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Philosophie Magazine dossier sur l'amour

Médias
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tentacara

le mercredi 18 juillet 2012 à 14h42

Le philo mag de l'été intitule son dossier "sommes-nous faits pour vivre à deux ?". Plusieurs exemples de vies hors du cadre hétéro / mono normatif. Mon témoignage (frustrant de brièveté, comme toujours, privé de la plupart des réflexions un peu intéressantes, ils gardent comme toujours l'anecdote aux dépens de la pensée) et un commentaire de Luc Ferry (encore lui) qui semble avoir pris des leçons de prudence en trois ans. Je mettrai un scan de la page sur notre site (inthemoodforlove.org).

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Simpère (invité)

le mercredi 18 juillet 2012 à 15h28

Luc Ferry, comme d'habitude, confond passion et amour. S'il est sans doute exact que 2 passions ne peuvent coexister , deux amours ou plus, si. Dire que la jalousie est inhérente à la passion, OK, mais justement, nous ne parlons pas de passion, mais d'amour. Et si la passion ne "dure que 3 ans", comme tout le dossier le répète, pourquoi s'obstiner à confondre les deux notions?

J'ai trouvé courte mais bien synthétisée la page où tu te trouves. Etonnante, la photo où tu as le'air d'une madone avec une auréole au-dessus de la tête :)

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Jena

le lundi 23 juillet 2012 à 12h07

Même, deux passions, pas impossible.

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tentacara

le lundi 23 juillet 2012 à 13h51

Tu as prouvé en effet qu'on pouvait vivre deux passions à la fois.. et moi que la période passionnelle exacerbait effectivement la jalousie. D'un autre côté, la douleur qu' a pu représenter le fait de voir une autre histoire passionnelle naître simultanément à la nôtre m'a permis de faire la part des choses : je t'aimais assez pour ne pas céder à la douleur et surtout pour croire que tes sentiments, si forts soient-ils pour une (des?) autre n'avaient en rien altéré tes sentiments pour moi. Tu m'en as fait voir de toutes les couleurs.. et je me connais mieux, je me sais plus forte grâce à toi. <3

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Jena

le lundi 23 juillet 2012 à 17h52

Merci de ta patience, mon amour, pour mes passions, et ta confiance dans mes sentiments. <3

* image LittleJohn, deux doigts dans la gorge *

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tentacara

le lundi 23 juillet 2012 à 17h54

LOL *Désolée LittleJohn, promis on t'épargne la suite.

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LittleJohn

le lundi 23 juillet 2012 à 21h19

Club des casseurs d'ambiance ! :P

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Caelur

le lundi 23 juillet 2012 à 22h46

On veut le scan du dossier ! :)

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oO0

le mardi 24 juillet 2012 à 00h14

Ce n'est pas le dossier de PhiloMag que j'ai préféré, mais il m'a bien plu dans l'ensemble de ses choix d'éléments.
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Ma plus grosse déception vient de Claude Habib qui, malgré le fait qu'elle soit l'une des rares auteur(e)s de la philosophie à avoir écrit sur le consentement, me semble complètement manquer la question dans son exposition de Russell. Reste que la manière dont elle résume sa pensée sur le mariage est plus osée que je ne l'aurais fait :

Claude Habib cite Bertrand Russell
"Dans le système que je recommande, les couples sont affranchis des obligations de fidélité conjugale sexuelle, mais on en revanche le devoir de vaincre la jalousie."

Personnellement, je n'avais pas compris ce que j'avais lu de Russell sur le sujet de manière aussi explicite. Même si je partage le reproche qu'elle lui adresse ainsi qu'à Sartre/Beauvoir, je ne partage pas la manière dont elle formule ses reproches, très caricaturale et - grosse déception pour moi - sans rapport avec le consentement, mais une vision de l'adultère pleine de préjugés. Le minimum eut été de faire la différence entre le consentement mutuel d'une vie extra-conjugale chez Russell et les préjugés auxquels elle cède implicitement sur l'adultère, ou du moins de poser la question de leur différence. (Luc Ferry me semble avoir la même légèreté avec le témoignage de Bonnie, en couple ouvert.) Finalement, la légèreté qu'elle leur reproche est tout aussi valable pour elle.

Où est le mal dans "le devoir de vaincre la jalousie" chez Russell, par exemple ? Que ce soit un devoir est, certes, extrême, mais que penser alors des "obligations de fidélité conjugale sexuelle", bref, du devoir d'exclusivité sexuelle ?

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Sinon, la réaction plus mesurée de Luc Ferry me semble un bon signe : tu as été entendue, Tenta. Je ne suis pas sûr, cependant, Françoise, qu'il confonde tant que çà amour et passion, mais plutôt qu'il pointe cette confusion lorsqu'il parle d'antinomie.

Luc Ferry
"C'est que le couple moderne se retrouve face à une antinomie : comment construire une histoire qui dure sur l'amour passion forcément éphémère ?"

Par contre, son argument de la jalousie me fait sourire, doucement sourire. :-) Reste que la manière dont il problématise sa réponse soulève l'axe qui me dérange le plus, finalement, sur l'ensemble du dossier lorsqu'il parle d'alternative au divorce et à l'adultère. (Qu'il parle de "Graal" alors que personne, ici, Tenta parmi les premières, ne parle de Graal, c'est ridicule : il n'y a pas de Graal - point barre. La comparaison avec l'un des éléments mystificateur des croisades me semble relever des joutes verbales de salon du temps où le ridicule pouvait tuer.) Par contre, la question de l'alternative entre le divorce et l'adultère me semble résumer le motif de la question centrale de ce dossier - "Sommes-nous faits pour vivre à deux ?" - mais cet axe aurait mérité d'être davantage approfondit.

Le taux élevé de divorce et la persistance de l'adultère, malgré le droit de divorcer, soit d'une "monogamie" successive constituent probablement les faits principaux qui motivent la question du dossier. D'un autre côté, l'évidence dans laquelle est tenue ce présupposé de devoir trouver une alternative me laisse sur le sentiment de préjugés encore bien établis sur le divorce et encore plus confortablement établis sur l'adultère alors qu'il s'agit d'épreuves de la vie de couple et qu'il est donc possible d'avoir à traverser en s'engageant dans la vie à deux... pour le meilleur et pour le pire.

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Pourquoi tant de préjugés sur le divorce et l'adultère ?

Si le divorce a trouvé sa place dans le droit, c'est parce qu'il reconnaît une propriété du consentement : sa révocabalité ou encore, sa rétractabilité ainsi que l'unilatéralité du "non" comme condition minimum de respect du consentement : le non ne requiert pas la mutualité pour devoir être respecté. Si l'adultère n'est plus condamné dans le droit, c'est qu'il reconnaît qu'il ne peut condamner le fait que deux personne s'aiment ou, tout au moins, le consentement mutuel de leurs ébats érotiques.

Voilà, ce qui me dérange dans ce présupposé d'une alternative nécessaire au divorce et à l'adultère, mais je n'ai pas de réponse, je pense juste que la problématisation de ce dossier aurait pu aller plus loin, ne pas céder aussi facilement aux préjugés établis sur l'un et l'autre.

Ce qui est dommage, c'est de manquer le fait que l'évolution du droit conforte le respect de la faculté de consentement des personnes. Même si ce confort a quelque chose d'inconfortable pour nos croyances établies, notamment dans la vie à deux, ce qui est ainsi dommageable, c'est de manquer des occasions de garder une confiance relative dans cette époque de doutes. Reste que, finalement, c'est pour cela que ce dossier me plaît malgré tout, c'est qu'il ne passe pas sous silence cet inconfort et ose sortir du confort de la croyance de la vie à deux.

Certes, ce dossier n'abandonne pas la perspective de la vie à deux - je ne vois pas pourquoi il faudrait, d'ailleurs - mais ne s'y limite pas et rompt quelque part avec son exclusivité, non ?
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Dans l'état actuel de la société, il me semble difficile d'attendre plus des médias, sinon cela virerait à la propagande dans un sens ou dans l'autre. Mieux, oui, mais il y a toujours mieux et condamner ce qui est bien au nom du mieux... pffuiiiit !

D'autre part, le rôle de la philosophie consiste davantage à formuler des questions ou encore, problématiser que de répondre ou trouver des solutions... qui en définitif trouvent leurs réponses dans les choix de vies de chaque personne réelle. Questionner, problématiser permet de mieux motiver ses choix de vie et c'est cela, le rôle de la philosophie, permettre de mieux s'orienter sans préjuger de l'orientation à prendre. Pour le reste, il s'agit d'une revue grand public que, pour ma part, je salue car ce n'est pas rien de sortir la philosophie de ses tours d'ivoires pour le grand public. Quel est le sens d'un savoir qui ne se communique pas ? Je pense qu'il perd de son sens.

Enfin Bref, Tentacara/Meta, félicitation pour ta participation ! Personnellement, je m'en réjouis et, même si je comprends que tu trouves ta présence anecdotique, je pense que c'est lié à ce qu'il t'a été demandé : témoigner et non, philosopher. Il ne s'en dégage pas moins ta philosophie de vie : un récit de vie est souvent plus parlant que de longs discours.

Méta
"Mais notre oeuvre, c'est notre vie.

;)

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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(compte clôturé)

le dimanche 05 août 2012 à 12h14

Comme je le disais hier et sur le chan IRC, il était question de ce numéro spécial de Philosophie Magazine sur France Culture, dans l'émission «  Du grain à moudre ».

France Culture
« L’homme seul est incomplet : il est rude, orgueilleux et souvent peu soigneux. La femme seule est incomplète : elle est faible, indécise, souvent imprévoyante et manquant de persévérance. Ensemble, ils se complètent. L’homme renforce le courage de la femme, la femme tempère la brutalité de l’homme par sa douceur »

Voilà ce que les jeunes gens, en 1960, pouvaient lire lorsqu’ils s’interrogeaient avec angoisse sur leur avenir, au sein d’un couple, forcément au sein d’un couple. L’extrait est tiré de l’ouvrage d’un certain docteur Picard, sobrement intitulé « Amour, mariage, bonheur » : 3 termes qui pouvaient se conjuguer ensemble, la révolution sexuelle n’était pas encore passée par là.

S’il vit encore aujourd’hui, le bon docteur Picard ne doit plus rien y comprendre. Le couple est certes encore la norme, mais une norme qui parait s’essouffler. Ainsi, selon une enquête de l’INSEE publiée fin juin, et basée sur le recensement de 2009, les personnes vivant seules sont de plus en plus nombreuses : 1,7 million de plus en 10 ans. Un tiers des ménages français est composé d’une seule personne : ils n’étaient qu’1/5 en 1975.

Est-ce à dire que l’idée même de vivre en couple devient anachronique ? Après tout, ce qui nous parait encore naturel aujourd’hui n’est peut-être rien d’autre qu’une construction sociale.

Sommes-nous vraiment faits pour vivre à 2 ?

Vous pouvez télécharger cette émission au format Vorbis (27,99 Mo) ou au format MP3 (35,64 Mo).

Je n'ai pas lu le dossier sur la revue, mais à part des débuts un peu difficiles, j'ai trouvé l'émission radio assez bien foutue.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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tentacara

le dimanche 05 août 2012 à 15h12

ça alors! le studio de cette émission est à 5m de mon bureau! Bon ce jour là, j'étais encore à Montréal, mais personne ne m'en a parlé!

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LuLutine

le jeudi 09 août 2012 à 17h57

Les femmes faibles, indécises, imprévoyantes et manquant de persévérance ?
Tout le contraire de ma description....je dois donc être un homme ! ^^
Par contre, des hommes qui possèdent plusieurs caractéristiques de cette description, j'en ai croisés...

Je pense que même à l'époque où ce texte a été écrit, il ne devait pas être bien en phase avec la réalité...!
Tout est une question de personnalité, et pas de sexe ou de genre !

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(compte clôturé)

le vendredi 10 août 2012 à 11h59

Tout à fait d'accord avec toi LuLutine.

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