Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Expérimenter la voie du polyamour ? .... Et après ?

Bases
#
Profil

xchrisx

le mardi 19 août 2014 à 17h12

Bonjour,

J'ai brièvement raconté dernièrement mon "expérience" en matière d'adultère, qui conduit mon couple aujourd'hui à expérimenter la voie du polyamour (http://polyamour.info/discussion/-SR-/Passer-de-la-theorie-a-la-pratique-ou-comment-redefinir-sa-vie/).

Ce n'est pas un choix naturel, ce n'est pas une philosophie de vie humaniste, altruiste ou libertaire qui nous pousse à choisir cette voie. C'est par pure pragmatisme. Et de fait, sans "expérience", sans "modèle", nous procédons de façon empirique. Vous pouvez d'ores et déjà mesurer le gouffre à combler pour faire de notre couple monogame, un couple poly. Quand bien même nous y arriverions un jour.

Ma femme se retrouve à devoir faire face à une situation incongrue, puisqu'elle est éperdument éprise de son amant, qu'elle ne voit aucune façon rationnelle de mettre fin à cette relation et que la situation est devenue extrêmement angoissante pour elle depuis le jour où j'ai appris l'existance de leur relation. J'explique :

Vivre une relation cachée ne lui posait pas véritablement de problème, elle ressentait peu de culpabilité à mon égard puisqu'elle considérait (à raison) que mon ignorance de la chose me protégeait de bien des tourments. Aujourd'hui, le sentiment de culpabilité est décuplé ; le fait de savoir que je sais, la perturbe au plus haut point (et pourtant, j'essaie tant bien que mal de la rassurer à ce sujet mais sans véritable succès).

Étonnamment, à partir du jour où j'ai découvert cette relation, tout c'est un peu emballé. De mon coté, j'ai évidemment accusé le coup et perdu un peu pied, mon état psychologique n'était en rien rassurant et elle pouvait logiquement craindre de me voir mettre un terme à notre vie de couple (elle savait que je savais faire preuve d'ouverture d'esprit mais à quel point, elle l'ignorait). Aujourd'hui, c'est plus clair pour elle que notre histoire ne prendra pas fin sur cet adultère. De l'autre coté, son amant, jusque-là un peu timoré dans l'expression de son amour pour elle, s'est mis à la submerger de déclarations plus enflammées les unes que les autres. En quelques semaines, il a fait preuve d'une jalousie maladive (même à mon égard, on croit rêver !) et ajoute une pression supplémentaire en lui assurant qu'il quittera femme et enfants au moindre mot de sa part.

Bref, pas simple à gérer ni pour elle, ni pour moi, même si de nous deux, je crois être celui qui a fait le plus preuve d'imagination pour lui simplifier la vie et essayer de conjuguer les attentes des uns et des autres, par définition, totalement opposées.

Ce qui m'amène aux questions suivantes (attention, ça va être à vous de jouer) :

- Le déséquilibre induit par le fait qu'elle entretienne une relation et moi pas, est-il préjudiciable et cette configuration peut-elle perdurer ? (autrement dit, dans un couple poly, les deux doivent-ils être "actifs" pour espérer durer dans le temps). Recherche témoignages en ce sens.

- Existe-t-il des règles de bases à instaurer pour éviter de courir vers une échec retentissant de l'expérience ?

- Certains d'entre vous ont-il tenté l'aventure "poly", bon gré, mal gré, pour tenter d'éviter le syndrome "adultère-divorce" ? Succès ou échec ?

- Est-il utopiste de penser qu'une fois la boite de pandore ouverte (les aventures extra-conjugales ou polyamoureuses) il est possible de la refermer et de revivre une existence heureuse de couple monogame ??

Chris.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

#

(compte clôturé)

le mardi 19 août 2014 à 18h32

Réponses en vrac :

Je sais qu'il existe des couples polyamoureux où l'un des partenaires vit plusieurs relations simultanées et l'autre pas et qui s'en portent très bien.
Il existe aussi des couples polyamoureux où chacun des partenaires vit plusieurs relations et cela leur apporte un "équilibre" ("tu as d'autres relations, moi aussi"). Ca évite de ruminer sur le thème "lui il s'éclate avec d'autres personnes et moi j'ai rien".
Après, le diable résidant dans les détails, le déséquilibre peut se placer au niveau du type de relations. Par exemple, l'un des partenaires a une relation régulière et soutenue tandis que l'autre a des relations plus épisodiques. Dans ce cas, le second partenaire pourrait trouver qu'il y a déséquilibre ("tu as une relation régulière, moi pas").
Tout ça pour dire, que pour moi le déséquilibre que tu évoques est un symptôme et pas une cause. Tout dépend des attentes respectives des personnes concernées.

Règles de base (pour moi) : confiance, bienveillance, indulgence, communication. Après, à chaque couple de se fixer les règles qui lui conviennent.

Je n'ai pas tenté "l'aventure poly bon gré, mal gré", c'était le fruit d'une conviction et je pense que si on n'est pas intimement persuadé que la non-exclusivité est ce qui nous correspond (en termes de valeurs, de choix de vie), ça ne vaut rien de se lancer dans cette aventure, très difficile et pas adaptée à tout le monde. Pour moi le PA n'est jamais la solution à un problème, comme on prendrait un médicament pour soigner une rhume.

Quant à la boîte de Pandore, il n'y a pas de réponse universelle. Tout dépend de vous deux, de vos attentes, expériences communes, etc.
En ce qui me concerne, et je crois que c'est le cas pour pas mal de monde sur le forum, le retour à une vie exclusive serait inenvisageable car le PA est un choix de vie. En revanche, j'imagine que ce n'est pas parce que tu as une aventure extra-conjugale une fois que tu recommenceras forcément.

C'est normal que ton épouse et toi soyez un peu déstabilisés, vivre ce que vous avez vécu n'est pas évident à digérer rapidement. Les plus "expérimentés" des polys ont tous leurs hauts et bas, même après des années pratique. A vous de voir si ce mode de vie est vraiment ce qui vous correspond, les raisons qui vous amènent à y recourir, les difficultés ne devant pas forcément amener à jeter le bébé avec l'eau du bain :-)

#
Profil

Chupapink

le mardi 19 août 2014 à 19h11

Xchrisx, je vais suivre ton fil de discussion avec une grande attention car la situation que tu décris pour toi en tant qu'homme, j'ai l'impression de vivre exactement la même chose mais en tant que femme (en étant à ta place).

Donc les réponses qui viendront, j'en prends bonne note. Mais je peux déjà te dire que sur mon expérience personnelle, depuis que nous avons décidé de changer de mode de vie, que la communication en est une des clés principales. Et ensuite la confiance (une fois que celle-ci est revenue bien entendu), est tout aussi importante car si on continu à avancer en se disant qu'on va encore tomber sur une traîtrise, et bien, on ne peut pas vraiment avancer. Autant continuer seule. Perso, j'ai refait confiance à mon mari le jour où j'ai réalisé moi-même qu'il ne voulait pas me quitter et que malgré sa liaison, il m'aimait vraiment encore. Et pour moi, lui aussi s'en ai rendu compte, car il ne savait plus où il en était dans ses propres sentiments.

Du coup, je rejoins Chamal la-dessus : communication et confiance. C'est une bonne paire de base pour commencer serein.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

#

(compte clôturé)

le mardi 19 août 2014 à 21h41

Salut Chris,

Pour répondre à quelques unes de tes questions :
sur le déséquilibre dans les relations poly : dans le cas de mon couple, nous ne sommes pas toujours tous les deux "actifs", et cela n'a jamais créé de dissension entre nous pour le moment. Par contre, nous avons eu la grande chance de rencontrer tous les deux quelqu'un d'autre en même temps la 1ere fois, et ça, j'avoue, ça a beaucoup contribué à ce que nos débuts soient "réussis" en polyamour. Maintenant, au bout de 3 ans, je crois que ça ne me gênerait pas que mon ami fréquente plusieurs femmes et que moi je ne vois personne d'autre. La principale raison qui ferait que cette situation soit intenable pour moi serait qu'il néglige notre couple au profit de ses nouvelles relations.
Ce qui me conduit à ta 2e question, sur les règles de bases. Je rejoins complètement les deux premiers témoignages sur le fait que la confiance et le respect des engagements pris l'un envers l'autre me paraissent essentiels. Et, bien sûr, la communication. Pour ma part, nous avons aussi eu besoin de fixer quelques règles "pratiques" au début, afin de ne pas se retrouver dans une situation trop difficile à gérer pour l'un ou pour l'autre. Par exemple : on ne fréquente pas les ami(e)s de l'autre, on ne fréquente pas les collègues qu'on a en commun, on ne ramène personne dans notre appart... Perso ça a beaucoup contribué à me rassurer. Maintenant que le polyamour est bien installé et bien vécu pour nous, certaines de ces règles ont disparu (comme le fait de ne ramener personne à l'appartement par exemple). Alors je te dirais que si tu sens que certaines situations seraient trop difficile à gérer pour toi pour le moment, fais-en part à ta femme et discutez-en.
Et pour la boîte de Pandore, je pense comme Shamal : c'est un choix de vie, et je ne pense pas qu'un "retour en arrière" puisse être possible pour moi. Mais c'est une position toute personnelle.

L'une des choses que j'ai vite apprise en polyamour, c'est qu'il n'y a pas de "recettes-miracles", pas de "voie toute tracé", contrairement au couple monogame, pour lequel (c'est mon impression) la société nous a imposé des scénarios à suivre : rencontrer quelqu'un, se marier au bout de quelques années, avoir des enfants juste après le mariage, devenir propriétaires etc. En polyamour, toutes les histoires sont uniques, et j'ai le sentiment qu'il faut toujours composer avec de "nouvelles partitions" selon tes partenaires. C'est ce qui fait que le polyamour est enrichissant et très exaltant, mais aussi souvent déroutant et compliqué à gérer. Je te conseillerai d'être à ton écoute, pour ne pas te perdre dans ce nouveau mode de fonctionner avec ta femme.

#
Profil

boucledor

le jeudi 21 août 2014 à 00h07

Xchris
Je me retrouve un peu dans votre histoire car pour mon couple aussi, l'éventualité d'un fonctionnement "polyamoureux" s'est fait jour après une 'infidélité" d'abord cachée, puis "assumée" ( la mienne il y 2 ans puis celle de mon mari...). Et je crois que cela fait une différence par rapport à ce que vivent des personnes qui se sentent polyamoureux "à la base" et qui font des choix pour leur vie amoureuse dans ce sens.
La question c'est "est-on polyamoureux ou le devient-on"?
Pour ma part, je n'ai pas vraiment de "réponses" à t'apporter car je suis dans une période de questionnement intense!
Certains d'entre vous ont-il tenté l'aventure "poly", bon gré, mal gré, pour tenter d'éviter le syndrome "adultère-divorce" ? Succès ou échec ?
Je pense en effet que le fait d'entrevoir cette "possibilité" a au moins le mérite de permettre d'imaginer d'autres issues que la rupture après l'annonce ou la découverte d'une infidélité.
A l'époque où j'ai "eu" un amant, j'ai pu constater que véritablement cela n'impliquait pas que je n'aimais plus mon mari et je me sentais capable de "mener de front" ces 2 relations. Mais il faut reconnaître que cela n'a duré qu'un temps et j'ai mis un terme à ma 2nde relation parce que la situation était insupportable pour mon mari mais aussi parce que je ne me sentais pas épanouie non plus: je faisais souffrir l'homme qui partageait ma vie et finalement aussi mon amant qui même s'il me disait qu'il "n'attendait rien de plus" , souffrait de tout ce qu'on ne partagerait jamais du fait de la situation....
Bref, cette expérience du "polyamour" m'a laissé un goût quelque peu amer.
Mais à l'époque, le fait d'en avoir parlé à mon mari et de lui avoir fait lire des ouvrages présentant le polyamour, nous a permis de ne pas prendre de décisions hâtives par rapport au devenir de notre couple (même s'il a souvent pensé me quitter) et d'instaurer une communication riche et positive (que nous n'avions sans doute pas avant)
Est-il utopiste de penser qu'une fois la boite de pandore ouverte (les aventures extra-conjugales ou polyamoureuses) il est possible de la refermer et de revivre une existence heureuse de couple monogame ? ?
Suite à cette première "crise" nous avons connu 2 années merveilleuses de "retour à la monogamie", renforcés par cette expérience qui nous a fait "grandir" et qui a agi comme un "révélateur" de l'amour qui nous unissait.
Cela n'a pourtant pas empêché mon conjoint d'avoir à son tour une "aventure". Avec le peu de recul que j'ai (cela dure depuis 6 mois), je pense qu'il n'y a pas de lien direct avec ma propre infidélité ("tu l'a fais alors je le fais") mais je crois que mon mari s'est senti plus libre de le faire, convaincu qu'après ce que nous avions déjà vécu, je ne le quitterai pas pour autant. La suite lui a d'ailleurs donné raison.
Concernant la question du "déséquilibre", mon expérience tend à me faire dire qu'il est difficilement évitable, les relations étant dépendantes des aléas des rencontres que l'on fait ou pas.... Du coup, cela ne simplifie pad les choses car j'ai l'impression qu'on est toujours "en décalage". Et puis, cette même expérience m'a montré qu'envisager le polyamour "pour soi" ne nous prémunit pas de la souffrance liée au polyamour de l'autre.... c'est tout le paradoxe.
Quand le choix du polyamour est "réactionnel" comme dans notre cas ou le vôtre, je ne sais pas s'il est possible dans la durée, à moins que la suite des événements viennent me contredire.
Dans mon cas, je suis au stade où je veux "continuer à essayer d'accepter", sachant que ma priorité est de préserver mon couple car j'aime profondément mon mari et n'imagine pas mon avenir sans lui.

#
Profil

xchrisx

le jeudi 21 août 2014 à 10h46

Merci d'avoir pris le temps de répondre à ces questions et d'apporter vos expériences respectives.

@shamal : Je comprends que, du fait de tes convictions et ton vécu, tu as des exemples concrets de combinaisons possibles et pour lesquels la voie du polyamour est un succès. Mais pour combien de tentatives avortées ? Combien de couples auront tentés l'aventure et s'y seront perdus ? Personne ne vient témoigner de ce genre d'échec, il n'existe pas de statistique disponible, les seuls chiffres réellement fiables sont : 50% de divorces suite à un adultère "avoué" et 85% de divorces suite à un adultère "découvert". Dans mon cas, j'ai avoué mon adultère et découvert celui de mon épouse ... Si l'on s'en tient aux statistiques, je peux commencer à éplucher la liste des avocats spécialisés ......

Je crois personnellement qu'il est possible "bon gré, mal gré" de trouver sa voie dans l'expression du polyamour mais s'affranchir des règles établies depuis toujours dans un couple monogame comme le mien et redéfinir un cadre nouveau, c'est autrement plus compliqué que de démarrer une relation de couple avec comme pierre angulaire la non-exclusivité sentimentale et sexuelle. Tes conseils sont précieux mais restes difficiles à mettre en oeuvre à ce stade pour moi : confiance (réduite à néant, tout est à reconstruire), bienveillance (les assauts de la jalousie compromettent régulièrement la chose), indulgence (sentiment souvent là, mais les jours de colère, ce n'est pas possible) , communication (tant bien que mal avec une épouse qui depuis toujours garde pour elle ses sentiments et à toujours dû faire des efforts pour les partager).

@jezebel / @Merisi : communication / confiance / respect des engagements. Tout ça est très prématuré car nous n'en sommes qu'à un croisement, celui ou l'on doit décider, soit de suivre une voie inconnue, celle du polyamours, soit (tenter) de repartir sur la voie de la monogamie, soit de mettre un terme à notre histoire.

La voie du polyamour, mon épouse ne s'y voit pas, pas encore tout du moins (elle n'en connaissait pas même l'existence il y a 1 mois), elle n'a aucune inclinaison naturelle pour la transparence. Depuis toujours et face à n'importe quelle situation, elle préfère un jolie mensonge bien présentable à une vérité dure à dire ou à entendre (et jusque là, je m'en accommodais bien, ce n'est juste plus acceptable dans la voie du polyamour si je comprend bien). La culpabilité, voilà son défi et je peine à croire qu'elle saura assumer cette autre relation devenue "officielle", son réflexe naturel sera, je n'en doute pas, de toujours continuer à se cacher, à minimiser le nombre de rencontre, l'intensité de la relation, ... Bref, si moi j'ai déjà un pied dans cette voie là, elle ne s'y engagera qu'à reculons.

@boucledor : Je comprend les similitudes de nos histoires et je mesure les efforts que vous avez dû consentir l'un et l'autre pour trouver votre voie et continuer le chemin ensemble. Je suis depuis longtemps convaincu qu'il est possible d'aimer profondément, au delà des conventions usuelles. Mais maintenant que je me retrouve à devoir faire face réellement à cette possibilité, l'accepter s'avère bien plus complexe, et le faire accepter quasi vain. Quand je parle de "boite de pandore", je redoute que ce ne soit plus qu'une suite "d'adultère" chez l'un et/ou chez l'autre, dans un cadre de couple monogame, et que le mot "Polyamours" ne sera qu'un terme, une étiquette, pour ne pas dire une excuse, pour justifier ce qu'on qualifié "d'écart de conduite" chez les monogames.

Dernière chose, elle répète à l'envie qu'elle ne me quittera pas, qu'elle m'aime plus que jamais, qu'elle ne trouvera personne qui la comble comme je le fait, ...etc, etc. Les mêmes arguments que j'aurais pu livrer si j'avais dû justifier ma conduite il y a quelques années si elle avait elle-même dû découvrir ma relation extra-conjugale. Mais je ne peux m’empêcher de penser qu'elle ne trouvera jamais la force de me quitter, non pas pour toute ces raisons qui sont sûrement valables, mais bien parce qu'elle ne peut envisager d'être "à l'origine de la rupture", que l'idée même d'un divorce la révulse, qu'organiser séparément notre vie de parents (5 et 8 ans) l'effraie, qu'elle redoute les réactions volcanique de sa propre famille qui ne comprendrait pas qu'elle puisse quitter un mari et un père aussi formidable que moi, et que matériellement, sa vie prendrait une toute autre tournure (pour les instituts de sondage nous sommes des CSP+, avec malgré tout un rapport de 1 à 3 en ma faveur dans notre contribution financière au ménage). Difficile de savoir objectivement quelles sont ses motivations à continuer à avancer à mes cotés ....

5 mois que je me questionne, 5 mois que j'échafaude des hypothèses et aujourd'hui, je n'ai jamais été aussi convaincu que la seule voie qui nous tend les bras, est celle de la rupture. Aujourd'hui, c'est jour de colère ...

Chris.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

#

(compte clôturé)

le jeudi 21 août 2014 à 13h27

xchris
son reflexe naturel sera, je n'en doute pas, de toujours continuer à se cacher, à minimiser le nombre de rencontre, l'intensité de la relation, ..

Et pourquoi pas? Si votre femme est pudique, secrète, pourquoi ne pas admettre que vous puissiez, tout simplement, vous informer l'un et l'autre quand vous avez "quelqu'un", et ne pas en dire davantage? Ce serait déjà bien de ne plus vous mentir.
En vous lisant, je suis presque sûre que vous n'êtes ni l'un ni l'autre polyamoureux, et que vous n'avez envisagé cette solution que pour sauver votre couple ou déculpabiliser l'adultère. Or, le polyamour n'est pas une thérapie de couple, c'est un état d'esprit qui se construit sur des années, et qui ne s'arrête pas même si on traverse des périodes monogames. C'est le fait d'être intimement convaincu que l'exclusivité amoureuse n'est pas sa voie pour être heureux. Personne n'est obligé d'être polyamoureux, si vous y allez à ce point à reculons, c'est que vous avez sans doute d'autres voies à explorer.

#
Profil

xchrisx

le jeudi 21 août 2014 à 15h49

Le sentiment que vous ressentez quant au fait que nous pourrions être ni l'un ni l'autre polyamoureux est assez .... apaisant en fait. C'est en tout cas un commentaires extrêmement pertinent, pour moi qui navigue à vue avec ces questions liées au couple, à l'adultère, et à la confrontation d'approches nouvelles ...

Après quelques jours passé sur ce forum "spécialisé", ce type d'avis va quelque peu à l'encontre des autres commentaires jusque-là partagés (les commentaires prennent souvent une forme de prosélytisme mine de rien ...).

aimerplusieurshommes
... le polyamour n'est pas une thérapie de couple ... Personne n'est obligé d'être polyamoureux ...

Lire ceci me retire une certaine pression, dû au fait de me sentir obligé de trouver une nouvelle voie pour permettre à ma femme (qui n'est en rien demandeuse) de ne pas avoir à choisir entre mari ou amant. Surtout, ça me déculpabilise du fait de n'être pas forcément capable, ni de l'amener à suivre le chemin du PA si elle ne le souhaite pas (si ce n'est pas dans sa nature diriez-vous), ni d'être capable moi-même d'y parvenir dans la réalité, quand bien même la "théorie" me parait pleine de bon sens et la preuve d'un évident altruisme.

Chris

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

#
Profil

bouquetfleuri

le vendredi 22 août 2014 à 12h03

aimerplusieurshommes dit bien les choses.

Mais toi aussi :

xchrisx
Et de fait, sans "expérience", sans "modèle", nous procédons de façon empirique.

Je rajoute qu'à mes yeux, il n'y a pas un couple mono qui précède un couple poly ou inversement, instituant des normes ou étiquettes consensuelles, il n'y a qu'un couple, le vôtre, qui fait un chemin.
Et cinq mois, c'est bien court pour pouvoir faire un bilan de l'avancement d'un couple sans s'obliger à utiliser des points de comparaison. Pour autant, cinq mois c'est long quand on doute, quand on ressent de la souffrance, quand on change d'horizon. Cinq mois, c'est peut-être juste le temps de mesurer les efforts à faire pour continuer de vivre en harmonie, et les solutions que vous trouverez seront les vôtres, tout aussi légitimes que toutes celles qui se décrivent au fil de ces pages, sur ce sujet ou ailleurs.
Dans quelques années, en vous retournant sur votre parcours vous pourrez dire si oui ou non vous avez eu raison, et si ce que vous avez vécu ressemble à une expérience exclusive ou une expérience polyamoureuse ou si vous passez allègrement d'une forme de relation à une autre.

Si je devais vous donner un conseil, il ressemblerait à une exhortation : continuez de dialoguer en n'ayant en tête que votre bonheur, pas votre statut, ni votre fonction. Ne vous mentez pas, ni à vous-même, ni à l'autre. Et surtout, prenez votre temps, prenez beaucoup de temps. La vie n'est pas si courte que cela pour la gâcher par des décisions intempestives quelles qu'elles soient.

"La règle de base pour éviter un échec retentissant" dans toute forme de relation est de refuser de faire comme, refuser de vouloir atteindre un objectif en mettant en oeuvre des solutions pratiques qui ne sont pas les vôtres.
L'objectif se dessine doucement avec la façon d'avancer, avec mille choses qui ne se décrivent pas et qui font la justesse d'un dialogue, l'humanité d'une relation, l'expression amoureuse d'une communication.

Dernière chose, ce que l'on croit de l'autre et des raisons qui l'animent est rarement l'exacte réalité.
Tout n'est pas rationnel dans une vie amoureuse.

Bon c'est facile à dire, mais ça vaut toujours le coup de se mettre au travail.

#
Profil

Boucledoux

le vendredi 22 août 2014 à 12h53

bouquetfleuri

Si je devais vous donner un conseil, blah blah blah....

(+) bouquetfleuri on peut encadrer tout ça ? ;)

#
Profil

LuLutine

le dimanche 24 août 2014 à 06h43

bouquetfleuri
il n'y a qu'un couple, le vôtre, qui fait un chemin.

Pour moi il y a surtout deux personnes, dont les chemins suivent un même tracé...ou non !

On peut suivre le même tracé pendant un temps, le temps d'un jour, d'un mois, d'un an, d'une décennie, ou d'une vie...et un beau jour parfois, l'un des deux (ou les deux) bifurque(nt), créant deux tracés distincts... (Ce raisonnement s'étend à tout nombre n de personnes, n étant un entier supérieur à deux ;) )

En lisant le premier message, je me disais que la lecture du Guide des amours plurielles de Françoise Simpère (pseudo aimerplusieurshommes) t'intéresserait peut-être, xchrisx ?
Pas pour y chercher des recettes toutes faites bien sûr, mais pour aider à construire ta (votre) réflexion...

#
Profil

bouquetfleuri

le dimanche 24 août 2014 à 15h50

ah ben LuLutine,

LuLutine
On peut suivre le même tracé pendant un temps, le temps d'un jour,...

j'ai peur de comprendre là quelque chose qui me heurte, alors je précise un point.

Je fais partie de ceux qui pensent que les amoureux ne sont pas des électrons totalement libres et qu'en étant amoureuses, deux personnes forment un couple d'individus qui interagissent.
Cela ne sous-entend pas que le couple soit fermé, enfermé, ou exclusif, ou définitivement englué dans ce statut, ni que chacun des deux ne puisse pas faire en même temps un autre couple avec d'autres personnes, voire inventer une autre combinaison, ou simplement croiser d'autres personnes.

Mais laisser se développer l'idée que deux personnes peuvent être amoureuses l'une de l'autre sans se lier d'une certaine façon, sans accueillir les sentiments de l'autre, comme les attentes de l'autre fait partie pour moi de ce que j'appelle le mensonge des polyamoureux. Comme de dire que l'amour peut très bien se développer en dehors de toute attention sexuelle.

Cela met en jeu la notion même de respect qui est un pilier de l'amour, ainsi que la notion d'engagement.
Et pour moi, ces deux notions sont distinctes et éloignées de l'éternité ou de l'exclusivité, mais pas forcément de la notion de temps.

Très éloignées aussi des chasseurs, qui croisent et croisent seulement des proies, un jour, un mois...

Sinon, nous sommes d'accord, un couple est bien constitué de deux individus qui poursuivent chacun leur route (et qui ne se connaîtront jamais totalement, malgré leur lien).

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

#
Profil

LuLutine

le dimanche 24 août 2014 à 19h02

Non, bouquetfleuri, ce n'est pas ce que j'ai dit, et sur le fond on est d'accord.

Evidemment que deux personnes amoureuses sont liées, et dans mon image c'est bien pour cela que leurs chemins suivent le même tracé !

Comme tu le dis :

bouquetfleuri
nous sommes d'accord, un couple est bien constitué de deux individus qui poursuivent chacun leur route (et qui ne se connaîtront jamais totalement, malgré leur lien).

C'est exactement ce que je disais !

Seulement, l'évocation d'un "couple" comme dans ton autre message me ramène bien trop aux notions de fermeture, et à l'illusion comme quoi on se connaîtrait totalement, entre autres...
(Sans doute un reste de mes discussions sur le "couple" avec un "mono", qui considérait notamment que dans un couple qui s'aime, tout doit couler de source, il n'y a jamais de problème, pas besoin de "dialogue", et bien entendu l'exclusivité et la fermeture sont une évidence...)

Je comprends bien que ce n'est pas le sens que tu y mets mais c'est le sens que beaucoup peuvent lire, et ça m'a gênée...

#
Profil

bouquetfleuri

le dimanche 24 août 2014 à 20h12

alors, tu as bien fait d'intervenir, la précision ne nuit jamais au dialogue. Merci LuLutine

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion