'est pas certain qu'elle te donne ce que tu veux. Mais comme tu risques d'obtenir pire encore si tu fais pas ce bout de chemin, peut-être que tu peux au moins commencer à faire le point, pour que la suite quelle qu'elle soit, montre l'amour que vous vous portez.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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GeorgyPorgy

le mercredi 07 septembre 2022 à 13h52

@Mashkwa

Je rejoins les messages de @Siestacorta & @Ayna, qui mettent très bien en mot ce que j'ai fini par mettre en place dans ma propre histoire.

Je ne vais pas la rappeler ici dans les détails, mais elle est assez proche de la tienne sur certaines dimensions. Je me suis "compris" amoureux d'une personne, tout en étant en couple depuis 20 ans avec enfants, projets, stabilité etc. Une vie globalement heureuse, et un chamboulement personel qui m'a amené à m'autoriser à accepter le fait que j'aime 2 personnes, et à "embrasser" globalement l'éthique polyamoureuse. J'ajoute que je n'entretiens pas / plus de relation en dehors de mon couple - l'histoire avec mon autre amoureuse s'étant malheureusement terminée pour tout un tas de raisons (certaines étant de mon fait, d'autres non).

Mais pour faire simple, je me suis trouvé pendant une période dans ce tiraillement que tu sembles également vivre :

- la volonté de sauver, faire perdurer une relation "historique" qui conserve dans la durée son importance pour ton équilibre, tes désirs, tes attentes...

- l'attrait quasi-incontournable pour vivre * aussi * cette autre histoire, qui éveille des choses en toi, te donne le sentiment de te révéler des choses sur toi, de te faire grandir et t'épanouir sur d'autres aspects... sans pour autant remettre en cause la relation à A

Pour moi, ça a été une phase super compliquée, avec un fort sentiment d'impasse totale, effets de boucle où j'avais le sentiment de me heurter à un mur de chaque côté (dans ma relation à ma compagne, dans ma relation à mon autre amoureuse, dans ma relation à moi-même).
Pendant longtemps, j'ai eu - à tort - l'illusion de pouvoir contribuer à faire évoluer la situation positivement (pour moi, mes désirs, mes attentes) via de la patience, une attention à une communication et la préservation des liens, de part et d'autres. Je me suis litteralement épuisé physiquement et mentalement, là dedans sans grand résultat. Avec le recul, je pense que cela était aussi porté inconsciemment par le désir de ne pas laisser s'échapper la possibilité d'une histoire, la possibilité immédiate d'un idéal personnel.

Mais j'ai fini par me rendre compte que mon idéal était bien ET uniquement *mon* idéal. Et que, peut être, je me donnais l'impression de forcer involontairement les choses auprès des autres personnes impliquées.

Comme t'y invite @Siestacorta, et aussi @Ayna j'ai l'impression, je me suis mis à vraiment écouter les deux femmes concernées. Je le faisais déjà, mais pas comme ça en quelque sorte. Mes propres attentes venaient biaiser mon écoute. Comme Siesta, mon idéal dans la possibilité de vivre en polyamour, c'est aussi et surtout la possibilité d'un consentement entier & enthousiaste de part et d'autres. Cette condition n'était pas remplie finalement & j'ai fini par le conscientiser, l'accepter. Ca m'a permis aussi de sortir de ces effets de boucle que je citais plus haut, où j'avais l'impression de stagner. J'ai pu enfin avancer, même si au prix du renoncement.

Au final, j'ai le sentiment que mon pas de côté m'a permis de :
- démontrer réellement mon écoute authentique des difficultés de mes amoureuses face à la situation
- me donner le sentiment d'avancer malgré tout, après de longs mois de stagnation
- me sentir plus aligné avec la manière dont je souhaite vivre les choses

Dernier point sur la souffrance potentielle de C (et de toi vis-à-vis de ton histoire avec elle) quand / si il faut stopper la relation. Dans mon expérience, c'est un point auquel je n'ai pas assez prêté attention initialement. Je me disais "laissons nous vivre le truc, et on verra, ca ira". L'autre personne aussi. Sauf que ça n'a pas été. La personne dont je suis tombé amoureux a galéré. Vraiment. Et moi aussi. Vraiment. Peut-être si j'avais pu le mesurer à l'avance, j'aurais fait les choses différemment...

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Mashkwa

le mercredi 07 septembre 2022 à 18h45

Siestacorta
En fait, je ne comprends pas ce qui est "impossible" à arrêter, dans la relation avec C.?
Au moins sur la plan physique, puisque je crois que c'est bien là où ça blesse. Qu'est-ce qui fait que tu ne peux pas décider que ça impacte trop de rester sur cette ligne et choisir de faire autrement, là, maintenant, aujourd'hui ?
Autrement dit : en quoi la suite avec C. est-elle plus solidement déterminée que ce que tu peux décider en écoutant A. ?
La question est honnête : il n'y a pas qu'une seule bonne réponse, mais faut passer du temps dessus pour savoir sur quoi tu fondes la tienne.

En fait ... je ne connait pas la réponse. Est-ce le fait que je me sois forcé à ouvrir une boîte de Pandore contre mon gré et que ce qui j'y est découvert est si bon?
Est-ce le fait que j'ai très peu d'expérience sexuelles (40 ans, 2 compagnes et c'est tout, rien en dehors de ces relations) ?
Je ne sais le dire.
Mais cela me prend au tripes.

Siestacorta
Par ailleurs, peut-être que je me trompe, mais j'ai l'impression que tu apprécies une forme de justice dans le fait de continuer, en plus de la joie dans la seconde relation elle-même.

Il m'est arrivé, en effet, de dire que je m'étais rendu là (ouvrir le couple) pour elle (A) mais le fait que je continue m'appartient.
Ce que j'ai découvert en ouvrant cette boîte de Pandore (C et le polyamour et tous ses possibles) m'ont renversés.
C'est cela qui me rends le recul trop difficile.

Siestacorta
Je sais aussi que renoncer aurait ses propres amertumes pour toi et donc pour ta relation à A.... Et si ça se trouve tout ça tu le ressens pas du tout ou peu, menfin je voulais dire que même si c'est injuste que tu te sois adapté à la non-exclusivité et pas elle alors que c'est au départ son initiative, ça ne rend pas plus sain pour chacun de faire pareil maintenant.

C'est principalement le ressenti que (A) me faisait vivre suite à mes actions qui me pesaient.
Et j'ai très mal vécu ce qu'elle me faisait vivre.
Une partie de moi est convaincu que de me forcer à me retirer d'avec (C) me mettra dans la même situation et que je risque, peut-être, d'empoisonner ma relation avec (A) aussi.
Car me retirer d'avec (C) ne serait pas mon choix. Du moins, pas maintenant. Je le vivrai comme une punition (comme A le ressentais dans le temps).

Siestacorta
Je le dis car dans beaucoup de ce que tu confies, je vous vois toi et A. actuellement sur des choix sans compromis, des choix faits séparément. Je vous vois chacun accepter avec regret un choix de l'autre, pas en faire de commun. Et je crains que ce fonctionnement séparé a un bon potentiel pour amener une séparation, juste parce qu'on a commencé à réfléchir comme ça, chacun de son côté.
Peut-être que vous pouvez pas faire mieux, et encore une fois c'est carrément pas simple, j'entends, je compatis - moi je ferais pas forcément mieux.

Je suis boulversé ces derniers jours. Déchiré entre mon désir de vivre ce que je veux vivre et blesser (A).
J'en dort mal.
Mon rythme cardiaque est à 120 au repos, à l'ordinateur.
Je fais de l'anxiété.
Pourtant, je ne sais quoi faire, quoi choisir.

Hier, (C) m'a écrit. J'ai compris qu'on se perdait, tout les deux.
Au début, elle devait être qu'une amie avec bénéfice (FF).
Ça a dérapé. Pour nous deux.
Nous tentons de nous recentrer vers ce premier objectif, où l'amitié prime sur le reste.
(A) m'a demandé aussi de restreindre mes rencontre et mes conversation (chat) avec (C) et j'ai accepté, pour la ménager aussi.

Tranquillement, je me recadre et je recadre ma relation avec (C) tout en tentant de préserver le plus possible (A).
J'avance trop vite pour elle, je m'en rends bien compte maintenant.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Mashkwa

le mercredi 07 septembre 2022 à 19h00

GeorgyPorgy
Mais pour faire simple, je me suis trouvé pendant une période dans ce tiraillement que tu sembles également vivre :

- la volonté de sauver, faire perdurer une relation "historique" qui conserve dans la durée son importance pour ton équilibre, tes désirs, tes attentes...

- l'attrait quasi-incontournable pour vivre * aussi * cette autre histoire, qui éveille des choses en toi, te donne le sentiment de te révéler des choses sur toi, de te faire grandir et t'épanouir sur d'autres aspects... sans pour autant remettre en cause la relation à A

Tu ne pouvais pas mieux exprimer la situation et comment je la ressens.

GeorgyPorgy
.. phase super compliquée, avec un fort sentiment d'impasse totale, effets de boucle où j'avais le sentiment de me heurter à un mur de chaque côté...

Exactement comment je me ressens.
Coincé.
Devant un mur.
Incapable de bouger.
Incapable d'avancer.
Incapable de reculer.
Je stagne.
J'attends.

GeorgyPorgy
Je me suis litteralement épuisé physiquement et mentalement, là dedans sans grand résultat. Avec le recul, je pense que cela était aussi porté inconsciemment par le désir de ne pas laisser s'échapper la possibilité d'une histoire, la possibilité immédiate d'un idéal personnel.

Je me sens ainsi depuis l'arrivée de (R) dans la vie de (A).
Et je remarque que cela continue.
Différement.
Et que cette fois-ci, c'est surtout (A) qui écope.

GeorgyPorgy
Mais j'ai fini par me rendre compte que mon idéal était bien ET uniquement *mon* idéal. Et que, peut être, je me donnais l'impression de forcer involontairement les choses auprès des autres personnes impliquées.

C'est ce que je remarque aussi. Je tente de faire des compromis.
(C) me fait remarquer qu'on se rends trop loin. Que ce n'est pas d'être dans un polycule qui l'intéresse. Elle se cherche un amoureux à elle.
Oui, une amitié avec bénéfice l'intéresse. C'était notre "contrat" initial. Il faut qu'on se recentre.
(A) me fait remarquer qu'elle ne se sent pas prête à me laisser vivre une double relation amoureuse.
Mais qu'elle accepte de me partager, un peu, pas trop longtemps, avec (C), pour autant qu'une fin à la partie "intime" soit dans les plans.
Je dois tenter de trouver un juste milieu entre ce que (A), (C) et moi voulons.
Personne ne sera 100% satisfait, je m'en rends bien compte.

GeorgyPorgy
Dernier point sur la souffrance potentielle de C (et de toi vis-à-vis de ton histoire avec elle) quand / si il faut stopper la relation. Dans mon expérience, c'est un point auquel je n'ai pas assez prêté attention initialement. Je me disais "laissons nous vivre le truc, et on verra, ca ira". L'autre personne aussi. Sauf que ça n'a pas été. La personne dont je suis tombé amoureux a galéré. Vraiment. Et moi aussi. Vraiment. Peut-être si j'avais pu le mesurer à l'avance, j'aurais fait les choses différemment...



Ce point n'a pas été 100% discutté. Mais il est évident que si (C) obtient son autorisation pour déménager (une entente avec son employeur pour du télétravail permanent) nous ne nous verrons plus.
Ou peut-être 1 fois aux 2 ans?
Il faudra que l'intimité aie cessé avant cela pour qu'on se recentre sur une relation purement amicale et platonique (on fait ça comment?) pour nous éviter trop de peine lors de son départ.

Si son déménagement n'est pas autorisé, il faudra tout de même faire pareil.
(C) désire une véritable histoire d'amour, ce que je ne peux lui offrir, finalement.

J'aime (A). De tout mon coeur. Et il ne m'est pas envisageable de la quitter.
Elle est encore celle avec qui je me vois vieillir.




Message modifié par son auteur il y a 4 heures.

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GeorgyPorgy

le mercredi 07 septembre 2022 à 21h33

Par rapport à ton dernier point, assez paradoxalement compte tenu de la situation, je n'en suis pas arrivé à cette conclusion - au contraire.

J'aime aussi la personne qui est A dans ma vie et je continue à vouloir continuer, vieillir à ses côtés. Mais j'ai aussi accepté qu'un amour avec une C est possible malgré tout.

Le renoncement à la relation effective ne signifie pas que j'ai mis de côté cette possibilité dans l'absolu. J'ai déconstruit (en moi) cette partie de l'escalator relationnel. Les autres ne l'ont pas fait, pour des raisons valides. Mais je sais que je peux aimer au pluriel, que ca n'est pas impossible, que ca porte sur des dimensions forcement differentes.

La personne C qui a fait naitre tout ca en moi n'est plus dans ma vie. Mais ca ne signifie pas que cet amour était impossible puisqu'il a existé et qu'il existe. Simplement, chaque personne impliquée ne voyait pas la chose exister de la même façon, et ca je ne peux pas le contrôler.

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Mashkwa

le vendredi 09 septembre 2022 à 04h12

GeorgyPorgy

La personne C qui a fait naitre tout ca en moi n'est plus dans ma vie. Mais ca ne signifie pas que cet amour était impossible puisqu'il a existé et qu'il existe. Simplement, chaque personne impliquée ne voyait pas la chose exister de la même façon, et ca je ne peux pas le contrôler.

C'est effectivement ça, ici.
La différence entre ce que je désire et entre ce que (A) et (C) désirent et peuvent accepter.

(C) veut une véritable histoire d'amour, complète. De son histoire d'amour.
Pas d'être en deuxième place dans un polycule à multiples facettes.

(A), sans renier sa curiosité d'expérimenter une sexualité plus ouverte a des craintes vis à vis mon attachement plus qu'amical envers (C) et fait en sorte qu'elle se sente insécure, lui fait peur.

Un "nous" (A-moi-C) sur du long terme n'est ni envisageable pour (A) et (C) donc, outre une amitié.

On verra comment on gère cela. Mais pour le moment, (C) et moi avons mis les points sur les I.

Et (A) se sent rassurée. Juste ça, c'est bien.

On verra pour la suite.

Merci!

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Siestacorta

le vendredi 09 septembre 2022 à 14h36

Mashkwa

On verra comment on gère cela. Mais pour le moment, (C) et moi avons mis les points sur les I.

Et (A) se sent rassurée. Juste ça, c'est bien.

On verra pour la suite.

Merci!

C'est vraiment ce sur quoi j'insistais. On rassure les partenaires par les mots, c'est souvent indispensable. Mais aussi, il faut leur montrer qu'on prend en compte ce qu'ils nous disent, que ça a des conséquences sur nos actes et nos choix. Faut rendre ça cohérent avec ce qu'on désire faire. Tout n'est pas possible. Mais quand on trouve ce qui l'est et qu'on le fait,on va dire qu'on fait ce qu'il faut !

J'espère que la confiance entre vous va pouvoir être cultivée et récoltée :-)

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Ayna

le vendredi 09 septembre 2022 à 19h34

GeorgyPorgy

J'aime aussi la personne qui est A dans ma vie et je continue à vouloir continuer, vieillir à ses côtés. Mais j'ai aussi accepté qu'un amour avec une C est possible malgré tout.

Le renoncement à la relation effective ne signifie pas que j'ai mis de côté cette possibilité dans l'absolu. J'ai déconstruit (en moi) cette partie de l'escalator relationnel. Les autres ne l'ont pas fait, pour des raisons valides. Mais je sais que je peux aimer au pluriel, que ca n'est pas impossible, que ca porte sur des dimensions forcement differentes.

La personne C qui a fait naitre tout ca en moi n'est plus dans ma vie. Mais ca ne signifie pas que cet amour était impossible puisqu'il a existé et qu'il existe. Simplement, chaque personne impliquée ne voyait pas la chose exister de la même façon, et ca je ne peux pas le contrôler.

Exactement pareil pour moi.
Sauf que stade suivant : la personne qui est A expérimente aujourd’hui une deuxième relation. Mais se sent complètement incapable de gérer son émotionnel si je vis moi une autre relation. L’idée des amours plurielles possibles fait son chemin (plus que l’idée puisqu’il tente l’expérience de son côté, sans l’avoir cherché, il a juste cessé de mettre les barrières conventionnelles et c’est arrivé), mais c’est une première étape. Et il n’est pas du tout sûr que ça évolue vers de la polyacceptance. Moi j’accepte de ne pas avoir d’attentes. Je préfère que chacun soit capable de ne pas outrepasser ses limites émotionnelles et que l’idée conceptuelle s’incarne doucement… ou pas.

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Ayna

le vendredi 09 septembre 2022 à 20h07

Mashkwa

On verra comment on gère cela. Mais pour le moment, (C) et moi avons mis les points sur les I.

Et (A) se sent rassurée. Juste ça, c'est bien.

On verra pour la suite.

Bravo. Un pas après l’autre. D’abord retrouver un socle stable où chacun est en sécurité. Ensuite on tente tranquillement des sorties de zones de confort vers la zone d’apprentissage. Des qu’on entre en zone d’inconfort lourd, ça ne peut pas aller très loin sans dommages. Je crois.

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Mashkwa

le lundi 12 septembre 2022 à 06h11

Ayna
Bravo. Un pas après l’autre. D’abord retrouver un socle stable où chacun est en sécurité. Ensuite on tente tranquillement des sorties de zones de confort vers la zone d’apprentissage. Des qu’on entre en zone d’inconfort lourd, ça ne peut pas aller très loin sans dommages. Je crois.

(A) me dit qu'elle se sent quand même rassurée, par mes gestes, mes paroles, mon comportement.

Aujourd'hui j'ai passé une partie de ma journée avec (C) et (A) l'a quand même bien prise.

Un petit pas à la fois, doucement.

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