Polyamour.info

camelezebre

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(Suisse)

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Discussion : Le polyamour ne soigne pas le désamour

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camelezebre

le mardi 15 mars 2016 à 09h02

Bonjour à tous,

J'ai lu avec attention ce fil qui me parle puisque je vis depuis peu une relation avec un autre homme que mon mari.
A un moment donné je me suis posée la question de savoir si cette autre relation n'était effectivement pas une excuse pour mettre un terme à mon mariage.
Non! Il est évident que les années de vie communes, le quotidien, la charge familiale et la gestion quotidienne des enfants mettent à mal un couple, n'importe lequel je pense d'ailleurs.

Ds les couples qui finissent par se séparer malgré les efforts (ds l'exemple de base de ce fil) du mari pour aller ds le sens de la dame, je me demande si ce n'est pas simplement le constat d'un changement trop extrême au sein de la structure primitive du couple qui fait tout exploser.

De notre côté, cette nouvelle organisation nous fait constater à quel point il s'agit avant tout de discuter de la liberté de chacun en tant qu'individu. Et même si le débat débute sur le droit d'aimer une autre personne, il engendre dès questions sur tout le reste et sur toute liberté, quelle qu'elle soit.

C'est assez déstabilisant et parfois ça peu aussi mettre en lumière un déséquilibre sous-jacente, non identifié dans une vie de couple exclusive et normée par des années de tête dans le guidon.

Même si il y a bcp d'amour entre mon mari et moi, cette nouvelle perspective nous a totalement transformé et nous ne savons pas de quoi l'avenir sera fait. Même si notre souhait est évidemment de rester unis nous ne sommes pas dupes et nous accueillons les nouvelles questions avec prudence.

Personnellement cette nouvelle expérience (mais qui pourrait en être une autre) me montre à quel point nous pouvons évoluer et changer. L'amour change aussi et il faut peut être l'accepter. Alors de dire que des femmes ou hommes usent de l'excuse du poly pour immiscer une potentielle séparation c'est un peu léger au vue de l'implication d'un tel changement.

Voilà, ce n'est que mon avis, mais les bouleversements sont parfois utile pour devenir meilleur. Et si je devais à terme me séparer de mon mari ou lui partir, je pense en toute sincérité que le poly ni serait pour rien. Juste ce poly qui met en lumière deux personnes qui veulent être heureuses et plus en accord avec eux.

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Discussion : Quand l'un de vos amours est malade

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camelezebre

le mardi 15 mars 2016 à 08h45

Bonjour Livia,

Je me permets de te donner mon avis de l'autre côté de la barrière. J'ai une maladie chronique et incurable (SEP), stable pour le moment mais qui peut n'importe quand me stopper dans ma vie de tous les jours et potentiellement mettre à mal ma relation avec mon amoureux ou déséquilibrer ma famille.
Discussion déjà abordée puisque je suis mariée et que si je devais être hospitalisée ce serait peut-être compliqué.
En tant que personne malade, je m'interroge principalement sur mes choix de partager ou non mon état de santé avec mon autre. Me demandant si je peux lui imposer une telle responsabilité et une souffrance certaine.
De son côté il souhaite être informé pour ne pas se sentir exclu ou informé du fait que je ne souhaite pas lui partager mes états. Le flou ici serait difficile à gérer.
Lorsque je fais des poussées je lui en parle avec délicatesse et j'essaie d'être le plus positive possible. J'ai envie qu'il soit présent si je ne suis pas bien mais surtout pour l'amour que nous partageons parce que c'est une force emportante qui permet de positiver et d'aller mieux.
Je pense qu'il est impératif de savoir ce dont a besoin ton amoureux et que tu puisses te positionner en fonction de ce que tu penses pouvoir lui "offrir" et le partager avec ton mari.. Accompagner une personne malade est toujours éprouvant et peut aussi te déstabiliser profondément. Il faut donc mesurer tout cela avec doigté pour ne pas devenir une charge supplémentaire ou ne pas culpabiliser de ne pas avoir pu faire ce qui te semblait important. Ca paraît dur à entendre mais c'est important d'avoir des personnes solides en face de soit au risque sinon (peut-être) de voir la personne malade s'éloigner où se fermer un peu afin de se préserver.
Voilà ce n'est que mon avis et si ça devait m'arriver, j'espère que mon mari comprendrai que j'ai besoin d'être entourée de personne que j'aime profondément pour aller mieux.
Je te souhaite de trouver une solution qui vous convient à tous en osant aussi de ton côté dire si tu peux le supporter ou non et à quelle condition.
Une belle journée

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Discussion : Ma fiancée vient de se découvrir poly, ma vie bascule

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camelezebre

le mercredi 02 mars 2016 à 08h59

Bonjour Nemos,

Je vis cette situation mais inversée, puisque c'est moi qui suis tombée amoureuse d'un autre homme. Les début ont été très difficiles et tout n'est pas encore complètement posé.

Chez nous la discussion et l'échange est la base, je vis avec mon mari, que j'aime, depuis plus de 14 ans, nous avons ensemble deux enfants encore petits.

Je ne sais pas si la mise sous pression est une bonne solution puisque j'imagine sans peine la difficulté déjà immense d'accepter un tel changement. L'inquiétude de mon mari était de savoir si je l'aimais toujours et si j'allais le quitter pour cet autre. Il est très claire pour moi que non, mais c'est forcément très délicat à faire comprendre lorsque une tierce personne rentre en jeu.

Nos discussion ont tourné autour de beaucoup de sujet; le bonheur, l'amour, l'indépendance, le choix, le respect. Cependant ce qui nous a permis aux deux d'aller l'un vers l'autre, c'est de parler de la liberté individuelle et du fait qu'elle nous appartient à chacun. Que personne ne peut enfermer une personne dans ses choix propres. Et que surtout nous ne pouvons pas porter la culpabilité de l'autre même si il souffre. Je suis responsable de cette décision et je l'assume, parce contre j'ai décidé de ne plus prendre sur moi les peine concernant les peurs ou les angoisses de mon mari. Et ce n'est pas facile du tout non plus, même si dans ta position tu pense peut-être l'inverse.

Nous avons toujours eu énormément de respect et d'admiration l'un pour l'autre, ce qui aide peut-être. J'ai essayé au mieux de respecter son rythme mais en tenant compte aussi du mien.Parce que inévitablement si je ne tenais compte que du sien, j'aurai aussi souffert et notre but était de trouver un équilibre "idéal".

J'ai aussi fais l'effort d'écouter mon mari et d'essayer de comprendre ses peurs et ses interrogations. Il a fait de même avec moi et nous le faisons encore beaucoup. Sur le résultat final, ni lui ni moi ne savons ce que cela va donner. Je vis aujourd'hui cette double relation, teintée de beaucoup d'amour mais aussi de doute, de culpabilité et parfois de tristesse importante.

Ce qui en est par contre ressorti, c'est la capacité d'un couple qui s'aime vraiment, de pouvoir écouter les besoin de l'autre et d'essayer de le laisser les vivre sans l'enfermer. Ca parait un peu "néo-romantique" dit ainsi, mais pour moi ça a été une véritable preuve d'amour absolu (je t'aime alors sois libre) et je suis totalement admirative de la capacité de mon mari à oser.

Tu dois te préserver et prendre ton rythme en l'indiquant et essayer de trouver un terrain d'entente. Parler, parler, parler, écouter, écouter, écouter. Et si c'est trop difficile pour toi, tu as le droit de partir. La mettre devant le même genre de décision que ce qu'elle t'impose ne ferai, je pense, que compliquer les choses. Enfin je pense qu'il est important de définir des règles et de dire vos limites quand à cette éventualité.

Je te souhaite de trouver un peu d’apaisement et une solution qui te convienne d'abord à toi, même si tu n'es pas seule.

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Discussion : Acceptation de mon autre par mon mari mono et belles avancees

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camelezebre

le mercredi 17 février 2016 à 19h39

Merci gdf

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Discussion : Acceptation de mon autre par mon mari mono et belles avancees

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camelezebre

le mercredi 17 février 2016 à 19h30

Bonsoir à tous,

J'étais venue il y a qq semaines vous partager mon histoire et les difficultés en découlants. Je ne vais pas refaire ici tout l'historique ce serait barbant. Mais en qq lignes; j'avais revu après plus de 14 ans un homme dont j'étais folle amoureuse et les choses sont repartie puissance mille. Je suis en couple, avec 2 enfants et avant cet homme je n'avais jamais envisagé une telle possibilité.

Dès nos retrouvailles j'en ai parlé à mon mari ne pensant pas du tout à ce qui allait suivre, jusqu'au jour où l'évidence est apparu et que j'ai pu dire que nous étions à nouveau amoureux. Je l'ai donc de suite annoncé à mon mari.

A suivi bien dès état, des émotions, des refus et des dizaines d'heures de discussions. Les premières semaines c'était évidemment la surprise et la douleur de cette nouvelle situation. On suivi la mise en place de quelques rdv et l'envie de pouvoir avoir de l'intimité. D'abord refusée par mon mari qui a fini par accepter qu'il utilisait cela comme un moyen de contrôle et que c'était totalement idiot, inutile et surtout que ce n'était pas à lui de décider pour moi. Il m'a donc donné son "accord" pour que j'ai des relations sexuelles avec mon autre. On suivi beaucoup de discussion non pas sur le polyamour mais sur la liberté individuelle, qui ont été très riche et qui nous ont permis de prendre en compte les besoins naturels de chacun et d'essayer de faire un effort de compréhension dans ce sens.

Aujourd'hui mon mari a "officiellement " accepté cet autre dans ma vie et me laisse le voir des jours ds la semaine et weekend si je le souhaite. Notre organisation tourne autour de la logistique de notre famille et nos enfants. Il a même accepté de rester travailler à la maison les soirs où je dors chez l'autre afin de prendre en charge nos enfants le soir et le matin.

Ca a aussi été l'occasion pour nous de mettre des mots sur ce que nous nous apportions et ce que nous souhaitons pour notre avenir. Ces discussions ont été très bénéfiques, riches pour nous,remplies d'amour et très intéressantes sur le plan humain.

Alors voilà, le chemin est encore certainement long mais jusqu'à maintenant nous avons toujours réussi à aller vers l'autre avec douceur, bienveillance et une envie furieuse de mieux nous comprendre.

Sa seule demande, que je respect son choix de ne pas adhérer philosophiquement à ma manière de vivre et ne pas le forcer à tenter une relation autre si il ne le souhaite pas. De mon côté ls même demandé à l'inverse, que je puisse défendre mon point de vue... Ce à quoi il a répondu: bien entendu, ce sera l'occasion d'ouvrir une bonne bouteille et de passer des heures à parler tous les deux. Ce que je veux c'est t'aimer librement pour ce que je suis et toi comme et pour ce que tu es...
Si ca ce n'est pas de l'amour?!?

J'espère que ce signe positif perdurera et que nous parviendrons à trouver un vrai bel équilibre.

Je vous souhaite une belle soirée

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Discussion : Vivre heureux c'est possible

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camelezebre

le jeudi 04 février 2016 à 18h03

Être zèbre n'est pas un choix c'est un fait! On ne peut pas le devenir et on ne peut pas ne plus l'être.
Avant mon "diagnostic " je ne connaissais absolument pas cette particularité si ce n'est qq infos diverses. J'ai effectivement pour la première fois de ma vie eu le sentiment d'appartenir à un groupe. C'est con mais depuis toujours je me suis sentie en dehors, inadaptée et mon environnement familial n'a fait qu'appuyer le fait que j'étais juste une sale gosse. Ça a donc été très bénéfique pour moi. Je mets un point d'hommes protéger mes filles des dérives extrêmes que j'ai subies. Elles ont juste le droit d'être comme elles sont et d'être respectées pour ca. Ca paraît évident mais dans la réalité ca ne l'est pas du tout...

HakEdpov
«   et comment sait-on si on est un zèbre ?! »

Quand on a envie de s'enfermer soit et les autres dans des catégories intellectuelle et/ou cognitives bien fermées… et qu'on a envie de se mettre soi-même dans la case «   Zèbre ».

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Discussion : Vivre heureux c'est possible

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camelezebre

le jeudi 04 février 2016 à 09h57

@bonheur
Je suis tout à fait d'accord avec toi. Ma réponse était axée sur le "diagnostic " officiel et qui effectivement ne prend pas en compte l'émotionnel. Pour autant il existe bcp de test à ce niveau mais qui n'ont que des valeurs "non scientifique" et c'est dommage. Je connais très bien ce sujet puisque directement concernée et vivant avec trois hyper, plus moi c'est donc très animé chez nous et très vite émotionnel. Et là où je trouve que l'arborescence est assez visible c'est ds les discussions qui englobent bien des sujet différents pour parvenir à la compréhension de cet amour multiples possible. Très intéressant et humainement très enrichissant. Cependant, par expérience malheureusement, je sais que c'est un sujet très délicat et qui peu très vite heurter des sensibilités différentes. Je ne parle donc jamais de mon fonctionnement ou celui de mon mari. Chez nous ce sujet tourne autour de notre aînée qui en souffre terriblement malgré elle dans une société qui n'accepte pas des singularités aussi différentes... Ce qui va finalement très bien avec cette particularité du polyamour...

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Discussion : Vivre heureux c'est possible

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camelezebre

le jeudi 04 février 2016 à 08h39

LuLutine
@camelezebre : et comment sait-on si on est un zèbre ?!

Bonjour Lulutine,

Nous l'avons su suite à des soucis lors de l'entrée à l'école de notre aînée. Elle a été testée et nous aussi. Le "diagnostic" du HPI est posé suite à des testes cognitifs évaluant le Q.I. Une personne HPI est ainsi qualifiée si son qi est au dessus de 130. La moyenne étant 100. Ces testes ne prennent que la cognition en compte et pas du tout la partie émotionnelle ce qui est dommage, parce que certainement la partie la plus complexe de ce fonctionnement. De mon côté j'ai accepté ce test avec bcp de crainte, pensant que si je n'étais pas HP je devais probablement être folle...
Une fois le résultat tombé les choses ne sont pas si facile pour autant. Il m'a fallu presque deux ans pour accepter cette particularité et tout ce qui va avec. En particulier tous mes fonctionnements "hyper" et j'en ai beaucoup.
Ce n'est pas vraiment le thème de ce forum, donc pour ne pas polluer le fil de ce poste je te réponds plus en détail en privé si tu le souhaites.
Une belle journée

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Discussion : Vivre heureux c'est possible

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camelezebre

le mercredi 03 février 2016 à 12h58

Bonjour Nuitdeprintemps,

Je suis aussi zèbre, mariée avec un zèbre, deux enfants zèbres et mon autre relation l'est aussi. Nous l'avons du assez tardivement. Serais-tu d'accord de me dire comment les discussions et les différentes étapes pour arriver à ce bonheur se sont passées pour vous?
Chez nous c'est forcément très intense mais très constructif, probablement de part nos particularités HPI. Nous sommes perpétuellement dans la recherche de "notre" vérité ou plutôt de notre authenticité. Et j'ai vraiment le sentiment que ces sensibilités aident à se positionner différemment vis à vis de l'autre.
Je suis aussi (je crois) sur la voie du bonheur, donc ton parcours pourrait peut-être apporter un autre regard.
Une belle journée

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Discussion : [Socio] Sondage sur le polyamour, janvier 2016

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camelezebre

le samedi 16 janvier 2016 à 13h35

Merci pour tes explication sharlin, je ne connaissais pas du tout ce mot cisgenre. Je m'endormirai donc ce soir moins bête...
Bonne continuation à toi

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Discussion : La fidélité, réelle promesse ou illusion aliénante?

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camelezebre

le samedi 16 janvier 2016 à 13h32

Alors je plusois totalement APH, je ne suis absolument pas dans un mode de comparaison de la qualité d'un orgasme. Ni même d'une recherche d'un "meilleur" rapport sexuel ou de pratique différentes. La question ne me vient même pas à l'esprit. Il y a tant de subtilité dans le rapport à l'autre que ce serait assez dérangeant de chercher de ce côté là.
Qui plus est ma recherche n'est pas de pouvoir absolument coucher avec cet homme. Elle est vraiment dans la capacité à pouvoir faire entendre mon besoin de pouvoir décider ce qui est bon ou non pour moi selon mes propres décisions, sans qu'elles aient forcément une influence négative sur mon mari.
Le problème ici étant lié au besoin de contrôle, à l'amour, aux sentiments, à la peur de la perte et à tout ce qui en découle.
Je peux effectivement me donner le plaisir que je souhaite et bien mieux toute seule...
Enfin j'ai pu avoir bien plus de plaisir dans des caresses que simplement un orgasme consommé dans une excitation intense et finalement parfois trop rapide. L'orgasme même si il me procure du plaisir n'est rien en comparaison (s'il fallait en faire une) avec des préliminaires ou des jeux amenant une volupté incommensurable. Je ne peux en aucun cas mesurer la fidélité à la qualité d'un rapport sexuel.

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Discussion : La fidélité, réelle promesse ou illusion aliénante?

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camelezebre

le vendredi 15 janvier 2016 à 17h20

En attendant, tant mieux si ça a réveillé votre vie sexuelle ! De toute évidence ça a un lien avec ton nouvel amour... mais ça aussi, je suppose que ton mari aurait du mal à l'admettre ?

Ce serait bien dommage. Il y a tant de joie à avoir une fois qu'on se rend compte que le bonheur de l'autre avec un autre rejaillit aussi sur la qualité de notre relation !

Même quand je lui dis qu'il ne peut que constater que ça se passe plutôt très bien entre nous, vie sexuelle ou vie commune, et que c'est en partie grâce à cette relation, il ne veut pas l'entendre.
Pour lui il y a le fait que je sois heureuses qui le ravie totalement mais il souffre de savoir que j'aime un autre homme. Et pourtant c'est une réalité, cette autre relation me donne l'énergie et un bonheur que je peux mettre avec plaisir dans notre vie à tous.
Bien que je sois incapable d'expliquer le pourquoi du comment...

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Discussion : La fidélité, réelle promesse ou illusion aliénante?

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camelezebre

le vendredi 15 janvier 2016 à 16h52

Ce ne sont que quelque peur que pourrait avoir ton mari et il y en a bien d autre comme le fait de ne plus avoir envie qu avec l un des deux ( l amant comme par hasard)!

Donc je ne couche pas avec comme déjà dit mais malgré tout ça a totalement réveille ma libido. On s'amuse comme des fous, presque comme j'avais vécu avant. Alors je n'en connais pas la raison.
Est-ce parce que j'ai les hormones à 300 et que c'est un réflexe animal ou est-ce juste parce que je peux plus facilement me laisser aller je ne sais pas. En tout cas je suis hyper heureuse de notre sexualité et lui aussi.

Je te rejoins, je crois que fondamentalement on fait les même chose avec les uns et les autres. En tout cas dans ma vie, je n'ai pas eu de pratiques très différentes d'un homme à un autre. Cependant se ne sont pas les même personnes, donc par définition c'est forcément différent.

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Discussion : La fidélité, réelle promesse ou illusion aliénante?

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camelezebre

le vendredi 15 janvier 2016 à 16h48

Tcheloviekskinoapparatom
Avec un autre homme, parce que, chose intéressante, souvent le dégoût disparaît si la femme a des relations avec une autre femme. As-tu demandé à ton mari ce qu'il ressentirait si tu avais des relations avec une autre femme ? Ressentirait-il aussi du dégoût ? Peut-être, et dans ce cas mon hypothèse tombe, mais sinon, il y a un truc dans lequel la plupart des hommes ont malheureusement été éduqués dans notre société c'est la peur de leur propre homosexualité (potentielle). Coucher avec une femme qui couche avec un autre homme, ça peut être comme coucher avec cet homme dans l'inconscient. Les images qui hantent le mari jaloux sont souvent celles du corps de l'autre homme, et il y a cette réaction de dégout.

Très bonne question et réponse facile puisque posée! Mon mari peut tout a fait envisager que je couche avec une autre femme et pourrait (mais ça reste un fantasme...) avoir une relation avec moi et une autre sans problème... L'inverse serait totalement inenvisageable!

Quant a venir sur ce sujet en abordant ta remarque de l'homosexualité, ce n'est même pas la peine d'y penser....
Au vue de nos discussion houleuses, ce serait perçu comme une autre excuse pour le "forcer" à aller dans mon sens. Mais je vais y penser

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Discussion : La fidélité, réelle promesse ou illusion aliénante?

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camelezebre

le vendredi 15 janvier 2016 à 14h30

APH
Quant à expliquer... Pendant 20 ans, sans pour autant me cacher j'étais discrète sur ma vie privée (je le suis encore pas mal), mais après deux livres, des films et des émissions où j'ai raconté tout cela, il n'y a de secret pour personne. :-D

Merci pour cette note d'espoir.
Et est-ce que tu peux me donner les titres et noms de tes émissions et livres en messages privés. Ca serait un moyen de partager ça avec lui et en discuter différemment...

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Discussion : La fidélité, réelle promesse ou illusion aliénante?

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camelezebre

le vendredi 15 janvier 2016 à 14h28

Polypropylène
Pourquoi tu ne va pas droit au but, il est évident que tu souhaites avoir des relations sexuelles avec ton amant et que tu veux le faire accepter a ton mari, j ai lu ton histoire et tu semblait d accord avec cette limite malheureusement imposé par ton mari, non ?
Qu est ce qui a changé aujourd'hui ?

Sa semble etre la limite ultime de ton mari et je sais pas si il le supporterait.

Oui je ai envie de coucher avec cette homme et mon mari le sait. Mais je n'ai pas envie de le faire avec la menace d'être responsable de tout foutre en l'air ou de provoquer chez lui le dégout. J'aimerai parvenir à sortir de ce chantage affectif inconscient ou non, je ne sais pas.

Je préfère donc prendre le temps de discuter avec lui pour qu'il entende que je ne suis pas sa propriété et que ce droit m'est fondamental et qu'il n'entrainera pas de changement du côté de notre sexualité (bien au contraire...). Pour le moment il dit qu'il sait très bien que mon corps m'appartient et que je peux en faire ce que je veux, et il ne me l'interdit pas. Il me dit juste mais que pour lui c'est inenvisageable et me supplie de respecter sa demande.

J'essaie donc de faire au mieux comme je peux. Pour autant j'aimerai que ma relation puisse évoluer.

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Discussion : La fidélité, réelle promesse ou illusion aliénante?

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camelezebre

le vendredi 15 janvier 2016 à 12h50

On est donc véritablement dans une confusion des genres qui mène à l'incompréhension et à l'expression vivace de la notion de propriété. Mais comment expliquer cette différence et surtout la faire comprendre sans que cela soit pris pour de l'infidélité alors qu'en faite c'est effectivement de la non exclusivité?

Est-ce que je suis réaliste quand je dis que je ne comprends pas que mon mari estime que me laisser toucher par un autre homme c'est confondre notre intimité et la mienne?

Si oui nous sommes donc bien dans la propriété. Comment travailler sur cette notion?
Est-ce une blessure narcissique? Une peur que je ne sois plus disponible?
Je sais que si je passe à l'acte, je vais le dégouter et il ne voudra plus me toucher...
Du coup j'ai l'impression que toute notre histoire n'est basée que sur ça et que ça effacerait tout le reste.

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Discussion : La fidélité, réelle promesse ou illusion aliénante?

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camelezebre

le vendredi 15 janvier 2016 à 12h43

APH
En revanche, il ne m'est jamais venu à l'idée que mon corps et mon esprit puisse appartenir à quiconque d'autre que moi. Cela m'a toujours énervée quand on me disait- très souvent,; en fait- "vous avez de la chance d'avoir un mari qui accepte cela". J'ai toujours considéré de mon côté que sa vie, son corps, son esprit, lui appartenaient même si on en partage de grands moments ensemble.

Bonjour APH,
Est-ce que tu as toujours été ainsi? Et ton mari également?

APH
Bref, la fidélité, à mon sens, est incompatible avec l'idée de propriété et d'exclusivité, et il est dommage que ces notions soient si souvent confondues.

Je ne sais pas si ces notions sont confondues. En fait elles viennent de notre éducation judéo-chrétienne et à l'époque elle servait effectivement à réglementer les mariages puisqu'il n'étaient pas prioritairement basés sur l'amour. Le but était de permettre de reconnaitre les enfants et aussi de mettre des lois sur l'oisiveté. Donc aujourd'hui, jurer cette "fidélité" est effectivement inadaptée.

Mais merci de ta réponse. Arrives-tu a expliquer à tes proches ou non ton avis sur la chose?

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Discussion : La fidélité, réelle promesse ou illusion aliénante?

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camelezebre

le vendredi 15 janvier 2016 à 12h12

Bonjour à tous,

Je m'interroge depuis quelque temps sur la notion de fidélité. En ce qui me concerne j'ai toujours été plus en accord avec une fidélité de lien en ce sens que je suis quelqu'un de très fidèle en amitié et qu'au sein de mon couple ce qui est essentiel pour moi, c'est le soutient, la solidarité et le lien parental indéfectible qui doit primer. Avant mon ouverture au poly j'étais (je crois, parce que je m'interroge beaucoup sur ma capacité d'adaptation) une fervente partisane de la fidélité totale. Mais je ne m'étais en faite jamais vraiment posé la question. J'ai été élevée avec cette norme.

Lorsque je me suis mariée, j'ai juré fidélité comme chacun le fait. Aujourd'hui je me demande combien de couple présent ce jour là avaient déjà eu des aventures et nous regardaient tout sourire signer une promesse utopique.

Des années après et avec le constat du nombre de couples qui pratiquent l'adultère (j'entends par adultère une aventure extra-conjugal cachée et non validée par le couple, j'espère que ne ne vexe personne, c'est juste pour faire une différence) je me demande ce que signifie vraiment cette notion de fidélité et si finalement ce n'est pas juste un moyen illusoire de maintenir l'autre dans une position d'interdit ou de non transgression. C'est finalement une ceinture de chasteté mentale hyper puissante et aliénante. Qui empêche (quoi que visiblement pas si souvent que ça) de passer trop vite à l'acte physique mais n'empêche en rien les pensées.

Il me semble qu'il y a la base une erreur fondamentale et que la question devrait plutôt être je m'engage à être fidèle de telle manière, ou selon telles valeurs parce que ma notion de la fidélité est celle-ci.

Il y a des gens pour qui l'infidélité est le fait d'une pénétration, pour d'autre un regard, un flirt, une caresse, une confidence ou même juste une pensée sont déjà en soit des infidélités. Il y a des couples qui se disent fidèles et dont l'un au l'autre des conjoint passe sont temps sur internet, pour tchatter ou mater des films x, etc... Est-ce le moyen de lutter contre cette promesse et de se cacher d'une autre manière de l'infidélité toute proche?

J'essaie de défendre ma nouvelle position de personne poly (dans ma tête pour l'instant évidemment) en me disant que c'est la meilleur manière de vivre une certaine fidélité et plus honnête puisque je n'envisage pas de quitter mon mari mais que pour moi le corps est un détail, rien de plus. Pour lui évidemment pas. Ce qui ne m'est pas envisageable c'est de ne pas être là pour lui, de le soutenir dans ses projets et ses envies. De maintenir le lien fort qui nous unis en tant que couple et en tant que parents.

Lorsqu'il me dit que notre intimité est à nous et qu'envisager qu'un autre homme puisse me toucher, je ne comprends pas bien la frontière. Puisque pour moi, notre intimité est effectivement entre nous, chez nous et que si je faisais entrer une tièrce personne dans cet espace je peux comprendre cette notion. Mais si je devais avoir des rapports sexuel avec un autre (ce que je n'ai pas), il s'agit là non plus de "notre" intimité mais bien de la mienne. Et là entre en jeux cette notion floue de fidélité. J'apparente donc plus ça à de la possessivité cachée. Mais peut-être que j'essaie de me trouver des excuses.

Est-ce que chez vous il y a une certaine forme de fidélité? Est-elle différente entre vos relations?
Suis-je juste une infidèle qui s'assume? Parce que je n'ai pas du tout l'impression d'être infidèle à mon mari, bien au contraire. Je suis dans une honnêteté bien plus difficile.

Parce que poly ou mono finalement, l'enjeu semble certaine fois le même.

J'espère que certain d'entre vous pourront m'éclairer sur cette question essentielle.

Je vous souhaite une bonne journée

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Discussion : [Socio] Sondage sur le polyamour, janvier 2016

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camelezebre

le vendredi 15 janvier 2016 à 09h34

Est-ce un questionnaire politique? Pour savoir si le poly est d'extrême droite ou de gauche?

Je ne vois pas comment un choix de vie quel qu'il soit peut être "scientifiquement" étudié avec des questions aussi ouvertes et flou. Pourriez-vous me dire comment vous aller les interpréter, les mesurer?

Au risque de passer pour une ignorante pouvez-vous me dire ce que vous entendez par bobos (terme au demeurant pas très scientifique...)? Et par orientation romantique????

Enfin que veut dire cisgenre?

Et juste peut-être une petite remarque, lorsqu'on soumet un questionnaire "scientifique", la première étape est de présenter le pourquoi du comment avec quelques explications même succinctes mais surtout le retour prévu.

Je vous souhaite bonne suite et espère que vous aurez des réponses objectives que vous pourrez nous présenter, bien que j'en doute.

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