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Clementine

Clementine

(Compte clôturé)

La subversivité : éthiquement vôtre

Rédigé le mardi 07 juillet 2009 à 00h06

Mis à jour il y a 10 ans

J’ai eu entre les mains ce week-end le livre de Pat Califia, «  Sexe et utopie», et les quelques pages que j’ai pu en lire m’ont fait l’effet d’une bonne claque : l’écriture comme acte subversif, je prends. Et la première chose que je vais faire demain, c’est me procurer cette pinte de vitriol social, histoire de continuer à m’aérer l’esprit - prenons exemple sur l’historique levée du mythe, chez Guilain avant-hier, au sujet des trous dans le gruyère : ils ne sont dus qu’aux prélèvements par sonde, pour en tester la qualité. Heureusement que la délégation helvète sur Paris est venue pour remettre au centre du débat polyamoureux cette essentielle notion !

En plus, le bouquin m’a fait rire ici et là, c’est toujours ça de pris : un jour sans se gondoler est un jour perdu, du moins dans mon économie politique personnelle.

C’est surtout la manière de Califia d’envoyer bouler cul par-dessus tête toute convention qui m’intéresse, et à double titre : si le propos en lui-même est subversif, sa forme l’est également, et encore plus.

Alors que la mode - parfois mièvre - est aux préoccupations sociales et à plus d’entraide, à modestement prêcher l’altruisme, la coopération et le comblement de la fracture nord-sud, je trouve que prendre la plume pour dénoncer le formatage individuel selon le bagage génétique XX ou XY - et surtout pour faire part de ses préférences et fantasmes sexuels, est loin d’être un acte gratuit ou égoïste ; Califia s’expose et paie de sa personne au propre comme au figuré. Comme je l’ai déjà suggéré ailleurs, commencer par s’occuper de soi est pour ainsi dire obligatoire, surtout si l’on prétend aider son prochain.

Un égocentrisme bien pensé permet d’amorcer un mouvement de balancier nécessaire à nourrir l’élan vers le dehors. En écrivant, je peux cerner ma différence (le polyamour, entre autres), c’est mon truc à moi. C’est ce qui fait de moi un individu au sens propre : unique, car la plus petite séquence indivisible que je puisse cerner. Si je ne parle pas, quelqu’un d’autre parlera à ma place, je veux dire, pour moi ; se croira autorisé à parler en mon nom, du coup. Et pire que tout, se mettra probablement à « vouloir » pour moi.

J’aimerais en lire autant sur les autres : je ne crois pas qu’il faille dire sur un forum quelque chose d’intérêt général pour mériter d’être lu. Une confidence publique, ça semble un bel oxymoron, et pourtant ! Dans le sens de déposer un fardeau avec confiance en la communauté des gens qui l’accueilleront pour la retravailler à leur sauce propre… je crois que le propos n’est pas si antinomique que ça. Donnez-moi de votre substance, je vous donnerai de la mienne.

Parce que ça m’amuse, ou que ça me met le cœur en dentelle, on s’en fout, je vais donc faire acte de subversion en vous parlant de mes balises personnelles.

Et ne vous faites pas d’illusion : en tant qu’individus, vous êtes subversifs en diable, d’autant plus que personne ne peut dire avec certitude si les câlins que vous vous faites en public, le fait d’être appuyés l’un contre l’autre, de vous faire un clin d’œil à travers la pièce, d’avoir de l’attention l’un pour l’autre ou de ne rien faire de tout ceci… et même d’être enceinte vous désigne comme célibataire, en couple, trouple, polycurieux, libertin ou quoi que ce soit d’autre, ou en mélange dosé selon l’humeur du moment.

Du gruyère au millefeuille

On fait tous ce dur constat de polyamoureux : l’audace de la différence, quand cela touche un domaine aussi intimement nourricier que les relations amoureuses, c’est casse-gueule, éminemment. Et pas moins que le monoamour.

Il y a de la subversion, déjà, à accepter cette différence-là chez soi-même. Je veux dire, être différent, être polyamoureux, polyfriendly, polyquelque chose… conduit inévitablement à la question de la force intérieure, donc du renforcement de l’estime de soi ; qui passe aussi par l’estime des autres, qu’elle en dépende ou qu’elle s’en affranchisse. En plus, comme cette différence-là fait partie de celles qui ne se choisissent pas (c’est du moins ce que je crois !), la vivre suppose un minimum d’introspection. S’occuper de soi est hautement subversif ; vous n’imaginez pas à quel point.

Je cherche des synonymes pour le mot »différent » ; entre autres, dans la liste qui m’est proposée par mon aimable PC, il y a : « visible », « apparent », « divergent ». En amour, je prends un autre chemin que la majorité, comme vous ; et au-delà du point commun que nous avons (réaliser avec plus de joie mais aussi de douleur que l’amour se conjugue également au mode pluriel, à condition de bien s’occuper de sa propre singularité !), la question se fait par moments lancinante, en ce qui concerne le « dire / pas dire / comment dire » qu’on est polytruc. (L’autodérision est aussi de la subversivité ; la solennité du sujet ne doit pas nous cantonner au domaine du sérieux : évoluer, c’est déjà assez dur comme ça, soyons fous, rions-en.)

Donc, voilà toute l’affaire : tenter de se rendre visible, vouloir mettre bas les masques sur sa divergence sans trop se faire de mal. Car si avant tout, on souhaite de l’amour, plusse d’amour… la manière dont on le souhaite est précisément ce qui risque de nous valoir rejet.

C’est pas comme les millefeuilles : la pâtisserie ne pense pas, elle se laisse manger. Mais si je veux racler d’abord l’immonde sucre glace rose du dessus pour mieux apprécier la superposition des strates, là aussi je fais acte de subversion. Mon conseil toutefois : pour éviter que la crème fasse « sprouatch » des deux côtés, et l’embardouflage subséquent du caraco, si vous ne maîtrisez pas l’enfournage en entier de la pièce (subversivité maximale !)… mordez-là de tranche en tranche ; autre acte de subversion, et d’inventivité. Pour ma part, je préfère la chose un peu ramollie par deux jours de délai entre l’achat et la consommation. Oh je ne me prends pas pour Amélie Nothomb… mais laisser la pâte s’humidifier un chouïa rend le millefeuille malléable, et limite la production des miettes. Quand même: manger pas frais, délibérément, est un acte qui peut s’avérer d’une folle audace. Et aussi, manger ce qu’on a ramassé par terre, comme la personne que j’ai vu faire samedi soir : félicitations, toi !

Et si l’envie vous prend de commencer votre plateau-repas par le dessert, qu’importe le regard goguenard ou même la remarque naze qui va surgir de manière assez inévitable. « Faites-donc ça », comme dirait Horatio dans « Les Experts-Miami ». Testez vos limites, retravaillez-les ; si vous commencez par ce genre de courage, je vous prédis une belle prise de conscience sur votre capacité en matière de subversivité, en vérité. C’est pas des craques… essayez, pour voir ?

Des enfants, pour quoi faire ?

L’entité « enfants » m’emmerde, puissamment. Une des questions les plus tartignolles que j’aie jamais entendu poser, c’est « Tu aimes les enfants ? ».

Au même titre que parmi les adultes, il y a des gens que j’aime, que je n’aime pas ou dont je me fous éperdument, certains mômes m’attirent (comment ne pas craquer devant mon filleul Valentin, quatre ans tout juste, qui demande anxieusement « A quoi ça sert de vivre si on doit mourir de toute façon ?»… Réinventer l’Ecclésiaste si jeune, ça promet. ). A l’inverse, le gniard moyen qui ne me dérange en rien, qui pousse normalement dans son coin… eh bien qu’il y pousse, je suis contente pour lui.

De manière générale, j’avoue toutefois un faible pour le nourrisson qui s’endort sur mon épaule, en ronflotant, et même s’il me crachouille un peu de son quatre heures sur le paletot. Ca, ça vaut décoration de guerre, rien moins. Ou Hiba, quatre ans six sous, qui s’endort sur mon ventre en suçant son pouce, monte sur mes genoux, marche à mon côté en me prenant la main, accepte mes tartines et vient à moi avec ses pompes à la main pour que je la chausse, m’appelle même des toilettes pour se faire torcher- parce que c’est elle, parce que c’est moi. En un regard, sans minauder, d’un bloc. Que cette mouflette plutôt circonspecte m’accorde sa confiance à un tel point, ça me met les tripes en confetti. J’aime cette gamine avec force et émerveillement, je me sens si fragile à ces moments-là. Un être qui vous transforme en cristal par sa seule présence, c’est à pleurer d’éblouissement.

Mais quiconque tente de me brancher sur du baby-sitting sous prétexte que je suis sage-femme, s’expose à ce que je lui montre les dents. Agrôôô.

A question-bateau, réponse non-convenue. Une fois, et ça a été celle de trop, une collègue m’a demandé si j’avais des enfants. Sans doute en veine de torve facétie et de gouaille ce jour-là, je lui ai répondu sournoisement « Nan, pourquoi faire ? ». L’indignation de la fille a été mon petit bonheur du jour, je l’avoue piteusement. On a des joies simples, que voulez-vous, ma bonne dame.

Ouais, faites-donc ça, un peu de provoc’, c’est un bon coup de sonde pour tester le gruyère environnant.

Au cul l’altruisme

Des années de soin à m’occuper principalement d’endiguer les différents liquides corporels plus ou moins nauséabonds de mes clients (j’aime cette dénomination de "client", elle remet les choses à leur place ! Après tout, on me paie pour ça, même si c’est chichement) m’ont amenée à refuser de considérer l’acte infirmier comme « ne me dérangeant plus /pas », ou une coche dans la case « Je prépare ma place au paradis». (Tout-à-fait entre nous, je préfère penser « palace » que « place ». Non mais !)

La merde, c’est dégueulasse, point-barre. Et encore heureux que je ne sois pas pharmacien au XIXème siècle, j’aurais eu à charge de goûter l’urine d’autrui pour dépister le diabète. Uirk.

Bref, décidément, « Charité bien ordonnée commence par soi-même » ; et notamment suite à une mandale reçue aux soins intensifs par un jeune motard accidenté et désorienté, un abîme de réflexion s’est ouvert devant moi : que suis-je prête à supporter pour trouver ma place parmi les hommes ?

Le polyamour m’ouvre des portes sur la diversité des formes que peut prendre un élan envers autrui. Ca va du « Ouh, çui-là me remugle à fond, je l’emmènerais bien derrière un buisson »… à un site internet où je propose des services d’entraide administrative.

Maintenant, que ce dernier élan évoqué ne soit pas naturel au sens où il m’a été inculqué via mon éducation, et que je puisse en somme ne faire que concéder un bout de façade sociale pour être acceptée par mes semblables, j’y pense souvent. A force d’apurer la pensée, de la dépouiller peu à peu de ses apparentes motivations, de la regarder toute nue dans le fond des pores, il m’en reste un squelette sec, une sorte de loofah émotionnel.

A chaque fois que je suis tentée d’y mettre ou d’y accueillir une couche de bon miel social, les mouches du faux-semblant viennent s’y coller avec une telle avidité qu’il m’est impossible de contenir une sorte d’éternuement mental. M’entendre dire que je fais un travail admirable-moi-je-ne-pourrais-pas, ça me hérisse, j’ai l’impression qu’on essaie de me mettre une coiffe de béguine, et je réponds quasi par réflexe qu’on me paie pour faire ce que je fais. Tout travail mérite salaire ici-bas, et je ne pourrai emporter aucun jeton dans l’au-delà. Le cadeau-Bonux, c’est ici, maintenant et par moi-même qu’il me viendra. Je salue au passage mes semblables qui sont travailleurs du sexe sur le trottoir, ou assistants sexuels diplômés. Pour ce qui est de tester ses propres limites, la vache, ils se posent un peu là ! Ma blouse part à la buanderie une fois ma journée terminée… mais se réap-propre-ier son être essentiel, c’est une autre histoire. Chapeau bas.

Si l’altruisme me rend méfiante, on pourra me dire que mon rôle de webécrivain public est en contradiction avec l’hypersensibilité de ma muqueuse nasale. Ouais ! Justement ! Je dirais plutôt que je me suis offert un mouchoir brodé et parfumé… Mais aussi, le frigo ne se remplit pas tout seul : « Est-ce que je ferais ce que je fais si je n’avais pas besoin de gagner ma vie », c’est la seule question valable à se poser pour départager les choses. Je le fais ainsi parce que c’est pour moi la seule manière sociale de manifester de l’amour (à l’autre extrême, j’ai juste envie d’assassiner mes voisins portugais quand ils font medianoche, je ne suis pas une sainte, hé ho). Et je revendique le droit de donner en m’attendant à recevoir, nom de nom, que ce soit par la personne «  aimée » ou par une autre. Je crois au réseautage, pas au désintéressement. On est toujours intéressé, ne serait-ce que par l’image que ça nous renvoie de nous-mêmes.

Au fait! Je ne suis plus infirmière depuis quelques jours, il aura fallu 22 ans pour prononcer ce « Non » définitif. Champagne !

Une fois sortie du mood adolescent « Je suis une telle sous-merde que personne ne va m’approcher à moins d’en avoir besoin », passant par une réflexion et un cheminement hyper-douloureux sur la motivation à démarrer, construire et entretenir une ou des relations basées sur un maximum d’honnêteté… j’en suis arrivée à me dire que la seule personne à qui je devais de l'honnêteté, c’était moi. Le besoin que quelqu’un ait besoin de moi, ça s’appelle de la co-dépendance. Et même si les approches se font beaucoup, mais beaucoup plus rares ensuite, c’est à l’aune de l’envie et non plus du besoin que je les mesure.

C’est marrant comme par la suite, j’ai cessé de voir certaines personnes, congédié des amitiés qui n’avaient plus lieu d’être… fini par aimer ma solitude, mis au point quelques manières plus ou moins aimables de signifier à une personne qu’elle n’avait pas de place dans mon temps et mes pensées… On devient vachard, d’une certaine manière ; mais seulement quand le message, trop édulcoré sans doute, ne passe pas comme il faut. Bref, on apprend à assumer de passer pour le méchant.

A ce sujet, si les démarcheurs du soir vous emmerdent au téléphone, j’ai une méthode bien au point, coriace mais polie eu égard au fait que s’il le pouvait, le téléphoniste gagnerait probablement sa vie autrement. Qui sait, la fermeté de son interlocutrice lui sera peut-être utile par la suite.

Faites-donc ça, l’horizon se dégage de manière si inattendue…

Ne pas confondre le droit et le devoir d’informer qu’on est polybidule

Je me suis interrogée avec vous sur la question d’informer les gens de ma position amoureuse… et le comment… le quand… etc.
Je dis donc « Merde », décidément et avec entrain, à toute position pré-définie supposée représenter une sécurité pour ne blesser ni soi-même, ni les autres, et parfois en concurrence – ce qui est encore plus quadraturant du cercle.

Car c’est tout bonnement impossible ; ce qui marche bien avec Jean-Paul est l’occasion d’une brutale cassure d’avec Ginette. Zutalors, hé oui, esta la vida. Et tu pouvais pas savoir avant d’avoir essayé, phoque, phoque. On n’est même pas plus intelligent, après coup ! C’est le concept qui coince, et pas la manière dont c’est présenté, ni le moment. Même la notion de « dire avant que ça devienne sérieux » est fluctuante ! C’est à partir de quand que l’avant devient l’après ? Le premier souper ? Le premier baiser ? La première nuit ?

La vie c’est risqué ; osez vous planter la gueule, bienheureux vous êtes car vous ne répéterez la même erreur que le temps d’en apprendre énormément sur vous-même. Pour certaines choses, ce sera simple. Pour d’autres, ce sera toute la vie. Et alors ?

Chez les Shaddocks, « S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème ». En quoi est-ce plus un problème qu’autre chose ? Le polyamour est-il un virus, vous exposant à moins d’immunité devant le fait de risquer de passer pour un niqueur ou une salope ? Aimer se faire enculer ou avoir une conduite dite « à risque » est-il politiquement incorrect ? En quoi la sphère privée de chacun deviendrait-elle de l’ordre de la confession, et le polyamour une tare sur laquelle l’amour censé être vrai fait passer ? Vos fesses sont-elles une place publique? Avez-vous des électeurs à ménager ?

Portnawak… même l’Action Nationale a droit de cité, pourquoi pas vous en tant que polyamoureux, certes… mais sans rien devoir comme explications, qui commenceraient à ressembler à l’aveu d’une déviance. Peur de faire fuir ? Mais pourquoi ce serait la faute à ça? Tout le reste est-il si parfait ?

Ca fait partie de vous ; comme la couleur de vos yeux, la place que prend votre popotin, la manière dont vos dents ont poussé, l’implantation de vos cheveux, votre grain de beauté sur le prépuce ou la grande lèvre (celle de droite). Enfin, c'est vrai, quoi, même le virus de la grippe mute si vite qu’on a de la peine à suivre, ces temps… Ma foi, tombons malades, renforçons notre système de défense ! Car il n’y a ni vaccin, ni sérum, ni traitement d’urgence. Et que nous ne savons ni le jour ni l’heure de notre contamination par plus de liberté intérieure.

Quelqu’un risque t-il de faire un choc anaphylactique en entrant en contact avec vos idées ? La vie ne vous a-t-elle offert que des réactions attendues de la part de vos aimés ? Ou au contraire, vous êtes-vous déjà senti estomaqué d’avoir pu à ce point vous tromper sur quelqu’un ? De quel pouvoir, de quelle illusion parle-t-on ?

Sur quoi exactement votre volonté peut-elle s’exercer, sinon sur votre propre manière d’approcher autrui pour tenter de capter son essence ? Quelque précaution que vous preniez pour expliquer qui vous êtes, il ou elle ne vous comprendra qu’à travers ses propres préventions ou ses ouvertures.

J’aime avoir du pouvoir…

… ne serait-ce que parce qu’il me donne la possibilité de réfléchir déontologiquement à la manière de ne pas en abuser. On n’a jamais réglé un problème en le niant ! Nom d’un homme… Et le pouvoir se cache dans des recoins inattendus, un peu comme quand on passe la poussière. Un temps, j’ai habité avec une personne qui fait deux têtes de plus que moi, alors que notre femme de ménage était de ma taille : je trouvais qu’elle faisait admirablement son boulot… Mais l’autre faisait la moue, ayant une vision plus complète des étagères !

J'aime constater le pouvoir d'une caresse, de faire courir un frisson sur la peau... et celui de ne pas vous en dire plus sur le sujet...

Je tente aussi de m’habituer à peut-être perdre ce que je pensais acquis. Les coups de pied au cul, ça n'a jamais fait reculer personne. J’essaie de m’exposer à passer pour une conne, de me donner le droit de proférer des bêtises, de cesser de peser combien plus de concessions que l’autre je pense faire dans mon histoire de couple, de m’aveugler sur le fait que l’autre me le dirait s’il y avait un malaise ; d’être jalouse à pleurer, de faire du chantage affectif de manière peu consciente, et de ne pas en être fière quand je m’en rends compte. De toute façon, ce sont aussi des paramètres à géométrie variable, avoir prise là-dessus le jour où mes règles débarquent, c’est irréaliste par rapport à tout autre jour du cycle, déjà. Déjà!

Et puis, on est toujours le crétin de quelqu’un, hein ! J’essaie d’oser la faillibilité. J’essaie de me préparer au découragement devant le fait que ce que je pensais dépassé m’échappe encore et encore.

J’aime avoir du pouvoir sur la mise en mots des choses qui me travaillent l’esprit. Voilà : une fois de plus… c’est fait !

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