Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Prendre de la distance

Témoignage
#
Profil

Sophie72

le lundi 22 février 2021 à 12h23

Bonjour
Comme je ne trouve pas de réponses à mes questionnements ni véritablement le soutien dont j'aurais besoin sur ce forum, je vais prendre de la distance.
Merci à celles et ceux qui m'ont aidée à avancer.
J'ai beaucoup appris , énormément même! Le constat est toutefois un peu frustrant comme souvent quand j'investis beaucoup un domaine et que je cherche à comprendre, c'est qu'au final, bien qu'ayant bien compris plein de choses, je ne vois pas ce que je pourrais en faire. Un jour, cela prendra probablement sens et je saurais que tous ces questionnements, tout ce que j'ai appris n'a pas été vain mais pour le moment c'est juste inconfortable. Personne n'y peut rien , c'est ainsi, une vie ça chemine a un rythme qu'on ne choisit pas. C'est juste dommage qu'on ne puisse pas davantage partager cela ici, qu'on se sente un peu sur le "banc de touche".
Bonne continuation à tous.
Sophie.

#
Profil

bonheur

le lundi 22 février 2021 à 19h17

Chère Sophie,

Parfois, il n'y a aucune réponse. Et oui, la vie t'offrira au fil du temps, ce qui te "manque" actuellement. Je pense que tu devrais peut-être tenter de te vider un peu la tête, si tu y arrives. Le soutien, n'est donnable que si il peut se donner. Personnellement, je ne te considère pas comme "sur le banc de touche". Je suis navrée que ta position du moment soit inconfortable. Les situations varient et tout est éphémère. Je sais que tu auras à coeur de conserver le beau et le nourrissant.

Prend bien soin de toi. Tu sauras un jour quoi faire de ton séjour ici, j'en suis persuadée.

Bon chemin à toi :-D

#
Profil

Sophie72

le mercredi 24 février 2021 à 16h21

Merci @bonheur. Je ne sais pas trop ce que tu entends par "se vider la tête". Ne penser à rien est impossible. Je dirais que si c'est complètement oublier les soucis, c'est toujours très éphémère et je le fais déjà en écoutant de la musique à fond, en "respirant la nature", en dansant (quand j'en ai l'occasion et là ça fait longtemps que je n'ai pu le faire) ou en faisant l'amour. J'essaie vraiment de vivre le moment présent sans rien attendre, sans me projeter et je pense que c'est cela aussi qui est inconfortable pour moi car pas dans ma manière de faire habituelle. J'apprends et c'est forcément compliqué.
Certains pensent peut-être que ce qui me retient auprès de mon cher et tendre est plus lié à une dépendance affective qu'autre chose mais moi je ne le pense pas. J'ai conscience que notre relation est précieuse car je vois bien autour de moi beaucoup de couples qui n'ont pas de véritable complicité , ni une communication vraie. Bon je sais que ce type de communication c'est plutôt moi qui l'instaure car ce n'est pas son mode de fonctionnement premier mais il n'y est pas non plus réticent et nous visons des moments vrais qui sont précieux à mes yeux et importants dans ma relation amoureuse. J'ai plusieurs copines ces dernières années qui ont divorcé ou qui sont en instance de divorce et quand je vois tous les non-dits pendant toute la période de vie commune qui leur sautent en pleine face ou qu'ils se jettent à la figure, je suis atterrée. Je sais aussi que de belles relations mêmes sur du court terme sont rares en fait car beaucoup d'humains sont "cabossés par la vie", ont peu l'habitude de communiquer de manière vraie et bienveillante et qu'il y a souvent des attentes non exprimées, des blessures qui rendent les relations compliquées et pas mal d'égocentrisme. Et donc même si je me sentais pleinement libre d'aimer, la probabilité de vivre de belles histoires d'amour est très faible, surtout que peu d'hommes sont de toute manière ouvert aux relations plurielles sincères. Tout cela pour dire que même si je préfèrerais que mon compagnon ait une vision plus ouverte et plus réaliste sur l'amour qui dure et que je me sente libre de tomber amoureuse, je suis réaliste sur le peu de probabilités de vivre finalement d'autres relations amoureuses que ce soit en étant toujours avec lui ou sans lui. Je crois aussi que cela concoure au fait que je ne sais pas trop à quoi me servira ce que j'ai appris ici.

#
Profil

Sophie72

le samedi 17 avril 2021 à 13h11

Je repasse ici pour soulever un point qui m'empêche de vivre bien cette période de flou, cette période que je m'efforce de vivre au moment présent et je pense y arriver bien mieux que je n'aurais pu le faire il y a encore 2 ans. Mais , il y a un mais, je me sens de plus en plus mal dans mon corps. C'est une problématique récurrente chez moi et après une psychothérapie au début de l'âge adulte il y avait eu un grand mieux, puis après la période de la maternité m'avait permis de me sentir épanouie physiquement et là c'est compliqué. Je fuis encore plus les miroirs que d'ordinaire, j'essaie de ne pas émettre de jugement de valeur sur moi-même mais n'y parviens quasiment plus. Pour arranger le tout, inexorablement je prends un peu de poids. Bref, ça me pourrit la vie. Cela n'a rien à voir avec le polyamour mais je pense que le fait par 2 fois de ne pas avoir plu à des hommes pour lesquels j'en pinçais a vraiment joué un rôle. Donc peut-être que celles et ceux qui se sont pris plein de fois des râteaux pourront me donner des pistes pour ne plus être triste en pensant à cela et ne plus me sentir si laide. Celles et ceux qui ont passé la quarantaine ou la cinquantaine (il doit y en avoir peu sur ce forum; j'ai aussi l'impression que l'amour après 50 ans, polyamoureux ou on c'est un peu tabou) comment gérer vous l'image du corps qui change ? Moi je pensais naïvement que comme j'étais moche jeune, vieillir ne me ferait rien. Mais grave erreur! C'est pire!

#
Profil

CharlotteLouCharliotteCha

le samedi 17 avril 2021 à 13h50

Chere Sophie,
Ce que tu évoques, je l'ai ressenti aussi. Pas forcément de l'exacte même façon mais je me retrouve un peu. Les questionnements qui tournent, vis à vis de soi-même, vis-à-vis des autres...
Il y a une phrase qui m'a soulagé, dite par une amie : "Fous toi la paix... Sois consciente que ton mental te met à l'épreuve et que l'écouter en permanence ne t'est pas toujours bénéfique." Non les questions ne disparaitront pas par enchantement, ni la remise en question. Mais l'idée est d'avantage de savoir quoi entreprendre pour se sentir bien avec soi-même, que de résoudre les problématiques que notre mental nous impose. Tu l'as dit, pour toi, danser, écouter la musique à fond, respirer la nature, faire l'amour sont des choses qui te font du bien. Ephémères? Peut-être. Bien sur que cela ne règle aucune des questions ou angoisses. Mais ça les apaise je crois.
Quand à l'image de soi... J'ai le sentiment que nous nous aimons ou nous "désaimons" souvent par le prisme de notre apparence, des sensations que nous avons à habiter notre corps. C'est un amour assez fluctuant pour ma part. Est ce que la clé ne serait-pas d'apprendre à nous aimer pour ce que nous sommes dans son intégralité? (Ré)apprendre à nous aimer pour nos façons d'être, pour notre volonté à être nous-mêmes et à nous faire du bien?
Je ne sais pas si ce que je dis trouvera un écho en toi. Tu dégages en tous cas, plus d'ondes positives que tu ne le penses.

#
Profil

Sophie72

le lundi 19 avril 2021 à 13h09

Merci beaucoup pour tes mots @CharlotteLouCharliotteCha
C'est très pertinent.
Par le biais de la méditation j'essaie déjà un peu de prendre conscience de mes pensées négatives envahissantes et de les mettre "à distance" "au repos" mais peut-être n'est-ce pas encore suffisant ou pas assez fréquent et qu'il me faut dire stop.
Cette idée qu'on est mieux avec l'image de son corps quand on l'habite me parle. Le souci c'est que quand je me sens mal avec mon corps, sans le négliger pour autant, j'ai tendance à ne plus vouloir le voir ni le ressentir. Finalement plus on vieillit en plus et moins le corps est performant et plus il est douloureux. Je prends un exemple: je vis depuis 18 mois avec une tendinite de l'épaule. Je fais en sorte de ne pas l'aggraver et j'y parviens mais c'est désagréable de se sentir limité, déjà qu'à la base je ne suis ni très souple, ni très adroite, ni très sportive. Mon corps est souvent pour moi une "enveloppe" très frustrante. Par contre, la grossesse et l'allaitement sont des pouvoirs extraordinaires du corps et c'était assez grisant pour une fois que mon corps faisait des choses extraordinaires.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion