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Faut-il planifier les rencontre avec l'autre et discuter ouvertement des envies d'évolution

Engagement
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camelezebre

le vendredi 08 janvier 2016 à 17h10

Bonjour à tous,

Une belle année 2016 pour commencer.

Je suis venue il y a quelques mois vous raconter ma rencontre avec un autre homme que mon mari, rencontre qui m'a permis de comprendre que j'étais certainement polyamoureuse ou tout au moins en train de le devenir. Je n'arrive pas encore à très bien démêler tout ça. Au départ ça été très, très difficile, comme bien des fois j'ai pu le lire sur ce forum. Aujourd'hui les choses se passent bien mieux et je ne peux que constater de mon côté, cette envie de continuer ainsi. Premièrement je suis très,très amoureuse de cet autre homme et c'est réciproque. Je n'envisage pas une seule seconde de mettre un terme à cette relation et lui non plus. Je n'envisage pas non plus de quitter mon mari que j'aime et ma famille. L'autre homme le sait et même si parfois l'envie irrépressible de vouloir être le seul le remue, il comprend tout a fait ma position et sait que j'aime mon mari.

Mon mari a fait énormément d'efforts pour accepter cette autre relation. Cependant je suis toujours su des œufs quand je lui demande si je peux aller le voir. Il n'y a plus eu de refus de sa part. Juste beaucoup de tristesse et nous essayons de trouver un moyen de gérer au mieux les départ et surtout les retours. Généralement mon mari s'en va un long moment, il a besoin d'être seul, ce que je comprends très bien. A ce propos pourriez-vous me dire qu'elles sont vos "stratégies" pour apaiser chacun et laisser le temps que les émotions redescendent?

De mon côté je me surprends à très bien gérer mon retour, je suis plus mal à l'aise de la tristesse de mon mari ou de ses regards que de mon état. J'arrive parfaitement bien à faire la "différence" et me remettre dans ma relation de couple. Est-ce normal?

Mon mari ne souhaite pas que nous parlions de ma relation mais il exige de savoir quand je vais le voir. Ce que je respecte. Seulement je suis toujours très mal lorsque je dois lui demander pour aller voir mon autre relation et j'aimerai établir un jour officiel par semaine. Je me dis que c'est peut-être un moyen de fixer les choses et d'éviter d'être chaque fois déstabilises. Je fais donc appel à vous pour savoir comment vous gérer vos rencontre avec vos partenaires.

J'avoue que je suis souvent très frustrée de ne pas pouvoir le voir comme j'aimerais ou tout au moins de manière régulière, sans que ce soit toujours à le dernière minute. Enfin notre relation évolue et j'aimerai pouvoir dire à mon mari que j'ai besoin de plus d'intimité, qu'il refuse catégoriquement. Nous n'avons jamais couché ensemble mais nous nous endormons ensemble et nous caressons avec comme règle, jamais sous la ceinture. Alors Ca va vous paraitre débile mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour ne pas être trop frustrée. Mon mari ne le sait pas et je ne sais pas comment lui faire comprendre que ça ne change rien pour moi. Nous avons d'ailleurs une vie sexuelle plutôt intense. Lui pense que si un autre homme me touche, je vais le dégoûter.
Voilà, j'espère que je suis claire, sinon je réponds volontiers à vos questions, remarques

Merci de me lire et j'espère trouver dans vos précieux conseils le moyen de faire perdurer cette histoire.

Je vous souhaite une belle soirée.

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(compte clôturé)

le vendredi 08 janvier 2016 à 17h30

Je vis exactement la même chose que votre mari. Mon conjoint est amoureux d'une autre, je l'accepte mais dés que je suis seule je cède aux pleurs.
Avant, mon homme considérer que c'était tromper rien que dans l'intention. Il n'y a pas obligation de relation sexuelle pour dire que c'est de la tromperie.
Lui, contrairement à vous, a eu des relations sexuelles avec. Le premier truc que j'ai pensé c'est s'il s'était protéger. Dans mes moments de tristesse, il m'arrive d'y penser et j'ai automatiquement les images en tête. C'est là que l'ecoereument vient.
On vient de me conseiller que peut être je ne suis pas fait pour le polyamour et que même si je supporte maintenant, ça peut exploser plus tard.
Vous devriez peut être songer à cette solution...

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Tcheloviekskinoapparatom

le vendredi 08 janvier 2016 à 18h00

Camelezebre, pour répondre à la question titre, le fait de planifier les rencontres aide effectivement souvent dans un cas comme celui-ci : si, par exemple tu passes un soir par semaine avec ton autre amoureux, ça pourra devenir une routine y compris pour ton mari. Il pourra se sentir soulagé de l'angoisse que tu viennes lui demander quelque chose de nouveau. Il est probable que ça continuera de l'embêter pendant un temps, mais on supporte mieux ce qui nous embête quand c'est prévisible, quand on peut soi-même planifier quelque chose qui nous permet de bien passer ce moment (soirée avec des copains, activité sportive, artistique....). Pourquoi ne pas lui proposer cette solution ? Avec bien sûr la possibilité d'en reparler, de redéfinir etc.

Après sur les envies d'évolution, c'est complexe et subtil, mais en gros il y a un principe en commun : si c'est prévu à l'avance, ça peut passer un peu mieux. Si tu dis "j'aimerais avoir des relations sexuelles avec lui, mais pas avant dans six mois", il peut se faire à l'idée... ou pas. Mais en tous cas vous pouvez prendre le temps d'en parler, et tu risques moins une réaction de soudaine colère ou tristesse que si tu lui dis que c'est pour ce soir. Mais tout dépend de sa manière de percevoir ce qui se passe, de sa confiance en lui-même et dans votre relation.
A toi aussi de voir si tu es prête à attendre six mois....

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LeCielEstBleu (invité)

le samedi 09 janvier 2016 à 08h39

nous nous sommes déjà croisées sur le forum dans une autre de tes discussions - je vois que nos routes vont un peu dans le même sens!
Je crois effectivement que la régularité est une clef, même si cela peut paraître un peu étrange d'avoir un jour fixe. Personnellement, c'est ce que je voudrais établir, car les demandes spontanées se passent parfois très mal. Mais un jour régulier, ce n'est pas encore vraiment à l'ordre du jour chez nous! D'ailleurs, je ne suis pas sûre non plus que mon autre amoureux serait partant...
Sinon, par rapport à ce terme de "demande" - qu'il s'agisse de sorties ou d'envie d'aller plus loin -, je me pose pas mal de questions. Je sais bien que le consentement de l'autre est un aspect primordial des relations que nous voulons avoir ici, mais je me suis récemment surprise à penser que demander, c'était demander trop. Pour mon cas personnel, je crois que je dois moins attendre le consentement de mon mari, moins me focaliser sur ses réactions, sa douleur (tout en en tenant compte, c'est sûr), et plus aller vers ce que je veux vivre, moi. J'essaie de me mettre à la place du mari pas polyamoureux dont la femme attend sa bénédiction pour avoir une nuit d'amour avec un autre: ce n'est pas une position facile, cela me parait ingérable. Sans compter qu'il y a un côté infantilisant dans ce rapport, me semble-t-il.
Je me dis donc que, doucement, il faut faire entendre à l'autre que les choses changent. Et, sans vouloir être trop brutale, que c'est comme ça. L'idée de placer l'évolution dans le futur, ça me semble bien - mais six mois, c'est un peu long! et peut-être vaut-il mieux ne pas fixer de date, ce qui aurait un effet compte à rebours stressant? Peut-être dire: Ma relation avec /// est en train d'évoluer, et comme tu le sais, ça ne nuit en rien à ce que je ressens pour toi, ni à mon envie de faire l'amour avec toi. Le dire, le répéter et le montrer.
Une autre piste, ce serait de faire se rencontrer nos maris - ils ont sûrement beaucoup à partager! ;-)

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Leolu

le samedi 09 janvier 2016 à 12h40

LeCielEstBleu
Je sais bien que le consentement de l'autre est un aspect primordial des relations que nous voulons avoir ici, mais je me suis récemment surprise à penser que demander, c'était demander trop. Pour mon cas personnel, je crois que je dois moins attendre le consentement de mon mari, moins me focaliser sur ses réactions, sa douleur (tout en en tenant compte, c'est sûr), et plus aller vers ce que je veux vivre, moi. J'essaie de me mettre à la place du mari pas polyamoureux dont la femme attend sa bénédiction pour avoir une nuit d'amour avec un autre: ce n'est pas une position facile, cela me parait ingérable. Sans compter qu'il y a un côté infantilisant dans ce rapport, me semble-t-il.

Chaque fois que j'entends parler de "consentement", de "demande", surtout de la part d'une femme (même si c'est face à un homme fragile, et non patriarcal), ça me fait grincer des dents...

Quelle est la priorité du polyamour, exactement ?
- l'autonomie d'individus qui organisent leur vie sentimentale libre, au mieux des besoins de chacun (mais sans s'oublier)
- l'acte de résistance d'un membre de couple qui doit négocier et quémander pour obtenir son autonomie sentimentale... si et seulement si le conjoint le veut bien, et à ses conditions expresses.

On va me dire : le second pour arriver au premier... mais cela reste dérangeant de devoir appliquer des règles de propriétés mutuelles (consentements) pour en arriver à des conditions de libertés mutuelles (infos d'organisation).

Sinon, pour la question-proposition : oui, l'établissement d'un jour par semaine permet de n'avoir qu'un seul "consentement" à obtenir pour longtemps, ce qui diminue fortement l'aspect d'assujettissement.
Et psychologiquement, du côté masculin, une fois que c'est accordé, même douloureusement, il y a un certain "lâcher-prise" qui s'installe et qui lui fera du bien : plus de demandes à subir, de décisions à prendre, d'attentes lancinante de ces demandes régulières, etc...
C'est fait, maintenant, c'est inéluctable. Il n'y a plus qu'à observer et souffrir de l'absence (ou à agir).

Je déduirais de tout ça que tout ce qui peut mener à obtenir une liberté réelle, même minime au départ, sans avoir besoin de consentements, est préférable à une prise en compte préalable du bien-être de la personne mono.
1) on décide de s'accorder une liberté particulière, pérenne et régulière
2) on s'inquiète du conjoint et on facilite sa position, en lui évitant au maximum d'avoir des décisions à prendre ou des choses à savoir
...et pas l'inverse.

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homme_partit

le samedi 09 janvier 2016 à 15h18

camelezebre
J'avoue que je suis souvent très frustrée de ne pas pouvoir le voir comme j'aimerais ou tout au moins de manière régulière,

Ton homme souffre également de te voir partir chez ton autre. Je ne sais si une recette miracle existe pour satisfaire tous les protagonistes de ta situation, mais les douleurs engendrées ne sont que les prémices d'une situation qui ne pourra perdurer.

Discuter des évolutions souhaitées est une bonne chose, cela permet de conserver une honnêteté et une certaine confiance en son conjoint. Cela trace également la direction voulue tout en maintenant le dialogue.

Pepette
On vient de me conseiller que peut être je ne suis pas fait pour le polyamour et que même si je supporte maintenant, ça peut exploser plus tard.

Je suis tout à fait d'accord avec cela, le poly n'est pas pour tout le monde.

LeCielEstBleu
Pour mon cas personnel, je crois que je dois moins attendre le consentement de mon mari, moins me focaliser sur ses réactions, sa douleur (tout en en tenant compte, c'est sûr), et plus aller vers ce que je veux vivre, moi.

Cela ressemble à une sorte de passage en force en écartant le dialogue.

LeCielEstBleu
J'essaie de me mettre à la place du mari pas polyamoureux dont la femme attend sa bénédiction pour avoir une nuit d'amour avec un autre: ce n'est pas une position facile, cela me parait ingérable. Sans compter qu'il y a un côté infantilisant dans ce rapport, me semble-t-il.

Vouloir se placer à la place de l'exclusif alors que l'on est poly n'est pas une solution constructive car tu n'es pas impartial.
Tu expliques que demander l'autorisation d'aller voir ton autre amoureux est infantilisant, je dirai que c'est une torture que d'entendre cette demande, tout dépend de quel côté on se situe.

Leolu
Sinon, pour la question-proposition : oui, l'établissement d'un jour par semaine permet de n'avoir qu'un seul "consentement" à obtenir pour longtemps, ce qui diminue fortement l'aspect d'assujettissement.
Et psychologiquement, du côté masculin, une fois que c'est accordé, même douloureusement, il y a un certain "lâcher-prise" qui s'installe et qui lui fera du bien : plus de demandes à subir, de décisions à prendre, d'attentes lancinante de ces demandes régulières, etc...
C'est fait, maintenant, c'est inéluctable. Il n'y a plus qu'à observer et souffrir de l'absence (ou à agir).

Un accord douloureux n'en est pas un, c'est juste une solution transitoire d'un état à un autre. Lorsque tu demandes à aller voir ton autre amoureux, quelles sont les réponses possibles?
De toutes les manières, le fait de demander n'est qu'une façon de rester honnête et le refus du conjoint exclusif ne changera rien quant à la décision prise par avance?

Leolu
Quelle est la priorité du polyamour, exactement ?

Je dirai que cette question ne se pose que dans le cas d'un couple poly et non dans une situation mono-poly. Après, on peut vouloir tout détailler, trouver une explication logique et sincère à ses envies, il n'en reste que les perceptions entre un mono et un poly sont opposées.
Un poly est certain d'avoir trouvé son mode de vie idéal, l'exclusif également. Les bases étant différentes, il est donc normal de trouver des situations difficilement viables.

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camelezebre

le samedi 09 janvier 2016 à 17h15

Merci à tous pour vos différentes réponses. Nous avons eu une discussion et nous avons décidé que je le verrai un soir par semaine et que si je veux rester une nuit lors de ma rentrée du lendemain mon mari souhaite pouvoir partir un moment pour gérer la tristesse qui l'envahit surtout ds ces moment.

Je tiens à préciser que mon mari souhaite impérativement savoir quand est ce que je vois mon autre relation bien que ce soit difficile pour lui. Il ne souhaite absolument pas que je lui mente ou invente des histoires pour le voir. Nous avons décidé d'être franc et honnête et je trouve ça bcp mieux.

Pour ce qui est de la sexualité il m'a indiqué qu'elle était la limite qu'il pense ne pas pouvoir supporter. Cependant il sait très bien que je suis libre de faire ce que je veux et il me laisse le choix bien que ça serait très certainement très compliqué à gérer pour lui.

Voilà j'espère que cette mise en place permettra de faire diminuer un tout petit peu les tristesses et blessures de chacun. Sachant d'avance qu'il y aura d'autres mises au point.

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LeCielEstBleu (invité)

le samedi 09 janvier 2016 à 20h36

@ Leolu, c'était exactement à cela que je voulais en venir.
@ homme-partit, non, je n'envisage pas le passage en force. Je crois seulement comprendre peu à peu que mon mari est effectivement torturé par les "demandes" (parce qu'il voudrait être d'accord, réagir sereinement mais que ça ne lui est pas toujours possible) et je voudrais amoindrir cette souffrance pour lui en évitant de le placer trop dans la position de celui qui doit donner son aval. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre.
@camel, je te souhaite que cette nouvelle évolution vous offre à tous les trois un équilibre précieux.

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Leolu

le dimanche 10 janvier 2016 à 00h56

homme_partit
je dirai que c'est une torture que d'entendre cette demande, tout dépend de quel côté on se situe.
(...) Un accord douloureux n'en est pas un, c'est juste une solution transitoire d'un état à un autre. Lorsque tu demandes à aller voir ton autre amoureux, quelles sont les réponses possibles?
De toutes les manières, le fait de demander n'est qu'une façon de rester honnête et le refus du conjoint exclusif ne changera rien quant à la décision prise par avance?

J'ai parfaitement conscience de cette douleur. J'en ai vécu une similaire moi-même. Avec pour seule solution le déni, l'oubli, l'évasion...

J'aimais mon couple, mais j'aimais surtout une personne. Une personne libre. Et que son chemin soit avec moi, sans moi, ou avec moi à moitié, j'ai continué de l'aimer. Quelles que soient ses décisions.
(après quelques étapes d'explications, tout de même... pour comprendre, pour admettre).

Et comme tu le dis très justement, qu'y pouvons nous ? Que faire pour empêcher ça ?
Rien.
Juste laisser faire, sans s'en préoccuper, sans négocier, sans exiger de demandes ou de conditions... le lâcher-prise total.
Parce que tout ce qu'on pourra faire, en y participant, en s'en inquiétant, en essayant de minimiser ou de freiner la chose, c'est de se faire du mal. C'est de se torturer soi-même (et l'autre en sus).

Non. Si on aime vraiment, il suffit de continuer à faire confiance. A croire en son amour, même s'il est bizarre et partiel. A comprendre qu'elle veut autre chose, même si on ne peut plus y être. A abdiquer sur ce sujet-là.
Et à profiter de ce qui reste. Lorsqu'il en reste.
C'est le mieux pour elle. C'est le mieux pour nous.

Dans ce domaine, toute résistance est vaine, contre-productive, et pas respectueuse des libertés individuelles.
Il faut juste voir ça comme une autre étape. La fin d'une époque.
Rien n'est éternel et immuable. C'est la grande leçon que j'en ai tirée.

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camelezebre

le lundi 11 janvier 2016 à 08h39

homme_partit
Ton homme souffre également de te voir partir chez ton autre. Je ne sais si une recette miracle existe pour satisfaire tous les protagonistes de ta situation, mais les douleurs engendrées ne sont que les prémices d'une situation qui ne pourra perdurer.

Oui il souffre c'est indéniable, cependant c'est lui qui exige que je lui dise quand je vois mon autre relation. Nous avons envisager toutes les possibilités, cependant réduites.

Leolu
Chaque fois que j'entends parler de "consentement", de "demande", surtout de la part d'une femme (même si c'est face à un homme fragile, et non patriarcal), ça me fait grincer des dents...

Je comprends tout à fait celà, mais chez nous c'est aussi un moyen de respecter la demande de mon mari et maintenir la confiance souhaitée. C'est vrai que parfois je me dis que ce n'est pas "normal", mais passer d'un couple mono à poly ne l'est pas nécessairement non plus pour tout le monde. Il faut donc trouver des consensus afin de pouvoir évoluer le plus respectueusement sur le temps, enfin c'est juste mon avis.

homme_partit
Un accord douloureux n'en est pas un, c'est juste une solution transitoire d'un état à un autre. Lorsque tu demandes à aller voir ton autre amoureux, quelles sont les réponses possibles?
De toutes les manières, le fait de demander n'est qu'une façon de rester honnête et le refus du conjoint exclusif ne changera rien quant à la décision prise par avance?

Ce n'est effectivement pas une demande dans le sens où je n'attends pas un refus de sa part. Mais si ça devait être le cas, nous pourrions en parler et je respecterai sa réponse sur le moment. Lorsque je parle de demande, c'est aussi parce que mon mari l'exige et qu'il faut que nous puissions nous organiser pour nos enfants. Il tient à s'en occuper lorsque je suis ailleurs et ne veut absolument pas sortir ou faire autre chose. Pour lui ça n'a aucun sens, si ce n'est "cacher la merde au chat". Il part du principe effectivement qu'il en souffre mais qu'être à la maison avec nos enfants et faire ce qu'il veut est un meilleur moyen de gérer cela. Il ne s'imagine pas en train de faire la fête avec des amis pour leurrer son esprit et faire croire qu'il est hyper à son affaire.

J'ai la chance d'avoir un mari exceptionnel et d'une grande intelligence, avec qui nous avons toujours discuté de tout, et toujours fait l'effort de parvenir à trouver des solutions viables pour tous. Alors évidemment cette nouvelle situation est bien plus complexe que les simples soucis du quotidien que tout couple vit. Mais je crois profondément qu'il est possible de ressortir grandit et que ça ne tient qu'à l'échange, le respect, la discussion et l'amour que chacun peut se porter.

Je suis peut-être une idéaliste, ou une folle, mais cette nouvelle direction dans ma vie me permet de constater combien le bonheur "personnel" a une incidence positive pour tout le monde. J'ai fais tout l'inverse pendant des années et ça nous a presque mené à la rupture, a l'effondrement personnel, voir au rejet de l'autre face à trop de frustration.

Je fais confiance à l'avenir et au temps.

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Leolu

le lundi 11 janvier 2016 à 17h00

camelezebre
Je suis peut-être une idéaliste, ou une folle, mais cette nouvelle direction dans ma vie me permet de constater combien le bonheur "personnel" a une incidence positive pour tout le monde. J'ai fais tout l'inverse pendant des années et ça nous a presque mené à la rupture, a l'effondrement personnel, voir au rejet de l'autre face à trop de frustration.

Je fais confiance à l'avenir et au temps.

(+) Heureux de lire ça :-)

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homme_partit

le lundi 11 janvier 2016 à 18h05

Leolu
Juste laisser faire, sans s'en préoccuper, sans négocier, sans exiger de demandes ou de conditions... le lâcher-prise total.
Parce que tout ce qu'on pourra faire, en y participant, en s'en inquiétant, en essayant de minimiser ou de freiner la chose, c'est de se faire du mal. C'est de se torturer soi-même (et l'autre en sus).

Non. Si on aime vraiment, il suffit de continuer à faire confiance. A croire en son amour, même s'il est bizarre et partiel. A comprendre qu'elle veut autre chose, même si on ne peut plus y être. A abdiquer sur ce sujet-là.
Et à profiter de ce qui reste. Lorsqu'il en reste.

Dans le cas d'une relation mono poly, abdiquer est une solution, si ce n'est qu'il y a diverses façons d'abdiquer, comme quitter son conjoint poly ou accepter son autre relation.
Si gérer ses émotions et sentiments étaient si simple, je pense que beaucoup adhérerait au poly. Je crois également aux sentiments toxiques, aux situations enivrantes et destructrices à la fois.

La confiance est comme tout, elle a ses limites. Laisser faire est une théorie qui n'est pas universelle, comme toutes théories d'ailleurs.

Lorsque qu'il s'agit de relations humaines, mélangeant sentiments et ressentis, chacun réagira de manière différente. Remettre en jeu tout le contexte éducatif et de croyance n'est pas une mince affaire, aussi, le fait de demander sans laisser à l'autre le soin d'avancer à son rythme est un réel frein.
Tout est possible, faut-il parvenir à trouver le bon moment, la bonne vitesse et la bonne personne.

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homme_partit

le lundi 11 janvier 2016 à 18h14

camelezebre
Ce n'est effectivement pas une demande dans le sens où je n'attends pas un refus de sa part. Mais si ça devait être le cas, nous pourrions en parler et je respecterai sa réponse sur le moment.

Si tu demandes sans attendre de refus, ce n'est plus une demande mais une sorte d'exigence. De plus, si tu respectes un refus de ton mari, ce refus ne serait-il pas un sujet de discorde par la suite?

Sur mon message précédent, je parlai de vitesse d'acceptation pour l'exclusif. Le fait de demander pousse l'exclusif à décider et aucune réponse ne le satisfera.
Le fait de refuser le rendra responsable de ta tristesse et de ta frustration, le fait d'accepter générera une situation dans laquelle il ne veut aller.

camelezebre
Lorsque je parle de demande, c'est aussi parce que mon mari l'exige et qu'il faut que nous puissions nous organiser pour nos enfants.

A ton avis, pourquoi ton mari l'exige t-il?

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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parti4589

le lundi 11 janvier 2016 à 22h31

Ton mari est ouvert au dialogue et se montre à l'écoute de tes envies Camelezebre. C'est positif.Il veut contrôler ta nouvelle relation. Il a peur de te perdre. A toi de le rassurer. A toi aussi de lui dire que tu attends plus de cette nouvelle relation même si ton mari à du mal à l'entendre. Cela demande du temps. Cela peut aussi venir de lui qu'il manifeste un changement d'attitude. En tout cas ton mari participe vraiment bien à ton bonheur en gardant les enfants et en se mettant en retrait. Vous finirez bien par sortir de cette frustration et ton mari devrait être récompensé des efforts qu'il fournit.

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camelezebre

le jeudi 14 janvier 2016 à 08h32

homme_partit
Si tu demandes sans attendre de refus, ce n'est plus une demande mais une sorte d'exigence. De plus, si tu respectes un refus de ton mari, ce refus ne serait-il pas un sujet de discorde par la suite?

Sur mon message précédent, je parlai de vitesse d'acceptation pour l'exclusif. Le fait de demander pousse l'exclusif à décider et aucune réponse ne le satisfera.
Le fait de refuser le rendra responsable de ta tristesse et de ta frustration, le fait d'accepter générera une situation dans laquelle il ne veut aller.

Je demande sans attendre de refus dans le sens ou j'essaie de mettre en application le principe de "ma liberté individuelle", de "ma liberté de choix". Supposer cela comme tu l'exposes sous-entend que finalement le principe même du poly est en soit irrespectueuse de l'autre et donc tout autant une exigence, non? Et ne nous voilons pas la face, lorsque tu passes d'un couple mono à poly, tu imposes. Parce que je ne lui ai pas demandé si je pouvais tomber amoureuse, je le lui ai dis, comme une information à gérer à deux (3).

De plus comme indiqué dans mes différents messages, c'est mon mari qui "exige" cette information et lui même ne va pas dans le sens d'une acceptation ou d'un refus. Il veut juste savoir quand est-ce que je le vois et ne souhaite absolument pas me interdire. Il a très bien compris que ce serait contre-productif.

Je ne sais pas pourquoi mon mari veut absolument savoir, lui même ne le sait pas vraiment. Certainement une manière pour lui de garder un certain contrôle, mais je pense surtout pour s'y préparer et ne pas être pris par surprise. Ca lui permet de digérer la choses et être plus à son aise.
Naturellement et pour éviter trop de douleur je préférerais ne pas lui en parler, mais ça serait à nouveau se positionner du côté des cachotteries et du "mensonge" et donc plus du chemin de l'adultère que du poly, non?. Entre nous, le mensonge serait totalement destructeur et nous ne le souhaitons pas.

Et non si il devait y avoir un refus, je ne vois pas pourquoi je lui en tiendrais rigueur. Je suis ferme quant à mon souhait de maintenir cette autre relation, pas dans son rythme. Rythme qui ne me satisfait pas et "imposé" par mon mari qui a besoin de plus temps, ce que je comprends. C'est donc à moi de faire ce pas et d'accepter d'aller à un rythme forcément plus lent. Si le poly ouvre la porte d'une certaine liberté, il me semble qu'elle doit être respectée dans les deux sens.

Mon but est que les choses se mettent en place avec douceur, si tant est que ce soit possible de dire ainsi, ce n'est en aucun cas une envie de foncer tête baissée et de prendre le risque de faire exploser mon couple et détruire mon mari.

Je ne sais pas ce que l'avenir nous réserve et quelles sont les surprises auxquelles nous seront confrontés. C'est donc au jour le jour que nous avançons, en essayant de se rassurer chacun dans nos évolutions.

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gdf

le jeudi 14 janvier 2016 à 10h54

Les mots sont trompeurs... Tu parles de "demande", mais il s'agit en fait simplement d'une information.

Un point essentiel, à mon avis, est de se rappeler qu'on peut décider pour soi mais pas pour l'autre, et les deux n'ont pas la même décision à prendre.

De ton côté, tu peux choisir de faire ce qui te fait plaisir (au risque de faire souffrir ton mari) ou de faire des compromis pour lui (au risque de te priver).
De son côté, il peut choisir de te laisser faire ce que tu veux (au risque de souffrir lui même) ou de t'interdire (au risque de te perdre si tu refuses cette interdiction).
Je simplifie, il y a bien sûr de nombreuses nuances pour chacun. Mais ce qui me parait clair, c'est que le mono a une palette de choix moins reluisante que le poly. Et si les choix sont incompatibles (tu choisis de faire ce que tu veux alors qu'il veut t'interdire), ça ne peut se terminer que par la séparation.
Ce n'est pas inacceptable en soi. Il faut juste être conscient des possibilites, et chacun peut trouver son propre compromis.
Pour ma part, j'ai choisi il y a 5 ans mon couple plutôt que ma liberté. Je n'ai jamais regretté ce choix, car j'avais considéré que j'avais plus à perdre qu'à gagner. Je le regrette d'autant moins aujourd'hui que nous avons finalement ouvert notre couple ces derniers mois.

Gdf

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homme_partit

le jeudi 14 janvier 2016 à 14h04

camelezebre
Je demande sans attendre de refus dans le sens ou j'essaie de mettre en application le principe de "ma liberté individuelle", de "ma liberté de choix". Supposer cela comme tu l'exposes sous-entend que finalement le principe même du poly est en soit irrespectueuse de l'autre et donc tout autant une exigence, non?

Je n'affirme pas que le poly est irrespectueux, je spécifiais simplement que demander à ton mari le droit d'aller voir ton autre amoureux est lui demander de se tirer une balle soit dans le pied droit, soit dans le gauche.
Tu m'expliques comprendre et accepter un éventuel refus, mais pourquoi serait-ce à lui de prendre cette décision et non à toi de mettre cette relation en pause?

Le poly est certes pas facile et je respecte ceux qui désirent le vivre. Seulement, je reste persuadé que celà n'est pas pour tout le monde et qu'un couple mono poly engendre des difficultés supplémentaires qui ne pourront durer sur un long terme.

Tu essais de t'adapter à la vitesse de ton mari et je trouve cela très bien. Seulement, il aurait tendance à freiner alors que tu désirerais qu'il accélère.
Trouver un équilibre reste un exercice risqué et long pour un résultat incertain. C'est déjà compliqué à 2, alors à 3...

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Faerie

le samedi 23 janvier 2016 à 19h47

Bonsoir.

Je viens d'arriver sur le site il y a quelques jours. Depuis, je sous marine un peu, je lis, me renseigne, je vois des tas de témoignages. Et concernant la relation mono/poly, je souhaite apporter le mien.

Pour ma part, je sais que je suis poly depuis environ deux ans. J'ai compris qui j'étais en même temps que j'ai appris le mot et sa définition.J'étais dans une relation monogame, comme toujours avant, et les périodes de célibat étaient remplies d'amant(e)s de passage, pour quelques heures/jours/semaines.

Bref, j'étais avec mon compagnon depuis à peu près six ans, deux enfants.

Et pendant deux ans, depuis mon "coming out", mon compagnon m'a juré ses grands dieux qu'il acceptait, qu'il m'aimait telle quelle, libre de mes relations tant sexuelles qu'amoureuses.

D'abord, il m'a proposée de m'essayer au libertinage. Mais 1. cela ne me convenait pas et 2. à chaque possibilité de rencontre, il avait une "attaque" puis plusieurs jours malade. En gros il somatisait.

Tant qu'il s'est agi de parler de ma "liberté" à nos amis, sans plus, d'avoir, pour lui, le beau rôle, celui du mec ouvert et bienveillant, ça lui allait sans problèmes. Les choses se sont gâtées lorsque j'ai rencontré par internet un homme avec qui j'avais de nombreux points communs, dont celui d'être poly. D'abord relations amicales, puis très vite amoureuses, toujours par internet (la distance entre nous rendant les choses plus complexes en termes de rencontre).

Et après quelques semaines, nous avons désiré nous rencontrer. J'ai été strictement honnête avec mon compagnon, à ce sujet, quant à la rencontre, et aux dates éventuelles. Il n'a jamais demandé que je demande sa permission (ce que, n'étant, de fait, pas sa propriété, je n'aurais pas accepté). Pour autant, du moment où cette relation est devenue sérieuse, sentimentalement parlant, j'ai eu droit au même "cirque" de somatisations que lorsque lui me proposait le libertinage comme alternative, ou mieux à ses yeux, que j'entretienne une relation avec un ami commun. Et ses exigences sont devenues à rallonge et plus fantasques les unes que les autres. Jusqu'au jour même de ladite rencontre, où ses textos allaient s'immiscer jusque dans l'intimité qui était en train de se créer, désir de contrôle sur moi.

Les jours qui ont précédé la rencontre, son but clair même si non ouvertement déclaré, était de me mettre au désespoir et me pousser à abandonner (chantage financier, avec les enfants etc), un coup oui, un coup MAIS, un coup t'as intérêt à... Je connais cet homme, malheureusement pour lui, je sais sa façon de me pousser à abandonner et me placer en situation de dépendance par chantage affectif. Je n'ai pas cédé, et suis allée à la rencontre de cet homme dont je suis amoureuse. Quatre jours de pure magie plus tard, l'heure du retour vient.

Et quel retour. Je suis arrivée, crevée par des heures de train, face à un mur, littéralement, glacial, distant, mesquin, même. La veille, il m'avait annoncé vouloir que l'on ait une discussion sérieuse. N'y tenant plus, après des mois de chaud et froid (et beaucoup plus de froid que de chaud), je l'ai confronté à cette fameuse discussion.

Discussion durant laquelle il a refusé un long moment de reconnaître le pourquoi, la motivation profonde. Il me quittait, mais c'était uniquement de ma faute, selon lui. Sauf que non, pas d'accord, après deux années à me clamer, malgré mes doutes, que ma nature poly c'était ok pour lui (et même à draguer de son côté, puisqu'après tout, la liberté qui est mienne, je la considère sienne aussi s'il en veut), remettre tout sur le dos de ça, c'était inacceptable. Il a donc reconnu qu'il n'acceptait pas ça, qu'en gros, depuis deux ans, il mentait (soi disant pour me faire plaisir) là dessus. Nous avions tous deux des responsabilités, liées chacun à notre nature sentimentale, et aux non dits qu'il avait instillé, plutôt que me parler franchement, et ce même lorsque je lui ai tendu de nombreuses perches.

Alors, de mon expérience, j'aurais tendance à dire que la relation mono/poly, n'est à terme, pas viable. D'un côté comme de l'autre, quelqu'un se privera, réprimera sa nature, et ce n'est pas bon, ni souhaitable. Maintenant, je ne me permettrais pas de juger des relations des autres, mais de ces écrits, je ressens beaucoup de tristesse, de la jalousie, de la frustration. J'espère pour vous que ce sera résoluble.

Dans mon cas ce ne le fut pas, et ce, malgré tout l'amour que je ressentais pour mon compagnon, ma tentative d'équilibrer les deux relations, ne pas priver mon compagnon, ni mon Amoureux. Et si le dernier est resté compréhensif, cool et ok quant à ma situation de base qui limitait nos interactions, le premier n'a rien accepté, aucun compromis, rien, aucun aménagement. C'est donc un début en demie teinte pour moi, mais clairement, je ne crois plus à la viabilité d'une relation mono/poly, parce que, de base, l'immense majorité des gens mono exigeront l'exclusivité de leur partenaire.

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Leolu

le dimanche 24 janvier 2016 à 02h15

homme_partit
Lorsque qu'il s'agit de relations humaines, mélangeant sentiments et ressentis, chacun réagira de manière différente. Remettre en jeu tout le contexte éducatif et de croyance n'est pas une mince affaire

Ouais... mais un "contexte éducatif et de croyance" qui met la possession conjugale avant la liberté individuelle, aurait franchement besoin d'être réformé, à mon sens !

L'exemple raconté par @Faerie est marquant, lui aussi : l'amour et le respect de la liberté de sa compagne n'ont aucune prise sur le désir de possession (rationnellement ou psychologiquement) du conjoint.

Et je suis un peu d'accord avec elle : ça se voit assez vite si le mono a la capacité intellectuelle et/ou émotionnelle à accepter la liberté individuelle au sein de son couple. Mais dans la grande majorité des cas, c'est le règlement mono qui s'applique : le divorce.

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gdf

le dimanche 24 janvier 2016 à 11h44

faerie
je ne crois plus à la viabilité d'une relation mono/poly, parce que, de base, l'immense majorité des gens mono exigeront l'exclusivité de leur partenaire.

Comme entre amour et amitié, je ne crois pas qu'il y ait une frontière franche entre mono et poly. Il y a un éventail de sensibilités, des mono qui refuseront en bloc l'idée même de poly aux polys qui méprisent les monos, en passant pas ceux qui se tâtent, ceux qui voudraient mais qui n'y arrivent pas, ceux qui ont plusieurs amours mais ne les assument pas et continuent de se prétendre mono.
Ça change d'une personne à l'autre, et ça évolue dans le temps.

Quand je lis "l'immense majorité" de telle ou telle catégorie, je tique toujours un peu...surtout quand la catégorie est mal définie.

Si on définit les monos comme "ceux qui n'acceptent pas le polyamour en général et celui de leur conjoint en particulier", alors ce n'est pas l'immense majorité, mais tous les monos qui n'accepteront pas, par definition.

Si on définit les monos comme "ceux qui ont été éduqués dans une culture monogame", alors je ne suis pas sûr que l'immense majorité ne l'accepte jamais. Il y a sur ce forum plein de gens qui ont été élevés mono et qui sont devenus poly en grandissant. Et si on en croit l'article que j'ai posté il y a quelques jours (voir ici), 53% des français pensent que l'infidélité est moralement acceptable. Ça fait une petite majorité qui pourrait devenir poly, non ?

Et même si c'était vrai, même si l'immense majorité des monos étaient irrémédiablement mono, s'il en existe qui peuvent changer, alors il faut tenter sa chance. Pas insister au delà du raisonnable, mais au moins essayer. Si on se découvre poly sur le tard, avec un conjoint mono, ne pas conclure immédiatement que ça ne marchera jamais. Peut être que ça marchera pas. Peut être que ça aura plus de chance de ne pas marcher que l'inverse, mais s'il y a une chance raisonnable que ça marche, il faut essayer, et ne pas partir perdant.

Gdf

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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