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Engagement, ouverture... peut-on les pratiquer avec un "ennemi"?

Engagement
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(compte clôturé)

le dimanche 15 mars 2009 à 14h28

Je précise tout de suite que le mot ennemi a été choisi à défaut d'un meilleur terme, et dans le sens de quelqu'un qui ne serait pas un ami - mais plutôt qui aurait des vues très différentes, au point de susciter un rejet.

Voilà... je vais d'abord poser le contexte, avec une petite histoire. D'abord une référence cinématographique: "You got mail" de Nora Ephron ( mignon et convenu le film d'ailleurs). Deux personnes sont ennemies dans la vie réelle, mais tombent amoureuses via Internet.

Ma question va à l'envers: correspondant avec quelqu'un dans un forum, il est évident que vous ne vous aimez guère l'un l'autre, a priori. Dans la vraie vie, vous vous rencontrez sans le savoir, vous vous faites un gros hug, et ensuite seulement vous comprenez la situation... comment ça vous fait réagir, cette idée?

Ca c'est un premier truc. L'autre question que je me pose, c'est le manque d'engagement qu'il peut y avoir dans un simple "free hug". Si on revoit par hasard une personne qu'on a huggé, qu'il s'avère que franchement, vous n'avez rien à vous dire, de votre point de vue.. et que vous souhaitez ne plus avoir de contact, mais elle oui; qu'elle recherche votre compagnie, que vous la fuyez, et qu'elle finit par vous faire sentir harcelée...

Quelle est la qualité, la sincérité du hug de départ, dans ce cas? Que siginfie-t-il, réellement? Que veut-il démontrer?

Du coup, je trouve plus intéressant l'idée de la cuddle party, où on s'engage envers les autres et envers soi-même à être très net: refuser le câlin si on n'en pas envie de l'avoir avec une personne en particulier, c'est un must.

Réactions?

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LuLutine

le dimanche 15 mars 2009 à 23h43

En général, je ne prends pas en grippe les gens en les ayant simplement lus sur un forum car j'estime que ce n'est pas par internet qu'on peut vraiment faire connaissance.
Il faudrait vraiment que la personne m'agresse beaucoup (et ça ne m'est jamais arrivé) pour que je lui en veuille et que ça devienne un "ennemi" dans le sens où ce mot est utilisé ici...

Donc, peu probable que je me retrouve à faire un hug à un "ennemi" puisque je ne me fais pas d'ennemis de ce type...

Par contre il est évident que si je n'aime vraiment pas quelqu'un (quelqu'un que je connais "dans la vraie vie"), je n'irai pas lui faire un hug.

Récemment j'ai même signifié à quelqu'un qui a mis 7 mois à s'excuser (sachant que pour que j'en veuille à quelqu'un et que j'attende des excuses, il faut y aller vraiment très très fort) que ses excuses étaient acceptées, qu'il n'y avait pas de problèmes pour se parler, mais que je ne souhaitais plus lui faire la bise lorsque je lui dirais bonjour.

On peut très bien participer à la même soirée câlins, je n'irai pas lui faire un câlin...ça c'est sûr ! C'est juste un exemple...parce que je n'ai jamais fait de soirée câlins.

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(compte clôturé)

le lundi 16 mars 2009 à 09h51

Entretemps ( merci lulu, si tu acceptes ce diminutif! de ta réponse), j'ai fait le rapprochement avec le fait que dans mes périodes où je n'ai pas trop envie de contact physique si ténu qu'il soit, quand je fais la connaissance de quelqu'un dans une soirée, je serre la main en premier lieu; et à l'heure des au-revoir, si le contact a bien passé, une bise, c'est OK.

Et aussi... que jusqu'à présent, on a envisagé ici le non-hug comme quelque chose de défensif, à connotation restrictive... J'ai envie de voir les choses à revers: comme quoi le moment où je donne un hug est un passage, un signal que je franchis un pas dans la relation, alors que jusque là j'étais dans une période non pas de fermeture, mais d'observation de ce qui se noue.

Et une dernière chose: pendant longtemps, à cause de mon travail, j'ai dû prendre contre moi pour les soigner des gens qui ne m'étaient rien, voire me dégoûtaient. C'est donc important pour moi de rester à l'écoute de ce que je sens, et de ne pas galvauder une attitude qui a pris énormément de signification au fil du temps.

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Profil

Sorelle

le lundi 16 mars 2009 à 10h04

Pour les Hugs et les cuddles parties,
-Soit c'est privé et celui qui y va, est quelqu'un qui adhère et
adhérer peut dire aussi que l'on ne ressente pas l'énergie
d'une autre personne, mais comme l'on adhère et que l'on est
dans un milieux qui aspire à la même chose, il y a forcément
dans l'assemblée, celui ou celle avec qui on aura envie de faire
un Hug . Il n'y a même pas besoin de chercher, il y a juste à se
tourner pour trouver une autre personne à prendre dans ses bras.
Depuis le temps que je pratique.. C'est comme ça que je le vis.
-Soit, c'est publique et alors dès fois "la mayonnaise" prend et
c'est super.
-Soit, on voit passé toute une panoplie de gens (qui ont un tas
de bonnes raisons) pour ne pas vous hugger.(revoir les messages
de Claude et les réponses qui l'accompagnent)
D' autre part, je ne peux même pas m'imaginer avoir un ennemi
(dans le sens ou vous le décrivez ou dans le sens qu'en donnerait
le dictionnaire) sur un forum.
Ne peut-on pas zapper et continuer, partir, essayer de convaincre l'autre ?

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Profil

Sorelle

le lundi 16 mars 2009 à 10h16

Je me rappelle qu'un jour, dans un rassemblement,
un viel homme avait "pété les plombs" et une femme
déjà d'un certain âge, l'avait pris dans ses bras pour
le calmer. Comme elle était belle, belle extérieurement
et belle du dedans.
J'ai vu ce que peut être la compassion.
Par le fait du plus grand des hasards, nous nous
sommes rencontrées dans la soirée et elle m'a prise
dans ses bras.
Depuis ce jour là, je fais des hugs avec Conscience.

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(compte clôturé)

le lundi 16 mars 2009 à 10h39

"Ne peut-on pas zapper et continuer, partir, essayer de convaincre l'autre ? "

Pas compris; en particulier, convaincre de quoi?

Pour la Conscience, alors il me semble qu'on se rejoint; le faire avec conscience, c'est le faire en accord avec soi-même aussi, là où on en est de sa progression intérieure.

Pour ma part, ma progression intérieure m'a amenée à donner le hug quand il est signifiant, partant d'un élan sincère et positif.

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Sandra

le lundi 16 mars 2009 à 15h30

Il est intéressant de constater, c'est bien connu, que lorsque l'on est heureux, que ce soit de façon ponctuelle ou amoureux, ou par disposition naturelle, on a la sensation d'aimer le monde entier, on trouve tout le monde beau, aimable au point d'avoir envie d'embrasser ou prendre dans ses bras tout un chacun, je dirai presque "indifféremment" au sens de sans tenir compte de ses différences. Point de barrières alors !
En revanche, quand on se sent ou est dans un état d'esprit "contraire", certaines cases se ferment ( consciemment ou inconsciemment, à juste titre ou non), et là réapparaissent barrières, préjugés ou a priori, qui font qu'on va se conduire ou réagir d'après nos "j'aime/je n'aime pas"(*), "je sens/je ne sens pas", "j'ai envie/pas envie" etc ... A fortiori d'autant plus forts vis à vis de celui ou celle que l'on va envisager comme "ennemi".
Beaucoup de Traditions et auteurs (C. Castaneda, Wihlelm Reich, D.H. Lawrence, K. Gibran, E.Y. Monin, R. Guénon, Yi-King ...) ont établi que l'Ennemi est l'Ami, le Miroir révélateur de nos propres faiblesses, limites et idiosyncrasies. ET alors merci à l'Ennemi pour le "travail" qu'il me permet de réaliser !

(*)Je m'en vais chercher de ce pas la fin de la citation d'Ignace de Loyola, vous savez : " lorsque j'aime et je n'aime pas n'habiterons plus la même demeure ... " ...

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(compte clôturé)

le lundi 16 mars 2009 à 16h02

Nul doute pour moi non plus: quand une personne nous irrite, c'est qu'elle nous tend en miroir un aspect de notre personnalité qui nous déplaît.
Dans cette logique-là, il convient à mes yeux de comprendre pourquoi cet aspect de nous-mêmes nous déplaît, et de l'accepter, dans un premier temps. Non pas de le corriger, mais de le regarder franchement pour ce qu'il est : quelle scorie du passé, ou du passé de mes parents, ou plus loin encore, vient m'encombrer le chemin? Selon sa nature, elle peut ne servir à rien (résidu), ou alors aider à gommer la corne qui cache le tendre (pierre de lave).

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(compte clôturé)

le lundi 16 mars 2009 à 16h04

Mais mon propos de départ est moins centré sur l' "ennemi", que sur la signification du hug.

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... (invité)

le lundi 16 mars 2009 à 17h20

Je vous cite :

<< correspondant avec quelqu'un dans un forum, il est évident que
vous ne vous aimez guère l'un l'autre, a priori. >>.

Répondant à cette proposition d'un sénario que vous nous proposez
de jouer avec vous:
<< je ne peux même pas m'imaginer avoir un ennemi (dans le sens
ou vous le décrivez ou dans le sens qu'en donnerait le dictionnaire)
sur un forum.
Ne peut-on pas zapper et continuer, partir, essayer de convaincre
l'autre ? >>

Si cette autre que l'un n'aime guère, il est évident que s'ils ne sont
pas d'accord sur leurs échanges écrits sur internet, alors, je pense
que nous avons plusieurs possibilités , le zapper et continuer
(d'écrire sur le forum avec d'autres personnes) ou partir du forum
ou essayer de le convaincre ( l'amener à sa façon de voir)
Sorelle

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... (invité)

le lundi 16 mars 2009 à 17h42

Je vous cite :

<<Pour ma part, ma progression intérieure m'a amenée à donner le
hug quand il est signifiant, partant d'un élan sincère et positif. >>

Je n'en doute pas une seconde Clémentine, mais voyez vous,
je vois que votre point de départ est un - non - près à s'ouvrir sur un oui
Toutes les personnes que je connais et qui sont toujours partantes pour
hugger, sont habitées par un OUI. Elles disent OUI au départ et s'il arrive
que deux énergies se révulsent plutôt qu'elles ne s'attirent, c'est un OUI
qui se transforme en NON, mais comme il y a assez de monde autour de
soi pour continuer, c'est un OUI qui continu.
Alors que j'ai l'impression que pour vous, c'est un NON qui dit OUI pas toujours.
D'où, on revient à cette notion d'ouverture.
Sorelle.

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(compte clôturé)

le lundi 16 mars 2009 à 18h06

Comme possibilité, je choisis d'ordinaire la seule qui me semble intéressante, sauf si les répliques ne me parlent absolument pas : continuer à chercher un terrain d'entente, même si c'est pour se mettre d'accord finalement sur le fait qu'on n'en trouve pas !

Mais ma question concerne la valeur du hug, celle que nous y mettons chacun. On commençait à y voir un peu plus clair dans les idées et les ressentis derrière chaque personnalité. Pour arriver sur la notion de "Conscience".

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Profil

LuLutine

le lundi 16 mars 2009 à 20h28

"le moment où je donne un hug est un passage, un signal que je franchis un pas dans la relation, alors que jusque là j'étais dans une période non pas de fermeture, mais d'observation de ce qui se noue"

C'est pareil pour moi, quand je ne connais pas quelqu'un, la plupart du temps, je commence par beaucoup observer.
Disons qu'il faut m'apprivoiser pour pouvoir m'approcher ;-) !

Après, faire un hug à quelqu'un que je connais pas a priori, en général ça ne me pose pas de problème. Ce n'est pas quelque chose que je fais spontanément mais j'ai déjà croisé des enterrements de vie de jeune fille ou de vie de garçon où le/la futur(e) marié(e) tenait un panneau "free hugs", et je faisais partie des personnes qui acceptaient de l'aider à relever son défi (en général on lui donne un gage qui consiste à trouver un certain nombre de personnes acceptant un hug...).

Maintenant, les "free hugs" dans la rue, pour moi ça ne porte pas de signification particulière. Alors que si j'ai envie de faire un câlin à quelqu'un que j'aime, là c'est différent...

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(compte clôturé)

le lundi 16 mars 2009 à 20h39

Ah oui, on avance, là... oui, c'est vrai, du moment que je suis consciente de la raison pour laquelle je prends quelqu'un dans mes bras, cette raison peut être très loin de l'envie pure de le faire.

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Profil

LuLutine

le lundi 16 mars 2009 à 20h59

Même si je n'en ressens pas particulièrement le désir, je peux aussi prendre dans mes bras quelqu'un qui a besoin de réconfort (parce qu'il/elle exprime ce besoin ou parce que je pense qu'il/elle en a besoin), même si en général j'ai tendance à me contenter d'un contact plus "distant" (la main sur l'épaule par exemple). Ensuite, si la personne vient à moi, je laisserais faire.

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(compte clôturé)

le lundi 16 mars 2009 à 21h02

Dans l'absolu, moi aussi. Dans le réel... je tiens compte de mon propre besoin de distance, si c'est le cas.

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(compte clôturé)

le lundi 16 mars 2009 à 21h12

En faisant glou-glou dans le bain du soir, relax, chaud, huile de rose... je me disais que finalement nous avons chacun notre manière de manifester notre solidarité, notre amour aux gens qui nous entourent.

Je suis particulièrement ouverte à l'entretien, à pratiquer le reflet du miroir. Je vais aller ouvrir un autre fil, du coup !

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oO0

le lundi 16 mars 2009 à 23h23

...

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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Profil

oO0

le mardi 17 mars 2009 à 00h04

Un autre fil sur l'inimitié, cela peut être très bien...

... dans jalousie ? C'est intéressant de sonder les émotions dites négatives. L'inimitié ne me pose pour ma part aucun problème, tant que cette inimitié reste loyale.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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(compte clôturé)

le mardi 17 mars 2009 à 08h38

Mmmmhhh, beaucoup de matériel pour poursuivre la réflexion... C'est peut-être moi qui ne fais pas la relation avec une des pistes données par Sorelle, mais où se trouve la référence, concernant l'inimitié, citée par Sam?

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