Polyamour.info



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Vivre heureux c'est possible

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FricnecCoz (invité)

le dimanche 07 février 2016 à 12h18

« On voit bien qu'on n'est pas comme les autres, mais on n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Et on découvre qu'on est différent, mais pas anormal, et ça fait du bien. »

Oui, comme à peu près tout le monde, quoi.

D'où mon saut rapide à la conclusion. I« Ils » sont différents des autres, comme chacun. Seulement, chacun ne revendique pas sa particularité cognitivo-comportementale avec un nom mignon, censé n'être ni péjoratif ni mélioratif, mais pourtant souvent porté en étendard quand-même.

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(compte clôturé)

le dimanche 07 février 2016 à 12h36

lulutine
Et après, quand on a trouvé sa famille, on peut jeter toutes les étiquettes à la poubelle.... :)

Mais seulement après !

Pas toujours Lulutine. J'ai commencé par me débarrasser des étiquettes et je n'ai découvert le mot "polyamour" et les polys qu'en 2009, après 35 ans d'amours plurielles (c'est ainsi que je les appelais). Aucune impression de découvrir une famille, je dirais même que je n'ai aucune envie de "communauté poly", au contraire. Parmi les polys, certain.es sont devenu.es des ami.e.s, mais pas forcément en raison de leur caractère poly, souvent pour plein d'autres raisons.
De même, j'ai commencé par la pratique, pendant 30 ans, avant d'oser théoriser sur le polyamour et écrire qq chose dessus. Il me semblait important d'expérimenter, de me tromper, de corriger, d'affiner ce qui se passait avant toute théorisation. Car on peut être "canon" sur la théorie et les principes et s'effondrer quand on les vit, car le vécu révèle toujours des surprises... que j'ai préféré découvrir avant d'en parler.

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Profil

gdf

le dimanche 07 février 2016 à 13h30

FricnecCoz chacun ne revendique pas sa particularité cognitivo-comportementale avec un nom mignon, censé n'être ni péjoratif ni mélioratif, mais pourtant souvent porté en étendard quand-même.

Je crois qu'il faut bien séparer deux phases dans le processus : mettre un nom sur une situation, puis le porter en étendard (ou pas).
Chacun a ses particularité, et en grandissant, on est constamment confronté à la contrainte du groupe, ce qui n'est pas facile. Il m'a fallu un moment ces jours ci pour expliquer à mon fils de 10 ans qu'il allait devoir apprendre à survivre avec deux particularités : je ne l'autorise pas à jouer aux jeux PEGI 18 (mais tous mes copains jouent à call of duty, ils vont se moquer de moi !) et il a besoin de lunettes (personne n'a de lunettes, ils vont se moquer de moi).
Alors oui, pour les gens sûrs d'eux, pas besoin d'un nom mignon. Pour les gens moins sûrs d'eux, mettre un nom sur une situation est rassurant. Peut être que je suis le seul de ma classe à porter des lunettes, mais il y a plein de porteurs de lunettes. On peut les appeler binoclard. Ou myope. Ou quoi que ce soit d'autre. Mais on n'est pas tout seul.
Après, on revendique ou pas. Pendant quelques années, je travaillais à temps partiel. C'était un choix personnel, et ça ne regardait que moi, mais je suis devenu revendicatif, car je voyais que d'autres personnes, hommes ou femmes, moins grande gueule que moi, avait plus de mal à concilier vie privée et vie professionnel. Je me suis investi dans des groupes de parents qui travaillent. C'est un peu comme ça que je comprends le parcours d'APH aussi (elle me corrigera si je suis à côté de la plaque). Elle a vécu ce qui lui semblait juste pour elle, et elle l'a partagé car ça pouvait servir à d'autres.
Je suis aussi un zèbre (et pour le coup, ce n'est pas un choix personnel mais un état de fait), mais je ne m'en vante pas en public. Si t'es un super sportif, et que tu cours le 100m en moins de 10s, tout le monde va te féliciter et t'encourager pour les compétitions. Si tu es un super matheux et que tu rentres à polytechnique avec deux ans d'avance, si tu oses en parler, tout va dire que tu te la pètes. Soit tu veux pas sortir du lot, et tu le gardes pour toi. Soit tu surreagis et tu porte l'étendard, par réaction. Comme les LGBT qui peuvent soit vouloir se fondre dans la masse, soit défiler en drag queen. L'un ou l'autre ne sont ni bien ni mal, ça dépend de chacun.
Mais même pour ceux qui veulent se fondre dans la masse, et c'était là le sens de mon message initial, le fait de savoir qu'on fait partie d'un groupe, et qu'en cas de besoin, on pourra trouver des gens comme nous pour discuter de nos problèmes spécifiques, c'est rassurant.

Gdf

PS : beaucoup de MOIJE dans ce message, passera-t-il la modération du forum ? :)

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Rhisonevan (invité)

le dimanche 07 février 2016 à 14h40

«  Soit tu veux pas sortir du lot, et tu le gardes pour toi. Soit tu surreagis et tu porte l'étendard, par réaction. »

Soit tu choisis, par conviction politique, d'envoyer les cases et les pathologisations se faire foutre, et peu importent d'autres besoins personnels ou pressions sociales parce-que décidément, merde, on ne fera pas changer le monde sans porter soi-même ce changement.

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Profil

bonheur

le dimanche 07 février 2016 à 19h36

alaingood
OK avec plaisir

Consulte tes mails :-) !!!

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Profil

LuLutine

le dimanche 07 février 2016 à 21h46

APH
Pas toujours Lulutine.

Et où m'as-tu vue écrire "toujours" ? :)

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