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La marginalité avec l'age

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Molly (invité)

le lundi 19 décembre 2016 à 15h32

Bonjour,

Gros chagrin d'amour, après rejet d'une personne déjà en couple.

Les années passent et je m'interroge : beaucoup de personnes de notre entourage se mettent en couple et espère que l'autre sera le.a bon.ne et dura toute la vie. Cette impression qu'au final on restera seul parce que tous les autres se seront engagé dans un couple exclusif monogame. Et même temps, l'alternative de se caser avec un seule et même personne ne me parle tout simplement pas...

Bref, en approchant de la trentaine, j'ai cette impression que le polyamour est toujours plus difficile. Qu'échapper à l'organisation du couple est toujours plus dur, plus marginal.

Peur irrationnelle ? Y a-t-il des polyamoureux de longue date pour faire partager leur expérience ?

Merci

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gdf

le lundi 19 décembre 2016 à 19h50

En lisant le titre sur l'âge, je pensais trouver quelqu'un de bien plus âgé (je n'ose dire vieux...).
Pour citer ce bon vieux Georges, moi qui balance entre deux âges, j'leur adresse à tous un message: le temps ne fait rien à l'affaire

;)

Non sérieusement, à chaque époque de la vie ses difficultés, mais je ne pense pas que ce devienne ni plus dur ni plus facile.

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(compte clôturé)

le lundi 19 décembre 2016 à 21h37

Le temps fait quand même à l'affaire, surtout entre 30 et 40 ans, car c'est une décennie généralement très chargée: professionnellement, matériellement (période des crédits, des trucs à acheter), et projets ou non d'enfants (donc avec qui quand on est poly). Tout ça fait beaucoup de choses à vivre en même temps et ça pompe de l'énergie, ça n'a rien à voir avec les sentiments mais avec l'angoisse de la vie à construire. Si on surmonte tout ça, les amours plurielles d'après sont généralement plus simples- celles d'avant étaient plus légères- parce qu'on sait où on est, ce qu'on est, on a plus confiance en soi, etc. Bref, y a des périodes plus compliquées, et la 30/40 en est une, mais courage: si vous avez un cap, une idée de vos vrais désirs, ça devrait très bien se passer et après, c'est vraiment bien.

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Albaboun

le mardi 20 décembre 2016 à 02h44

Bonjour toutes et tous,

C'est toujours un plaisir de te lire APH!... Et je confirme que cette décennie n'est pas la plus simple, pour moi non plus. En même temps, la précedente, j'avais choisis de me passer d'amour et de sexe... Ce qui simplifie considérablement la gestion des enjeux affectifs!... ;-)

En fait, à bientôt 35 ans, il est peut-être temps que je me pose... Se caser, avoir un boulo fixe, une vie stable, plus sécure, des enfants, un scénic, peut-être même un labrador. Rentrer un peu dans la norme quoi. Ha mais non, j'oubliais, je crois qu'elle ne veut pas de moi, la norme... Et puis moi pas trop d'elle, non plus. Je crois que je ne vais donc pas faire ça ! ^-^

Désolé, j'avais envie de mettre une pointe d'ironie dans mon propos... :-) J'ai toujours tendance à enfoncer des portes ouvertes ou sauter à deux pieds dans le plat, quand il ne reste que moi qui n'ai pas mangé! :-D Mais je ne souhaitais bousculer personne. :-)

Je voulais juste rappeler qu'il y a de tout parmi nous, avec plein d'individus très divers. C'est sûrement ce qui fait notre richesse. Une multiplicité de personnes plus ou pour moins normées ou anormales! Et tous les choix, les désirs et les possibilités se vallent, tant qu'illes sont vecu-e-s avec attention, affection et respect réciproques. Il restera toujours quelques drôles de zèbres pansexuels et marginaux, comme moi, parmi vous.

Et ce qui est chouette, car ce n'est pas toujours (souvent ?) le cas, c'est que parmi vous, on se sent plutôt bien!... :-) Merci pour ça!

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Agatha

le mardi 20 décembre 2016 à 10h20

Molly,
Il y a des gens dont les temporalités sont compatibles avec la tienne, il te faut les trouver… L'entrée dans la trentaine, c'est effectivement l'âge de la construction. Mais comme le dit APH, une fois les "gros chantiers" passés, on se retrouve de nouveau avec un peu de temps, et surtout, je crois, des envies un peu différentes, moins absolutistes justement…
À 35 ans, j'ai derrière moi plus de dix ans de couple dans lequel nous avons eu deux enfants qui sortent tout juste de la toute petite enfance (3 et presque 6 ans). Une fenêtre s'ouvre de nouveau. Alors oui, il faut composer avec cela, ce quotidien très prenant. Mais cela va aussi avec une richesse : je crois qu'avec les expériences, nous sommes moins enclins à croire à cette idée de "la bonne personne". De mon côté, tout ce chemin (avec un certain temps de monogamie, même si ce n'est pas ma tendance naturelle) a fait de moi quelqu'un de plus ouvert à la différence, de plus souple, avec moins de certitudes.
Et autour de moi, ça commence à divorcer, se séparer : si certains réussissent peut-être à se leurrer ("c'est parce que c'était pas la bonne"), d'autres en profitent pour remettre en question leurs schémas et leurs fonctionnements.
(Bon. Je dis tout cela, mais en même temps, je n'ai jamais noué de relation polyamoureuse avec une personne installée dans un couple. Alors…)
Bon courage à toi pour ce chagrin d'amour.

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Molly (invité)

le mardi 20 décembre 2016 à 13h45

Merci à tous,

Passade de déprime et vos messages m'ont fait beaucoup de bien.

La pression de mon entourage "à réussir sa vie" m'a effrayé avec son spectre monogame, mais nous sommes tous différents et les choses se passent bien comme ça. Je retourne à mon quotidien, rassurée, avec plus de courage :)

Bisous à tous,
Molly

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bonheur

le mardi 20 décembre 2016 à 14h34

Une vie appartient à la personne qui la vit. Une vie n'est pas régie par la personne qui la vit, mais par ce qui est en elle et qui fait son unicité. Chacun-e a en soi, cet individu unique malmené par ce "qui tu dois être". A nous de lui redonner sa place et à redécouvrir comment le laisser s'exprimer. Si ce soi intérieur ne peut parler aux autres (on s'en fout), il doit pouvoir s'adresser librement à son hôte. Il est en nous, mais c'est lui qui nous héberge, puisqu'il est notre vrai nature. Ne pas le reconnaitre ( cette reconnaissance qui caractérise ta démarche initiatrice actuelle, Molly) et lui claquer la porte au nez c'est se laisser diriger par les autres. Il faut du temps pour se retrouver et se reconnaître.

Bon cheminement (+)

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