Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Deuil & polyamour

#
Profil

Acajou

le jeudi 25 mai 2017 à 02h44

bonheur
Il y a cette troisième manière que l'on m'a trop souvent conseillé et qui ne me convient pas. J'ai trop souvent entendu "tourne la page" "oublie le", etc.

Tellement d'accord. C'est d'une maladresse...
Il y a des contextes dans lesquels ça ne passe pas, dans un moment de fragilité ce n'est pas l'idéal.

Parce que ça met dans le doute en fait, entre laisser ses émotions ou tenter de les contrôler. J'ai expérimenté les deux, et je dirais que ça dépend des situations. Le mieux étant que la question soit posée clairement entre les deux choix, sans que l'un soit imposé.

Et en plus il y a l'ambiguïté entre le rôle de l'aidant et de l'aidé, si la personne qui veut m'aider en me disant ça, ce n'est finalement pas très honnête, je prendrais même mieux qu'une personne me dise qu'elle est sensible à me voir endeuillé, c'est suffisant.. C'est son ressenti, sans imposer quoi que ce soit.

Message modifié par son auteur il y a un an.

#
Profil

bonheur

le jeudi 25 mai 2017 à 14h10

Pour moi, ça ne passe pas du tout quelque soit le contexte et quelque soit la "fragilité".

D'ailleurs, c'est fatiguant que l'individu lambda confonde juste hypersensibilité et fragilité. Ce sont des notions tellement différentes !

Pour moi, indéniablement vivre mes émotions et les extérioriser si besoin... c'est ma seule façon de gérer. Par contre, ça pose plus de difficultés aux personnes qui visualisent (et interprètent) cette extériorisation. Mon entourage vraiment proche me connait et ne se formalise pas.

On peut parfaitement extérioriser et ne pas sollicité d'aide... et elle est là la maladresse. Je vis mes émotions sans rien demandé à qui que ce soit. De toute façon, on ne peut rien pour moi, à part de l'empathie mais si celle-ci se résume à m'indiquer comment me gérer, ce ne sera pas bien accepté de ma part, même si ça partirai d'une bonne intention à la base.

Trop souvent, on veut conseiller, alors que je ne demande rien... je sais qui je suis et comment vivre, même dans les moments douloureux intérieurement (et extérieurement puisque je suis très expressive)

Toujours est-il que la réponse toute faite que j'entends trop souvent est d'oublier, avec les conséquences, malheureusement. De toute façon, ce n'est pas parce que l'on me conseille que j'agis en fonction. Je suis adulte et suffisamment mature :-)

#
Profil

PolyWhyNot

le dimanche 28 mai 2017 à 02h48

Acajou

..., je prendrais même mieux qu'une personne me dise qu'elle est sensible à me voir endeuillé, c'est suffisant.. C'est son ressenti, sans imposer quoi que ce soit.

Je suis d'accord avec toi. Être aidant c'est, je le constate de plus en plus, être présent et à l'écoute, sans pour autant donner des conseils hasardeux. Même si ça ne part pas forcément d'un mauvais sentiment, le risque c'est que cela s'avère déplacé, puisse blesser et tomber à coté de ce qui pourrait réellement aider.

Message modifié par son auteur il y a un an.

#
Profil

bonheur

le lundi 29 mai 2017 à 15h25

A nous de prendre ce qui nous semble juste et délaisser le reste.

#
Profil

Acajou

le lundi 29 mai 2017 à 16h01

bonheur
Pour moi, indéniablement vivre mes émotions et les extérioriser si besoin... c'est ma seule façon de gérer. Par contre, ça pose plus de difficultés aux personnes qui visualisent (et interprètent) cette extériorisation. Mon entourage vraiment proche me connait et ne se formalise pas.

Personnellement ça pourrait me poser problème, car j'ai beaucoup de difficultés à m'exprimer (ou alors en pétant des câbles mais c'est pas terrible), et je pourrais reprocher à une personne expressive de ne pas me laisser suffisamment d'espace de parole.

En revanche, je suis totalement blindé émotionnellement contre certaines situations, donc nécessairement, il m'est arrivé de donner des conseils "pour aider", sauf que là par contre j'admets que c'est à moi plutôt de ne donner des conseils que si on me demande, et davantage demander et écouter si je veux être disponible pour une personne qui a besoin.

Par exemple le fait de ne rien extérioriser et de prendre sur moi a été une protection contre des agressions graves (dans l'enfance), et je pense que si j'avais parlé j'aurais été peut-être dépendant des autres, mais en revanche aujourd'hui je me sens isolé et seul.

C'est à double-tranchant...
L'idéal c'est un équilibre entre extérioriser suffisamment pour que le ressenti soit compréhensible et permette d'évacuer l'émotion, mais pas trop pour ne pas envahir l'autre.

Message modifié par son auteur il y a un an.

#
Profil

bonheur

le lundi 29 mai 2017 à 18h07

Lorsque l'on est hyperémotif, ça vient sans le consentement de l'intellect. Plutôt que de vouloir refouler, je libère au contraire. J'ai été aussi dans le colérique et le pétage de câble (grande spécialiste des lancés de chaussures et claquage de porte). J'étais une pro de "faire la gueule", mais sérieux à supporter. Pour ce qui est de mon enfance, j'ai été vernis, un peu trop à mon goût... socialement surtout. Je devais une petite fille irréprochable et du coup... j'ai été un garçon manqué nul à l'école. Tout le contraire de ce que l'on attendait de moi. Mes "robes" devenaient rapidement des chiffons troués. Je me battais (physiquement) avec mes camarades (très très peu de filles)... Mon père réclamait constamment le calme même quand le calme régnait ou que l'on communiquait gentiment... Ma mère couvrait nos conneries (j'avais un frère violent et très orgueilleux) car elle aurait été une mauvaise femme au foyer. La volonté de conformer à un moule et à une illusion parentale, est-ce de la violence ? J'ignore ! Résultat, une fois ado, j'étais rarement à la maison et très tôt j'ai eu mon appart. Ils avaient les moyens, alors autant que ça serve à ce que, enfin, je trouve ma paix et ma tranquillité. Sauf que j'avais gardé de mauvaises habitudes que j'avais cru être dans mon caractère. Lorsque j'ai reconnu enfin qui j'étais, que je me suis découverte, mes amoureux (dont mon mari) m'ont un jour fait la même remarque que j'étais invivable, en en énonçant les mêmes "défauts". Je me suis donc regardé en face et j'ai décidé au mieux de résoudre mes défauts ou au pire les atténuer. Curieusement, le simple fait que ça vienne de moi, d'une réelle introspection, et ça m'a passé finalement facilement et rapidement. Depuis, je n'ai jamais cessé de vouloir m'aventurer dans le développement personnel. Du coup, je lis et quand ce que je lis me sert de coup de pied au cul et bien j'encaisse.

On peut tous se soigner, on peut tous évoluer dans un sens meilleur, mais il faut que ça vienne de l'intérieur, réellement. Aujourd'hui, les portes ne claquent plus et quand j'ai besoin de solitude je l'indique et je m'isole (ça a du bon, ça m'est parfois indispensable), sans me sentir seule car je retourne auprès du reste du monde lorsque je le décide. Les objets ne volent plus, la seule ovni désormais c'est moi pour tout ceux qui ne me connaissent pas bien ou n'ont pas voulu m'accepter. Je ris beaucoup, parfois, je pleure et il m'arrive de pleurer et rire en même temps. Je suis... comme je suis :-D

Egalement, je veux bien communiquer en mp avec toi Acajou, si tu le désires.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion