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Il (poly) treno...va... Sur le passage de quelques lutins à travers une assez courte période de temps

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Siestacorta

le lundi 06 octobre 2014 à 22h15

(le titre de ce fil clindoeillise à la limite de la spasmophilie , notamment vers la chanson de Toto Cutugno).

Ceci est un petit récit de quelques jours à Avignon, à l'occasion des soirées et conférences organisées le w-e passé par Lili-Lutine.
Il ne s'agit pas vraiment d'un compte-rendu, primo parce que vous n'aviez qu'à être là, et deuzio parce que je n'ai pas pris de notes.
Comme je vais m'étendre un peu sur des considérations complètement HS, si vous voulez seulement avoir mon aperçu sur l'évènement proprement dit, je le signalerai d'une petite série de smiley mignons et de GROSSES MAJUSCULES EN GRAS. Sautez jusqu'à ce passage tant qu'il est encore temps, malheureux. Ce texte va être long. "Run, you fools".
Comme j'ai aimé vivre tout ça, avant pendant après, je vous raconte.

Or, donc.

Lili-Lutine, loués soient son pseudonyme, son vrai nom, ses amoureux et sa descendance jusqu'à la vingt-troisième génération, fut prise au printemps dernier d'une de ses coutumières éruptions de générosité volcanique. Alors qu'elle commençait à concevoir cette série de conférence, elle se mit en tête de m'y inviter. Les sens que prennent ici les mots "invitation" et "accueil", matériellement et humainement, seraient à l'étroit dans les définitions des dictionnaires courants et sans doute autant dans un lexique de leurs nuances princières.
Je ne donnerai pas toutes les précisions, pour épargner la modestie de l'organisatrice et ne pas trop accréditer l'image de gros profiteur pique-assiette à pieds sous la table que l'on pourrait se faire de moi en connaissant l'histoire dans le détail. Pour résumer elle a multiplié les efforts pour que le moindre de mes obstacles à ce voyage soient réduits à l'importance de miettes de brioche.

Plus perfectionniste dans l'accomplissement de ses devoirs d'hôtesse qu'un majordome personnel pour vedette millionnaire, Lili-Lutine m'avait pris une réservation. Dans le même train que deux des conférenciers qui allaient partager l'affiche de la conférence. Sympa, on pouvait se retrouver pendant le voyage et polypapoter, ce sont des gens très bien, et les horaires étaient parfaits pour qu'on puisse arriver ensemble assez tôt pour un premier dîner en commun.
Lili s'était chargée de valider à ma place les formulaires de réservation (au cas où j'aurai attrapé un syndrome du canal carpien en navigant sur le site de la SNCF ? ce soucis pourrait sembler étonnant quand on a pu constater les conséquences de ma graphomanie sur ce forum ; c'est pourtant une des explications les plus rationnelles à sa prévenance). Ca se présentait bien, un jardin de roses par beau temps, avec des œufs de Pâques tous les deux mètres et des chérubins qui jouent du folk en arrière-plan.

Jeudi dernier, j'étais à une terrasse de mon quartier. en train de décrire mon enthousiasme pour ce séjour et cet accueil à venir à une amie, devant un café-noisette. Raphael Fonfroide (le premier conférencier, qui m'honore de sa camaraderie), m'envoie un texto, disant à peu près : "je suis dans le train, t'es où ?"
...
...
...
Oh.
...
Une fois éliminée ma première hypothèse, qui pouvait se résumer à "mé non copaing, on part demaing", l'explication beaucoup plus réaliste me connaissant s'est imposée. Je suis en retard pour notre départ d'environ 24h. Je suis un crétin. Doublé d'une merde ingrate, qui, à des amis venus exprès d'Orient lui offrir la lampe d'Aladdin avec les trois vœux et son poids en fruits confits, serait capable de leur répondre "oké super je suis pas là, laissez ça chez mon concierge, je m'en occuperai quand j'aurai une minute bizooo".

Une fois que la conscience de mon retard eut fait le tour de mon cerveau (il est pas grand mais ya des noeuds et des voies sans issues), je passais les heures suivantes à chercher une solution pour partir tout de même, et envisageai parallèlement un pèlerinage expiatoire avec reptations et flagellation. Comme cette dernière pensée m'excitait vaguement, je repoussai la recherche d'un projet plus adapté à ma déculpabilisation à plus tard.

J'ai pris un tgv, moins amical, plus tardif et moins rapide, puisqu'il faisait plus d'étapes.
De nuit, à travers la plaine, et sans mentir et ça suffit maintenant avec les références superflues.
Et ça a l'air de rien comme ça, mais passer le périph' sans préciser mes dernière coordonnées GPS à Mondial-Assistance, m'équiper d'une arbalète et d'un masses d'armes ni embaucher un guide et trois gardes du corps, c'était pas évident pour moi.
Je suis arrivé peu avant minuit, et histoire de bien emmerder tout le monde, il a fallu venir me chercher en voiture.
Les quelques personnes déjà présentes sortaient de table, et je détournais l'attention de mon étourderie ferroviaire en renversant sur la nappe tous les verres que je pu avant qu'on m'offre un dessert.
Non : en vrai, du moment où bouquetfleuri vint me chercher à la gare jusqu'à l'heure du coucher, je n'ai pas eu d'autre choix que de présenter le sourire désolé et angoissé d'un gamin qui vient de vous régurgiter dessus tout son happymeal alors que vous étiez en train de lui tendre un supplément de frites.
La nuit passa et cousit dans l'étoffe des songes (sérieux, une référence et je te te fais bouffer un dico de citations) les ravaudages d'oubli et de temps nécessaires à un semblant de dignité renouvelée.

Pendant les quelques jours qui suivirent, la table de notre hôtesse devint un de ces objets merveilleux qu'on décrit dans les contes de fées. Des plats, des bouteilles, des entremets et des desserts qui surgissent du néant, des assiettes qui se remplissent au fur et à mesure qu'on déguste, des mets qui ne pouvaient rationnellement pas venir des frigidaires et garde-manger de la maison - les volumes nécessaires aux sept repas de quinze plats par jour supposant l'existence d'un second appartement complètement dédié au stockage d'aliments, ou d'une Terre Creuse comme dans les histoires de Jules Verne.
Ou, c'est possible aussi, les invités amenaient une partie de la nourriture, et j'étais le seul ahuri se pointant aux repas les mains vides. Ce qui, avec ma non-participation aux vaisselles, serait assez cohérent avec l'hypothèse de mon personnage de squatteur à la "Viens chez moi j'habite chez une copine" (nan, sérieux, siesta, tu continues ? tu crois pas que tu leur prend déjà assez la tête ?).

Je me suis baladé dans Avignon, assez longtemps pour arrêter de dire "Arcachon" quand j'en parle. A ma grande surprise, je n'ai trouvé ni horde de barbares à la Mad Max, ni zombies, ni meutes de loups dans les environs. Seulement des tas de petites rues, de la lavande partout, y compris sous formes de baumes, de tissus et de steaks (hm, à la réflexion il est plausible que ce Pape de la Ville qui m'a échangé cette viande contre mes chaussures ce soit fichu de moi - je vais de ce click lui envoyer une de ces lettres de plainte à son Palais ! on va voir ce qu'on va voir).

Le vendredi soir, il y eut une petite fête, pleine de lutins qui rigolaient et de gestes gentils. Le canapé, assez grand pour accueillir une équipe de hockey en tenue (avec les pom-pom girls), fut le lieu d'intimités tendres et d'échanges souriants.
J'insiste sur la tendresse. Sur le fait que les polyamoureux, qaund ils se regroupent et se rencontrent, ne rentrent pas nécessairement dans une frénésie dénudée, tactile et saliveuse. Non, on aurait aussi bien pu être avec n'importe quels amis. Seulement, voilà, quelques uns avaient plusieurs amoureux sur place, et se tenaient parfois serrés. Et c'est tout. J'imagine déjà le désespoir d'un producteur tv voulant montrer à l'écran les nouvelles marges de "notre société d'ultra-consommation amoureuse", venant préparer un reportage sur "les polys, ces amoureux qui ne vous ressemblent pas". Pour exciter le public, il aurait dû se mettre lui-même à poil devant la caméra et hurler "les téléréalisateurs aussi ont leur jardin secret" en riant hystériquement.

:-) <3 :-P <3 (8E B==D ( Y ) <3 (+)
Venons-en au samedi aprème et aux conférences elles-même.
OUI C'EST A PARTIR DE LA PROCHAINE LIGNE QU'IL Y A QUELQUE CHOSE DE VAGUEMENT CONCRET SUR CES CONFERENCES

On nous a parlé d'érotisme.
Le butor basique dira, "han, l'sexe et le désir, c'est simple comme tout, on en parle pas des heures, on y réfléchit pas, on en fait pas des zigzags d'intello, on le fait, ou alors c'est qu'on a pas vraiment envie".
Comme pour aller aux toilettes ou aller se coucher, donc.
Il suffirait de dire "moi vouloir sexe", et hop, tout le monde est excité, il suffirait de baiser, et hop tout le monde est satisfait.
Quelle tragédie de ne pas pouvoir vivre en poupons velus, n'ayant qu'à vagir pour avoir satisfaction, comme on faisait pour la tétée.
C'était si beau, si simple, alors.

Bref.
Samedi, on a pu voir d'autres choses, je regrette pas trop !
Je vais raconter ça plus avec mes mots qu'avec ceux des conférenciers. Ce que j'ai compris - pas ce que les intervenants ont dit textuellement, parce que ça c'est à eux de le dire. Si vous vouliez les entendre, fallait être là, aussi, hein.
Ce samedi, dans le petit théâtre tout mignon avec une treille dans l'arrière-cour, on écouté quatre personnes.

.oO Une première conférence, qui parlait du nu dans l'art.
Je connaissais à peine une image sur 10. Et j'ai tout compris. Pourquoi un tableau où la prostituée nue qui vous regarde dans les yeux c'est la fin du voyeurisme. Pourquoi les Vénus, au contraire, détournaient les yeux quand elles sortaient de l'eau. Pourquoi quand les restes du pique-nique sont plus méticuleusement dessinés que la femme nue assise à côté, ça raconte une histoire de cul. Pourquoi quand un type avec un braquemart au repos qui sort d'un costume de ville, ça dit des choses plus érotiques qu'un coït porno.
Raphael Fonfroide nous a emmené en diapos du XIX ème siècle aux années 2000. Et même quand, comme moi, tu passe beaucoup plus de temps à regarder des gentils et des méchants se bagarrer dans ta télé qu'à te cultiver, tu te sens capable de bien aimer et bien comprendre l'art.

.oO La deuxième conférence parlait de l'homme et de la femme, mais quand ils sont dans un seule et même tête, et pis qu'après ils se rencontrent et s'aiment dans le monde matériel; et comment avoir aussi du masculin dans sa tête de femme et aussi du féminin dans sa tête d'homme, c'est d'une complexité déroutante, tout étant précisément ce qui rend les choses plus intéressantes qu'un mouvement de piston suivi d'une ponte.
Des quatre, il s'agissait de la conférence la plus ardue. Une approche par la psychanalyse, et pas celle qu'on peut trouver au rayon développement personnel des librairies quand on veut plus d'amis, une bonne relation avec son mari et moins de mal de dos. J'ai suivi, je me suis intéressé, surtout sur le dernier tiers, où Catherine Rouaud a parlé des équilibres entre le femme et l'homme dans un seul esprit, en s'appuyant sur les "visions" de Carl Jung (un contemporain de Freud). Toutefois, pour apprécier certaines idées que je suis bien incapable de transcrire ici, je crois qu'il fallait déjà un bagage culturel que tout le monde ne possède pas. Un peu plus causerie, un peu moins colloque...

.oO La troisième conférence parlait de peau, de massage, de sexe et d'énergie.
Du Tantra.
Je suis normalement pas le bon client pour ça. Je suis ce petit homme un peu chafouin et content de ses névroses rationalisées qui a des rires nerveux dès qu'on lui parle de spiritualité avec trop d'insistance.
Eh ben tu sais quoi, et oui tu le sais si tu as pas zappé la première partie de ce texte : il m'arrive d'être très con. En termes de préjugés, une grande quantité de scepticisme peut autant empêcher d'apprendre que le désir d'atteindre un nouvel âge réminiscent par une totale liberté d'esprit cosmique.
La peau, le cerveau et le sexe, on apprend d'eux en s'en servant, certainement plus qu'en les regardant sur une table de dissection. On peut caresser là et là, comme ça. Et en s'y prenant bien, le plaisir physique dans une relation, c'est beaucoup plus que des mouvements pour faire à deux que ce qu'on peut à peu près faire tout seul avec sa main droite Et pourtant elle et moi on se comprend bien.
C'est pas la bandaison et la mouillette qui vont faire ça. C'est pas vouloir faire bander ou mouiller. C'est pas préliminer comme des bêtes. C'est de caresser pour vivre, plutôt que vivre pour caresser. Et pour apprendre quelque chose comme ça, faut trouver le moyen d'être sensuellement plus fins qu'un cerf en période de rut, et plus patients que nos gonades. Je dois mentionner par ailleurs pêche phénoménale de Coline Jorand, la joie de transmettre qu'il y avait dans sa parole... Croyez-moi, je suis pas sensible aux entrains obligés d'animateurs de colos, aux injonctions de joie... Ben là, c'était de l'authentique.

.oO La quatrième intervenante, c'était sur l'évolution du désir au fur et à mesure qu'on prend des années. Ce que fait le désir selon l'âge que l'on a.
La puberté / adolescence, l'âge adulte, l'âge mûr, la vieillesse.
On apprend, évidemment. L'expérience.
Mais aussi, ce que le monde attend de nous à chacun de ces âges d'une vie détermine ce qu'on va pouvoir faire de notre libido. Ce qu'on attend, ce qu'on attend de nous, ce qu'on se retrouve en train de faire, comment on se plante en se fixant ou en se laissant fixer des objectifs et des rôles de sentiments à obsolescence programmée. Pourquoi, entre 30 et 45 ans, quand on a arrêté de se planter dans ce qu'on peut comprendre de nos sensations, on a toute les chances de pas en profiter parce que c'est le moment où on est censé prendre des décisions de vie tout le temps. Ce qui peut un peu perturber les appétits affectifs.
Et parfois, on se laisse désespérer bêtement. Ah, bah ça marche pas, mon désir, mon amour, alors si ça se trouve, yen aura plus jamais. Oui, c'est ça, et comme ya plus rien qui pousse sur les arbres en hiver, faudrait les couper, comme s'il n'y avait pas de printemps ensuite.
Ya des moments où le désir et l'amour sont évidents, d'autres où même en les cherchant on trouve pas. Des moments où on désire un deuxième partenaire (oui, c'est Françoise Simpère qui parlait à ce moment là, ç'aurait été étonnant que le propose ne concerne que le prince et la princesse dans leur petite bulle mono), tellement plus passionnément, qu'on serait tenté de croire qu'en fait, la Vérité est là et qu'il faudrait tourner la page pour mieux profiter. Comme si une éclipse pouvait retirer tout intérêt au soleil.

Voilà.
Pis après on a encore parlé, remangé, rebu (notamment une eau de vie dont 1 cl suffirait sans doute à faire voler un airbus pendant quelque semaines).
Pis je suis rentré, et fort de mon expérience de l'aller, j'ai bien fait attention à pas oublier de descendre du train une fois arrivé.
Pis j'ai retrouvé Paris. Mes pareils, les parisiens. Le défaut principal des parisiens, c'est qu'ils sont nombreux. C'est ce que je me suis demandé en me regardant la glace tout à l'heure : "t'es sympa, mais pourquoi es-tu si nombreux" ?
Et j'y retournerai, à Avignon.
Dussé-je prendre mon train à l'heure, apporter de quoi manger et aider à mes hôtes à faire la vaisselle.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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ScottBuckley

le mardi 07 octobre 2014 à 00h24

Merci Siesta, j'ai adoré ton conte rendu à ta façon !!

( oOh je ne savais pas pour le train ;) ... et j'ai cru que le titre était un clin d'oeil situ :-) )

( je ne sais pas si pour vous ça vaut la peine d'écrire ma modeste version de ce que j'ai vécu ce week-end à avignon, ni si mon ordi me permettra de le faire, mais qui sait ? )

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Siestacorta

le mardi 07 octobre 2014 à 00h42

Merci pour l'appréciation !
Il ya aussi un clin d’œil situ.
Quand je te dis que c'est à la limite de la spasmophilie, tous ces clins d’œil, j'exagère pas.

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bouquetfleuri

le mardi 07 octobre 2014 à 08h45

En gros, tu es plein de tics, toi... hahaha
Il y en a un que j'aime bien, c'est celui qui te fait dire drôlement des choses sérieuses et sérieusement des choses drôles.
Et puis j'aime bien les autres aussi.
Tu vois que c'est bien parfois de franchir la périphérie, prosélyte de la métaphore. La prochaine destination pourrait bien être Lyon !

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Strega

le mardi 07 octobre 2014 à 09h31

Merci Siestacorta de me faire encore plus regretter de n'avoir pu venir ;-)
Je confirme (pour en avoir bénéficié) que "hospitalité" et "générosité" quand ils sont appliqués à Lili-lutine (et ses amoureux) sont des mots bien à l'étroit dans leurs définitions courantes <3
Mais je suis contente de lire que tu reviendras à Avignon, peut-être aurai-je alors le plaisir de t'y rencontrer.

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(compte clôturé)

le mardi 07 octobre 2014 à 13h31

Merci Siesta pour ce compte-rendu tout en finesse, humour et légèreté qui ne me fait pas regretter de ne pas être venue, mais qui me fait penser que j'aurais vachement apprécié d'y être :-)
Merci.

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LuLutine

le mardi 07 octobre 2014 à 16h42

Siestacorta
Et j'y retournerai, à Avignon.
Dussé-je prendre en train à l'heure, apporter de quoi manger et aider à mes hôtes à faire la vaisselle.

:D :D :D

Merci, je me suis bien marrée ! :D

Excellent compte-rendu avec ta touche personnelle, comme tu sais les faire !
J'adore !

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(compte clôturé)

le mardi 07 octobre 2014 à 17h51

siestacorta
les invités amenaient une partie de la nourriture, et j'étais le seul ahuri se pointant aux repas les mains vides.

Je dirais heureusement, car on n'a pas arrêté de manger et boire et je suis sûre qu'il y a eu des restes, en plus. Cependant, l'hypothèse la plus probable est que dans un contexte aussi sain(t) les pains et les poissons se multiplient, l'eau se change en vin et les baisers en loukoums.
A part cela, excellent compte-rendu dans un style d'humour entre Gotlib et Desproges, ça sent le vécu et si réellement tu n'as pris aucune note, chapeau de te souvenir aussi précisément des interventions, c'est particulièrement méritoire si l'on pense que ça a quand même duré de 13h à 23h avec pauses libations entre chacune.

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(compte clôturé)

le mardi 07 octobre 2014 à 18h37

aimerplusieurshommes
[...] si réellement tu n'as pris aucune note, chapeau de te souvenir aussi précisément des interventions, c'est particulièrement méritoire si l'on pense que ça a quand même duré de 13h à 23h avec pauses libations entre chacune.

Il est trop fort Siesta :-)

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Junon

le mardi 07 octobre 2014 à 19h55

J'étais vraiment déçue de ne pouvoir venir pour cause de joli WE en polymoureux...et puis Siesta avec ton compte rendu drôlissime, tu as gommé la déception pour ne laisser que le plaisir de t'avoir lu, celui des participants et l'envie que d'aventure si l'un d'entre eux avait l'idée de me redire tout bas ce qu'il vous avait dit tout haut, je m'en ébaubirais grandement...

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Vaniel

le mardi 07 octobre 2014 à 20h58

J'ai bien ri en lisant ton récit :-D

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MagentadeMars

le mercredi 08 octobre 2014 à 18h04

Chapeau bas... :-)

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Apsophos

le jeudi 09 octobre 2014 à 00h31

Avignon ça a l'air plus sympa qu'Arcachon... (au moins ils te font pas croire que c'est au bord de la mer)
Sauf les conférences, là, on dirait qu'il y en avait trop.

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bouquetfleuri

le jeudi 09 octobre 2014 à 11h39

Non, non, c'était des vagues de savoir et d'enthousiasme mêlés rafraîchissantes... Chaque embrun était un sourire !

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Siestacorta

le jeudi 09 octobre 2014 à 13h59

Le temps de conférence était assez long, mais justement, c'était assez prenant pour qu'on s'en rende pas bien compte.

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(compte clôturé)

le jeudi 09 octobre 2014 à 15h53

Et puis y avait de longues pauses entre chaque conférence, avec vin, jus de fruit, café et gâteaux, le tout sous une jolie tonnelle ou dans une rue ensoleillée, bagne tout à fait acceptable :)

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ScottBuckley

le vendredi 10 octobre 2014 à 11h50

Eh he! .... prochain défi pour Siesta : >> se rendre là .

Et à bord, tu pourras embarquer en laissant monter (sur l'air de Brassens) les copains d'abord (ou les copains Debord, selon là où tu te situ ;) )

Pour s'y préparer, il reste 7 mois à en rêver, notamment devant un café noisette ;)
Courage, filons !

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Lili-Lutine

le vendredi 10 octobre 2014 à 13h32

https://www.youtube.com/watch?v=93RDnNtVkuI&featur...

Paroles et traduction de «  Il Treno Va»
Il Treno Va (Le Train Passe)

Cosi'deserta la citta'
Aussi déserte la ville

Io non me la ricordo piu'
je ne m'en souviens pas.

Guardando un film
Regardant un film

In bianco e nero davanti alla tv
en noir et blanc devant la télé

Le corse dietro a quel pallone
Les courses derrière ce ballon

Su quella strada di periferia
sur cette route de banlieue

E sogni sotto al ponte
Des rêves sous le pont

Della ferrovia
de la voie ferrée

C'e'sempre un treno che va...e va...
Il y a toujours un train qui va...et va...

Quasi sempre verso il nord
presque toujours vers le nord

o dintorni
ou ses environs

Il treno va e va
Le train passe et passe

E quasi sempre indietro non ritorni
presque jamais en arrière tu ne te retournes

C'e'un film di Rocco alla TV
Il y a un film de Rocco à la TV

( Rocco e i suoi fratelli)
(Rocco et ses frères)

Dal meridione arriva su'
du sud il arrive en haut

Quella valigia di cartone oggi non ce'piu'...
Cette valise en carton n'est plus là aujourd'hui

Ognuno sceglie la stazione
Chacun choisit la gare

Ma a volte sbagli la destinazione
mais parfois se trompe de chemin

Se perdi il treno giusto
Si tu rates le bon train

Perdi il gusto della vita
tu perds goût à la vie

Il mio treno va e va ..
Mon train va et passe

...Dentro al mio vagone pieno di sogni
...Dans mon wagon plein de rêves

Il mio treno va e va e va
Mon train passe et passe et passe

Con le paure ed incertezze ed inganni
Avec les peurs et les doutes des ruses

Para papa para paparapa...ra papa...pa...pa...
Para papa para paparapa...ra papa...pa...pa...

La vita come il treno va e un altra estate
La vie comme un train qui passe est un autre été

ormai e'gia'qua
malheureusement il est déjà là

Da quella lunga galleria
De ce long tunnel

Il treno spuntera'
le train apparaîtra

Io sulla spiaggia sotto il sole
Sur la plage et sous le soleil

Ascolto una canzone di anni fa
j'écoute une vieille chanson

Che dice il treno dei miei pensieri all ìncontrario va
qui dit que le train de mes pensées avance en sens contraire

Il mio treno va da te..da te...
Mon train vient chez toi, chez toi...

Perche'sei l 'unica stazione per me
parce que tu es l'unique gare pour moi

Il mio treno va da te...
Mon train vient chez toi

Perche'mi porta sempre a casa da te...
parce que il me porte toujours chez toi

Che sei la cosa piu'importante che c'e'...
qui est la personne la plus importante qui est

...E intanto scrivo una canzone per te...
...En attendant j'écris une chanson pour toi...

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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