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Découverte du polyamour dans une communauté

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Deneb

le jeudi 30 mai 2013 à 11h40

geraldin-e
En fait, étant donné nos origines et notre éducation, il me semble qu'on soit au départ (sauf exceptions) des sortes d'handicapées de l'amour, du sexe, de la sensualité.

Coucou !

Ah non ! Les humains ne sont pas « dès le départ » des handicapés du sexe, de l'amour, de la sensualité !
Bien au contraire, nous naissons avec cette aptitude à faire l’amour !! (hormis les problèmes individuels)

Plein de gens sont sensuels, ouverts aux autres, aiment le sexe, partagent et jouent avec les autres (tiens, regarde Greenpixie avec « câlins maillard » lol) !

Je pense qu'il est hasardeux de généraliser…même aux "jeunes" !

Le fait que tout au long de ta « jeunesse » tu étais peu communiquant avec ceux de ton âge, une sorte « d’autiste » comme tu me l’as expliqué, inhibé de par aussi ton caractère angoissé, une éducation familiale peu ouverte à ces questions (comme pour beaucoup d’entre nous…) ce « vécu » qui a généré des frustrations fortes, tu le transposes (presque) toujours aux « autres »…
Je me souviens tellement de notre premier moment d’intimité, tu étais si mal que tu as failli avoir un « malaise », un état émotionnel « violent » qui te faisais trembler etc… finalement oui, si j’analyse un peu, une sorte de « handicap » à ce moment-là à aborder mon corps, mon intimité (physique et émotionnelle) ?

Aujourd’hui tu as encore des inhibitions malgré ton désir très fort de faire l’amour sans entrer dans les normes de genre, etc… mais il faut que tu brises cette « vision » que tu as des autres (fabriqués uniquement par la société, individualistes, normés, etc...) et qui t’empêche peut-être d’être à l’aise naturellement avec eux !

Continue ton effort à aller vers les autres, mais ne les englobe pas, puisque tu dis toi-même que chaque individu est différent !

Ton « amie-amoureuse »,

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lam

le jeudi 30 mai 2013 à 20h59

Deneb
Ah non ! Les humains ne sont pas «  dès le départ » des handicapés du sexe, de l'amour, de la sensualité !
Bien au contraire, nous naissons avec cette aptitude à faire l’amour ! ! (hormis les problèmes individuels)

Salut, peut-être que le mot handicapé-e n'est pas adapté mais je ne pense pas du tout qu'on naisse avec une aptitude à faire l'amour.
Je rejoins plutôt l'idée qu'on apprend à aimer, on apprends à être hétéro, on apprend à s'identifier à un genre (dans une palette réduite), on apprends à faire l'amour (idem palette réduite et source d'inspiration limitantes).

Les récits au sujet des différences culturelles entre peuples, ou par exemple les récits au sujet des enfants sauvages qui ont grandit hors d'une communauté humaine nous montrent bien que sans les autres (donc sans éducation, au moins l'éducation par l'exemple) on ne parlerait pas, on ne marcherait pas debout, et très certainement on ne ferait pas l'amour pareillement...
Parler, marcher, regarder, sourire, toucher,... c'est issu de l'apprentissage, on ne nait pas avec.

Je pense que c'est aussi pour ça que c'est dur de se décoller de notre apprentissage, et que les expériences communautaires comme celle relatée par Géraldin-e ne sont pas simples à réussir. Equilibrer le temps qu'on est prêt-e-s à passer sur de la médiation discussion pour s'écouter et se comprendre, en fonction des (immenses) objectifs de déconstruction qu'on se fixe ensemble, ça me parait être un vrai gros challenge.

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Deneb

le jeudi 30 mai 2013 à 22h48

Iam
Je rejoins plutôt l'idée qu'on apprend à aimer, on apprends à être hétéro, on apprend à s'identifier à un genre (dans une palette réduite), on apprends à faire l'amour (idem palette réduite et source d'inspiration limitantes).

Oui, on naît avec une « aptitude » à faire l’amour pas avec une « méthode » !

Dire que l’on est des « handicapés » de la sensualité, de l’amour, de la sexualité selon la compréhension courante que l’on peut avoir de ce terme, voudrait dire que l’on serait privés de pouvoir développer ces sensations ou sentiments.

Un exemple connu : le bébé qui découvre la sensualité dès les premiers jours de sa vie au sein de sa mère, et ce, déjà, dans l’échange avec une autre personne que lui !
Tout d’abord le plaisir qu’il en retire et qu’en retire sa mère sont l’assurance qu’a mis en place l’évolution pour que cet acte fastidieux procure un plaisir, donc la capacité à le recevoir (le plaisir) est bien intrinsèque à l’individu ! Puis, grâce à la panoplie large de ses sens, odorat, vue, toucher, ouïe, il va développer ce potentiel qui est en lui et découvrir des sensations tout au long de son enfance, qui l'amèneront, dans un environnement favorable à son développement bien sûr, à la découverte de ses désirs sexuels et des émotions qui y sont liées...

Iam
Les récits au sujet des différences culturelles entre peuples, ou par exemple les récits au sujet des enfants sauvages qui ont grandit hors d'une communauté humaine nous montrent bien que sans les autres (donc sans éducation, au moins l'éducation par l'exemple) on ne parlerait pas, on ne marcherait pas debout, et très certainement on ne ferait pas l'amour pareillement...

Pour ce qui est du langage oui, c’est certain, pour ce qui est de la marche, je ne sais pas vraiment (je n’ai pas de connaissances dans ce domaine, mais je ne le pense pas…) mais pour ce qui est de l’amour, donc de la reproduction, là tu peux enlever le « très certainement », c’est clair, pas besoin de « l’éducation par l’exemple », le reptilien est là pour assurer ! lol !
Le « manuel méthodologique» est inscrit dans nos gènes ! :-) (humour)

S’il avait fallu que les membres de notre espèce aient un exemple éducatif fourni par les autres pour se reproduire (faire l’amour) et bien nous ne serions pas là pour en parler ce soir :-(
Un exemple plus proche de nous : nos grands-parents dans les campagnes du début du siècle (sans parler des campagnes victoriennes...)! Pas le droit de s’embrasser ou de se caresser avant le mariage, pas l’occasion d’observer leurs parents dans leurs ébats cachés et vécus comme le « péché » (durée moyenne du coït à l’époque : 3 mn et quelques), pas d’ accès à une quelconque photographie « érotique » ou qui auraient pu les « instruire » (bien sûr il devait y avoir des exceptions, moins dans les classes les moins instruites) , ils découvraient le corps nu et le sexe de leur époux pour la première fois le soir de leur noce et je peux t’assurer qu’on ne leur a jamais expliqué comment il fallait s’y prendre et ils y sont, heureusement pour nous, bien arrivés… :-)
C'est sympa ce site, on s'imagine pas tout ce qui peut s'y causer !

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Deneb

le jeudi 30 mai 2013 à 22h57

P.S : au niveau du coït, il me vient un doute, je sais plus si c'est 3 ou 5 mn ? J'ai peut-être un peu abrégé...

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Geraldin-e

le vendredi 31 mai 2013 à 16h03

Oui, handicapée est peut-être trop fort. Disons plutôt "très largement incultes" car je me plaçais au niveau politique et culturel d'abord.
Je ne voulais pas dire que les jeunes seraient incapables d'amour ou de sexualité, il y a en effet une base biologique, et on est moins "coincées" que les générations d'avant (et encore, ça dépend des milieux et des époques), mais que l'éducation et l'environnement socio-culturel ne favorisaient pas du tout la réflexion critique sur ces sujets (comme pour les autres), l'analyse personnelle, le respect et l'épanouissement réels de toutes les différences. Notre culture apprend plutôt à rester dans les bornes du couple et de la binarité femme/homme, homo/hétéro. Alors qu'on devrait nous montrer toutes les manières de vivre et penser les relations, ici, ailleurs, maintenant ou avant, on se contente de la prévention des mst et d'un appel à la tolérance envers les minorités, ou de très vagues allusions au genre (c'est tout récent).
Parle-t-on de polyamour, pansexualité, communauté, amour libre, matriarcat, etc., à l'école ?
Y projette-t'on des docus sur ces questions ? Y a t-il des rencontres/discussions avec des personnes ou groupes différents ? (ça se fait plus ou moins avec des homos, c'est tout)

Du fait que les façons de vivre l'amour/sexualité/sensualité sont culturelles pour une très grande part, il y a bien un apprentissage, des choix. Et si l'éducation ne nous apprend pas grand chose, si on n'a pas les clés pour comprendre et choisir en connaissance de cause, on est "très largement inculte", et on risque de juste suivre la marée, laborieusement, pour éventuellement le regretter plus tard (une fois qu'on aura éventuellement appris/compris des choses) après moults souffrances parfois évitables.

Peut-être que j'ai tendance à exagérer, à avoir la tendance à caricaturer pour mieux faire ressortir les choses, mais je crois ne pas me baser juste sur mes particularités perso pour analyser le problème.

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Deneb

le vendredi 31 mai 2013 à 20h24

Geraldin-e
Oui, handicapée est peut-être trop fort. Disons plutôt "très largement incultes" car je me plaçais au niveau politique et culturel d'abord.

Effectivement, le mot ne convenait pas et laissait entendre tout autre chose !
Etre inculte relève bien d'un manque de culture, alors qu'un handicap est la privation d'une capacité.
J'ai donc rédigé en fonction de l'énoncé pris à la lettre (n'hésitez pas à relire plusieurs fois l'énoncé avant de rédiger ! :-), ça m'est resté !)

Effectivement, au cours des siècles les diverse cultures ont varié face à l' érotisme et la connaissance des sexualités, les religions du livre ont hélas ramené l'homme à un être presque "sans corps" et sont allées très loin avec la castration mentale...

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(compte clôturé)

le vendredi 31 mai 2013 à 21h57

Deneb
Effectivement, le mot ne convenait pas et laissait entendre tout autre chose !

j'avais compris la même chose que toi ! comme quoi, l'écrit fige les mots et parfois les nuances sont moins évidentes qu'à l'oral.

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alps

le samedi 01 juin 2013 à 13h01

la durée du coit dépend de l'age et de la situation d'engagement du couple sur la durée.

Après faut faire atttention aux stats dans les magasines qui tablent sur des temps inferieurs à 7 minutes. On ne tient pas compte des preliminaires.lol

on est bien plus proche de 30 minutes que de 10 en moyenne.

Quant aux stats lors des siecles passés. Il n'y en a pas. Donc si on vous en donne. Sachez qu'on les invente.

Puis globalement quand vous parlez de la sexualité d'un autre temps. Il est important de remettre les choses dans leur contexte. Durée de vie, nombre d'heures travaillées. etc...

aujourd'hui nous avons ce que les gens n'avaient pas. DU TEMPS LIBRE.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Apsophos

le samedi 01 juin 2013 à 13h22

alps
la durée du coit dépend de l'age et de la situation d'engagement du couple sur la durée.

Selon quelle "loi mathématique", à peu près ? On baise plus longtemps quand on est jeune et pas engagé ?

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alps

le samedi 01 juin 2013 à 13h28

Apsophos
Selon quelle "loi mathématique", à peu près ? On baise plus longtemps quand on est jeune et pas engagé ?

C'est pas une loi. c'est un etat des lieux des pratiques qui s'appuie sur des correlations entre les faits. C'est pas figé comme la loi de gravitation universelle. ca peut evoluer, et tous les individus ne fonctionnent pas necessairement de la sorte. Ce sont des stats.

Oui ca dure plus longtemps en moyenne quand on a moins de 25 ans.
Ou ca dure deux fois plus longtemps quand on couche avec son amant ou maitresse qu'avec son regulier.

edit : puis. Ma proposition de depart etait maladroite et porte à confusion.
Mais il me semlble important à noter qu'ici on en tient pas compte du temps total passé à coucher jusqu'à 25 ans ou en etant celibataire. Mais de la durée moyenne du coit pour cette classe de sujets.

Ensuite comme toutes stats de ce genre. Elles sont à caution de l'honneteté du sondé. Je ne suis pas certain que tout le monde prenne son temps à mesurer le temps qu'il passe à coucher avec ses partenaires.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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demeter

le samedi 01 juin 2013 à 16h23

alps
Oui ca dure plus longtemps en moyenne quand on a moins de 25 ans.

Ou ca dure deux fois plus longtemps quand on couche avec son amant ou maitresse qu'avec son regulier.
.

Tu parles du temps qu'il reste à vivre ? Ou à éplucher les haricots....

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Apsophos

le samedi 01 juin 2013 à 18h59

La "loi de gravitation universelle" ( F = (G.M.m)/r² ou un truc comme ça) est établie à partir d'observation, aussi. Bien sûr, elle est moins susceptible de changer avec le temps, ou alors à des échelles qui nous dépassent de loin. (alors que l'échelle de temps des "mutations sociales" ne nous dépasse que de peu)

(et quand on a un amant régulier ?)

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alps

le samedi 01 juin 2013 à 19h24

30 minutes en moyenne avec son régulier.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Cendre

le dimanche 02 juin 2013 à 07h34

Hum...
C'est pas que j'aime pas les chiffres, au contraire, ils me fascinent toujours, surtout quand on prend un peu de recul sur eux, mais là, alps, tu pourrais nous mettre un lien sur l'étude en question plutôt que nous en donner le compte rendu ?

(Je peux pas prendre un truc pareil au sérieux si j'ai pas les questions posées, le nombre de sondés, la répartition des résultat etc...)

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Cendre

le dimanche 02 juin 2013 à 07h58

Sinon, pour revenir au sujet.

Geraldin-el'éducation et l'environnement socio-culturel ne favorisaient pas du tout la réflexion critique sur ces sujets (comme pour les autres), l'analyse personnelle, le respect et l'épanouissement réels de toutes les différences. Notre culture apprend plutôt à rester dans les bornes du couple et de la binarité femme/homme, homo/hétéro. Alors qu'on devrait nous montrer toutes les manières de vivre et penser les relations, ici, ailleurs, maintenant ou avant, on se contente de la prévention des mst et d'un appel à la tolérance envers les minorités, ou de très vagues allusions au genre (c'est tout récent).

Parle-t-on de polyamour, pansexualité, communauté, amour libre, matriarcat, etc., à l'école ?

Y projette-t'on des docus sur ces questions ? Y a t-il des rencontres/discussions avec des personnes ou groupes différents ? (ça se fait plus ou moins avec des homos, c'est tout)

Comme tu le disais un peu avant, c'est dans l'intérêt du système pour mieux nous asservir et maintenir les choses.

J'ai découvert ça à la fac, avec écœurement, quand on a demandé à mes profs d'être rentables sur leurs projets de recherche. C'était il y a 10 ans maintenant, j'ai perdu le contact, mais ça m’entonnerais que cela se soit arrangé.

Mais pour le coup, autant j'aimerais une école plus axée sur la formation des citoyens que sur la compétitivité des entreprises qui va les embaucher par la suite, qui donne les billes, pour avoir un peu d'esprit critique sur ce qu'on peut lire comme articles et comme chiffres, autant ...

C'est peut être parce que je suis au fond plus réformiste que révolutionnaire, mais je le sens pas, je ne sens aucun moyen pour faire entrer à l'école des docus sur la construction d'une identité sexuelle autrement que de façon anecdotique par un enseignant motivé sur la question. Pour moi, c'est pas généralisable, pas en l'état. Ça crispe trop tout le monde, les adultes comme les adolescents.

Déjà, déjà, si on martelait un peu plus qu'il existe des lieux comme le planning familial ou le 190, où on peut entrer, aussi bien pour un prétexte médical que plus vaste, pour causer de ses difficultés sur ce sujet si tabou, déjà, ça serait une belle avancée.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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alps

le dimanche 02 juin 2013 à 10h15

Cendre
Hum...

C'est pas que j'aime pas les chiffres, au contraire, ils me fascinent toujours, surtout quand on prend un peu de recul sur eux, mais là, alps, tu pourrais nous mettre un lien sur l'étude en question plutôt que nous en donner le compte rendu ?

(Je peux pas prendre un truc pareil au sérieux si j'ai pas les questions posées, le nombre de sondés, la répartition des résultat etc...)

Le problème c'est que ca date du temps ou j'etais etudiant et ou je pouvais chercher des articles sur les differents sites universitaires.
Si tu es encore inscrite à l'université tu devrais pourvooir trouver des tas d'articles sur le sujet.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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lam

le lundi 03 juin 2013 à 18h15

Cendre
C'est peut être parce que je suis au fond plus réformiste que révolutionnaire, mais je le sens pas, je ne sens aucun moyen pour faire entrer à l'école des docus sur la construction d'une identité sexuelle autrement que de façon anecdotique par un enseignant motivé sur la question. Pour moi, c'est pas généralisable, pas en l'état. Ça crispe trop tout le monde, les adultes comme les adolescents.

Pourquoi?
Parce que ça fait peur?
Est-ce que le fait que ça crispe est une bonne raison de ne rien faire pour changer l'éducation qui fait une bonne part du formatage social?

Je ne cherche pas à t'agresser mais ta justification me fait penser à la peur des 80 députés UMP qui ont fait une pétition conservatrice pour réclamer le retrait de la mention de l'identité de genre et de l'orientation sexuelle dans les manuels de SVT à l'été 2011.

Et d'ailleurs je pense que le statut quo est plus conservateur que réformiste.

Je pense aussi que si on se cantonne toujours à des positions de type réformiste, cela revient simplement à déléguer à d'autres les combats pour faire avancer des idées d'ouverture et reculer des normes délétères.

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