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Polyamour et couple ouvert

Engagement
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Mellie

le jeudi 08 mars 2018 à 07h45

Bonjour,

Je viens vers vous pour tenter de voir plus clair dans la crise que je traverse actuellement.

J'ai démarré il y a six mois une relation avec un homme en couple qui a deux enfants. Je sortais alors d'une relation exclusive de presque 20 ans (entrecoupée de quelques ruptures). J'ai aussi deux enfants. Dès notre rencontre cet homme m'a informée que sa femme et lui n'étaient pas exclusifs. J'étais intriguée par ce mode de vie auquel je m'intétessais depuis quelques années, je n'avais pas du tout envie d'une "relation sérieuse" et j'étais ravie qu'on puisse devenir amants sans se cacher, sans que j'aie à tenir le rôle de maîtresse secrète qui me paraît humiliant, et sans avoir à me sentir coincée par les éventuelles demandes d'exclusivité ou d'engagement que je craignais de la part d'un célibataire.

Sauf que très vite cet homme et moi sommes tombés solidement amoureux.

Au début il était question qu'on entre vraiment dans la vie l'un de l'autre, qu'on se présente nos enfants, qu'on s'affiche, qu'on puisse partir en vacances tous ensemble, voire même avec sa femme et son amant. Sa femme se montrait très ouverte à l'idée. Cet esprit de tribu, de transparence me plaisait et ça me semblait un horizon très excitant.

Mais à un moment les portes se sont mises à se fermer. Mon amoureux n'ose plus me présenter à ses enfants. Sa femme ne veut plus me rencontrer. Je ne pense pas beaucoup me tromper en avançant qu'elle se sent menacée par les sentiments qui nous lient, son mari et moi, et qu'elle est devenue territoriale. Je le sens intuitivement, et de façon très forte. Je pense que mon amoureux a espéré pendant un moment pouvoir la satisfaire et préserver la paix dans sa famille en vivant de façon clivée : d'un côté sa femme et sa famille et de l'autre, moi.

Sauf que cette place ne me convient pas. D'ailleurs je ne veux pas de place assignée. Je ne veux pas être circonscrite à une zone limitée de la vie de mon amoureux, surtout tracée pour assurer le confort d'une femme qui m'est hostile. Je me sens à la place du tiers dans un couple ouvert, presque instrumentalisée ; et non dans un mode relationnel polyamoureux.

Alors je me pose les questions suivantes : Suis-je juste trop orgueilleuse et égoïste pour prendre cette place un peu à l'ombre mais qui rendrait mon amoureux tellement heureux? Pourquoi ai-je besoin de plus? Rien ne m'empêche de le présenter à mes enfants et à tout mon entourage et de l'inclure pleinement dans ma vie, d'ailleurs il est d'accord. Pourquoi ai-je besoin de réciprocité? Le fait de vouloir entrer dans sa vie à lui est-il motivé par un besoin de transparence malsain et frisant le contrôle? Et je me débats avec ma colère contre moi de "me laisser faire ça", ce qui est destructeur. Et je me hais dans cette position de victime.

Je lui ai fait part de ma souffrance à être ainsi circonscrite, et à dépendre des besoins de sa femme. Je lui ai expliqué mon sentiment de ne pas me respecter en restant dans cette configuration. Il est affolé, perdu... Pour le moment il ne sait pas comment attaquer le problème. Il a énormément besoin de son équilibre familial et j'ai bien peur qu'à devoir choisir, il choisira sa femme.

Que me conseillez-vous? Devrais-je chercher son bien-être d'abord? Travailler à trouver d'autres motifs, peut-être plus profonds, à mon insatisfaction? Ou m'écouter, me respecter et affronter la probable rupture?

Ou y a-t-il une autre voie à laquelle je n'aie pas songé?

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alinea7

le jeudi 08 mars 2018 à 10h01

Votre relation est récente et plus facilement passionnée voire pour toi apparemment fusionnelle.
Il comprend sûrement tes envies de faire partie de toute sa vie et il les partage peut-être. Mais là il ne s'agit pas que de sa vie à lui, il s'agit de sa vie à elle. Tu ne peux pas t'immiscer dans la vie d'une femme, de force, alors qu'elle ne le souhaite pas.
Quel genre de vacances ensemble ce serait si elle n'accepte pas ta présence ??

Il ne t'appartient pas plus qu'à elle.

La territorialité dont elle peut faire preuve, est-ce que tu ne manifestes pas la même en réclamant d'avoir accès à tous les espaces de vie de cet homme ?

D'un autre côté je comprends que tu veuilles les connaître, ne serait ce que pour savoir de qui il parle quand vous discutez.
Que tu sois déçue que les possibles se soient fermés.

Peut-être que vous avez visé trop haut trop vite. Si elle a peur que tu phagocytes leur vie il doit être possible de la rassurer... mais le forcing ne va que braquer les choses.
Ce serait déjà positif d'arriver à la rencontrer, sans engagement que ça se reproduise, juste pour dédramatiser et discuter de comment vous voyez la situation, l'articulation des relations. Tu sembles faire des suppositions sur les raisons pour lesquelles tu ne peux pas faire davantage partie de leur vie, ce serait mieux de demander pour ne pas trop imaginer.

Je te souhaite d'arriver à établir une meilleure relation avec ta métamoure. Il me semble que comprendre qu'elle n'agit pas contre toi mais pour se sécuriser pourrait t'aider à accepter des compromis en attendant qu'elle soit rassurée.

Il faut aussi envisager le fait que vous ne puissiez pas vous entendre toutes les deux, que vous vous soyez rencontrées ou non. Auquel cas le cloisonnement sera plus facile à vivre.

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bonheur

le jeudi 08 mars 2018 à 10h46

Mellie
Dès notre rencontre cet homme m'a informée que sa femme et lui n'étaient pas exclusifs. J'étais intriguée par ce mode de vie auquel je m'intétessais depuis quelques années, je n'avais pas du tout envie d'une "relation sérieuse" et j'étais ravie qu'on puisse devenir amants sans se cacher, sans que j'aie à tenir le rôle de maîtresse secrète qui me paraît humiliant, et sans avoir à me sentir coincée par les éventuelles demandes d'exclusivité ou d'engagement que je craignais de la part d'un célibataire.

Si je peux me permettre, il me semble que les réponses soient ici, tout comme dans le titre de ce fil. En polyamour, on conçoit que tout le monde connaisse tout le monde. En matière de couple ouvert, pas nécessairement.

Peut-être que lui avait une optique de cette ouverture, qu'elle n'avait pas. Il fait ce qu'il veut du moment que ça ne vient pas perturber leur vie de couple et donc de famille et d'entourage. Peut-être même ne voulait-elle rien savoir.

En matière de couple ouvert, on peut-être la maitresse cachée. Juste on ne risquera pas de se faire casser la gueule par l'épouse humiliée. Etre d'accord pour de l'extra-conjugale, ne signifie pas entrer en osmose avec sa ou ses métamours.

Dans leur accord de base (quel est-il exactement ?), l'intégration d'une personne dans sa vie n'était peut-être pas prévue. Leur accord consistait peut être à du sexe et non de l'amour.

Il a eu tort de te laisser t'illusionner sans s'assurer de la viabilité de ce projet. Il a sur-estimé les capacités et les volontés de son épouse.

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Mellie

le jeudi 08 mars 2018 à 15h19

alinea
Tu ne peux pas t'immiscer dans la vie d'une femme, de force, alors qu'elle ne le souhaite pas.

Alors là je suis d'accord Alinea! Il n'est bien sûr plus possible de se retrouver tous autour de la même table, puisqu'elle ne le souhaite pas et que sa fermeture me refroidit aussi énormément. Sauf qu'effectivement, comme le dit Bonheur, je me suis illusionnée, et mon amoureux aussi j'ai l'impression, puisqu'au début elle était partante. Je n'envisage pas du tout de forcer les choses en ce sens.

Mais le fait est que si mon amoureux avait parlé de "couple ouvert" au départ, je me serais protégée, connaissant mon besoin de vivre dans la lumière et mon problème avec les hiérarchies entre les relations. J'aurais cessé de le voir dès que des envies autres seraient apparues. Et pour répondre à la question de Bonheur, leur accord ne consistait pas à ouvrir le couple que sur le plan sexuel. Il y avait de la place pour des relations affectives suivies, importantes et engageantes. Mais entre la théorie et la réalité, quand elle vous frappe... Sa femme n'a pas les mêmes sentiments pour son amant et si elle accepte que son mari soit amoureux, elle préfère que ce soit son truc à lui et que ça ne vienne pas empiéter sur leur vie. Ce que je peux parfaitement comprendre même si c'est contraire à ma nature effectivement plus fusionnelle.

Mais pour moi le problème reste entier. Je dois choisir. Soit accepter les choses comme elles sont et traverser une période de détresse qui sera lourde pour moi et pour mon amoureux, en espérant en sortir. Je dois dire que la longue relation de laquelle je sors avec le père de mes enfants m'en a fait trop baver pour que j'aie spécialement envie de replonger, mais au final il n'est pas impossible que je trouve un équilibre épanouissant et que je développe d'autres relations satisfaisantes. Soit trouver le courage de rompre, puisqu'il y a incompatibilité entre les besoins de sa femme et les miens. Ce qui me mortifierait (et lui aussi).

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bonheur

le jeudi 08 mars 2018 à 16h02

Oui, entre la théorie et la pratique, il y a un monde. Si je comprend bien sa pratique à elle est bonne et la sienne, à ton amoureux, ne l'est pas. Ce que je dis n'a rien d'une critique, juste un constat. Depuis que je lis et/ou réagi, des constats, j'en ai fait. Dans ma vie aussi.

C'est quand on s'en prend dans la gueule que l'on avance. On peut faire des bonds de géants ou gémir "l'injustice" de la vie. Et oui, la vie est injuste. Cette injustice on doit l'affronter, extérieurement si l'on peut, c'est à dire combattre l'injustice elle-même pour qu'elle n'en soit plus une. Ca c'est possible quand ça dépend de soi et que de soi. C'est impossible si ça revient à faire ingérence dans d'autres vies.

Pour ce qui est de l'accumulation des mortifications, apprendre, et là ça ne dépend que de soi, de les séparer et de les mettre chacune à la place qui lui revient. On digère plus facilement deux repas trop lourds, qu'un seul qui serait le cumul des deux.

Amour = souffrance = courage. Même les relations qui se passent bien, ont de mauvais passages avec son lot de souffrances. Les polys s'exposent encore plus. J'ai eu des très bas. J'ai eu des boomerangs qui me sont revenus en pleine face, alors que je regardais ailleurs. Des larmes, perles d'extériorisation, très récemment encore, mais l'amour ne demande qu'à vivre encore et encore intérieurement. Le beau, on doit le conserver et le sourire, et si on pleure et on sourit, aussi... alors on a compris, beaucoup, beaucoup, beaucoup.

Comme le dit, sur un air entrainant et pour ainsi dire joyeux, Julien Clerc "je t'aime, etc...". Cette chanson me parle tellement, comme "le grand amour". Adolescente je chantais de cet interprète "j'ai le coeur trop grand pour moi" et ça me parlait tellement aussi. Sauf que j'avais entendu, mais pas écouté. Ma vie aurait été autre si je l'avais fait. Des regrets, on peut en avoir, ils font partie de la vie, tout comme l'espérance. C'est aussi cela une vie !!! Quand un enfant tombe, il se relève !!!

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Mellie

le jeudi 08 mars 2018 à 16h10

bonheur
Si je comprend bien sa pratique à elle est bonne et la sienne, à ton amoureux, ne l'est pas.

Bonheur tu peux m'expliquer ce que tu entends par là?

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bonheur

le jeudi 08 mars 2018 à 16h15

Mellie
Sa femme n'a pas les mêmes sentiments pour son amant...

Je rebondissais sur cette phrase ! J'en conclus qu'elle a aussi quelqu'un de son côté mais que ce soit bien accepté, ce qui n'est pas le cas pour la relation que son mari a avec toi. J'ai peut être mal compris

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alinea7

le jeudi 08 mars 2018 à 16h40

Le type de relation qu'elle a avec son amant semble être le type de relation avec lequel elle serait à l'aise que son conjoint développe. Ça se comprend (encore que s'il le faisait elle pourrait toujours douter et être insécure).
Ça veut pas dire qu'elle pourra jamais être à l'aise avec autre chose mais 6 mois c'est encore récent, il faut du temps pour se faire à l'idée, se rassurer et passer des palliers progressivement.

Le passage des palliers dépend directement de comment se passent les premiers palliers. Là, clairement elle est pas/plus réceptive.

En polyamour aussi on trouve des relations hiérarchisées il me semble, non ? Ou bien j'ai mal compris ? Il ne m'avait pas semblé non plus aller de soi même chez les polys de partir en vacances tous métamours inclus. Surtout si leur ouverture est récente.

Renseigne toi sur la NRE, c'est normal que tu sois passionnée et fusionnelle comme ça. C'est le début et on peut apprendre à le gérer. Mais là dessus je ne saurais pas t'aider, je ne pense pas que je gèrerais mieux. ^^

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bonheur

le jeudi 08 mars 2018 à 16h47

Oui, la NRE... je connais. Des vacances chez mon amoureux ou à la maison, avec mon mari, j'ai connu aussi. Même que pendant ce temps, un autre amoureux veillait de loin sur nos ados encore à la maison. Aussi, des randos, des week-ends, des anniversaires, avec des amoureux, des métamours et mon mari.

Je suis mariée, donc oui, la hiérarchie je connais. Je ne vis qu'avec un seul dans mon quotidien.

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Mellie

le vendredi 09 mars 2018 à 02h28

Si je pouvais avoir quelques témoignages de compagnons secondaires qui se trouvent bien comme ça, je crois que ça m'aiderait. Comment gérer, par exemple, de ne pas être invitée à l'anniversaire de mon amoureux organisé par sa femme (une méga fête où sera tout son entourage)? Comment gérer que sa présence à mon anniversaire dépende de plein de facteurs, alors qu'il m'a prévenue qu'il bloquait un week-end pour celui de sa femme? Est-ce normal? Suis-je trop exigeante?

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bidibidibidi

le vendredi 09 mars 2018 à 09h59

Certaines personnes vont vraiment créer une structure hiérarchique, avec la relation primaire qui passe tout le temps avant la relation secondaire. Mais c'est assez malsain pour la personne dans la relation secondaire, et en général, dans ce genre de cas, je m'enfuis (si je suis le secondaire).
Normalement, la notion de primaire par rapport à secondaire vient du fait que l'investissement en temps et en ressources est supérieur dans la relation primaire. Et c'est tout. Donc pour ton anniversaire, ton homme est censé venir, c'est important pour toi. Et tu peux même être invitée à son anniversaire, même si c'est un coming out en général, ou qu'on te demandera un minimum de discrétion quant à ton lien avec lui. Y a pas de vraies limites, c'est une histoire de négociation. En général, les seules limites sont sur les projets que vous avez : Vie commune, enfants, ce genre de choses, qui prennent beaucoup de temps, sont en général limitées à la relation primaire.

Après, ma sensation est que tu visualises un seul "type" de relation. Je pense qu'il faut aussi partir du principe que l'objectif d'une relation secondaire n'est pas le même que celui d'une relation primaire. Par exemple, j'ai vu pas mal de personnes mélanger polyamour et BDSM, avec une relation de couple primaire standard, et une relation de type Maître/soumise en relation secondaire. Enfin, la seule limite est ton imagination, et tes envies.

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Mellie

le vendredi 09 mars 2018 à 11h55

Je pense que dans certains types de relations effectivement, un accord très clair lie les parties et chacun sait exactement ce qu'il attend. C'est le cas de la relation maître/maîtresse et soumis/soumise, qui est extrêmement codée. Ou le cas des amants qui ne cherchent ensemble que des relations sexuelles. Mais est-il question d'amour ici?

J'avoue avoir du mal à penser mes relations en général en termes d'objectifs quand les sentiments s'en mêlent! Instrumentaliser l'autre, même s'il m'est arrivé de le faire de façon plus ou moins consciente dans le passé, m'est devenu impossible aujourd'hui (en tout cas je suis très prudente et à l'affût des signes que cela pourrait être en train de se produire chez moi). L'idée de placer l'autre dans un plan de vie là où ça m'arrange, bof. Et je n'ai pas du tout envie qu'on me le fasse.

En tout cas cette discussion m'a déjà permis d'identifier que, d'une part, la seconde place ne sera pas tenable pour moi et que, d'autre part, je ne tiens pas non plus à la première dans la mesure où cet objectif impliquerait une guerre de territoire. En me laissant tomber amoureuse de cet homme, j'espérais échapper aux places hiérarchisées, justement. Je suis sûrement trop idéaliste voire naïve.

Mon amoureux rentre de voyage aujourd'hui et on aura bientôt l'occasion de parler. Je me demande quelle aura été sa réflexion. Puisque je suis coincée dans un problème de "places", je pense lui en demander une plus grande, tout simplement. Et que sa présence à mon anniversaire, ou la mienne au sien, ou de prévoir des vacances ensemble tous les deux ou éventuellement avec mes enfants, aille de soi. Et qu'il organise aussi sa vie avec sa femme et sa famille en fonction de nous deux, pas juste l'inverse.

Et là, je me sens mieux. J'ai espoir tout à coup d'éviter la rupture et si je n'y arrive pas avec ces demandes très raisonnables, je vivrai une peine d'amour mais au moins je ne pourrai pas m'en vouloir. Je vous remercie tous de m'avoir lue et permis cette réflexion.

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Caoline

le vendredi 09 mars 2018 à 12h07

Je pense en effet qu'il faut que tu exprimes tes besoins, et si ils sont inaccessibles pour lui la relation ne peut pas durer sans te faire plus de mal que de bien.

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(compte clôturé)

le vendredi 09 mars 2018 à 12h49

Moi je trouvais les absences de ma chérie souvent trop longues, jusqu'à 5/6 semaines chez sont chéri.
Nous en avons parlé, elle s'absente moins longtemps et ses chéris viennent chez nous régulièrement...
Équilibre, équilibre...

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bidibidibidi

le vendredi 09 mars 2018 à 14h03

Mellie
Je pense que dans certains types de relations effectivement, un accord très clair lie les parties et chacun sait exactement ce qu'il attend. C'est le cas de la relation maître/maîtresse et soumis/soumise, qui est extrêmement codée. Ou le cas des amants qui ne cherchent ensemble que des relations sexuelles. Mais est-il question d'amour ici?

Oui, bien entendu. La structure de la relation n'a aucun rapport avec l'intensité des sentiments. J'avoue avoir trouvé ce paragraphe un poil dérangeant, comme si pour toi il ne pouvait y avoir de sentiments en dehors d'une relation normée. D'où le fait que j'y réponde spécifiquement.

Sinon, tant mieux si on a pu t'apporter notre aide. Bonne chance pour la suite, et n'hésite pas à venir donner des nouvelles.

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Mellie

le vendredi 09 mars 2018 à 15h43

bidibidibidi
J'avoue avoir trouvé ce paragraphe un poil dérangeant, comme si pour toi il ne pouvait y avoir de sentiments en dehors d'une relation normée

Je ne vois pas trop quelle serait cette norme que je défends. Mais effectivement, mon propos était généralisateur, à tort. Pour moi personnellement, il y a une distinction entre deux types de relations, celles où on remplit un rôle déterminé et où on sait "à quoi ça sert", et celles où rien n'est vraiment écrit d'avance, où les êtres sont engagés dans quelque chose de peut-être plus total et plus risqué. Mais chacun met ses sentiments où il veut, tu as raison! Et je ne juge personne.

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bidibidibidi

le vendredi 09 mars 2018 à 17h01

Mellie
Je ne vois pas trop quelle serait cette norme que je défends. Mais effectivement, mon propos était généralisateur, à tort. Pour moi personnellement, il y a une distinction entre deux types de relations, celles où on remplit un rôle déterminé et où on sait "à quoi ça sert", et celles où rien n'est vraiment écrit d'avance, où les êtres sont engagés dans quelque chose de peut-être plus total et plus risqué. Mais chacun met ses sentiments où il veut, tu as raison! Et je ne juge personne.

Quelque chose de plus total et de plus risqué ? Tu as déjà fait du BDSM ? Parce que niveau risque et intensité, c'est plutôt bien couillu.
Enfin, au final, je comprends pas ton deuxième type de relation. C'est quoi un truc total et risqué par rapport à un rôle déterminé ? Si tu pouvais me donner un exemple concret, je pourrais peut-être piger.

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Mellie

le vendredi 09 mars 2018 à 20h23

Non, je n'ai jamais fait de BDSM dans une relation qui se limitait à ça. Seulement dans des relations avec aussi un versant vanille. D'ailleurs la question est peut-être plus pour moi dans l'étendue du spectre des expériences possibles avec une personne. Plus l'expérience est "complète", plus je m'investis, plus je m'attache, plus je risque gros. Il me semble que le risque en amour c'est toujours de perdre, ou de se perdre. Je pense tout haut là... Ne te fâche pas bidibidibidi...;)

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bidibidibidi

le lundi 12 mars 2018 à 15h14

Je me fâche pas, aucun risque, je m'emporte juste peut-être un peu :-)

En fait, je pense que tu visualises mal ce que j'entends par avoir d'autres objectifs dans une relation secondaire. Par exemple, tu peux te retrouver dans une relation avec une personne avec qui tu n'imaginerais pas vivre, mais avec qui certains aspects de la relation sont absolument trippants. L'exemple du BDSM est à mes yeux bon, parce que cumuler avec le même partenaire une vraie relation Maître/soumis et en simultanée une relation de couple digne de ce nom relève d'un idéal difficilement atteignable. Le polyamour permet de se focaliser sur chaque aspect : D'un côté chercher une relation de couple idéale et de l'autre une relation Maître/soumis idéale. Aucun besoin de cumuler les deux sur la même personne. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de sentiments entre Maître et soumis, juste que le but de cette relation est pas le même que dans une relation de couple.
Voila ce que je voulais dire.

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Mellie

le lundi 12 mars 2018 à 20h17

Oui d'accord. Je ne peux pas m'empêcher de me demander quel serait alors le but de mon amoureux, dans cette relation secondaire avec moi. J'imagine qu'il y réfléchit et qu'il tente de le définir en ce moment, puisqu'on s'est finalement entendus pour faire un break, le temps qu'il soit au clair et d'accord avec sa femme. Et il faudra d'abord qu'il soit au clair avec lui-même... Autrement mon insécurité devient envahissante. Même si ce n'est pas de ses sentiments que je doute. Je sais bien qu'ils sont très forts.

Ce sera long si ça finit par fonctionner, et ce n'est pas gagné car les réticences de sa femme sont énormes. Mais pour moi il n'y a pas d'autre issue actuellement. Soit on est tous d'accord et on arrive à une entente qui me permette de me poser un minimum, soit ça doit s'arrêter.

Après, si j'arrive enfin à me poser en moi avec le temps et le recul, ou si une autre relation significative me permet de me sentir moins à la merci de celle-ci, ça pourrait aussi changer la donne.

Sinon dis-moi bidibidibidi, d'où te vient le mot "trippant"? Un joli québécisme au milieu d'une langue qui me paraît bien franco-française ;)

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