Polyamour.info



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Questionnement poly-Différente

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Naguera

le jeudi 19 septembre 2019 à 03h10

Bonsoir à tous, à toutes,

Je me présente Naguera 27 ans, transgenre de son état (pour ne pas compliquer les choses) et en questionnement sur le polyamour.
Fréquentant un homme depuis 2017, à la base c'était un crush, mais le mec n'était pas dispo. s'établit une relation sexuelle virtuelle sans attentes.

Relation qui dévie vers une amitié à l'automne 2018, cet homme était en train de rompre avec sa copine (une nouvelle, entre-temps celle de 2017 avait pris le large...), et de mon côté j'étais dans une situation sentimentale tout aussi réjouissante, donc soutien mutuel = bonjour amitié !

Décembre de la même année, la relation virtuelle devient réelle, sexuelle et amicale. Puis, je lui ai demandé d'avoir ma chance comme n'importe quelle femme bio cis, mais l'idée l'angoissait. Ça ne s'explique pas. Changement de cap, je propose une relation amicale, sans sexe. Le projet n'a pas été retenu, donc bah c'était compliqué, m'enfin vous suivez toujours ?

Le type veut me revoir, puis le mec bah il était pommé et pas amoureux, donc il ne savait pas ce qu'il faisait... S'ensuit une valse-hésitation sentimentale, avec au programme plusieurs "clashs"/"adieux". Proposition (de ma part) d'une relation type poly, sans résultat.
Fin juin, les possibilités amoureuses semblaient enterrées pour de bons, genre même les habitants de Pompéi semblaient en meilleure posture lors de l’éruption du Vésuve que nous d'évoluer vers "the big love". Puis on complique le scénar : on ajoute deux femmes à l'histoire, dont une que l'on peut nommer Violette. L'autre femme si vous voyez de quoi je veux parler, hum ça sentait déjà mauvais !

L'été arrive, partout c'était la canicule, pour nous ça a été le grand froid : sur son téléphone, mon numéro n'avait jamais été enregistré après deux ans de relation, ça pique un peu non ?!

Ensuite une nuit où il me tient dans ses bras, avec beaucoup de finesse il me dit que s'il se met en couple, mon perso serait retiré du scénar, oups ça commence à sentir le merlan qui se barre de la poêle... Pour finir, l'autre femme commençait à être présente dans notre lit. Dans le style invisible, mais là quand il ne faut pas, bref agaçante la nana, mais pas méchante.

À ce moment de l'histoire, vous vous posez des questions sur les motivations de la nana (les miennes hein, pas celle de la petite fleur), c'est simple le bonhomme m'attirait encore, mais je commençais à vouloir prendre la poudre d'escampette. Puis le mec me ment à un moment, troisième mensonge en 1 an et mensonge = relation morte. Oups quoi ! Donc j'ai sauté du navire pour rejoindre la côte !
Puis, coup de théâtre fin août : on me propose d'être réintégré au scénar, mon perso devait revenir dans la série fêter deux ans de cette relation pas compliquée du tout, puis le premier rôle masculin du show me propose un poylamour, sans hiérarchie et tout le toutim (vous suivez, c'est ici que le sujet commence à avoir du sens sur ce forum, folle la guêpe mais cohérente !). Faut préciser que l'autre perso féminin avait un amour impossible et du coup ne se voulait pas trop exclu niveau cœur. Bref, j'hésite à resigner avec la prod, l'évolution proposée pour le perso me branchait pas mal ;)

Je commence à cuisiner le bonhomme pour avoir le fin mot de l'histoire, cuisinier au sens littéral, il va bien je vous rassure... Je comprends à demi-mot qu'au final la nana a l'avantage et que hiérarchie il existe, jusqu'au temps qui sera consacré à chacune.
Donc là le gars il se décarcasse quand même pour me convaincre, il parlemente longuement et difficilement et on peut l'applaudir, il a du mérite : la nana (moi hein) est piquante, entendez verbalement.

Trêve de plaisanterie, je tiens un peu au garçon, et oui encore ! Mais, je commence à avoir peur, j'ai posé trois questions, à savoir :

"Que se passe-t-il si Violette souhaite par la suite une relation exclusive?"
"Que se passe-t-il si elle disparaît du paysage ?"
"Est-ce que cette relation polyamoureuse sera équitable ?"

Ces questions pour moi sont primordiales, je ne veux pas m'engager sans un minimum de garantie dans une relation ou je serais défavorisée. Genre moi j'aime construire dans mes relations, étrange n'est-ce pas ? Mais quelqu'un m'a dit, je vous laisse deviner qui, que c'était capricieux de demander des garanties, m'enfin il n'a pas tort, s'engager dans une relation c'est prendre des risques.

Résultat le mec n'a pas de réponse, sauf qu'en effet comme c'est nouveau, elle aura l'avantage dans la répartition du temps, comme "le nouveau plaît" (cf : le mec), ensuite il a discuté de ses doutes avec sa psy (oui nous sommes suivis en haut lieu), qui lui explique que le polyamour c'est en général un couple et des relations à côté.

J'entends bien, mais pour moi le polyamour ne fonctionne pas nécessairement avec un couple primordial et des relations parallèles, j'aime l'idée quand elle est équitable. Est-ce utopique ? Comme le communisme c'est beau sur le papier ?
Attention, équitable ne veut pas dire aimer pareil, ici pour moi ce serait ne pas avoir la place de la maîtresse qu'on voit de temps en temps, mais vraiment d'être une des copines du mec. De plus, une des clauses du contrat pour moi, c'était de ne pas être la nana secondaire (traduction maîtresse) d'un mec en couple.

Je précise : l'homme en question a de l'affection, mais ne m'aime pas. Polyamour sans amour, n'est-ce pas étrange ?

Alors voilà, je me pose des questions, est-ce que ma vision d'un polyamour est totalement fausse ? Est-ce que je prends des risques et que je participe à la construction d'un couple (le leur), ma peur est aussi finalement de me retrouver au milieu d'un couple en formation et qui cherche ses marques pour déboucher sur autre chose qu'un poly-amour.

Voilà, merci de m'avoir lue, j'espère que ce texte un peu trop long n'est pas trop alambiqué.

Au plaisir de vous lire,
Naguera

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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Ltfox

le jeudi 19 septembre 2019 à 20h25

Lecture sympathique j'aime bien ton style. Tout ce que je vais dire par la suite c'est une compilation de mes pensées en vrac sur ton point de vue de la situation:
1) Les deux autres participants de cette relation sont peut-être aussi flippés que toi dans ce scénar. Je ne sais pas si tu as pris le temps (ou l'envie) de discuter avec Violette par exemple?
2) Bien qu'en effet il soit mesquin de demander des garanties, il n'est que très naturel d'exiger de l’honnêteté et des réponses à tes questions de la part de tout ce petit monde, à toi de voir lesquelles de ces réponses sont primordiales pour ton propre bien.
3) Après si eux voient ça comme relation primaire/secondaire et toi tu te vois plus comme un électron libre qui ne hiérarchise pas tes relations, ça peut quand même fonctionner, mais après c'est à toi de voir si tu peux accepter une asymétrie dans la disponibilité entre toi et lui, et peut-être ensuite prendre le temps de construire d'autres relations que toi tu ne hiérarchiserais pas.
4) Si tu entames une relation, tu peux toujours y mettre fin si elle devient toxique. Si selon toi le jeu n'en vaut pas la chandelle et que tu ne veux pas mettre tout ces efforts dans une relation qui peut mal se terminer (ne le peuvent-elles toutes pas?), c'est à toi de voir.
5) Point de vue très personnel, mais je trouve qu'en 2 ans toute votre histoire a été plutôt chaotique, et il est très possible qu'ajouter la relation poly au chaos n'arrange pas la sauce.

Pour conclure, je pense que tu es la seule à pouvoir déterminer si tu peux donner une chance à cette histoire, mais j'espère que les quelques point que j'ai soulevés te donneront une base de réflexion pour t'aider à y voir au moins un peu plus clair. =)

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Naguera

le vendredi 20 septembre 2019 à 02h20

Bonsoir Ltfox,

Sympa d'avoir pris le temps de répondre, mais qui dit réponse, dit lecture... Et là, chapeau bas ! Je salue ta persévérance, le texte n'était pas light. Donc merci :)

Alors oui, le perso central masculin semble pas en confiance de folie et c'est normal, c'est nouveau pour lui. Quant à la fleur, c'est plus compliqué, nous n'avons jamais eu de scènes ensemble à l'écran, pour ce que j'en sais elle veut une relation non exclu et connaît mon existence, mais le mec compartimente pas mal, impossible d'avoir plus d'infos.
Seule info qui a fuité, le côté excitant de ma situation pour un plan à trois. Attention, je n'ai rien contre ça, mais être perçue comme une friandise exotique, tout de suite ça m'a refroidie.

Pour les réponses, le problème dans l'équation, c'est que le scénario est assez mouvant, d'une semaine à l'autre ça peut bouger et ça bouge vite. À part accepter ou refuser les règles du jeu, je n'ai pas vraiment l'autorisation de proposer mes idées, le mot "inamovible" a été employé par Monsieur. En clair soit j'accepte, soit le perso meurt à l'écran, avec un peu de chance je pourrais ressusciter (oui les scénaristes ne sont pas tendres).

Donc la proposition d'une relation non hiérarchisée ne venait pas de moi, même si elle correspondait bien à mon envie. Le temps qu'on me laisse réfléchir au contrat (une semaine), les règles avaient été modifiées par la prod...

En fait, l'idéal pour moi, serait un couple avec le perso masculin, sans empêcher son autre couple de fonctionner, mais il semblerait qu'il n'existe qu'un seul couple primaire ? Pire, je suis assez incohérente pour m'imaginer vivre à trois comme ça si ça fonctionnait... Utopie bonsoir !
D'après le programme proposé, elle serait la copine publique et moi l'officieuse. Histoire de transition pas terminée, je préfère ne pas m'épancher sur le sujet, ça ne s'explique pas.

Toute relation peut couler, Rose n'a-t-elle pas pris la place de Jack sur cette maudite planche ?! Plus sérieusement, ce qui me fiche les chocottes, c'est le fait que le garçon soit pas amoureux, actuellement en deux ans de relation on en est là. Polyamour, sans amour, ça me questionne vraiment.
Tu en penses quoi toi ?

Oui, chaos il y a eu, chaos il y a et c'est aussi un vrai sujet de réflexion. Je dois avouer que je ne suis pas facile à vivre et vraiment il a au moins le mérite de s’accrocher. Et quand je tiens à quelqu'un, je ne suis pas un cadeau.

Navrée pour toutes ces phrases tournées en dérision, comme dit le dicton, il vaut mieux rire que pleurer. Et j'essaie de rire, mais ce n'est pas simple. J'ai toujours fui l'amour, l'engagement. Un peu abandonnique la nana !

Bon je parle beaucoup, mais à la vitesse où ça évolue, ils auront peut-être décidé de laisser la non-exclusivité de côté. Parce que depuis peu, on ne me parle plus de polyamour, mais de couple non exclusif. Ça sent une réécriture de mon perso, nouveau rôle : la future ex-maîtresse.

Bonne nuit à toi !

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Ltfox

le vendredi 20 septembre 2019 à 09h44

Quand on s'engage sur ce chemin, il faut le faire avec les bonnes personnes je pense. Si les règles du jeu changent à chaque fois que tu lances les dés tu ne peux pas t'amuser, et tu fais sûrement une partie de jeu de rôle avec le pire MJ du monde! Au final même dans une relation hiérarchisée tous les participants sont censés avoir des droits basiques tels que voir leur opinion écoutée et prise en compte. Le couple "primaire" est une sorte de filet de sécurité pour certains. Il donne l'impression qu'on est spécial et qu'on compte plus que les autres. Quelqu'un sur ce site m'a récemment passé un lien avec des petits textes sur la déconstruction du modèle amoureux Ici et en plus de style est sympa.

Si le rôle masculin de ta série compartimente autant et ne laisse filtrer aucune info (et change les règles aussi souvent), tu risques vite de péter des câbles à répétition et c'est pas ton personnage qui va morfler, c'est l'actrice. Compartimenter c'est une chose, faire de la rétention d'information et de communication c'en est une autre (et ça fout en l'air les couples mono aussi). J'ai l'impression que la réécriture de ton perso prend dangereusement la direction du rôle de licorne (et Rose a eu raison de le laisser sur sa planche le Jack, non mais franchement, sacrifier sa vie pour une NRE de quelques jours serait pas très malin =p).

Après tout ça c'est mon point de vue, je suis quelqu'un qui aime communiquer et qui partage facilement, je ne sais pas s'il y a des gens qui pourraient expliquer les vertus du compartimentage dans leurs relations (et nous dire si dans le cas de ta situation ça a l'air sain ou pas).

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bidibidibidi

le dimanche 22 septembre 2019 à 22h44

Naguera
Alors voilà, je me pose des questions, est-ce que ma vision d'un polyamour est totalement fausse ? Est-ce que je prends des risques et que je participe à la construction d'un couple (le leur), ma peur est aussi finalement de me retrouver au milieu d'un couple en formation et qui cherche ses marques pour déboucher sur autre chose qu'un poly-amour.

Je pense que tu connais déjà les réponses à tes questions. Je ne pense pas que quelqu'un soit assez fou pour te dire que tout va bien, que ce film a l'air super. Non, on ne devient pas une grande actrice en montrant ses seins puis en se faisant tuer à la seconde scène. Je pense que tu sais parfaitement que ta situation est merdique. Tu adorerais que quelqu'un arrive à te renvoyer dans ce doux rêve, mais on évitera.

Par contre, pour moi, ton humour cache un gros paquet d'émotions. Ce forum est plutôt bienveillant, donc si tu as besoin de les extérioriser autrement que par le rire (jaune), n'hésite pas. Il existe aussi les message privés si tu veux un cadre moins exposé. Donne-toi ce droit, ça soulage, ça fait du bien, et grâce à l'anonymat d'internet, c'est globalement sans conséquences néfastes :-)

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Naguera

le mardi 24 septembre 2019 à 02h48

Hello :)

Ce weekend j'ai fait ma star, je me suis faite désirer. Plus sérieusement, une coupure avec cette histoire s'imposait. Aucune nouvelle du premier rôle masculin, en même temps, j'ai fait savoir à la prod que j'avais besoin de temps pour me retrouver.

Pour résumer l'évolution, je constate que Violette et Jack (appelons le comme celui qui coule à la fin du film, la symbolique ça compte !) ont passé tout leur temps ensemble depuis dimanche dernier.
Pour faire court, aux dernières nouvelles "il est dans la méfiance, mais c'est bien trop tôt pour s'emballer sereinement, mais il considère trois personnes et non juste deux dans l'équation" (cf : le premier rôle masculin).

Voilà, je suis au "fond du faitout" comme on dit. J'aimerais pouvoir lui faire confiance, me laisser porter, la situation me semble bien instable et même merdique puisque je peux "être éjectée à tout moment". Toujours proche de Titanic, mais plutôt au moment où il touche le fond de l'océan.

Donc oui Bidibidibidi, je pense avoir les réponses à mes questions et bien entendu les réponses me font de la peine. Mais, encore une fois, bien souvent dans cette série j'ai parlé pour le premier rôle masculin, perso si je dois refaire le scénar, je veux que ce rôle puisse exprimer ses envies et ses angoisses, sans que l'actrice que je suis cherche à décortiquer ce qu'il dit, ce mettre dans la peau du personnage c'est usant !

Si mon perso et le sien pouvaient vivre un truc chouette à l'écran, d'un côté j'en serais ravie, comblée, j'ai tellement attendu cette chance, d'un autre côté, je ne suis pas sûre de croire assez à cette relation, d'être capable de laisser une vraie chance à un homme qui m'a autant baladée... Il a été mon ami, au delà d'un simple amant, c'était une amitié profonde et forte et fusionnelle... Peut-on retrouver ce que l'on a perdu ? Aujourd'hui, l'espoir est faible. Je l'aime assez pour vouloir son bonheur, avec ou sans moi. Quoi qu'il en soit, je sens que je prends la fuite, j'ai plus envie de le contacter, de lui parler... Crainte de me confronter à la criante vérité peut-être ? Peur de l'avoir laissé m'approcher de trop près ? Tellement plus facile de laisser mourir les choses. Espérance et fuite.

Cependant, Je m'accroche au fait qu'il soit venu me chercher quand je commençais le deuil de cette histoire. Au final, c'est pour garder espoir. La réalité est nettement moins sympathoche que la comédie romantique dans laquelle j'évolue. Donc, en terme dramatique ou pourrait dire que le nœud de l'intrigue, bah je l'ai dans le bide.

Ltfox, tu me parles du rôle de la Licorne, je ne connais pas cette expression. À quoi fais-tu référence ?
Sinon, j'ai lu les textes conseillés, certains me parlent beaucoup.

Après, j'accorde aussi du temps à mon autre relation, mais j'essaie d'être la plus juste possible, c'est du boulot. Décidément, trop de persos dans mon film !

Merci pour vos réponses, avoir ce forum pour libérer mes pensées, ce n'est pas rien :)

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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Naguera

le lundi 30 septembre 2019 à 01h17

Bonsoir,

Le verdict est tombé : peine capitale pour le troisième rôle.
En jouant un rôle sur un tchat libertin, je l'ai piégé.
Me faisant passer pour une possible nouvelle amante, je l'ai fait parler, en clair, il dit avoir une copine qu'il aime et deux maîtresses. Il a clairement dit qu'il faisait l'amour à sa copine et qu'il "baisait" ses maîtresses, que si elle voulaient plus que de la "baise", alors elle pourraient sortir du paysage et surtout que c'est madame qui décide, en l'occurrence la dénommée Violette. Pour résumer, c'est bien un couple libre, "ils s'autorisent à aller voir ailleurs" sexuellement, mais sans attachement sentimental, et si sa copine est dérangée par le fait qu'il fréquente une autre femme ou qu'il continue à rencontrer une de ces deux maîtresses, alors il stopperait tout avec la maîtresses et obéirait à Violette.
J'aurais aimé qu'il soit honnête quand je parlais avec lui, mais j'ai du encore une fois lui tirer les vers du nez, ce n'est pas la première fois. Bref, la situation était plus que merdique je pense.
Pourquoi m'avoir demandé de réfléchir à une relation polyamoureuse pour aller dire ça à la première venue ?

Sinon, petite discussion avec ma thérapeute au sujet du polyamour. À ses yeux ça n'existe pas, ce n'est que du libertinage ou de la polygamie. Elle a fait deux comparaisons via des métaphores douteuses :
-La première était l'idée d'un mur, si une des pièces de ce mur s'en va (il faut comprendre une des personnes de la relation polyamoureuse), alors le mûr garde des trous qu'on ne peut plus combler, elle m'a dit "qu'arrive t-il au pièces qui sont au dessus de celle qu'on enlève ?".
-Seconde métaphore étrange : on construit une maison, trois personnes veulent mettre la cuisine dans une pièce différente, on ne pourra jamais obtenir une maison où les trois se sentent bien.
Pour elle, un couple se construit à deux, je trouvais cette vision assez étriquée, qu'en pensez-vous ?

Bonne nuit à vous,
Naguera

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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bonheur

le lundi 30 septembre 2019 à 08h04

Au sujet de ta psy. Elle parle de vie commune, elle ne parle pas d'amour. Etriqué, comme vision, je le pense aussi. Après, son histoire de mur, je ne comprend pas trop, désolée :-/

C'est stupide, nous avons tous eu DES amours et nous avons tous DES trous. Elle n'a aimé qu'une seule personne dans sa vie, ta psy ? Comme je la plains !

Et puis, la cuisine, ben quand on est deux aussi, on peut vouloir mettre la cuisine pas au même endroit. Après, il faut demander à la personne qui aime cuisiner comment il-elle veut sa cuisine ?

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bidibidibidi

le lundi 30 septembre 2019 à 09h55

Désolé d'apprendre la nouvelle, Naguera. Au moins, ça a l'avantage d'apporter une réponse définitive à tes questions. Je suis quand même énervé qu'il ait utilisé le terme polyamour pour désigner du libertinage, ça n'aide pas à notre image...

Pour ta psy, il faut savoir qu'il est difficile d'être psy en dehors d'une culture. Un psy français et un psy japonais n'auront pas du tout la même lecture des mêmes événements.
Comme nous sommes dans une culture monogame, beaucoup de psys considèrent la monogamie comme la norme.
C'est pour ça qu'on dit toujours qu'il faut trouver un psy qui nous convienne : Il faut aussi entendre par là qu'il faut trouver un psy qui corresponde à notre vision de la vie.

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bonheur

le lundi 30 septembre 2019 à 14h13

Euh ? Un psy doit être normé ?

Dans sa vie personnelle, ok. Mais dans son boulot, qu'un psy ai des idées formatées… ça me choque, désolée !

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bidibidibidi

le lundi 30 septembre 2019 à 15h41

bonheur
Euh ? Un psy doit être normé ?

J'avoue, c'est une question à laquelle j'ai du mal à répondre.
Être normé a des avantages : Tu comprends immédiatement ton interlocuteur parce qu'il n'a pas besoin d'expliquer dans quelle culture il vit. Par exemple, si un mec te dit que son collègue de bureau l'a embrassé, tu comprends immédiatement la sensation du gars. Sans cela, tu serais obligé de poser des tonnes de questions dont certaines lui paraîtraient absolument stupides et tu perdrais très certainement ton client.

Donc je dirais qu'un psy n'a pas besoin d'être normé pour faire son boulot mais qu'être normé n'est pas un problème. Et comme on est normé par défaut (avant de se déconstruire), beaucoup de psys sont normés.

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bonheur

le mardi 01 octobre 2019 à 12h44

J'ai eu à faire récemment, dans le cadre d'une transition professionnelle, à deux psychologue du travail. Et bien, elles étaient complètement déconstruites et elle m'ont écouté sans normativité. J'ai été la première surprise car j'avais aussi comme appréhension d'être incomprise. Aujourd'hui, dans une transition professionnelle, on s'intéresse à la personnalité de la personne concernée et aussi à sa vie privée. Non pour juger, mais au contraire pour percevoir comment la personne pourra concilier les deux. On est considéré comme étant un tout. Sincèrement, ça m'a vachement aidé.

Donc, non, pour moi un-e psy ne peut être bon s'il n'a pas déconstruit. Un psy n'a pas pour objet de comprendre autrui à travers des normes, mais justement comprendre en quoi il peut y avoir un décalage avec celles-ci. Après tout, ce n'est pas le "dans la norme" ou le "hors norme assumé" qui est à considérer comme "à prendre en considération" mais bien une phase de décalages entre les deux et dans laquelle l'individu ne peut se trouver. Non ?

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bidibidibidi

le mardi 01 octobre 2019 à 13h26

bonheur
Donc, non, pour moi un-e psy ne peut être bon s'il n'a pas déconstruit.

Ca reste assez dur comme remarque. Tu condamnes une majorité de psys à ne pas être bons (je crois pas qu'il y ait des cours de déconstruction à la fac).
Je suis plus réservé que toi : Je pense qu'un psy peut faire un très bon boulot en étant pas déconstruit, et je ne suis pas certain qu'être déconstruit soit un atout face à tous les clients.

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Minora

le mardi 01 octobre 2019 à 13h51

Le terme déconstruit devient vraiment un mot valise en plus. On (donc un psy aussi) peut tout à fait être dans la norme (au sens en accord avec elle) et pour autant être suffisamment ouvert d'esprit et tolérant pour admettre que l'on peut fonctionner et être heureux en dehors de cette norme.
C'est le travail que font la plupart des polyacceptants par exemple.

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bonheur

le mardi 01 octobre 2019 à 14h16

Minora
C'est le travail que font la plupart des polyacceptants par exemple

Euh, ben les polyacceptants font le même travail de déconstruction que les poly qui sont en acceptation d'eux-mêmes. Après, si on ne désire pas nommé cela une déconstruction, soit. C'est alors juste une question de vocabulaire. Du moment que l'on ne conçoit plus l'individu comme devant se plier à une construction, pour moi on a fait un travail de déconstruction.

@bidi....
Pour ce qui est des psy, pour en avoir été la patiente à de nombreuses reprises durant mon enfance, j'ai aussi une opinion et elle ne peut se concevoir comme "réservée". J'en suis navrée pour ces personnes qui ont fait des années d'études. La déconstruction consiste à considérer la nature profonde d'une personne, à un instant T (la vie est impermanence), et à aider le patient à découvrir à la fois ses constantes individuelles et à la fois ses aléas d'adaptation face à une situation donnée.

bonheur
Donc, non, pour moi un-e psy ne peut être bon s'il n'a pas déconstruit. Un psy n'a pas pour objet de comprendre autrui à travers des normes, mais justement comprendre en quoi il peut y avoir un décalage avec celles-ci. Après tout, ce n'est pas le "dans la norme" ou le "hors norme assumé" qui est à considérer comme "à prendre en considération" mais bien une phase de décalages entre les deux et dans laquelle l'individu ne peut se trouver. Non ?

Merci de ne pas extraire un bout d'expression en le dissociant de l'intégralité de mon discours.

@Minora : une personne qui se sent en harmonie et en osmose avec la norme. A savoir qui s'y sent naturellement intégrée et qui n'en n'a pas subit de décalage via autrui… pourquoi aurait-il besoin d'un psy ?

Quand a-t-on besoin d'un psy ?

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bonheur

le mardi 01 octobre 2019 à 14h19

@Minora : un psy ouvert d'esprit ou un psy déconstruit ? La différence est où ? Je veux bien parler d'ouverture d'esprit au lieu de déconstruction, mais l'objet reste de considérer l'individu celui sa nature profonde et non suivant le respect de règles, de normes, définies par défaut.

Donc, un psy ouvert d'esprit est déconstruit, du moins suffisamment pour ne pas vouloir faire entrer l'individu dans la norme à tout prix.

Un psy est-il un médecin qui guérit (comme certains stages catho pour se "soigner" de l'homosexualité) ou pour ACCOMPAGNER la personne à se sentir bien dans sa peau sans s'obliger à devenir celui-celle que l'on veut qu'il-elle soit. Il y a déjà la société pour cela et elle fait très bien son office.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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bidibidibidi

le mardi 01 octobre 2019 à 14h41

Minora
On (donc un psy aussi) peut tout à fait être dans la norme (au sens en accord avec elle) et pour autant être suffisamment ouvert d'esprit et tolérant pour admettre que l'on peut fonctionner et être heureux en dehors de cette norme.

Je crois assez peu au concept d'ouverture d'esprit et de tolérance.
Souvent, le principe que la norme utilise pour conditionner les gens c'est d'user des notions de bien ou de mal. Aller voir ailleurs, c'est mal. Voler, c'est mal. Manger des légumes verts, c'est bien.
Si tu es conditionné, tu n'as pas conscience que beaucoup de ces messages ne font pas appel à une notion objective du bien et du mal, mais juste à une notion subjective (vis-à-vis de la norme) de ces mêmes notions. Et je pense pas qu'une personne puisse être suffisamment ouverte d'esprit pour encourager des comportements "mauvais" moralement à ses yeux.

Il faut un travail de déconstruction pour arrêter de considérer qu'aller voir ailleurs, c'est mal, que voler, c'est mal, etc...

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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Minora

le mardi 01 octobre 2019 à 15h05

bonheur

@Minora : une personne qui se sent en harmonie et en osmose avec la norme. A savoir qui s'y sent naturellement intégrée et qui n'en n'a pas subit de décalage via autrui… pourquoi aurait-il besoin d'un psy ?

Quand a-t-on besoin d'un psy ?

Le besoin d'aller voir un psy peut ne rien avoir à voir avec le rapport a la norme. On peut aller voir un psy à l'occasion de la perte d'un proche par exemple.

Je suis allée voir un psy lors de mon divorce par exemple, essentiellement pour trouver les mots et l'attitude la moins traumatisante pour mes enfants.
Cela dit, je tends le bâton, il devait avoir lui-même vécu une séparation difficile et sortait tout à fait du cadre de neutralité que l'on peut attendre d'un professionnel. Il était tout à fait persuadé que l'homme se faisait toujours avoir dans ce cadre
En plein dans la norme ET les clichés sexistes.
;)

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Minora

le mardi 01 octobre 2019 à 15h14

bidibidibidi
Je crois assez peu au concept d'ouverture d'esprit et de tolérance.

Souvent, le principe que la norme utilise pour conditionner les gens c'est d'user des notions de bien ou de mal. Aller voir ailleurs, c'est mal. Voler, c'est mal. Manger des légumes verts, c'est bien.

Si tu es conditionné, tu n'as pas conscience que beaucoup de ces messages ne font pas appel à une notion objective du bien et du mal, mais juste à une notion subjective (vis-à-vis de la norme) de ces mêmes notions. Et je pense pas qu'une personne puisse être suffisamment ouverte d'esprit pour encourager des comportements "mauvais" moralement à ses yeux.

Il faut un travail de déconstruction pour arrêter de considérer qu'aller voir ailleurs, c'est mal, que voler, c'est mal, etc...




Message modifié par son auteur il y a 20 minutes.

Je crois surtout que les choses ne sont pas aussi manichéennes. Il y a la norme et ce qui en sort. Les gens absolument et complètement raccord avec la norme sont rarissimes. Les gens entièrement en dehors également. Je crois fondamentalement que la plupart d'entre-nous est quelque part entre les deux.
Et moi je crois beaucoup à l'ouverture d'esprit et la tolérance. Je suis persuadée qu'ils sont en nous et que notre environnement familial, social, notre parcours de vie nous incite ou nous dissuade de les développer.

La norme n'est pas le grand méchant machin qui nous manipule tous et nous façonne sans aucune possibilité d'en sortir. La preuve avec le polyamour par exemple. Mais avec tant d'autres choses.

C'est à chacun de nous de choisir ce qui nous convient ou pas dans la norme. Le tout étant d'être prêt à assumer ces pas de côté.
Tu sais, je suis réellement profondément mono, pas par choix, mais c'est comme ça, je n'arrive pas à éprouver des sentiments amoureux pour plusieurs à la fois, ça ne fait pas de moi une ayatollah incapable de comprendre que pour d'autres c'est possible, que ce n'est pas grave, que c'est juste une autre différence qui fait la richesse des relations humaines.

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bonheur

le mardi 01 octobre 2019 à 15h35

Minora
Le besoin d'aller voir un psy peut ne rien avoir à voir avec le rapport a la norme. On peut aller voir un psy à l'occasion de la perte d'un proche par exemple.
Je suis allée voir un psy lors de mon divorce par exemple, essentiellement pour trouver les mots et l'attitude la moins traumatisante pour mes enfants.
Cela dit, je tends le bâton, il devait avoir lui-même vécu une séparation difficile et sortait tout à fait du cadre de neutralité que l'on peut attendre d'un professionnel. Il était tout à fait persuadé que l'homme se faisait toujours avoir dans ce cadre
En plein dans la norme ET les clichés sexistes.
;)

Ben dans ton exemple, si, tu as subit un "en dehors de la norme". Divorcer, c'est encore mal vu par la norme (bien que répandu). Donc, tu as voulu (admettons) allez voir un psy pour trouver ce vocabulaire, pourquoi ? Parce que la société subit les divorces actuels et ne s'y adapte pas. Autrement, le vocabulaire serait présent.

Après, ton psy était bon pour TOI parce qu'il abondait dans ton sens. Il ne t'a pas accompagné mais allait dans ton sens. Dans ton cas, ça t'a fait du bien de savoir que tu n'étais pas seule à souffrir. Toutefois, on en revient à ce que dit @bidi... Lui et toi sont les gens biens et ceux-celles qui sont à l'origine de la séparation-divorce sont les méchants mauvais.

Ce psy t'a-t-il indiqué que dans une séparation, les deux personnes ont leur propre part de responsabilités. Désolée @Psg, mais le lien est vraiment intéressant. Le méchant parent, c'est toujours l'autre dans ces cas là et ce simple (mauvais à mes yeux) constat autorise tout, juste pour que celui qui a le beau rôle, celui qui n'est pas en "faute" soit dans son bon droit et reconnu comme "subissant"

/discussion/-cdQ-/Peut-on-encore-draguer-a-notre-e...

Si ça encourage à cela un psy non ouvert et dans la norme ? Alors berk ! A moins que ce ne soit justement pour que chacun-e remette de l'ordre dans ses pensées et poursuivre une vie sans animosité et sans les conséquences de celles-ci.

Avoir un bon vocabulaire pour exprimer au mieux, je suis la première à l'encourager. Mais tout dépend pour exprimer quoi. Dire "je suis mal avec la situation de notre séparation (ou divorce)" est simple et n'implique pas que quelqu'un soit bon ou mauvais. Je te souhaite @Minora que tu es pu exprimer à tes enfants d'une façon juste, non jugeant, non culpabilisante. Ce n'est jamais facile, mais tout doit pouvoir se dire. Et puis, laisser aux enfants l'opportunité de les écouter et sans prendre la défense de l'autre parent (le fautif ?) indiquer que ça ne les incombent pas de décortiquer les "responsabilités" ou alors, admettre les siennes et les exprimer également. Et s'il n'y a pas de "responsabilités" tangibles, dire que c'est ainsi et que la vie n'est pas toujours aussi idéale que l'on ne voudrait.

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