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Infidélité dans Le Monde

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Siestacorta

le vendredi 15 juillet 2011 à 18h24

Une analyse psy c'est =souvent utile, mais toujours limité par un côté "totalisant" :
"Tu as un problème avec ton subconscient
- non
- tu refuses de le reconnaître parce que tu fais du déni. Et tu fais du déni parce que tu as un problème avec ton subconscient.
-..."

Les psy, surtout quand on les cite sur le papier, ne savent pas toujours limiter leur interprétation des comportement humains... Ils pensent avoir "compris dans la globalité".
Ils peuvent tomber juste, mais il y a régulièrement des faits et paroles qu'ils oublient de mettre dans leur grille de lecture, et qui change ce qui doit être analysé. Et ça, comme ils pensent que leur grille de lecture est forcément bonne - parce qu'ils sont savants d'un truc - ils ont tendance à le minorer.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Popol (invité)

le vendredi 15 juillet 2011 à 18h39

Jamais entendu aucun psy me dire ce genre de choses, ça ressemblerait plutôt à de l'abus et de la manipulation :-) Et j'aurais planté séance tenante quiconque aurait osé me sortir des inepties du genre, c'est contraire à la déontologie de la profession, ainsi que dénonçable à l'ordre des médecins.

Les constats que ces psys font dans leur pratique sont tout-à-fait recevables, et ils ne généralisent pas, justement. Et je ne vois nulle part dans le texte une quelconque assertion réductrice, juste une énumération de cas de figure.

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Popol (invité)

le vendredi 15 juillet 2011 à 18h57

A gdf:

"dès qu'on parle couple ouvert, les psys y vont de leur explication sur les névroses inconscientes."

C'est marqué où dans l'article ce terme de névroses? Et où c'est marqué qu'un couple ouvert est forcément névrosé, au contraire des autres? On a tous nos névroses, déjà... mais là ou je ne capte pas, c'est où c'est indiqué que Sinclair et DSK sont un couple ouvert...

En fait on parle d'une affaire strictement privée, portée sur la place publique pour satisfaire l'esprit tabloïd; c'est juteux de suggérer, quelque part, que Sinclair n'est qu'une femme, après tout, mariée seulement à un homme et qu'ils ne valent pas mieux que les couples de la rue. Moi j'en ai plutôt après un certain journalisme maltapropos.

" Sauf Maryse Vaillant en début d'article, certes."

Ah quand même! :-)

"A la relecture, je reste sur l'impression qu'on essaie de nous convaincre que l'infidélité (réduite au sexe ) est une maladie, de même qu'accepter un conjoint infidèle."

Bon, moi je vois des constats, rien de plus.

"Sans doute cette impression n'est-elle que la projection de mes propres névroses, dues à un rapport non résolu avec ma mère. Ça fait pas avancer le schmilblick, mais ça fait toujours sérieux dans un débat psy."

Un être humain sans névrose, je crois que ça n’existe pas. Bienvenue au club! :-)

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Romy

le vendredi 15 juillet 2011 à 19h15

Je sais pas ce que ça veut dire, mais quand je lis ce que tu rapportes de l'article Popol ça me fait mal, ça vient me chercher. Je me reconnais dans certains trucs, et pas dans d'autres, et en même temps, comme dit Siesta, ce n'est pas que ça. C'est couper les coins ronds.
Et tout ce qu'ils affirment sur les femmes qui acceptent la nature volage de leur mari ...c'est clairement ce que je crains que les autres pensent de moi, probablement parce que je le pense un peu aussi.
Je me demande simplement si ce que je ressens vient vraiment de mon propre ressenti, ou si c'est biaisé par les constats des psy justement, qui nous sont régulièrement rabattus dans les journaux, les films etc... Un gai, à force de se faire dire qu'il est défaillant et que son homosexualité vient d'une insécurité quelconque...il finit par le croire, et le répéter aux psys... C'est un cercle vicieux.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Romy

le vendredi 15 juillet 2011 à 19h37

Inversement, un mari qui va voir ailleurs...il se justifiera souvent en parlant de faiblesse humaine, personne n'est parfait...qui n'a jamais péché lance la première pierre etc etc... Alors les psys pourraient aussi faire ce constat concernant les maris volages. Et à force de répéter ces constats, un mari infidèle finit par croire effectivement qu'il a "succombé à la tentation"... comme les autres maris volages et s'identifier à ceux-ci. Plutôt que de voir ça simplement comme un "oui" à la vie.

Je comprends, Popol, quand tu dis: et alors...si lui il ne ressent pas ça comme un "oui" à la vie, mais comme une faiblesse...où est le problème? Effectivement, pas de problème, qu'un constat de practicien. Sauf que c'est le chien qui se mord la queue. Il manque d'autres modèles à qui se raccrocher, à qui s'identifier. Le modèle Tentacara est sous-représenté.

Les modèles heureux qui ne se sentent pas coupables ou mal ne vont pas chez les psys (ce qui ne signifie pas qu'ils n'ont pas eux aussi leurs petites névroses..) Parfois, ils témoignent dans le journaux, et là...on les accuse souvent de prosélytisme.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Popol (invité)

le vendredi 15 juillet 2011 à 20h02

C'est quoi, "couper les coins ronds"?

XXXX

"c'est clairement ce que je crains que les autres pensent de moi, probablement parce que je le pense un peu aussi."

Bon, on peut dire que tu n'aimes pas ce à quoi ça te renvoie, mais être décalé, c'est une chose; se sentir en paix ou mal de l'être, c'est autre chose.
Le problème, c'est d'arriver à se mettre en paix avec ce qu'on est, mais je trouve plus facile de faire ça que de lutter pour devenir autrement que ce qu'on est - chassez le naturiste, il revient au bungalow!. Et les psys m'ont toujours aidé à faire ça, sans jamais m'inciter à devenir "normale".Jamais de la vie, au grand jamais!

"Je me demande simplement si ce que je ressens vient vraiment de mon propre ressenti, ou si c'est biaisé par les constats des psy justement, qui nous sont régulièrement rabattus dans les journaux, les films etc... Un gai, à force de se faire dire qu'il est défaillant et que son homosexualité vient d'une insécurité quelconque...il finit par le croire, et le répéter aux psys... C'est un cercle vicieux. "

Si ça t'atteint, c'est qu'il y a du boulot là-dessus, pour que ça cesse de t'atteindre. Le problème, je trouve, c'est moins ce que les psys disent, que le reflet des normes de société qu'ils nous répercutent; car personnellement, aucun psy ne m'a dit que je devais me changer moi, mais tous m'ont aidé à accepter ce que je suis et à considérer que les normes... ne sont que des normes, en cessant de leur accorder plus d'importance qu'à mon propre bien-être.

Qui passe, en fait... par me foutre de ce qui est écrit dans les médias, ou du moins à le reprendre aussi systématiquement pour en décortiquer les courts-circuits, les amalgames gratuits, les syllogismes, etc.
De cultiver un certain amour de l'exactitude, de pourchasser les interprétations gratuites, etc. Histoire de mieux savoir qui je suis, et de guerroyer contre la paranoïa et la victimisation.

A part ça, à entendre la plupart des interventions ici qui parlent des psys, je commence à me demander par quelle magie tous ceux quiont bons et valables sont venus s’installer dans un rayon de 40 kilomètres autour de chez moi... :-)

Je concède tout juste que je n'ai jamais parlé avec eux de ma vision polyamoureuse, mais il est très clair que leurs compétences pour m'amener à me renforcer sur beaucoup d'autres plans fait que je n'ai pas besoin de leur demander leur avis là-dessus!

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Romy

le vendredi 15 juillet 2011 à 20h18

popol
aucun psy ne m'a dit que je devais me changer moi, mais tous m'ont aidé à accepter ce que je suis et à considérer que les normes... ne sont que des normes, en cessant de leur accorder plus d'importance qu'à mon propre bien-être.

Bon...je suis jamais allé voir un psy non plus. Donc je parle peut être à travers mon chapeau (et je coupe les coins ronds :- ) ...tu connais pas cette expression?)

Par contre... un psy qui demande d' "accepter qui on est"...ça peut aussi signifier qu'on nous demande de changer... Deviens ce que tu es...Dans le mot devenir, il y a aussi changement. S'affranchir en somme. S'affranchir, c'est changer dans un certain sens, non? S'affranchir des normes, se foutre de ce qui est écrit dans les médias ou véhiculé dans les films...Pas toujours simple... Ça prend un sacré courage, et beaucoup d'introspection....Y a du boulot ;-)

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Popol (invité)

le vendredi 15 juillet 2011 à 20h21

Au fait, j'y pense... parmi ceux qui dénigrent ou se méfient des psys, combien ont-ils fait une thérapie longue durée?

A titre indicatif, on estime généralement qu'il faut quelque chose comme cinq ans pour obtenir des résultats tangibles en termes de mieux-être. Et en effet, j'ai vérifié personnellement la chose.

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Popol (invité)

le vendredi 15 juillet 2011 à 20h29

Oups, on se répond en file, dis donc!

"je parle peut être à travers mon chapeau (et je coupe les coins ronds :- ) ...tu connais pas cette expression?)"

Ni l'une ni l'autre! Vatudon m'esspliquer, minoune?

« Par contre... un psy qui demande d' "accepter qui on est"...ça peut aussi signifier qu'on nous demande de changer... »

Huuuuu, je frémis… aucun psy ne demande à quelqu’un de changer, ce quelqu’un est plutôt venu demander de l’aide, pour pouvoir changer, et de son propre chef. Et on peut trainer dix ans et plus en psychothérapie, si l’on n’a pas franchement décidé de changer ; des fois, c’est pas si urgent que ça, faut croire!
S’il faut changer pour être mieux, alors, oui, changement. C’est pas pour devenir quelqu’un d’autre, mais pour comprendre qui on est, et accorder ses actions à ses pensées et à ses valeurs, devenir cohérent et non plus tiraillé.

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Romy

le vendredi 15 juillet 2011 à 20h50

Couper les coins ronds...c,est très imagé pourtant :-)
Bon, je vais arrêter ici la discussion sur le psy, parce qu'effectivement, là je parle de trucs que je ne connais pas.
Je sais seulement que moi (oui moi, toujours moi...) je suis très sensible à ce qui se dit dans les médias à propos de l'infidélité (entendu dans le sens d'amour extra-conjugal, même si on sait que ce n'est pas la bonne définition...). Mais bon,,,peut-être que je devrais aller voir un psy.

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Siestacorta

le samedi 16 juillet 2011 à 00h52

Popol, perso, je me méfie pas des psys. Moi aussi, ils m'ont fait beaucoup de bien.

J'ai même expliqué à Romy une fois qu'une de ses raisons à ne pas en voir, c'est qu'elle romantise "sa part cachée sauvage", ce qu'elle appelle "inconscient".
Romy est une cérébrale, elle a du mal à céder à ses impulsions, donc imaginer qu'il y a une place magique inconnaissable dans son crâne qui n'a pas à se justifier, ça la réconforte.Elle se dit que ça l'autorise à dépasser sa cérébralité.
Elle aurait peur, en allant chez un psy, de tomber sur des explications plus précises... donc de perdre l'espoir de liberté que lui apporte 'l'inconnue dans sa tête".

Alors que justement, ce que font les psys, c'est nous rendre libre "malgré" nos contraintes habituelles.

Bref, popol, j'ai fait moi-même pas mal de chemin en thérapie, j'en tire beaucoup, j'ai confiance en eux.

Je dis juste que la grille de lecture psy est un système totalisant.

Un autre exemple, le communisme révolutionnaire. Le Parti a raison. Si tu es contre, ce n'es pas parce que tu as une bonne idée, c'est que c'est la culture bourgeoise en toi qui s'exprime.

Un autre exemple : la religion : si tu ne reconnais pas le Bien tel qu'il est décrit dans la religion, c'est pas que tu as raison, c'est que tu portes le Mal en toi.

Ou la voyance : si ça marche pas quand il y a un incrédule, c'est pas que l'incrédule regarde les trucages, c'est qu'il envoie de mauvaises ondes aux esprits.

Ce sont des système de pensée dont les prémisses n'admettent pas qu'il y ait un doute. Si on répond qu'un objet n'est pas dans leur grille de lecture, c'est que c'est nous qui le prenons par le mauvais bout.

Je dis donc pas que les psy agissent ainsi en pratique ! J'espère bien que non...
Je dis que toute grille de lecture a des limites, que le doute est une base pour toute pensée. Même avec des outils précis, certains, des mots dont le sens serait jamais double, on aurait des impossibilités de représentation exacte du monde : "la carte n'est pas le territoire".

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Junon

le samedi 16 juillet 2011 à 01h51

Popol, hélas, pas de nouvelles d'Emmeline, ni de ses amoureux qui devaient s'embarquer l'année dernière pour un long voyage à l'autre bout du monde...

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Popol (invité)

le samedi 16 juillet 2011 à 10h55

Totalisants, les psys… voilà qui dépasse ma conception du bon usage qu’on peut leur faire, quand on ne les prend pas pour Dieu le Père ou un syndicat, un Parti, un dogme, une secte, un quelconque système abusif ; mais pour des béquilles humaines qu’on paie.
Le service est insuffisant ? Ne me mène nulle part ? Le psy n’a rien à offrir, ou reste bloqué sur une méthode ? Je me tire, j’en cherche un autre. Car je sais ce que je veux : avancer. Jamais vu de psy totalisant, juste un praticien médiocre, analyste conventionnel, silencieux et pratiquant la distance comme un must (typique des analystes, j’ai horreur de ça). Ca fait cher les 45’, de pleurer à gros sanglots…

La procrastination du client en thérapie, voilà qui peut donner l’illusion que c’est la grille de lecture du Grand Psy qui est rigide. Ou qu’il donne les réponses (et parfois les médicaments) que le client attend, simplement. Dans tous les cas, c’est le client qui se coince tout seul dans son propre système rigide de perception ; alors que peut-être, tout en ayant l’air de leur demander de l’aide, il n’en veut pas réellement, ou pas à ce moment, au final, quelque part… il se réconforte en disant et en se disant qu’il se prend en charge, tout en bloquant le frein de la bagnole - pas besoin de psy pour ça d’ailleurs, il suffit parfois de causer de temps en temps sur des forums pour échapper la vapeur  . L’avantage d’aller chez le psy quand on n’avance quand même pas, c’est de pouvoir se décharger de sa responsabilité individuelle sur quelqu’un ou quelque chose d’autre. Au fond, ça permet de rester en sécurité, car la thérapie fait mal, d’abord, lors de la période pendant laquelle tout le système précédent de défense s’écroule. On est fragile, démuni, à la merci de tout.
A ce moment, soit le client débloque le frein pour avancer, quitte à ce que ce soit pour arrêter le moteur un bout plus loin le temps de récupérer, soit il avance dan sa foulée. Et de mon expérience, jamais dans une direction qu’il ne souhaite pas ; ou alors, par complaisance parce que coincé dans une vision de la vie et des relations, en général, qui le fait fonctionner à la complaisance, même et surtout sans s’en rendre compte. Si c’est par l’opposition qu’il fonctionne de manière générale, ça se manifestera autrement (faire du surplace, envoyer chier le psy, ou en consulter un énième sur le même mode…).
C’est là qu’est l’os : à un moment, il faut cesser de tourner en rond, quand on prétend quitter le manège.

Ce que tu décris, c’est une entité menaçante de l’intégrité des personnes. Tout monstre terrifiant qu’on prend la peine de décomposer en ses parties s’avère de l’ordre de la peur irrationnelle. Comme tu le dis, la carte n’est pas le territoire, la somme des psys n’égale pas les valeurs de chacun. Et l’histoire de chaque client est différente. Et il y a des paires qui matchent, et d’autres pas : faut savoir quitter un psy en qui l’on n’a pas confiance, et là, ce n’est pas forcément une question de capacité de la part du psy, mais juste le fait qu’on n’a pas d’atomes crochus, pointàlaligne. Et, oui, il faut parfois essayer pendant quelques mois pour se rendre compte que ce n’est pas le bon.
Je n’adhère pas à cette vision de la globalité de leur savoir et l’insuffisance de la grille de lecture, car de mon expérience, les diverses personnes auxquelles j’ai eu affaire ont toutes, à un moment ou un autre, et même plusieurs, pointé que cette grille académique n’était qu’une trame sur laquelle les individualités brodaient leur propre devenir. J’ajoute qu’après avoir fréquenté et quitté rapidement l’analyste dont j’ai parlé plus haut, ma recherche de mieux-être s’est orientée vers des psychologues, plus jamais vers des psychanalystes. Blablater des heures, quand son propre système de défense est dans la parole, à l’évidence c’est une erreur.
D’ailleurs ceux qui pratiquent de manière indépendante sortent des grands systèmes de soins dès qu’ils peuvent opérer des prises en charge de manière indépendante, et se distancier pour mettre en place leur propre systématique. Les meilleurs que j’ai côtoyés tentent l’approche avec divers outils de leur valise d’expériences, et les sortent au fur et à mesure des besoins, parfois pour se rendre compte que non, avec la Gestalt, ça va pas le faire, ni avec la PNL, ah tiens, si j’essayais avec les archétypes jungiens ? Où l’exercice de la contrainte ? Oui, ça marche un bout, et puis on passe à un autre. Tiens, là, pour quelques minutes, la PNL ça pourrait être utile.Et on r'commence.

Voilà qui fait l’art du praticien : imaginer chaque prise en charge. Mais du côté du client, on ne trouve que ce qu’on cherche, et encore faut-il amener sa part, comme dans une auberge espagnole.

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Popol (invité)

le samedi 16 juillet 2011 à 10h56

Merci pour l'info, Junon.
Peut-être qu'ils vont si bien qu'ils n'ont pas besoin de venir ici ou sur un autre forum. Je l'espère.

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Popol (invité)

le samedi 16 juillet 2011 à 11h42

Au fait, Siestacorta, j'ai bien capté que tu parles de la grille de lecture et pas des praticiens (la carte, le territoire, etc).

Dire que la grille de lecture des psys est totalisante, c'est appliquer une autre grille de lecture, non moins totalisante. ;-)

Mais à part ça, une telle grille de lecture est plutôt rassurante: pour moi, ça veut dire que le psy continue à chercher avec moi pourquoi je bloque; c'est un message d'espérance. (Nan, j'ai pas fumé la moquette...)

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Romy

le samedi 16 juillet 2011 à 15h41

Siesta,
une chose est sûre, je suis une narcissique :-) J'adore qu'on parle de moi comme si j'étais pas là. Je ne blague pas, ça a même une connotation très érotique bdsm pour moi. Encore mon inconscient... Chez un psy, j'aurais surtout peur de ce qu'il pourrait me dire. Probablement des trucs très vrais, alors que je suis bien dans mes mensonges. Pour le moment.

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Popol (invité)

le samedi 16 juillet 2011 à 15h52

:-)

Bonne décision, très lucide. Tout le meilleur à toi, Romy.

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Profil

titane

le samedi 16 juillet 2011 à 18h25

Juste un petit cocu...; oops pardon... coucou en passant!

Je vois que ça se triture du bulbe à partir d'un petit mot, certes ambigü... infidélité

Moi je ne suis infidèle qu'à moi-même... quand je me restreins d'aimer au pluriel... sinon j'aime bien revenir à mes amours le plus que je peux !

aimer au pluriel n'est rien d'autre que de conjuguer fidélité au pluriel, non?

Le reste est bien de l'ordre des petits problèmes psy... en effet

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(compte clôturé)

le dimanche 17 juillet 2011 à 15h53

Ma psy m'a sauvée la vie. Et je pèse mes mots.
Donc loin de moi l'idée de vilipender toute la confrérie pour ce torchon.

Mais ça ne m'empêche pas d'estimer qu'un psy en dehors du cadre thérapeutique (c'est à dire en dehors du traitement d'un individu avec son histoire, sa névrose, son environnement toujours singuliers, sans comparaison avec ceux des autres individus) n'a pas à énoncer des généralités à prétention explicative. Il sort de son rôle et sa parole est utilisée par ceux qui la reçoivent pour conforter les normes existantes et rejeter tout ce qui dépasse dans le vortex de la maladie mentale, de l'infirmité, du handicap, de la perversion. Bref, la démarche thérapeutique subversive devient sédimentation réactionnaire. Et ça non plus, j'aime pas.
Donc oui, y a du boulot pour arriver à sortir de la méthode universelle d'explication par le psy de service, auto-proclamé dans tous les médias expert en humanité, et qui donne sa caution soi-disant scientifique à tout ce qui s'attache à nous démontrer par A + B que la vie pépère, dans la soumission à Barbie et Coca-Cola, c'est tout ce qu'il y a à espérer pour nous, pauvres citoyens dépassés par les événements.
Beurk.

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Popol (invité)

le dimanche 17 juillet 2011 à 16h42

Je crois fermement qu'il s'agit bien plus là de grilles de lecture... de lecteurs. Moi, c'est leur crédulité que je redoute, quand ces mêmes lecteurs posent un regard uniformisant et révolté sur ce qui n'est que la traduction en super-raccourci d'années d'observation sur le terrain.

Et ensuite, haro sur l'entité psy alors que c'est le journaliste qu'on devrait fesser en public... mais aussi le lecteur naïf qui saute sur la dose de sensationnalisme qu'il lui faut. C'est l'esprit tabloïd ça: si de tels journaux peuvent exister, c'est qu'il y a, d'abord, des gens pour les lire.

Et s'indigner contre un ennemi invisible, impalpable, comme ces autres: "les mentalités", "notre société", "les gens" etc etc. C'est personne, c'est tout le monde, mais à coup sûr une construction du mental pour désigner l'autorité en général, quand ça ne peut plus être le père, et qu'on se dit insoumis à la religion, la politique, ou toute autre figure qui peut représenter les fourches caudines. Comme ça on peut continuer à s'indigner et se révolter. Contre qui, contre quoi, rien à cirer: c'est l'indignation elle-même qui importe, pour finir.

Comme quoi ça marche très bien, les études marketing.

Pour moi y'a du boulot pour rendre les gens attentifs à ça.

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