Polyamour.info

Albaboun

Albaboun

Entraigues sur la Sorgue (France)

Participation aux discussions

Discussion : Future Conseillère conjugale cherche témoignages

Profil

Albaboun

le jeudi 23 novembre 2017 à 05h44

Hello, juste un petit message pour évoquer le travail de Laeti... Après l'avoir rencontrée plusieurs fois sur Avignon, dans divers cadres polys, j'avais envie de soutenir son action.

Je ne peux pas vraiment témoigner de discriminations, personnellement... Mais j'espère que s'il est parmi nous des personnes qui ont connus des situations qui correspondent, professionnellement, ou au sein de procédures administratives (je pense par exemple aux aides sociales, ou encore pour des personnes qui accueillent des enfants, genre assistant-e-s maternel-le-s), ou même de procédures judiciaires (par exemple en situation de divorce, ou au sujet de la garde des enfants, etc)... Iels pourront et voudront témoigner de ces faits.

J'imagine qu'en tant qu'homme je suis protégé d'une partie des discriminations potentielles, dues à un positionnement ouvertement poly... De plus, ayant une position (sociale, administrative) déjà marginale, mon profil ne me permettrait pas forcément de distinguer la source d'une discrimination. J'écris cela car je crois que d'éventuels récits de personnes socialement "insérées", c'est à dire socialement "normales" aux yeux du plus grand nombre, seraient les témoignages susceptibles d'avoir le plus de poid.

En effet, pour une analyse de type "sociologique", l'analyse des éléments est souvent simplifiée par la limitation du nombre de facteurs. Une personne ayant par exemple (comme moi), un parcours de toxicomane, un statut actuel d'adulte handicapé (etc), rendra moins claire, donc moins aisée, ainsi sûrement que moins judicieuse, la recherche des sources éventuelles de discrimination.

Enfin voila, j'avais envie d'encourager les échanges, car le travail investi par Laeti me semble important (même si tu précise: pas universitaire), le planning familial étant je crois un lieu primordial pour les avancées sociales. Pour celles et ceux qui fréquentent occasionnellement Avignon, je souhaitais me porter un peu comme "caution morale" (vla le cadeau!! ;-) ) au sujet de cette demande de témoignages... Je pense ne pas risquer de me tromper en disant que Lililutine en fera autant, dès qu'elle sera un peu plus disponible.

Bon courage à toi, Laeti, dans ce travail! Salut à tou-te-s!

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

Voir dans le contexte

Discussion : AVIGNON- Atelier : La liberté dans les relations non-exclusives... Pourquoi le choix des mots "poly-amour" ou poly-amorie☺-COMPLET-

Profil

Albaboun

le dimanche 29 octobre 2017 à 04h53

Le week-end de l'atelier approche, l'occasion pour moi de signaler qu'il reste quelques places... Il est donc encore temps de s'inscrire, si vous le souhaitez et étiez passés à côté.
A tout bientôt!
Alban

Voir dans le contexte

Discussion : D'une tragique nécessité d'être fertile...

Profil

Albaboun

le dimanche 10 septembre 2017 à 15h29

Je tiens à confirmer que Okcupid permet de filtrer considérablement la recherche... Cela permet donc, par exemple, de chercher uniquement des personnes non monogames. Cela limite forcément les profils compatibles, mais permet d'envisager d'éviter des rencontres totalement hors de propos.

Cela dit, je suis tout a fait d'accord avec l'idée qu'il est déplacé d'y chercher une mère, plutôt qu'un rencontre. C'est d'ailleurs vrai de façon plus générale, de mon point de vue. Si la rencontre est belle et les projets communs, cela pourra se construire, mais l'inverse me paraît au moins difficile, si ce n'est inappropriée.

Pour ma part, si je ne suis pas opposé à vivre un jour une coparentalité, si les circonstances le décident, ce n'est en tout cas ni un désir ni une recherche. Disons que je serai prêt à partager cet aspect de la vie des autres, comme on accepte de prendre l'autre dans sa globalité.

Voir dans le contexte

Discussion : Tenter les cafés poly à Marseille ?

Profil

Albaboun

le jeudi 23 mars 2017 à 12h08

Hello,

Je me greffe aussi sur le crew, même si je ne suis pas marseillais... Un café avec Ella, Lili et cie, ce sera forcément chouette!

A tout bientôt...

Voir dans le contexte

Discussion : Besoin de conseil

Profil

Albaboun

le mardi 21 février 2017 à 09h25

Bonjour,

Je réagis également, plutôt dans le sens de gdf... Les propos retranscrits ne laissait pas tellement de doute sur l'actuelle acceptation du copain: "C'est tes délires de polyamour, ca m'a flingué. Ca n'existe pas faut arrêter, quand on aime on aime qu'une personne, point barre, pour l'avoir déjà été je sais de quoi je parle".

Ces propos ne peuvent être reçus que comme jugement de valeur... Ce "ça n'existe pas" implique, selon moi, uniquement deux sous titre possibles: 1)Tu te ment à toi même, ou 2)Tu me ment. Ce positionnement ne laisse plus aucune place à la confiance ou à une quelconque relation apaisée et épanouissante, si les circonstances restent telles qu'elles sont.

La solution de "va voir ici (sur polyamour.info), tu verra que ce n'est pas impossible, que cela existe" me parait assez judicieuse. Un échange futur nécessite que cette négation de ce que ressent Anaka42 (et par extension de qui elle est) à besoin d'être changée, si la relation doit se poursuivre.

Le but n'est pas le prosélytisme... Je crois qu'il est évident sur ce forum que tout n'est pas simple et que chacun-e est légitime de respecter ses propres fonctionnement. Il n'est aucunement question de le convertir, juste de lui faire accepter la diversité existante. De lui permettre/demander de respecter la personne d'Anaka42, sa personnalité, comme existante et légitime tout autant que la sienne. Il sera ensuite possible pour elleux, s'illes le souhaitent, d’essayer de construire ensemble.

Par contre, de mon point de vue, la seconde réponse de son copain est difficile à recevoir telle qu'elle aujourd'hui: "Oh mais je veux pas te rendre triste, je m'en veux de t'avoir fait souffrir, je ne serai pas amoureux de toi mais on est bien ensemble, j'adore te voir, je vais faire des efforts".

Cela sonne comme une proposition de relation "sex-friends". Ce type de relation n'est peut-être pas problématique en soit, mais si l'une des deux personne est amoureuse, alors cette configuration devient bancale, voir forcément destructrice. Je crois que définir un peu clairement les bases relationnelles, comme Anaka42 semble avoir toujours essayé de le faire, est un préalable judicieux, voir indispensable à une quelconque évolution positive de cette relation.

Ce n'est qu'un avis de plus, partiel et partial, mais c'est le mien. Je vous souhaites en tout cas que les choses évoluent sereinement vers une situation plus positive.

Voir dans le contexte

Discussion : AVIGNON - Le désir, le sentiment amoureux : quelles relations ? - Vendredi 10 février 18H au samedi 11 février 18H30 ☺-COMPLET-

Profil

Albaboun

le mercredi 15 février 2017 à 00h03

Un bien beau moment, de chouettes animat-eur-ice... Encore une fois, merci toutes et tous, et merci Lili!

Voir dans le contexte

Discussion : Liens entre polyamour et genre

Profil

Albaboun

le lundi 09 janvier 2017 à 20h47

Ha oui, je crois que j'ai perdu le siestacortisme en route... N'est pas toujours modéré qui veux... Comme quoi on fait aussi avec les émotions.

Voir dans le contexte

Discussion : Liens entre polyamour et genre

Profil

Albaboun

le lundi 09 janvier 2017 à 20h44

Personnellement, j'aime bien le siestacortisme... Je m'y essaye donc. J'écrivais il y a peu sur l'individualisation des problématiques, @Acajou, tu en es un magnifique exemple.

Oui, comparer deux individus permet de considérer équivalents les malheurs d'un-e riche à ceux d'un-e pauvre... Mais la comparaison s’arrête dès qu'on pense la chose collectivement, on implique les interactions, les rapports de groupe, les incidences des un-e-s sur les autres.

Les pauvres sont pauvres parce que les riches sont riches, ce qui implique que la responsabilité des un-e-s sur la situation des autres minimise la recevabilité de leurs malheurs. Certes, tes malheurs ont sûrement participé à te rendre un peu plus empathique que la moyenne des habitants de Neuilly... Tu as plus d'écoute, plus de conscience de ton voisin, bienvenu, si ton souhait n'est pas de plaider la "douleur de vivre riche". Si c'est le cas, tu en trouveras sûrement d'autre pour t'écouter... ou au pire tu pourras toujours te trouver un-e thérapeute qui t'écouteras contre rétribution (paix à son âme).

Enfin bref, certes je tente de ne pas laisser déborder mes convictions à tout bout de champ, cela n'aurait que pour effet d'être clivant et jugeant. Mais après 180 messages, je crois que celleux qui restent le veulent bien.

Alors non, les malheurs ne se valent pas! Tout comme le cancer du patron de Monsanto, d'un de ses chercheurs, d'un des agriculteurs qui utilise ses produits et de celui qui les bouffes. Je pleurerai sur le cancer des deux derniers, je serai compatissant avec le second, tout en essayant de le faire bosser à toucher et convaincre ses collègues de leur erreur, mais n'aurai pas de considération pour les soucis du patron. Je suis un connard injuste, certes, la vie est pleine de connards, elle est injuste, mais tout cela reste toujours une affaire de perspective. On est toujours le connard de quelqu'un.

Alors soit, je ne cherche en moyenne pas ici à faire de politique. Je tente autant que possible de me saisir des outils que développent celles et ceux qui le font avec bon sens et conviction, tout au plus. Mais faut pas pousser Mémé dans l'escalier, pasqu'elle en a vu d'autres et qu'après elle mord, Mémé!

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

Voir dans le contexte

Discussion : Quelques mots pour APH, Luc Istelie, ainsi que peut être d'autres personnes... Une logorrée nombriliste, mais avec l'intention de répondre un peu à vos questions. Avec l'espoir, surtout, de le faire avec justesse et bienveillance.

Profil

Albaboun

le dimanche 08 janvier 2017 à 05h03

Bonjour toutes et tous,

Après une période d'absence, n'étant d'ailleurs pas un membre du forum depuis bien longtemps, je suis tombé sur le fil qui semble avoir abouti à la disparitions de certain-e-s membres. J'avoue qu'à mon retour, hier à 20h, j'ai lu consciencieusement les cinq premières pages du fil, puis j'ai sauté directement à la page huit. J'en termine donc par un message, pas si petit d'ailleurs sûrement, à l'égard de personnes dont je ne peux voir la disparition (virtuelle bien-sur) positivement. Je ne réagis pas sur le fil de discussion, tout d'abord car je ne suis pas sûr qu'APH ou Istelie y retourneront, mais aussi car je suis certain d'être capable de me disputer avec pas mal de monde sur ce fil.

Je suis personnellement un trentenaire au fait autant que je le peux de toutes les cases et catégories qui vous posent questions... Et c'est sur ce sujet que je souhaite écrire. Natif de 82, je fais partie d'une génération née sous la gauche, enfin une certaine gauche, enfin un truc à gauche de l'UMP quoi... Qui usurpe depuis bien longtemps le terme socialiste. Le PS veut d'ailleurs sûrement dire: "au départ, quand on n'est parti, on était socialistes". J'évoque cette notion temporelle (82) car elle à pour moi toute son importance dans cette discussion.

Je fais donc parti d'une génération née alors que mes parents (et assurément bien d'autres) croyaient qu'on allait "changer la vie". Ce monde promettait d'être différent, porteur, plus juste et plus beau. Pour diverses raisons, plus personnelles qu'extérieures, j'ai commencé à être baladé de psychologues scolaires en thérapies familiales depuis mes 8 ans et toute ma minorité (jusqu'à être majeur...). Hormis les raisons atypiques et personnelles, je crois tout de même que la désillusion de mes soixante-huitards de parents, qui à grandit en même temps que moi, a participé à me construire une personnalité assez torturée et dépressive. Le fait que mes passions pour la nature et l'environnement, en plus d'un père écolo, m'ont exposées depuis toujours à un décompte constant de l'impact humain sur un environnement instable (pour utiliser un euphémisme), n'y ont pas ajouté beaucoup d'enthousiasme.

Bref, je me perçois un peu comme une caricature de ma génération, une partie du moins, qui à du se construire dans une réalité ou l'espoir d'avancées sociales, politiques, environnementales, mais aussi personnelles, n'étaient plus permises. On me répondra que mon point de vue est trop noir et négatif, peut-être... Mais les idées qui étaient celles de ma "communauté" familiale, humanistes, économiquement anti-libérales et anti-capitalistes, écolos, n'ont pas particulièrement avancées. Si quelques efforts environnementaux ont vu le jour, de façon très discutable à mon sens, tout le reste à reculé drastiquement, sous la droite comme sous la gauche, depuis que je suis capable de m'y intéresser. Je suis donc personnellement du genre plutôt cynique, désabusé, souvent misanthrope et nihiliste, comme l'est en partie, je crois, ma génération.

Une conséquence des reculs sociaux, pour ne pas dire sociétaux, de notre réalité ces trente dernières années, est l'individualisation des problématiques. Je connais bien la question pour avoir été huit ans éducateur. Pour aller dans le sens des évolutions politiques et sociales, les problématiques doivent être individualisées. On fait des "projets personnalisés individualisés", on évalue, on synthétise, puis on recommence. On psychologise surtout, on repère les "schémas de répétition", les difficultés psychiques, qui sont liées à la personne. Aborder le contexte social serait bien trop complexe et inapproprié, si les personnes sont en difficultés c'est qu'elles le permettent, au moins, si ce n'est qu'elles le produisent. On essaye de "maintenir un outil de travail", malgré les baisses de budget, les hausses de population... D'ailleurs la direction vous informe qu'avec le départ en retraite de Jeannot, son poste de titulaire ne pourra être maintenu, mais on se rassure par l'arrivée imminente d'un CAE. Le vieux routard de l'éducation, ancien de science-po, est donc remplacé par du personnel précaire non qualifié, lui même en réinsertion. Ça tombe bien, c'est notre domaine, la "réinsertion".

Je ne suis plus éduc, j'ai perdu la foi dans une possible amélioration des politiques sociales. J'ai vu passer trop de lois "réactive" après un fait divers, trop de parler creux qui accompagne la précarisation avec des belles valeurs, trop de 49.3... Et puis je suis trop dépressif.

Vient alors la réponse au mal-être, psychologique ou psychiatrique, qui me demande ou m'impose de cesser de regarder le monde comme responsable de mes maux. Je dois mieux me connaître, pour accepter ce monde tel qu'il est, accepter les autres, m'accepter moi. C'est là que je me plonge dans toutes les grilles de lecture possible: "Je suis un homme cis-genre blanc (dominant? je suis le problème), mais aussi pan-sexuel, HPI, Zèbre (serais-je discriminé, serais-je juste une victime, sans responsabilité face à cette réalité, peut-être même suis-je asperger?). Et puis quitte à déformer une citation dont je ne me souviens même pas de l'auteur, être heureux dans une société malade ne me parait pas signe de bonne santé mentale. Alors oui, je suis dépressif, mais dépressif d'un monde pathologique.

Lorsque je retrouve un peu la forme, je rejoins le militantisme... Mais lorsque c'est de façon radicale, je vois bien que je suis trop décalé du "reste du monde" pour le toucher, le faire bouger. Lorsque je suis non violent, voir même citoyenniste, je ne peux que constater que les actions et mobilisations de mes parents et des autres qui s'y sont consacrés, ces trois dernières décennies, me semblent toutes avoir échouées.

Je crois que bon nombre de celles et ceux de ma génération me ressemblent, un peu ou beaucoup. Nous construisons des cases et des catégories pour nous accepter, pour accepter les autres... Nous noyons notre absence d'espoir et nos désillusions dans la recherche de nos pairs, à l'aide de ces étiquettes. La société dans son ensemble ne fait pas sens, la réalité nous semble injuste et inéluctable, alors nous cherchons un groupe de gens qui nous ressembleront vraiment, qui seront comme nous, avec lesquels on se sentira bien et forts, le vrai sentiment d'appartenance. C'est à ça que servent ces cases, à trouver des comme nous, même si elles mènent aussi parfois(souvent?) à de nouvelles désillusions.

La génération X a tenté de diviser l'humanité en catégories, puis en sous catégories, avec toutes les sciences humaines, sociales, médicales... Quoi de plus logique, devant le constat de l'échec de nos parents. Nos soixante-huitards de parents avaient voulus s'unir, avec toute l'humanité, en se donnant la main et s'aimant les uns les autres... Avec le succès que l'on sait.

Nous, nous avons cherchés le problème, la source... Puisqu'il y avait un nous et un eux, on devait parvenir à trouver qui c'était nous, pour trouver qui c'était eux. Mais voila, en fait, à force de diviser et subdiviser, l'évidence semble apparaître... Il n'y a pas de NOUS! Mais c'est peut-être enfin ça la solution: "s'il n'y a pas de nous, c'est aussi, paradoxalement, qu'il n'y a pas de EUX!". Après nous être divisés aussi finement que possible, peut-être parviendront nous un jour à nous réunir.

Alors oui, je suis un mâle, blanc, cis-genre, pan-sexuel, zebre et misanthrope. Mais pas seulement... Je suis aussi un jeune ou un vieux con (c'est selon votre âge). Et puis aussi, peut-être, je suis tout autre chose. Si j'ai l'occasion de vous rencontrer, APH, Istelie, j'espère que c'est ça que vous verrez, tout autre chose.

Au plaisir de vous lire, sous un nom ou sous un autre, ici ou ailleurs.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

Voir dans le contexte

Discussion : Les Anarchistes Relationnels... Et les autres.

Profil

Albaboun

le samedi 07 janvier 2017 à 23h09

Bonsoir,

tout d'abord, l'élément que j'aimerai désigner comme le principal parmi mes mots aujourd'hui: MERCI!

Merci collectivement, mais aussi merci individuellement, pour chacune de vos réponses, chacun de vos mots... Merci de partager vos points de vue et vos perceptions, quitte a donner a voir un peu de ce qui vous constitue, de ce que vous êtes. C'est aussi ça, partager, c'est toujours se mettre un peu en danger, offrir un peu de nous... Ce qui expose toujours un peu de nos failles, de ce qui se cache derrière la façade, la carapace, dans un acte de confiance envers celleui qui y regardera. Merci donc pour vos regards ainsi que pour votre confiance.

J'ai été absent un moment, découvrir ces réponses me fait du bien, à mon retour. Tout particulièrement, merci à @Siestacorta... j'aime beaucoup tes derniers mots. J'aime aussi les autres, que je trouve justes et très à propos. Les conseils et les partages d'expériences, qui invitent à se protéger, à faire des choix me touchent et me paraissent justes. Mais les mots de Siestacorta résonnent particulièrement à mon oreille. Il est certain et juste que me protéger est judicieux, que les choix font ce que nous sommes, mais aussi ce que nous seront. C'est peut être justement ça, mon choix... Rester inapproprié, rester juste, rester en accord avec ce qui m'habite, même si c'est parfois moins simple.

Il me faut et me faudra, c'est certain, me protéger de ce qui fait souffrir et de ce qui nuit, sans raison ou sans intéret, comme les attentes et les désirs qui seraient irréalistes, aujourd'hui ou demain. Mais me protéger ne signifiera pas abandonner les sentiments qui m’imprègnent ni les idéaux qui m'habitent. Quitte à rester décalé, mais aussi pour pouvoir vivre à nouveau demain les instants si beaux et si doux qui nous portent parfois.

Merci encore.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

Voir dans le contexte

Discussion : Les Anarchistes Relationnels... Et les autres.

Profil

Albaboun

le mardi 27 décembre 2016 à 10h18

Bonjour à tou-te-s,

Je réalimente ce fil de discussion, car j'aimerai confronter ce que je ressens avec des regards extérieurs. Je considère souvent que le temps qui passe lisse les ressentis, les situations, ce qui aide à trouver plus de justesse ou de confort/sérénité... Mais dans la situation que j'avais raconté dans ce fil, le temps qui passe ne me rends que plus perdu et n’entraîne que des ressentis plus violents, paradoxaux, que je considère inadaptés et destructeurs, pour moi. Pour celleux qui rejoindraient le fil sans prendre le temps d'en lire le début, mais peut-être aussi pour clarifier mes idées, je redéveloppe un peu cette situation.

J'évoque ici une relation débutée il y a plus de deux ans. Nous avons habités ensemble huit mois, avec ma partenaire, mais pas par volonté. Nous avons emménagés dans un internat pour une formation, puis sommes tombés amoureux rapidement, en quelques semaines. Les enjeux affectifs de la cohabitation ont étés difficiles pour moi. Cette situation a mis à mal l'autre relation que j'avais avant cette rencontre, heureusement sans y mettre un terme, mais en déclenchant tout de même beaucoup de souffrance.

J'ai quitté l'internat avec mon diplôme, mais profondément dépressif, pour finir hospitalisé quelques mois après. Cette état dépressif m'appartient, je suis soigné pour cela avec médicaments depuis plus de 15 ans, ainsi que psychologiquement depuis 25 ans. Les personnes de mon entourage social ou affectif n'en sont en rien responsables. Cependant, ce mal-être teinte ma vie et donc forcément mes liens affectifs.

La personne avec qui je suis entré en relation à l'internat à souffert elle aussi de mon mal être. Durant près de dix mois, après cette formation, nous nous sommes vus épisodiquement, quelques jours par mois ou parfois par deux mois. Nos sentiment étaient forts, mais le fait que je sois réfractaire à son désir d'enfant me laissait imaginer que j'étais en sursis. Dans le même temps, comme je percevais qu'elle souffrait de me voir mal, j'étais distant et imaginais que la tenir à distance était une façon de "nous protéger" et de lui permettre de vivre une potentielle rencontre qui lui permette la réalisation de son désir d'enfant.

Il y a sept ou huit mois, elle s'est installée dans une activité professionnelle à plusieurs centaines de km. Puis elle est tombée amoureuse d'un collègue, avec qui ses projections semblent peut-être possibles. Elle m’a demandé de rester à distance, sans pour autant rompre la relation existante. La nature de la relation a de fait changée, car son compagnon est plutôt exclusif et jaloux. Nous ne nous sommes donc plus vus. Mais pour autant, les sentiments que j'ai pour elle sont toujours là. Je ne sais pas vraiment ce qu'elle ressent car la communication est depuis difficile. Ou plutôt, j'ai l'impression qu'elle ressent des choses tellement paradoxales que je ne sais pas quoi en faire.

Durant les six premiers mois, je n'avais pas conscience de ce fort besoin d'exclusivité dans sa nouvelle relation. Les circonstances "matérielles" ou extérieures justifiaient dans ses propos qu'on ne puisse pas se voir. Nous nous sommes ensuite vus, il y a près de deux mois, lors d'une rencontre entre camarades de la formation que l'on a fait ensembles. Sa distance affective était évidente, nous avons beaucoup discutés. J'ai exprimé les sentiments et ressentis qui m'habitaient. Elle a exprimé vivre des ressentis et une situation pleine de paradoxes et être un peu perdue. Elle souhaite voir exister et vivre sa nouvelle relation. Nous nous sommes tout de suite accordés sur le fait d'en respecter la forme, qui induit en particulier une "fidélité" sexuelle, mais aussi un besoin de distance affective et émotionnelle avec moi.

Mais le paradoxe est qu'elle a également exprimée souhaiter voir exister notre lien, nos sentiments, etc... Je lui ai alors fait la demande de clarifier la situation, me concernant. J'ai besoin de savoir ce qui existe, ce qui est possible, ce qui ne l'est pas. Elle exprimais être perdue et ne pas pouvoir y répondre sur le moment, ce que j'ai compris... Je lui ai fait la demande de m'écrire, lorsqu'elle le pourrait, sa perception du présent de notre lien, ce qu'elle souhaite, ce qu'elle veut, ce qu'elle peut, bref, de définir un peu le cadre relationnel qu'elle peut imaginer avec moi. J'ai exprimé le souhait de savoir précisément ce qui peut exister entre nous... Pour l'adopter et m'y conformer, pour pouvoir faire le tri dans mes sentiments et ressentis... Que notre lien se transforme en relation d'amis, en relation amoureuse mais platonique, ou pas. J'ai exprimé souhaiter répondre à ce qui serait son besoin ou son souhait en tenant compte de ce qu'elle vit désormais.

J'ai besoin de percevoir un peu ce que devient notre lien et ce que peuvent être ou pas nos sentiments. Mais je comprends qu'il soit difficile pour elle de choisir ou se projeter simplement, de ressentir ou définir ce qu'elle veut et peut. C'est pour cela que j'ai exprimé également qu'elle avait le temps pour mettre au clair tout ça, de clarifier ce qui peut exister pour elle, entre nous. Mais depuis, les semaines passent, elle m'envoie un message de temps en temps disant ne pas avoir assez de temps seule ou de repos pour m'écrire plus amplement, ou pour savoir vraiment ce qu'elle souhaite ou ce qui peux exister.

Mon expression il y a deux mois ne lui à sûrement pas facilité la tâche, puisque j'ai dans le même temps exprimé les sentiments que j'ai pour elle et la volonté que notre relation évolue selon les besoins et contraintes de sa réalité. Mais j'ai besoin de mon coté que la situation avance un peu. Lors de notre rencontre, elle a exprimée tellement de choses paradoxales, entre ce qu'elle voudrai, ce qu'elle ressent, pour son compagnon, mais aussi pour moi, ce qu'elle désire ou ce qui lui semble impossible, que je suis depuis moi aussi totalement perdu. Je passe par des ressentis tellement contradictoires que j'ai parfois l'impression de me luxer le cerveau ou le cœur.

Elle a besoin d'être dans une relation exclusive avec son compagnon, c'est simple et ça définit notre nouvelle forme de relation, amicale. Elle est en même temps pleine de peurs sur cette nouvelle relation et refuse de se projeter, elle a besoin de temps et aimerai que notre relation n'en soit pas affectée. Elle a aussi exprimée ses sentiments et même son désir présent, pour moi, ainsi que les peurs que cela induit chez elle. Elle a exprimée vouloir voir exister notre lien sous sa forme passée, tout en imaginant que cela ne serait inévitablement affecté ou remis en cause. Bref, c'est tout de même assez complexe.

De mon coté, je ressens tout et son contraire, la raison et les émotions se confrontent constamment, tout en s'inversant régulièrement. Je ne veux pas lui mettre de pression, mais vit de plus en plus mal ce flou, plein d'incertitudes et de douleurs.

Que faire, que dire ou écrire? Avez vous un point de vue, des conseils, des suggestions?

Merci d'avance pour votre lecture et vos réactions le cas échéant.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

Voir dans le contexte

Discussion : La marginalité avec l'age

Profil

Albaboun

le mardi 20 décembre 2016 à 02h44

Bonjour toutes et tous,

C'est toujours un plaisir de te lire APH!... Et je confirme que cette décennie n'est pas la plus simple, pour moi non plus. En même temps, la précedente, j'avais choisis de me passer d'amour et de sexe... Ce qui simplifie considérablement la gestion des enjeux affectifs!... ;-)

En fait, à bientôt 35 ans, il est peut-être temps que je me pose... Se caser, avoir un boulo fixe, une vie stable, plus sécure, des enfants, un scénic, peut-être même un labrador. Rentrer un peu dans la norme quoi. Ha mais non, j'oubliais, je crois qu'elle ne veut pas de moi, la norme... Et puis moi pas trop d'elle, non plus. Je crois que je ne vais donc pas faire ça ! ^-^

Désolé, j'avais envie de mettre une pointe d'ironie dans mon propos... :-) J'ai toujours tendance à enfoncer des portes ouvertes ou sauter à deux pieds dans le plat, quand il ne reste que moi qui n'ai pas mangé! :-D Mais je ne souhaitais bousculer personne. :-)

Je voulais juste rappeler qu'il y a de tout parmi nous, avec plein d'individus très divers. C'est sûrement ce qui fait notre richesse. Une multiplicité de personnes plus ou pour moins normées ou anormales! Et tous les choix, les désirs et les possibilités se vallent, tant qu'illes sont vecu-e-s avec attention, affection et respect réciproques. Il restera toujours quelques drôles de zèbres pansexuels et marginaux, comme moi, parmi vous.

Et ce qui est chouette, car ce n'est pas toujours (souvent ?) le cas, c'est que parmi vous, on se sent plutôt bien!... :-) Merci pour ça!

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

Voir dans le contexte

Discussion : Manque de confiance sur les sentiments de mon partenaires [HELP]

Profil

Albaboun

le mardi 20 décembre 2016 à 01h57

Ce que tu dis me semble rassurant sur la nature de votre relation... S'il essaye de prendre soin de toi quand il te sent en difficulté. Il est possible de croire ou de penser que vous allez trouver le moyen d'avancer ensemble vers plus de confort.

Par contre, je crois que tu ne dois pas te reprocher ce que tu ressens! S'il suffisait de vouloir vivre de telle ou telle façon pour y parvenir, nous aurions tou-te-s des vies parfaites... Nous serions aussi peut-être pardoxalement tres chiant-e-s. Nos ressentis sont très souvent irrationnels. Le savoir ne suffit d'ailleurs pas à le changer. Ce que l'on ressent est légitime dès lors qu'on le ressent, puisqu'on ne le choisit pas. Il nous faut accepter de le ressentir, avant de pourquoi pas le faire évoluer, si on le peut et le souhaite. A tous les deux, vous pourrez sûrement faire bouger tout ça si vous en avez l'envie et prenez le temps.

Pour l'instant, il vous faut tenir compte de ce que tu vis, de ce qui est là, présent. Si tu choisissais de lui imposer ta volonté, ce ne serait pas juste... Mais tu ne choisis pas ce que tu ressens. Lui, par contre, peux choisir d'en tenir compte, pour t'aider a trouver plus de confiance en toi (et en lui), pour construire ensuite la relation qui vous plaira, dans le confort pour tous les deux.

Que je sois clair, je ne dis pas que c'est simple, évident ou facile. Je n'y arrive personnellement que laborieusement, partiellement... C'est pour ça que je suis souvent ici à demander de l'aide! ;-)

Je veux dire que c'est ce qui me semble le plus sain et le plus juste à faire, tous les deux et pour vous deux. :-)

Courage dans cette situation compliquée... Essaye d'avoir confiance dans votre capacité a avancer, ensemble, en construisant tous les deux... Mais aussi de considérer tes ressentis comme légitimes, ce qui vous aidera a les accepter et les dépasser quand ce sera possible. ^-^

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

Voir dans le contexte

Discussion : Manque de confiance sur les sentiments de mon partenaires [HELP]

Profil

Albaboun

le mardi 20 décembre 2016 à 01h57

Ce que tu dis me semble rassurant sur la nature de votre relation... S'il essaye de prendre soin de toi quand il te sent en difficulté. Il est possible de croire ou de penser que vous allez trouver le moyen d'avancer ensemble vers plus de confort.

Par contre, je crois que tu ne dois pas te reprocher ce que tu ressens! S'il suffisait de vouloir vivre de telle ou telle façon pour y parvenir, nous aurions tou-te-s des vies parfaites... Nous serions aussi peut-être pardoxalement tres chiant-e-s. Nos ressentis sont très souvent irrationnels. Le savoir ne que suffit d'ailleurs pas à le changer. Ce que l'on ressens est légitime dès lors qu'on le ressens, puisqu'on ne le choisit pas. Il nous faut accepter de le ressentir, avant de pourquoi pas le faire évoluer, si on le peut et le souhaite. A tous les deux, vous pourrez surement faire bouger tout ça si vous en avez l'envie et prenez le temps.

Pour l'instant, il vous faut tenir compte de ce que tu vis, de ce qui est là, présent. Si tu choisissais de lui imposer ta volonté, ce ne serait pas juste... Mais tu ne choisis pas ce que tu ressens. Lui, par contre, peux choisir d'en tenir compte, pour t'aider a trouver plus de confiance en toi (et en lui), pour construire ensuite la relation qui vous plaira, dans le confort pour tous les deux.

Que je sois clair, je ne dis pas que c'est simple, evident ou facile. Je n'y arrive personnellement que laborieusement, partiellement... C'est pour ça que je suis souvent ici a demander de l'aide! ;-)

Je veux dire que c'est ce qui me semble le plus sain et le plus juste à faire, tous les deux et pour vous deux. :-)

Courage dans cette situation compliquée... Essaye d'avoir confiance dans votre capacité a avancer, ensemble, en construisant tous les deux... Mais aussi de considérer tes ressentis comme légitimes, ce qui vous aidera a avancer et les dépasser quand ce sera possible. ^-^

Voir dans le contexte

Discussion : Manque de confiance sur les sentiments de mon partenaires [HELP]

Profil

Albaboun

le dimanche 18 décembre 2016 à 18h28

Bonsoir,

Je reformule quelque chose qui a déjà été dit, mais qui me semble difficilement recevable tel que cela à été dit.

Le fait de suffire, de combler toutes les attentes de l'autre est sûrement une part importante du problème. Le modèle dominant nous enseigne que nous devons combler tous les besoins et attentes de l'autre, ce qui permettra de trouver celle ou celui qui comblera tout pour nous. C'est cela qui devrait être à la fois un idéal et réalisable. :-/

La NRE, cet état hormonal et émotionnel qui nous porte, nous rends tout joyeux, nous "comble", participe à légitimer et encrer ce modèle. Pendant un temps, une rencontre nous comble et nous habite, nous suffit. Cependant, cet état physiologique n'est pas durable, ce n'est pas l'amour, c'est juste la passion. Lorsque cet effet retombe, on est plus réaliste sur soi, sur l'autre, ce qui laisse la place à l'amour. C'est là que l'engagement réciproque à du sens, là que le choix et l'affection prennent toute leur place et leur valeur. :-)

Je crois que personne ne peut, après la NRE, combler qui que ce soit. Ni toi ni une autre, ni lui ni un autre. La redescente de la NRE laisse place à la réalité, nous sommes imparfaits, toutes et tous, mais nous pouvons pour autant nous aimer, de façon durable. Le modèle monogame n'y enlève rien... L’infidélité tellement répandue est juste un moyen de maintenir une relation principale tout en cherchant des NRE parallèlement. Mais sans se préoccuper forcément de ce que vivront les autres. Le polyamour choisi le postulat qu'une base à toute relation/interaction est le respect, ainsi que de prendre soin de l'autre.

Notre/nos partenaires vivront peut-être (sûrement même) des NRE, ce qui n'enlève rien à ce que nous avons construit ensemble. Je ne crois pas pouvoir combler tout ce dont l'autre à envie besoin, ce qui n'enlève rien à la force de notre lien, à ce qu'on a construit, à notre amour réciproque. :-)

C'est donc ce deuil d'être "tout pour l'autre" qui peut-être important, tout en constatant tout ce qu'on représente pour l'autre. Ne pas être tout n’empêche pas d'être beaucoup, d'être indispensable, d'avoir confiance en ce qu'on est et ce qu'on apporte.

La seule chose qui m’a un peu dérangé dans ton récit, c'est quand tu exprime "te sentir un morceau de viande", sa réponse est "pas toi, les autres peut-être"... Ce me semble incompatible avec l'idée que je me fais du polyamour. Le respect et l'attention qui en sont les fondements, la simple notion d'amour multiple, induit pour moi que ni toi ni les autres ne peuvent être un morceau de viande. Mais bon, je dis ça...

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

Voir dans le contexte

Discussion : D'une tragique nécessité d'être fertile...

Profil

Albaboun

le vendredi 16 décembre 2016 à 00h18

Oui, c'est tout a fait possible!... Mais je n'ai pas d'exemple que je connaisse. Ce que j'aimerais assurément! :-)

Voir dans le contexte

Discussion : D'une tragique nécessité d'être fertile...

Profil

Albaboun

le jeudi 15 décembre 2016 à 18h10

Merci pour ces réactions... (+)

Je crois effectivement que chaque situation est différente. C'est cependant toujours constructif, à mon sens, de partager échanger sur les vécus des un-e-s et des autres. C'est en tout cas ce que je cherche ici! :-)

Voir dans le contexte

Discussion : D'une tragique nécessité d'être fertile...

Profil

Albaboun

le samedi 10 décembre 2016 à 01h14

Merci pour tes mots et ton témoignage Lili... Ton récit est très à propos, ce qui ne me surprends pas de toi, d'ailleurs! :-)

En fait, dans mon cas, je crois que j'ai tellement gravé dans le marbre que ce scénario est inévitable que je participe désormais à le reproduire. Devant une situation équivalente, j'ai tout d'abord refusé toute relation ou sexualité durant près de dix ans. Depuis un peu plus de 4 ans, j'ai recommencé à accepter les sentiments, l'intimité, etc. La première tentative s'est teintée au fil des mois d'une présence constante chez ma partenaire d'un espoir que je change... Un désir et une attente de couple et d'enfant, devant lesquels j'étais impuissant. La relation s'est terminée dans la douleur et la tristesse partagée.

Mais depuis, lors de ma dernière relation, je crois que ma partenaire n'a jamais fait peser sur moi un besoin ou une attente à laquelle je ne pouvais pas répondre. Les choses étaient claires sur ce qui n'existerait pas dans notre relation. Je n'ai pas la sensation que ma partenaire ait voulu que je change, mais elle acceptais je crois de me prendre comme je suis.

C'est moi qui ait agit de façon nuisible à notre lien, je crois. J'avais intégré la certitude que son désir de famille et d'enfant la séparerait de moi. J'ai vécu notre relation comme "en sursis" durant des mois. J'étais parallèlement déprimé pour d'autres raisons, mais j'ai été distant avec elle durant tout ce temps. Chaque fois qu'elle se rapprochais de moi, c'est comme si j'avais fuis par peur de ce qu'elle ne trouverait pas chez moi. Je me suis fermé à elle, tout ce temps, dans cette peur qu'elle aussi me quitte, au moment ou elle trouverait le cadre familial qu'elle désirait. Je crois que je l'ai fait souffrir, par ma distance et mon replis. Je lui ait fait supporter mes peurs et mes douleurs, alors qu'elle n'en était pas responsable.

Au final, a force de replis et de distance, ne lui laissant plus percevoir mon amour, elle n'a pu que douter des liens qui nous unissaient. Lorsqu'elle à trouvée une autre relation, elle s'est fermée à la notre pour se consacrer à ce nouveau lien. Je crois que je ne peux pas le lui reprocher, j'ai fait tout ce qu'il fallait pour déclencher cette situation.

J'aime l'idée de laisser les choses se présenter comme elles arrivent... L'idée qu'il ne faut pas préjuger de quand et comment peut se construire une relation. Mais aujourd'hui, a force de souffrir et de faire souffrir, je me demande à nouveau si les années sans amour et sans sexe que j'ai vécu par le passé n'était pas plus simple, moins dures. Je ne veux pas voir naître de lien tant que je suis aussi perdu, mais même par la suite, je n'arrive pas à imaginer être ouvert à l'inconnu. Mon imaginaire construit la "licorne" qui correspondrait à tout ce qui définit ce que je peux vivre et qui diffère des relations "normales"... En sachant pertinemment qu'une telle "créature" est une chimère, qu'il est totalement impossible de rencontrer dès lors qu'on la cherche.

Je vais peut-être inventer un concept... Le poly-aromantime-asexuel... Pas con! :-)

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

Voir dans le contexte

Discussion : D'une tragique nécessité d'être fertile...

Profil

Albaboun

le vendredi 09 décembre 2016 à 06h33

Bonjour toutes et tous, bienvenu sur un fil peut-être un peu atypique...

Je me lance à ouvrir cette discussion devant l'envie/besoin de discuter d'une profonde source de douleur et solitude qui m'habite. Je n'ai jamais voulu, ne veux pas et n'imagine pas vraiment vouloir un jour avoir d'enfant ou fonder une famille... C'est ainsi. Mon parcours d'éduc et mes rapports avec mon neveux ou d'autres enfants proches laissent voir que ce n'est pas avec les enfants, ni avec l'éducation, que se situe ma distance. C'est l'impérieuse nécessité de transmettre ses gènes et perpétuer l'espèce qui me pose problème.

Je pourrais faire le tours des arguments politico-sociétaux qui justifient à mon sens la relativité de cette nécessité, mais ce serait injuste et décalé de la réalité. Je ne me crois pas assez stable, ni assez équilibré, pour accepter qu'un petit être humain dépende fortement de moi. Je ne reproche pas à celles et ceux qui construisent un cadre de vie satisfaisant pour élever leurs enfants de le faire, mais je ne m'en sens pas capable.

Ceci étant dit (et pouvant être abordé si vous le souhaitez), je vis et revis successivement la même situation. Si j'ai parfois eu une relation avec différence d'age, la grande majorité de mes relations amoureuses se construisent avec un age proche (en fait, j'ai eu une dizaine de relations amoureuse au total, ce qui ne permet pas de faire des généralités...). J'ai donc maintenant plusieurs fois tissé de forts liens amoureux avec une femme ayant entre 30 et 40 ans. Celles ci avaient le très légitime et respectable désir d'enfanter. Mais n'étant pas celui avec qui elles pourraient vivre cette part de leur vie, notre relation s'est à chaque fois terminée douloureusement.

Je comprends que le moment de fonder une famille corresponde souvent avec une phase ou un besoin de couple fidèle et exclusif, enfin plutôt que de vraiment comprendre, je le conçois. Mais la conséquence indirecte pour moi est de vivre, après des mois ou des années de relation amoureuse et de sentiments forts, une mise à distance souvent radicale qui m'est très douloureuse.

Se trouve t'il parmi vous des personnes ayant des parcours ou des vécus communs, avec qui échanger sur nos ressentis? L'existence de relations fortes et durables sorties du cadre "famille" a t'elle été vécue par des trentenaires?

Merci pour votre lecture, ainsi que pour vos réactions, le cas échéant. Bonne continuation à tou-te-s

Voir dans le contexte

Discussion : AVIGNON - Éthique et relations (amoureuses) - vendredi 2 décembre soir et samedi 3 décembre journée☺COMPLET

Profil

Albaboun

le vendredi 09 décembre 2016 à 05h45

Hello toutes et tous, je continue a traîner ma crève, depuis ce week-end, ce qui est épuisant à la longue... D'où ma faible réactivité du moment.

Encore une fois, un accueil chaleureux, dans un espace tellement confortable et propice aux échanges intimistes. Nos circonvolutions philosophico-affectives ont été enrichissantes pour moi, je l'espère aussi pour toutes et tous.

Reste pour moi une interrogation qui plane depuis longtemps (toujours?): je cherche chez les autres des récits, des bouts de vie ou des choix, qui me donnent à apprendre... Mais paradoxalement, les choix et les récits des autres, aussi riches et nourrissants soient ils, me laissent très souvent la sensation d'être par trop décalé pour en retenir des éléments qui puissent être transposés. Mais c'est peut-être là toute l'histoire des humains... Tou-te-s similaires et pourtant tou-te-s tellement différent-e-s.

Merci en tout cas pour tous ces échanges, vivement la suite! En meilleure forme pour moi espérons...

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

Voir dans le contexte

Retour au profil


Espace membre

» Options de connexion