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Vitamines

Témoignage
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vitamines

le jeudi 16 avril 2009 à 15h17

Tout d'abord merci pour ce site et à tous vos commentaires qui aident à voir plus clair et prendre du recul face aux évènements.
En effet, il y a quelques temps, j’ai découvert l’existence de votre site et ayant moi-même vécu une histoire assez forte, je vous propose de vous la raconter. Je ne sais si mon histoire pourra être assimilé à du polyamour mais c’est en tout cas ce que j’aurais souhaité vivre.

Il y a dix sept ans de cela, dans le cadre d’un enseignement privé, j’ai connu une personne plus jeune de 13 ans que moi. J’y étais élève et elle mon professeur. A cette époque, je m’apprêtais à sortir d’un mariage et donc des conditions d’unions constituant une relation monogame.
Dans cette transformation de vie, et contre toute attente, j’ai rencontré à ce moment là, une autre personne qui devint ma nouvelle compagne de vie. Les choses se compliquant pour moi sur le plan matériel et financier, je dus arrêter les cours avec mon professeur et je ne revue plus cette jeune fille que j’appellerais Irène pour faire simple.
Puis, il y a quatre ans j’ai eu l’occasion de croiser Irène dans un commerce. Visiblement, cette rencontre inattendue marquait nos paroles et nos attitudes d’une certaine gène qui elle-même témoignait d’une émotion réciproque. Plus tard encore, nous nous sommes de nouveau croisés en échangeant quelques banalités et des battements de cœur se faisant plus intense.
Puis sur une autre rencontre en présence de ma compagne, je décidais de me lancer en l’invitant pour un repas à la maison. Petit à petit, nous avons créer un lien en nous et elle, sans nous voir très souvent. Mais peu à peu, le lien entre elle et moi devenait plus fort et je compris que la gène que j’avais décelé lors de nos différentes rencontres, cachait en réalité une attirance réciproque certaine.
Notre envie d’être plus proche de l’autre devenait incontournable. Nous avions fini inévitablement par tomber dans les bras l’un de l’autre et nous embrasser avec la force des premiers baisers.
Au cours de nos différentes rencontres, nous nous sommes avoués notre envie d’être prêt de l’autre, de l’amour très fort que nous nous portions, depuis bien longtemps.
Ayant une éducation différente d’Irène, et bien qu’heureux de ces instants magiques avec elle, je ne m’illusionnais pas sur la qualité de cet amour qui pour moi, n’était que le fruit de conditions que l’on établi seulement par pur recherche d’équilibre personnel.
Plus nous avancions, plus nous nous rapprochons de nos failles et de son côté, une grande difficulté par rapport à tout ce qui est rapport au corps, tant dans sa nudité, que dans sa sexualité. Comme pour beaucoup d’humain d’aujourd’hui, la rengaine affiché était, il ne peut y avoir de sexualité sans engagement et sans sentiments clairement définis. Etant diamétralement opposé dans ce type, j’avoue que ce que je découvrais d’elle me refroidissais, voir me glaçait.
Irène m’avait parlé d’une relation amoureuse conflictuelle dans laquelle elle n’était pas encore complètement sorti mais qui était à priori sur la fin.
Dans le même temps elle commençait à installer sa toile d’araignée, me signifiant en quelques sortes les conditions d’adhésions (sourire). Jour après jour, elle me confirmait ses aspirations dans le cadre d’une relation amoureuse et je compris désormais que tout cela allait à contrario de mes idéaux, un retour à l’archaïsme et le côté primaire de l’amour. J’entends et je comprends tout les beaux discours sur la monogamie et évidemment avec tout le sens que le mot exclusivité peut revêtir. Mais il n’était point question pour ma part de rogner sur une certaine idée que j’ai de la liberté amoureuse.
Cette revendication de sa part était tellement forte, qu’elle en devenait malade avec l’apparition de véritables pathologies psychologiques et biologiques (douleurs diverses dans son corps) .

Avec ma compagne de vie, étant des personnes très ouvertes aux expériences de vie, nous avions longuement discuter de cette nouvelle situation dans notre vie sans forcément la prendre au départ de l’histoire, comme un obstacle mais le voyant plutôt comme un renouveau et de belles expériences à venir pour nous faire grandir et peut-être vivre l’unité avec d’autres personnes.
Les semaines passant et au regard de l’attitude controversée d’Irène qui ne jurait que par l’exclusivité, elle m’avait fait part de sa volonté de ne pas aller plus loin dans notre relation, mais tout en marquant malgré tout, sa volonté de continuer à me voir.
Pensant que pour vivre libre dans sa tête et dans son corps, il faut avoir accompli un certain travail personnel, j’ai pris la décision de mettre un terme à notre relation qui devenait autant pour moi que pour ma compagne difficile à gérer. Irène nous avait malheureusement habitué à un pas en avant et dix pas en arrière. J’ai aussi pris conscience que j’étais le seul à nourrir la relation et qu’elle ne faisait que répondre à mes sollicitations. A savoir que quand je ne lui proposait pas de nous voir, elle pouvait rester sous silence des jours. Elle avait pris l’habitude de se contenter juste de nos échanges par e-mails et prétendait se sentir très pris par l’amour qu’elle me portait. Pour moi, c’était juste entretenir un peu plus le flou dans mon esprit.

Pour ne pas cultiver les jugements divers et variés, je pense cette décision était la meilleure compte tenu des paramètres que je vous ai exposé. Pour autant, n’étant pas quelqu'un remplie de certitude, je me dis que j’ai fait comme j’ai pu en fonction de mes moyens du moment.
Je ne me réjouis donc pas d’une situation me laissant un goût amer dans mon être et sais qu’il me faut à présent traverser une phase difficile. Quoi qu’il en soit, je considère que tout est à vivre le bon comme le mauvais, et j'apprends à accepter aussi ce qui est difficile. Après tout, la souffrance n’est-elle pas inhérente à l’homme et le travail que nous avons à faire n’est-il pas de nous regarder et de nous aimer comme nous sommes, sans vouloir forcément que les choses soient toujours parfaite, réussie du premier coup ou à notre image.

Ce qui est sûr, c’est que cette histoire m’a fait prendre conscience à la fois de ma fragilité et de ce besoin de rencontres nouvelles afin de partager l’enthousiasme et l’amour que j’ai pour la vie et de ses humains.

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(compte clôturé)

le jeudi 16 avril 2009 à 17h55

Touchant récit. En pensée avec toi!

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Siestacorta

le jeudi 16 avril 2009 à 19h37

Oui... et c'est triste l'effet tango du rapport manque/désir, un coup je recule pour que t'avance, un coup j'avance et tu recules.
Non, pas comment veux tu, mais quand même, la joie pourrait s'esquiver un peu moins, zute.

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