Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Déséquilibre de libido

#
Profil

Aki

le mardi 05 octobre 2021 à 14h03

Oui, c'est un peu plus compliqué que ça bien sûr. Ca peut évoluer ; mais je pense tout de même qu'on a toutes et tous un "niveau de libido moyen". On voit bien qu'entre une personne asexuelle et une personne qui a envie de sexe plusieurs fois par jour il y a une différence dans la façon dont se passent ses relations, en général.

On peut avoir énormément de désir pour une personne et pas pour une autre aussi, en avoir à certains moments et pas du tout à d'autres, au début et moins ensuite, etc. On est d'accord.

Oui, je pense qu'une personne qui ne serait pas satisfaite de mon trop grand (ou trop faible) désir pour elle (quotidien ou ponctuel) ou bien de mon approche de la sexualité aurait toutes les raisons de me quitter. C'est d'ailleurs ce que je vis en ce moment avec une de mes chéries pour qui je n'ai presque plus de désir. Je comprends sa déception et sa frustration puisque j'ai vécu la situation exactement inverse avec une autre chérie, qui elle, est asexuelle "de base".

#
Profil

bidibidibidi

le mardi 05 octobre 2021 à 14h20

Aki
Oui, c'est un peu plus compliqué que ça bien sûr. Ca peut évoluer ; mais je pense tout de même qu'on a toutes et tous un "niveau de libido moyen". On voit bien qu'entre une personne asexuelle et une personne qui a envie de sexe plusieurs fois par jour il y a une différence dans la façon dont se passent ses relations, en général.

On peut avoir énormément de désir pour une personne et pas pour une autre aussi, en avoir à certains moments et pas du tout à d'autres, au début et moins ensuite, etc. On est d'accord.

Oui, je pense qu'une personne qui ne serait pas satisfaite de mon trop grand (ou trop faible) désir pour elle (quotidien ou ponctuel) ou bien de mon approche de la sexualité aurait toutes les raisons de me quitter. C'est d'ailleurs ce que je vis en ce moment avec une de mes chéries pour qui je n'ai presque plus de désir. Je comprends sa déception et sa frustration puisque j'ai vécu la situation exactement inverse avec une autre chérie, qui elle, est asexuelle "de base".

Je me range du côté de Bonheur sur ce point là. La libido, ça n'est pas quelque chose de contrôlable. Ca varie.
Les différences de libido peuvent exister. En fait, on devrait même dire : Les différences de libido vont exister.

Le souci que j'ai avec ton discours, c'est qu'il donne une certaine injonction à la sexualité. Celui qui a moins de libido doit "se forcer", sinon la relation est mise à mal. C'est assez néfaste comme injonction, vu que ça brouille les questions de consentements.

#
Profil

bonheur

le mardi 05 octobre 2021 à 14h22

Réaction au post de @Aki.

Je suis triste à chaque fois que je lis des propos où relation = sexe. Moi, la grande romantique.

Il faut comprendre que la libido moyenne fluctue. J'ai vécu longtemps (de 12 ans environ avec la découverte de moi à 48 ans environ âge auquel les complications sont apparues). Je suppose que l'auto-satisfaction qui m'a en fait accompagnée tout au long de ma vie sexuelle était belle. Seule ou pas d'ailleurs, pour moi ça faisait partie d'un tout. Je suis passée de tous les jours ou presque à plus rien du tout. Et je ne me suis pas faite larguée comme une vieille chaussette trouée ne servant plus à rien.

Donc oui, c'est plus compliqué que cela. Parfois, j'ai un sursaut... qui s'évapore. Aucune base n'est fixe. J'en ai vachement profité car au final, ça fait plus de 35 ans de wahoo. Et en uni partenaire durant 30 ans (et après puisque j'ai presque 53 ans). Dire que ce ne fut pas déstabilisant, serait mentir. Dire que ce fut une rupture serait mentir aussi. Certes, il a fallu trouver un équilibre. Son envie et son désir m'oppressait, puisque je le recevais comme une "contrainte". Et puis, le langage "non verbal" me laissait indifférente. Plutôt, je prenais la tendresse et avais des difficultés au final d'offrir plus. L'idéal nous l'avons trouvé. La tendresse demeure et la sexualité c'est moins souvent et dans l'échange voulu réciproquement. Là où il y avait quantité et qualité, il nous reste la qualité avec moins en quantité.

Je suis devenue sans désir et non sans amour. Je suis aujourd'hui encore mieux placée pour faire le distinguo. Dire que j'ai "changé" ? Le débat est ouvert. Au fond, je demeure la même personne. Je suis toujours moi.

Message modifié par son auteur il y a 11 jours.

#
Profil

Aki

le mardi 05 octobre 2021 à 17h43

bidibidibidi
Le souci que j'ai avec ton discours, c'est qu'il donne une certaine injonction à la sexualité. Celui qui a moins de libido doit "se forcer", sinon la relation est mise à mal. C'est assez néfaste comme injonction, vu que ça brouille les questions de consentements.

Oula, stop ... Je n'ai jamais dis ça.

En quoi est-ce que ce que j'ai dis donnerait une "injonction à la sexualité" ? Au contraire : ce que je dis c'est qu'il ne faut pas se forcer et que quand le désir de l'autre pose problème, cela peut conduire à devoir rompre ou modifier la relation.

Je sais de quoi je parle puisque j'ai déjà subi cette injonction de la part d'hommes homo (et de femmes hétéro).

Message modifié par son auteur il y a 10 jours.

#
Profil

bidibidibidi

le mardi 05 octobre 2021 à 18h03

Aki
quand le désir de l'autre pose problème, cela peut conduire à devoir rompre ou modifier la relation.

Moi, là, je lis : Tu te forces ou je te largue.

Alors, effectivement, ça peut aussi se lire dans l'autre sens : Tu te la mets sur l'oreille ou je te largue.
Mais notre société à tendance à plus facilement faire des injonctions à la sexualité que des injonctions à l'abstinence.

Après, c'est pas nécessairement ce que tu penses (on est sur un forum donc la communication est loin d'être parfaite). Mais les discours qui mesurent le succès d'une relation à sa sexualité sont communs, et je les considère comme néfastes. D'où ma réaction (rien contre toi, je préfère préciser).

#
Profil

Aki

le mardi 05 octobre 2021 à 18h48

Merci d'avoir précisé la façon dont tu as compris mes propos.

Je ne parle pas ce qu'il faudrait faire, je constate juste que parfois il y a un déséquilibre tel, que ça en devient dysfonctionnel pour la relation (comme une différence de valeur, de croyance, de pratique X ou Y).

Beaucoup de couples se séparent pour des différences de libido. D'autres arrivent à accepter ces différences ou à trouver des solutions.

Et même si on peut critiquer le fait que cet aspect des relations est parfois trop mis en avant, il n'empêche que ça a un impact réel qu'on ne peut négliger. On ne peut pas évacuer cet aspect de la relation et dire "notre sexualité, on s'en fiche". Comprends-tu l'idée ?

#
Profil

bonheur

le mardi 05 octobre 2021 à 18h58

Personnellement, de lire tout ça, je me conforte dans la relation amoureuse sans sexualité. Ainsi, je laisse autrui avec sa libido, sans m'en mêler du tout et sans interférer. Mon attitude initiale n'est pas liée à ça, sauf que finalement, j'en suis bien contente. Tous ces propos me "soulagent" dans cette facette de moi. L'amour hors sexualité, c'est une bonne option.

Message modifié par son auteur il y a 10 jours.

#
Profil

bidibidibidi

le mercredi 06 octobre 2021 à 10h23

Aki
Merci d'avoir précisé la façon dont tu as compris mes propos.

Je ne parle pas ce qu'il faudrait faire, je constate juste que parfois il y a un déséquilibre tel, que ça en devient dysfonctionnel pour la relation (comme une différence de valeur, de croyance, de pratique X ou Y).

Beaucoup de couples se séparent pour des différences de libido. D'autres arrivent à accepter ces différences ou à trouver des solutions.

Et même si on peut critiquer le fait que cet aspect des relations est parfois trop mis en avant, il n'empêche que ça a un impact réel qu'on ne peut négliger. On ne peut pas évacuer cet aspect de la relation et dire "notre sexualité, on s'en fiche". Comprends-tu l'idée ?

Ben, justement, je réagis parce que je pense que si.
Je comprends l'importance de la sexualité dans les relations dont elle est centrale (donc on est rarement dans des relations sentimentales classiques). Elle est aussi assez invasive en début de relation. Mais pour moi elle est censée s'effacer après un certain temps (notamment parce qu'elle n'est pas maintenable sur le long terme) pour devenir une part négligeable de la relation.
Je reste fermement en désaccord avec ce que tu dis (et je fais rentrer ça dans ce que j'appelle les "injonctions à la sexualité" parce que ça reste, techniquement, des injonctions sur la sexualité).

#
Profil

bonheur

le mercredi 06 octobre 2021 à 14h07

@Aki. En effet, ce dernier discours est moins dans l'injonction. Il reste que je trouve, et je dis bien "je" m'insurgerais si un consensus ne pouvait se trouver. Pas pour ça :-/ . Cela reviendrait à me faire endosser la responsabilité de la survie (on peut dire comme ça ?) d'une relation amoureuse. Ce serait version "tu baises pas assez" et j'encaisserais un reproche. Moi c'est cela qui me fait tiquer. Faire reposer ses envies et ses besoins sur les autres, sachant que de toute façon il y aura toujours des décalages sur tout et à tout moment...

L'exclusivité, la sexualité... est à discuter, dans une communication non accusatrice. Il en est de même pour les valeurs et les croyances. J'en profite pour déconstruire l'idée reçue de l'expérience individuelle comme acquis à vie. J'ai eu un amoureux qui ne s'en sortait pas dans notre relation. Il vivait merveilleusement -à mon sens- l'instant présent et dans la même journée culpabilisait que j'étais mariée, qu'il n'aurait pas dû... Que même si mon chéri de vie savait que l'on se voyait avec une tendresse importante... Au final, nous avons laissé s'éteindre la relation (pas l'amour qui demeurera éternellement en moi) et j'avais eu tendance à me dire qu'il était impacté par la religion. Pourtant aujourd'hui un autre amoureux m'aime sans ambiguïté et il est aussi croyant.

Penser que la situation de départ s'éternisera est s'illusionner. Penser que "ça, ça marche" ou "ça, ça ne marche pas" est réducteur à mon sens. Un jour @Aki, tomberas-tu amoureux d'une personne et que la sexualité ne sera pas un impératif ? Qu'au fond, celle-ci sera à sa guise, sans ultimatum et sans la pression liée.

Se séparer uniquement à cause de la sexualité ? Ca me fait froid dans le dos, brrr ! Une relation est un tout, non ? Quelque soit "l'appétit" ?

#
Profil

Caoline

le jeudi 07 octobre 2021 à 10h27

C'est évident pour moi que le désir est fluctuant, mais pas nécessairement fort en début de relation puis moins fort ! Et si le fait que l'un ai moins de désir remet en question la relation, c'est que c'était une relation basée sur le sexe et pas une relation amoureuse.

Enfin, je parle là dans le cadre de relations polyamoureuse car il est alors possible de vivre ses envies de sexualité avec quelqu'un d'autre. Même si ça n'empêche pas que ça manque d'en vivre avec la personne qui n'a plus de désir, il n'y a pas en plus le manque de sexualité partagée dans l'absolu.

Dans le cadre d'une relation exclusive par contre pour moi c'est totalement compréhensible que la relation puisse être remise en question, je trouve inadmissible les personnes qui n'ont plus de désir et qui n'acceptent pas que leur compagne/compagnon assouvisse ses désirs avec quelqu'un d'autre. Je suis totalement opposée à ce que la personne se force bien entendu, mais tout autant à ce que ça oblige l'autre à se passer de sexualité partagée. Je trouve que c’est un forme de prise d'otage. D'ailleurs moi qui suis fondamentalement opposée à être complice de tromperie, si j'avais la certitude que la/le partenaire de quelqu'un n'a plus de désir pour lui/elle, et que ce n'est pas à cause d'une attitude inacceptable de cette personne, et que la personne qui a du désir lui a demandé pour le partager avec quelqu'un d'autre et que cette personne refuse, là je crois que je n'aurais aucun scrupule à en partager. Par contre je ne crois pas les personnes qui le disent sur parole donc ça n'arrive pas.

Pour en revenir à la fluctuation de libido, dans ma relation historique, il y a eu une très forte libido réciproque les premières années. Puis une quasi absence pour moi pendant des années, et j’ai moi même proposé à mon compagnon d'assouvir la sienne avec d'autres à l'époque ce qu'il n'a pas souhaité. Puis une petite dizaine d'années de très forte libido réciproque, dont 2 avant notre non exclusivité et donc environ 7/8 après, je ne sais plus exactement quand ça a commencé à diminuer pour lui. Et ça me manque de partager ça avec lui, même si j'ai une autre relation amoureuse intense où on partage une sexualité hyper épanouie, mais pas une seule seconde ça ne remet notre relation en question. Le compagnon avec qui c’est hyper-intense est anxieux à l'idée qu'un jour, il puisse ne plus avoir autant de désir que moi, ou plus les mêmes capacités, il a peur que notre relation s'en trouve trop impactée ou même qu'elle s'éteigne. Moi je n'arrive pas du tout à le concevoir, même si notre sexualité est extra, c’est absolument pas pour ça que je l'aime, donc de mon point de vue on aurait juste plus de temps pour autre chose.

Un bémol cependant, je n'aime pas du tout qu'on me prétende avoir une très forte libido si en fait elle n'est très forte que dans les premiers temps. Tout comme je n'aime pas qu'on me cache des passions ou des valeurs que je pourrais ne pas partager. Je n'aime pas qu'on se présente autrement que l'on est en fait. Là ça peut m'amener à ne pas faire perdurer une relation qui en est dans les premiers mois.
Alors que quelqu'un qui me dit avoir très peu de libido ou me prévient qu'elle s’atténue rapidement, ou même qui serait assexuel.le, ça ne m'empêcherait pas du tout d'entrer en relation amoureuse si d'autres choses nous en donnent envie.

#
Profil

bonheur

le jeudi 07 octobre 2021 à 10h47

@Caoline. Je te rejoins complètement.

#
Profil

Aki

le jeudi 07 octobre 2021 à 20h01

bonheur
Faire reposer ses envies et ses besoins sur les autres, sachant que de toute façon il y aura toujours des décalages sur tout et à tout moment...

Chacun choisit les activités, aussi intimes soient-elles, qu'il veut (ou ne veut pas) partager avec ses partenaires. Personnellement, je ne me mettrai plus jamais en relation amoureuse avec quelqu'un qui n'aime pas le sexe, parce que j'ai envie de partager ça, comme certains veulent partager la danse, un sport particulier, le cinéma, les voyages, etc.


Un jour @Aki, tomberas-tu amoureux d'une personne et que la sexualité ne sera pas un impératif ? Qu'au fond, celle-ci sera à sa guise, sans ultimatum et sans la pression liée.

Non, ça n'arrivera plus (je pense).
C'est déjà le cas, en fait. Et je constate que cette relation se dégrade car nous sommes physiquement distants, que nous n'avons pas de "connexion physique" hormis la danse et les câlins, que nous ne pouvons dormir ensemble. La relation est "froide", nous sommes comme deux amis de longue date. Ce n'est plus de l'amour chargé de désir, c'est "juste" de la camaraderie ou de l'amitié.


Se séparer uniquement à cause de la sexualité ? Ca me fait froid dans le dos, brrr ! Une relation est un tout, non ? Quel que soit "l'appétit" ?

On se sépare pour moins que ça. La sexualité est pour beaucoup de personnes quelque chose d'important, de plaisant et de structurant dans une relation amoureuse. on peut le nier si on veut mais c'est là. Oui, une relation est un tout ... et quand la personne que vous aimez ne vous désire plus, ça peut plomber la relation.

Très honnêtement, combien de couples connaissons-nous dans lesquels, si l'un des deux annonce à l'autre qu'ils n'auront plus jamais de sexualité ensemble, tout se passe bien, comme si de rien n'était ?

#
Profil

bonheur

le jeudi 07 octobre 2021 à 20h36

Une confrontation dans l'idéologie et dans les ressentis, en effet, entre toi @Aki et moi.

Je m'abstiens de me mêler de la sexualité des autres, alors non je ne sais pas si l'annonce (plutôt le constat, suite à un état différent ?) peut pousser à une rupture. Je sais juste ce que l'on veut bien me confier, qui ne va pas obligatoirement en ce sens. Après, si des personnes viennent se confier à moi et avoir avec moi un échange à ce sujet, ce n'est pas moi qui encouragerait la rupture. Souvent d'ailleurs, j'interviens lors d'une phase de réflexion, en m'initiant le moins possible. Dans le sens où on s'adresse à moi, évidemment, mon discours peut impacter. La phase de décision en revanche je ne l'impacte jamais, car elle se fait à deux et ne me regarde pas. Généralement, je ne connais pas l'issue des histoires. C'est au bon vouloir.

Ma conviction individuelle et personnelle. Je ne conçois pas que la sexualité ou moins ou plus du tout de sexualité soit un motif de rupture. C'est ton opinion et tu le fais car tu as une mauvaise expérience, si j'ai bien compris.

Le sujet est-il celui de la sexualité ou celui de ne pas savoir comment se séparer d'une personne devenue indésirable, sauf que l'on a encore un affect et que l'on ne veut pas faire souffrir.

La relation permet, à mes yeux, de ne pas se focaliser sur un point en particulier, comme étant seul vecteur de pérennisation. A chaque fois que j'ai rompu, c'est qu'il y avait un cumul. A chaque fois que j'ai rompu, c'était pour ne pas devenir un fardeau, également.

Les câlins, justement. En fait, là où l'un prend à soi la sexualité, l'autre peut bénéficier de la tendresse et des câlins. C'est plus dans la nature de l'acte que le consensus se trouve alors. La chaleur demeure. Les motifs divergent sauf que l'action est commune. La sexualité peut englober le câlin. Ce qui oppresse, de ma conclusion, c'est justement l'impératif du sexe pour le sexe. Après tout, si un ou une partenaire ne "jouit" pas, qu'est-ce que ça fait ? Cela ne signifie pas aucun bonheur à ce partage. Comme je l'ai dit, finalement pour moi, la sexualité est individualiste dans ce que l'on ressent.

J'envisageais à une époque, pré-covid, de développer une activité de câlinothérapie. Faute d'une sexualité possible, ça permettrait de trouver une chaleur, dans des bras accueillant, juste pour le geste.

Après, si les câlins ne font rien et ennuient, alors en effet, il ne faut pas se forcer à câliner juste pour "faire plaisir" tout comme il ne faut pas se forcer à faire l'amour pour le même motif. J'insiste ici sur le mot "se forcer" et non offrir volontiers ou ne pas être contre même s'il se trouve que l'envie (le désir) n'est pas au rdv. Aussi, se focaliser sur un seul aspect du rapprochement physique, réduit, à mon sens.

On peut dormir à côté de quelqu'un sans vouloir une sexualité.

Je comprends qu'une expérience négative, qui fait mal, puisse impacter les choix à venir. Ca oui. Je souhaite que tu trouves un nouvel équilibre avec la personne dont tu parles.

#
Profil

Aki

le vendredi 08 octobre 2021 à 14h27

J'ai bien compris que tu ne conçois pas que la sexualité (ou moins ou plus du tout) soit un motif de rupture. Mais ça n'est pas "mon opinion", c'est un fait, très courant. Des personnes se séparent à cause de ça, comme pour pleins d'autres raisons.

Si des personnes (volontairement ou involontairement) asexuelles, demi-sexuelles (ou autre dénomination) ne veulent pas de sexe dans leur relation, c'est normal, il faut l'accepter. Et dans ce cas, il faut bien réfléchir avant de se mettre en relation avec des personnes qui ont plus de sexualité (et ensuite s'en plaindre, éventuellement). C'est comme quand on se sent monogame, il est risqué de s'engager avec une personne poly, ou quand on est athée de s'engager avec un religieux, quand on est végane de s'engager avec un carniste, etc. Ca peut poser des problèmes rapidement (ou pas).

C'est une chouette idée de proposer de la câlinothérapie. Je suis persuadé que ça peut intéresser beaucoup de monde.

On peut dormir à côté de quelqu'un sans vouloir une sexualité, c'est vrai. On peut aussi dormir à côté de quelqu'un sans vouloir de câlin et/ou en voulant une sexualité. En parler, c'est le plus simple.

Personnellement, je reconnais que faire uniquement des câlins m'ennuie rapidement et fini par m'agacer parfois. Je me sens même "forcé" de le faire avec une personne, comme je me sens "forcé" de faire du sexe avec une autre. Je crois qu'il faut communiquer sur ce qu'on souhaite et sur ce qu'on ne souhaite pas (ou plus) et adapter les relations en fonction.

Merci pour ton soutien.

#
Profil

bonheur

le vendredi 08 octobre 2021 à 15h19

@Aki. Je comprends absolument ce que tu viens d'exprimer. L'humain et son individualité :-) !

Les équilibres relationnels ne sont pas évident. Du constat que j'ai fait moi, sans doute inconsciemment détourné de ce qui est lié au sujet de base, c'est le manque d'attention, d'écoute, de tendresse, d'affect désintéressé. Du coup, évidemment, notre perception ne s'oppose sans doute pas, sauf que nos sources de préoccupations diverges complètement.

Je suis contente que nous ayons pu éclaircir nos points de vue :-D (+)

Bel après-midi à tout le monde, et beaucoup d' <3

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion