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Comment mettre fin à un amour impossible ?

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Tcheloviekskinoapparatom

le vendredi 11 mars 2016 à 14h27

gdf
Même si c'est pas "remplacer", même si c'est une " relation de consolation", la personne que l'on quitte ne l'interprétera pas forcément comme ça. Je peux le voir une façon, mais je ne veux pas qu'elle l'interprète d'une autre façon.

Mmmm. Mais justement dans le processus du deuil d'une relation, ne faut-il pas aussi arrêter de faire les choses en fonction de comment elles seront interprétées par notre (à présent) ex ? Même pendant la relation d'ailleurs, ce n'est pas forcément une très bonne chose, mais enfin, tant qu'il y a une relation, il peut, peut-être qu'il doit meme y avoir une attention portée à l'autre qui fait des concessions à une façon des voir les choses qui n'est peut-être pas la nôtre.
Mais sans tomber dans l'excés inverse de la nouvelle relation "par vengeance", je pense qu'il faut aussi savoir reprendre ses droits une fois que la relation est terminée.

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gdf

le vendredi 11 mars 2016 à 14h52

Tcheloviekskinoapparatom
, je pense qu'il faut aussi savoir reprendre ses droits une fois que la relation est terminée.

Il y a une subtilité entre "avoir le droit" de faire quelque chose et le faire. Je ne m'interdit pas d'avoir une autre relation. Je choisis de ne pas le faire. Car "ça me pose un problème", "par respect pour elle () ça me met mal à l'aise", "je ne veux pas qu'elle l'interprète d'une autre façon".
Pour faire un parallèle, je suis très attaché à la liberté d'expression. Je défends le droit de Charlie ou d'autres à se moquer de qui ils veulent. Mais à titre personnel, je ne me moque pas ouvertement des gens quand je peux l'éviter.
Ou encore, je suis pour le droit à l'avortement. Mais si la question s'était posée, à titre personnel, je ne pense pas que j'aurais choisi d'exercer ce droit.

Bref, peut-être que je me prends la tête pour rien, mais indépendamment des relations amoureuses, si je peux éviter de faire du mal à quelqu'un sans que ça me demande un gros effort, je le fais.
En l'occurrence, je n'ai pas de nouvelle relation en vue, donc ça ne me demande pas d'effort de ne pas en commencer une nouvelle. Mais si j'avais, là, tout de suite, une opportunité, je n'y donnerai pas suite. Pas encore.

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Colvert

le vendredi 11 mars 2016 à 23h56

@ gdf
je comprends tout à fait ton point de vue, c'est quelque chose que l'on vit forcément dans ces moments là de culpabiliser à rencontrer de nouvelles personnes.
D'autant plus que l'on a pas envie de décevoir la personne avec qui la relation est interrompu.
Peut-etre croit-on qu'il est possible de se retrouver, peut-etre croit-on (consciemment ou non) qu'il est possible que la relation renaisse et cela nous empêche de nouer de nouvelles relations.
C'est peut-être ça la période de deuil. Le temps nécessaire pour ne plus penser que la relation va renaitre et que la culpabilité ressentie pendant cette période a enfin disparue ?
En partant du principe que nous voulons le bonheur de l'autre, on peut inversement penser que l'autre veut aussi notre bonheur et qu'il peut aussi se réjouir de nous voir prendre gout à la rencontre, aux échanges, à la joie et au partage.
Si son interprétation est négative, c'est peut-etre aussi un signe que l'autre vit ces nouvelles rencontres comme des "infidélités" aux souvenirs de la relation passée.
Mais alors pourquoi, lorsque nous sommes avec quelqu'un, nous pouvons nous permettre d'être avec d'autres (le principe du polyamour) si, lorsque nous ne sommes plus avec, nous ne nous le permettrions plus (culpabilité, infidélité...) ?

Pour certains ce sont peut-être des tiraillements, des douleurs intestinales suffisamment fortes, les pensées trop confuses qui empêchent toute nouvelles relations, pour d'autres, ce sera surement une volonté de prouver à l'autre tout l'amour qu'on lui porte (portait) et pour certains, ce sera justement le point névralgique de la résolution de la souffrance en essayant de prendre le dessus des pensées mortifères pour se laisser pénétrer de la volonté de vivre pleinement chaque jour qui passe, dans l'amour, le respect et la joie.

Personne ne pourra reprocher ça à qui que ce soit.

J'ai pensé à une chose qui pourrait aider, je ne sais pas, je propose, c'est de prendre un objet symbolique de la relation, le placer quelque part ou il est possible de le voir, mais caché du quotidien.
Aller le voir un peu de temps chaque jour pour y déposer ses pensées, comme pour symboliser le respect et fidélités aux souvenirs. Ce temps consacré au deuil de la relation, est respecté, sans pour autant brider un quotidien où la vie continue sans cesse de fleurir, ou des milliers d'autres belles personnes continuent d'exister autour de soi.

C'était ma pensée du soir...

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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gdf

le samedi 12 mars 2016 à 19h14

Colvert
Si son interprétation est négative, c'est peut-etre aussi un signe que l'autre vit ces nouvelles rencontres comme des "infidélités" aux souvenirs de la relation passée.
Mais alors pourquoi, lorsque nous sommes avec quelqu'un, nous pouvons nous permettre d'être avec d'autres (le principe du polyamour) si, lorsque nous ne sommes plus avec, nous ne nous le permettrions plus (culpabilité, infidélité...) ?

Ca suppose que la personne en question est polyamoureuse, mais ce n'est pas le cas. Avoir une relation adultère (ie aimer quelqu'un en plus de son conjoint) ou avoir une relation avec une personne mariée (et donc savoir que la personne avec qui on a une relation a déjà un autre amour), ou les deux en même temps, c'est un pas vers le polyamour, mais ça n'en est pas encore.

Le passage de 1 à 2 est difficile. Je n'ai pas expérimenté le passage de 2 à 3, et il ne me pose pas de problème en théorie, mais j'ai l'impression qu'il n'est pas si évident en pratique.

J'ai envie de dire que les amoureux supplémentaires, c'est comme avec les gamins : le premier change la vie. Le deuxième est plus facile, mais pas si évident. Entre deux et trois enfants, j'ai pas vu de différence. Mais on s'est quand même arrêté là, parce que quatre...c'est un boulot à temps plein !
(c'est une image, hein...y'a des grosses différences entre les amoureux et les gamins, à commencer par l'impossibilité de quitter ses enfants....)

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Granita

le dimanche 13 mars 2016 à 01h00

Bonsoir à tous et toutes,
Beaucoup de choses se sont écrites, répondant aux questions de départ de Colvert et c'est très intéressant. Pour avoir vécue et surtout traversé un certain nombre de ruptures, j'aimerais apporter ma petite pierre à l'édifice de ceux qui souffrent (même un simple gravier, si ça peut vous aider la grosseur du petit caillou c'est mieux qu'un grain de sable :D).
J'aimerais reprendre les questions et les thématiques une par une :

Colvert

Comment retirer de son coeur une personne qui ne peut répondre à une attente, un besoin d'une relation sous une certaine forme ?

Comment faire le deuil d'une relation que l'on sait déjà qu'elle ne fleurira pas ?

Outre le fait de la nécessité de bien se connaître pour savoir ce que l'on est et ce que l'on veut dans nos relations amoureuses (et pourquoi on aime cette personne?) je pense que si l'on veut répondre à ces 2 questions, il faut prendre un minimum de recul pour comprendre les "comments" de ces 2 questions. Parce qu'il est impossible de trouver un comment sans comprendre le pourquoi.
Pourquoi cette personne ne "répond pas à une attente"? Peut être parce que ce n'est pas la personne qui nous convient, qu'elle n'en n'est pas au même point que nous, qu'elle n'a pas les mêmes intérêts dans ses relations, ses objectifs, ses attentes...
Et dans ce cas, pourquoi garder dans son cœur une personne tellement aux antipodes de ce que l'on est et ce que l'on aime, ce que l'on cherche...?

Colvert

Combien de temps doit-on morfler et se tordre le ventre lorsque l'expression de ses besoins étouffe l'autre et l'éloigne de soi ?

Comment renoncer volontairement à une relation simplement parce qu'on sait qu'elle n'ira pas plus loin que ce qu'elle a déjà produit ?

Bref comment rompre une relation juste parce qu'on sait que si elle continue, on risque encore de souffrir ?

Là on touche au narcissisme dans le sens de s'aimer suffisamment pour savoir ce qui est bon pour soi de ce qui ne l'est pas. On touche aussi une chose très importante (que j'apprends chaque jour à mettre en place chez moi pour que ça devienne naturel et non une éthique-gymnastique que je m'inflige) : ne pas en faire une affaire personnelle. C'est à dire que Non ce n'est pas de ma faute si cette relation ne fonctionne pas, Non ce n'est pas par rapport à moi s'il ou elle réagit comme ça mais parce que sa construction personnelle, ses forces et ses faiblesses, son éducation... l'on amené à etre différent de moi et nos différences ne fonctionnent pas ensemble.

Mais ce n'est pas parce qu'AUJOURD'HUI ça ne fonctionne pas que c'est cuit à vie. Chacun évolue à son rythme et rien ne dit que cette relation ne pourra pas se développer dans quelques temps (j'aurais évolué et lui/elle aussi et on verra d'ici là).
D'où l'intérêt de prendre du recul pour grandir et avancer (sans nécessairement une fuite en avant comme évoqué plus haut).

Quoi qu'il soit et dans TOUS les cas de rupture, outre le fait de se respecter (et respecter ses propres besoins), il est indispensable et salutaire de respecter les choix de l'autre. Et que son besoin de rupture doit être respecté et qu'aimer quelqu'un c'est accepter de se séparer de lui car (et ce n'est pas de ma faute mais Parce que nos fonctionnements sont différents), il/elle ne veut plus de relation avec moi.
Cette manière d'intégrer la chose est bien plus approfondie que la notion de propriété (l'autre ne m'appartient pas, comme je n'appartiens à personne).
Si on arrive à ingérer et digérer cette notion, la rupture nous traverse plus sereinement et le manque est moins difficile à supporter. En tous cas pour moi ça marche (cf les accords tolteques, la compersion...).

Quand à la thématique de remplacement d'une relation par une autre, je suis persuadée que c'est impossible pour la simple raison que 2 relations ne se ressemblent pas car les personnes sont différentes. Donc non effaçable l'une au profit de l'autre.
D'autre part et ça a été déjà écrit, si on n'analyse pas les raisons des ruptures, on risque de reproduire le même schéma inlassablement. Donc, oui il est nécessaire (indispensable) de réfléchir, analyser, farfouiller et se tordre l'esprit pour trouver le pourquoi avant de trouver les solutions avec les comments.
Ensuite et pour terminer, pourquoi se flageller ? Ne vaut-il pas mieux accepter (peut être sans tout comprendre tout de suite) et apprécier la chance d'avoir pu partager des moments forts avec une belle personne ? Et ça, rien ne pourra le changer :)

Bonne nuit à tous et toutes

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LuLutine

le dimanche 13 mars 2016 à 02h47

J'ai l'impression d'être une extraterrestre parmi les extraterrestres.

Avoir (ou penser avoir) à faire le deuil d'une relation (du moins telle que je l'aurais souhaitée) ne m'a jamais empêchée de commencer d'autres relations.

Pour moi, c'est comme si, m'étant disputée de manière irréversible (ou jugée comme telle) avec un.e. ami.e, je décidais que tant que je n'avais pas fait le deuil, je ne rencontrerais plus de nouveaux amis. C'est juste absurde, un truc que mon cerveau ne comprend pas.

Oui, je peux me sentir triste de l'impossibilité de telle relation, et oui, ça peut me donner moins envie de faire d'autres rencontres, mais c'est pas une décision figée, du genre "Si j'ai une opportunité je n'y donne pas suite."

Moi si j'ai une opportunité, j'y donne suite. Que ce soit amical, amoureux, ou autre... (Voui en tant qu'anarchiste relationnelle je fais pas de différence "d'importance" entre amitié ou relation amoureuse ou n'importe quoi d'autre, tout dépend de chaque relation, et pas de sa nature.)

Bref.

A part ça, "Les amours impossibles", ça pourrait être le sous-titre de ma biographie.
Donc bon.

Faire le deuil, je sais pas.

Attendre que l'équilibre se fasse, avec le temps....oui.

Avec une des personnes concernées, ça a mis sept ans. (Ca ne met pas toujours autant, ça dépend des relations.)

Je ne crois pas qu'on puisse éviter la période de "rééquilibrage".

Pour ma part, je fais ce qui me semble le mieux à l'instant t. Si c'est voir la personne, je la vois. Si c'est ne pas la voir, je ne la vois pas. Si ça change d'un jour à l'autre, ben ça change d'un jour à l'autre.

Mais "mettre fin à un amour", sérieux ?
Si on parle d'aimer au sens où je l'entends (pas le sentiment amoureux, qui passe mais qui cela dit est assez incontrôlable aussi), c'est quelque chose que je ne connais pas.
Impossible ou pas, mon amour est toujours resté.

Mais oui, je peux mettre fin à une relation (non pas au lien, qui reste dans tous les cas présent de par ce qui a été vécu, mais bien à la relation, l'échange) si cette relation me cause une souffrance ou me met en danger (exemple : les gens qui me blessent et qui lorsqu'ils réalisent qu'ils m'ont blessée, se justifient au lieu de simplement s'excuser : je sais qu'ils recommenceront puisqu'ils n'ont pas compris qu'ils m'ont fait du mal, donc je me protège).
Une fin qui est définitive ou temporaire, ça seul l'avenir peut nous le dire.

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Colvert

le lundi 14 mars 2016 à 11h38

merci pour vos propos :)

Granita
Parce qu'il est impossible de trouver un comment sans comprendre le pourquoi.

est-ce qu'il s'agit du "pourquoi" (l'origine) ou du "pour quoi" (l'objectif) ?
Moi, j'entend très fortement la nécessité d'échanger plus sur le "pour quoi" (sous entendu : faire/vivre/partager) sommes nous en relation ?
Parce que le "pourquoi on aime cette personne?" ça me semble toucher des choses beaucoup trop complexes, enfouie, difficilement identifiable et ça se termine souvent par "parce que c'est comme ça..." !
Il y a donc l'amour comme donnée déraisonnable et totalement personnelle qui ne peux malheureusement pas répondre à la question :

Granita
pourquoi garder dans son cœur une personne tellement aux antipodes de ce que l'on est et ce que l'on aime, ce que l'on cherche

Qui se transformerait plutot en :
"Pour quoi garder une relation avec une personne aux antipodes... malgré tout l'amour que je lui porte"
Ce qui rejoint les propos de Lulutine

Lulutine
(...) Mais "mettre fin à un amour", sérieux ?
(...) Mais oui, je peux mettre fin à une relation

ce qui n'empêche pas la souffrance, le manque, la vacuité laissée par une absence, le renoncement à un rêve, le sentiment de n'avoir pas pu déceler cet écart avant que l'amour envahisse notre âme et nous oblige à ne pas le concrétiser... qui peut aussi être vécu comme une sorte d'échec. Si c'est vécu comme un échec, il faut absolument que ça ne le reste pas. Il faut que cet échec (s'il est vécu comme tel) se transforme en moyen de gravir encore plus la connaissance de soi et nous permette de grandir pour ne plus reproduire des erreurs ou mieux se comprendre pour mieux vivre nos relations, comme dit

Granita
(...) oui il est nécessaire (indispensable) de réfléchir, analyser, farfouiller et se tordre l'esprit pour trouver le pourquoi avant de trouver les solutions avec les comments.

Vos propos sont très riches, mais il y a un point qui ne me semble pas traité, c'est quand l'autre ne met pas de mots sur le "pour quoi" ou sur le ce qu'il veut, ce qu'il en attend.
Parfois même il veut continuer coute que coute la relation, mais sous une forme différente de celle à laquelle on aspire, ce qui provoque un schisme avec un sentiment d'incompréhension, sans pour autant perdre l'affection que l'on porte. Ceci cultive un sentiment de frustration ou de difficulté à se "connecter", à trouver des moments de véritable partage, d'où l'expression "d'amour impossible".
RDV manqués, dialogue de sourd par sms, envie de parler mais souvent éteint par le manque de temps partagé, où s'embrasser pour jouir de cet amour empêche tout mot de sortir....

Nous voilà donc prisonnier
- d'un amour qui risque de ne pas fleurir (la relation étant comme bloquée à un niveau "bas")
- d'une frustration de ne pas avoir le temps de se "connecter"
- d'une envie de faire avancer la question sans jamais y parvenir
- d'une affection forte qui ruine les essais d'éloignement et fait nous espérer un demain meilleur à chaque fois que les mots, les gestes viennent apporter la preuve de l'affection mutuelle.

C'est cette rupture là qu'il est difficile d'assumer, celle que l'on ne veut pas mais que l'on sait nécessaire, dure, car contre ses propres émotions, mais nécessaire pour se libérer...

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Tcheloviekskinoapparatom

le lundi 14 mars 2016 à 14h57

LuLutine
J'ai l'impression d'être une extraterrestre parmi les extraterrestres.

T'inquiètes, t'es pas seule.

Complètement d'accord avec ton message. Effectivement "mettre fin à un amour" je vois pas, je vois pas l'intérêt, je vois pas comment faire, j'imagine un peu comment on peut se fatiguer pour rien. Mettre fin à une relation, ou constater qu'elle est finie, (ou suspendue ?), ça peut arriver, mais c'est autre chose.

Colvert
Nous voilà donc prisonnier
- d'un amour qui risque de ne pas fleurir (la relation étant comme bloquée à un niveau "bas")
- d'une frustration de ne pas avoir le temps de se "connecter"
- d'une envie de faire avancer la question sans jamais y parvenir
- d'une affection forte qui ruine les essais d'éloignement et fait nous espérer un demain meilleur à chaque fois que les mots, les gestes viennent apporter la preuve de l'affection mutuelle.

C'est cette rupture là qu'il est difficile d'assumer, celle que l'on ne veut pas mais que l'on sait nécessaire, dure, car contre ses propres émotions, mais nécessaire pour se libérer...

Dans mon expérience, un élément fondamental que m'ont apporté les relations non-exclusives, c'est de sortir de la binarité relation/non-relation, amour/amitié, etc.

Alors oui, ça arrive que je veuille une relation plus intense que ce que l'autre veut ou peut m'apporter. Que faire ? Arrêter tout ? Pourquoi ? Si j'aime la version "réduite" de la relation tout de même, si par ailleurs la vivre, éventuellement en espérant qu'elle prenne plus d'ampleur à un moment, ne m'empêche pas de vivre, de nouer d'autre liens, pourquoi m'arrêter ?
Une limite, c'est quand mon corps me dit qu'il ne peut pas suivre : si les questions sont trop nombreuses, m'occupent trop l'esprit, m'empêchent de dormir, il peut y avoir un moment où il faut dire "stop", mais même ce stop là est contingent, le temps de retrouver son équilibre.
Une autre limite, très importante : quand je sens que je suis trop tendu vers mes envies, au point de devenir ou pouvoir devenir injuste, hostile à celle que j'aime pourtant. Là aussi, il vaut mieux cesser tout contact le temps de retrouver son équilibre, d'avoir entériné les limites de la relation qu'on vient de découvrir, afin que toutes ses beautés puissent s'épanouir à nouveau.

De toutes façons, un truc qu'on découvre d'autant mieux quand on est poly, c'est que la vie est longue, que les tensions qui nous détruisent la vie maintenant seront peut-être, probablement loin l'année prochaine, dans deux ans, cinq ans, dix ans... et aussi que des liens profonds et multiples entre deux personnes ne disparaissent pas comme ça, et que le temps peut faire beaucoup pour rendre possible une nouvelle forme de la relation.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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gdf

le lundi 14 mars 2016 à 15h53

Tcheloviekskinoapparatom
Effectivement "mettre fin à un amour" je vois pas, je vois pas l'intérêt, je vois pas comment faire, j'imagine un peu comment on peut se fatiguer pour rien. Mettre fin à une relation, ou constater qu'elle est finie, (ou suspendue ?), ça peut arriver, mais c'est autre chose.
(...)

Dans mon expérience, un élément fondamental que m'ont apporté les relations non-exclusives, c'est de sortir de la binarité relation/non-relation, amour/amitié, etc.

C'est marrant, j'avais pas fait gaffe à la différence entre "amour" et "relation", mais en lisant ton message, ça devient évident.
Le titre de ce fil est "comment mettre fin à un amour impossible ", mais je l'ai lu comme "comment passer à autre chose une fois qu'on a mis fin à une relation impossible". Différence subtile, mais différence quand même.
Je suis d'accord que le polyamour ouvre la possibilité un éventail de possible entre relation / non-relation, amour / amitié, mais les extrêmes sont toujours possible. Ce n'est pas parce que je suis polyamoureux que mon ex va rester mon amie, qu'on maintiendra un minimum de relation.
J'aurais bien voulu, mais je ne suis pas tout seul à choisir. Donc on est clairement passé d'une relation à une non-relation. Depuis qu'elle m'a dit qu'elle m'effaçait de ses contacts et me supprimait de tous les réseaux sociaux, je n'ai pas eu de nouvelles, je ne vois pas comment on peut qualifier ça autrement que "non-relation".
Encore que...me supprimer des réseaux sociaux, c'est un message qu'elle m'a envoyé, n'est ce pas ? Mmmm....non, je pense pas que ça compte comme "relation".

Donc voilà, relation finie, mais sentiments encore là.
C'est comme ça que j'ai compris la question.
Mais en relisant, je vois que mon cas est différent d'autres, peut-être a-t-on simplement mélangé plusieurs situations différentes, certaines supportant la nuance, d'autres non, ce qui peut mener à des incompréhensions.

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LuLutine

le lundi 14 mars 2016 à 21h12

gdf
Encore que...me supprimer des réseaux sociaux, c'est un message qu'elle m'a envoyé, n'est ce pas ? Mmmm....non, je pense pas que ça compte comme "relation".

Ca peut être représentatif du lien qu'elle essaie de couper.
(Et dont il restera toujours un peu, si ténu soit-il, car on ne peut effacer le passé...)

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Sinuja (invité)

le lundi 19 mars 2018 à 22h40

Bonsoir
Colvert et bonheur
Vous êtes formidables de conseils.
J'aime éperdument l'oncle de mon mari .
Il m'aime aussi.
nous ne nous sommes jamais unis.
Juste une relation amicale avec une attirance inexplicable..
Juste nous nous sommes pris par la main, Le jour où nous nous sommes quittés, après mon séjour dans son pays..
Depuis 6 mois, nous échangeons chaque jour à hauteur d 3 h de messages.
notre relation, nous l'avons vue naître lors de nos échanges, elle a évolué en une réelle histoire d'amour.
Depuis Que nous nous sommes déclaré et Que nous sommes arrivés à la limite du possible..
Il réduit avec empathie nos échanges.
Il contrôle tout, je suis soumise au rythme des ces échanges..
Depuis quelques jours, j ai lâché prise.
Grâce à vos conseils, je n'accoure plus quand il me contacte.
Mais je réponds avec courtoisie et détachement quand je sais qu'il n'est pas connecté..
POUR quil n'y ait plus d'échanges .
plus de reproches, plus de mots doux..
Juste de la courtoisie.
J'en souffre..
devrais je cesser de lui répondre ?

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Etoile02 (invité)

le dimanche 09 septembre 2018 à 23h38

Bonjour, je suis amoureuse d un homme qui m aimes aussi mais je comprends pas qu il a besoin de boire et se retrouver dans des bars à pute. Meme si il me dit qu il ne fait rien, de ce qu il me dit, pour moi ce n est pas réspectueux. J en s ouffre.
Promesse promesse qu il n y retournerai pas mais ça recommence. Il n y a que des mensonges. J ai mis un therme mais je n assume pas car malgré ca y a l amour.
Besoin d aide je suis perdue.

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Siestacorta

le lundi 10 septembre 2018 à 10h19

Etoile02 : bon, comme de ton côté tu refuses ça et que du sien il le cache, et que par ailleurs il n'est pas en train de construire une relation supplémentaire, déjà, c'est pas du polyamour. Je suppose que tu le savais, mais puisque tu viens poser ta question chez les poly... Autant préciser.

Tu as donc deux options :

- celle que tu as choisie, partir, parce que ce n'est pas ce que tu veux, que ces comportements (chercher du sexe ailleurs, mentir, promesses non-tenues) te font du mal. Et une fois que tu lui as dit ce que tu ressentais, expliqué tes attentes, mais que ce n'est pas pris en compte, tu ne peux pas faire mieux, je crois. Donc tu t'es préservée, et c'est une décision forte et probablement lucide. A moins que lui trouve une raison fondamentale et nouvelle pour qu'il change de façon de vivre. Mais l'amour peut être là sans suffire à changer les gens...

- l'autre option, c'est que ton amour suffise à changer tes attentes. C'est à dire, tu l'aimes comme il est, avec ses besoins. Si ça ne te met pas en danger (la picole, des rapports pas protégés, faut mesurer les dégâts possibles et ceux qui n'arriveront pas), tu peux estimer que cette façon de vivre quand il n'est pas avec toi c'est à lui, si tu aimes le gars qui revient chez toi ben tant mieux. Mais je te parle d'une option difficile : pas de regarder ailleurs, être quand même blessée, rien dire - mais bien accepter, dire "je suis contente que tu t'amuses si tu me / nous met pas en danger".

Aucune option n'est meilleure qu'une autre, parce que chacune peut être bonne pour certains et pas pour d'autres. Mais, en gros, je pense que ton parti-pris doit être franc. Si ça te convient pas, va-t-en parce que tu ne peux pas décider à sa place de ce qu'il fera, si c'est pas ce que tu voulais mais que tu peux inventer une façon de faire sans le regretter, essaie.

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bonheur

le lundi 10 septembre 2018 à 11h03

Concernant l'alcool. Un alcoolique considère sa boisson comme un ami, un ami véritable. Il a conscience de se détruire en buvant, mais quand il boit, il retrouve un ami indéfectible. Le lien alcool - alcoolique est extrêmement puissant. Egalement un alcoolique prend constamment de bonnes résolutions... qui s'évaporent aussitôt.

Il n'y a qu'une prise en charge sérieuse et sur la durée qui peut venir à bout de l'alcoolisme. Ton amour n'y changera rien. C'est faux de penser que l'amour peut aider. L'amour est au contraire une charge supplémentaire et une raison en plus de boire. Dans les cures, la première chose, est de couper l'alcoolique du reste du monde. C'est difficile également pour l'entourage.

Après, tu sembles mélanger, étoile02, ce que tu ressens et votre lien. Les amours impossibles existent. On aime intensément, mais cet amour est ce que l'on ressent. Ce que l'autre ressent, est différent (pas absent, différent). Ensuite, il y a le lien, le "nous". Personnellement, un "nous" constitué de situations chaotiques, de mensonges, d'efforts d'un côté et de j'm'en foutisme de l'autre... je ne peux pas. Je romps. A la longue, tu vas y laisser ton âme, ta santé, et tout ce qui fait de toi quelqu'un de génial. J'espère qu'il ne te fais pas culpabiliser (comme quoi tu ne l'acceptes pas comme il est, ou autres). C'est ton droit de ne pas accepter cette situation, si tu l'as vit mal.

Chaque amour est unique. L'amour, par contre, n'est pas nécessairement exclusif. Aimer ET aimer est sain (dans de bonnes conditions, avec considérations et respects mutuel). Afin de ne pas chargé ce message, j'en indique un autre à la suite, avec un extrait de livre. Je te recommande ce livre, si tu lis volontiers !

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bonheur

le lundi 10 septembre 2018 à 11h05

Livre « le psy de poche – nous disposons tous des ressources nécessaires pour donner un sens à notre existence » de Susanna Mc Mahon. Marabout poche psy 9782501084857 à 5,99 €

Partie III : questions relationnelles

Chapitre 75 : comment savoir jusqu’où je dois aider les autres ?

D’abord, assurez-vous que l’autre a envie de ce que vous lui donnez. Ne partez pas de l’hypothèse qu’il a besoin de vos bons offices et ne donnez rien tant que vous vous sentez vous-même frustré. Cela se retournerait contre vous. Fuyez comme la peste le besoin d’être nécessaire aux autres. C’est un piège dans lequel il est facile de tomber. Vérifiez et contrôlez que ce dont vous faites cadeau – votre temps, votre énergie, vos services, votre sacrifice – est donné de bon cœur et sans la moindre arrière-pensée de votre part. Quand on vous demande de donner quelque chose, que vous n’en avez nulle envie mais que vous vous y sentez contraint, prenez toutes les mesures pour que cet état de chose ne perdure pas ; entourez-vous de garanties dès le départ. Sachez jusqu’où vous irez et où vous vous arrêtez. Si vous êtes incapable de faire cela, mieux vaut à long terme ne rien donner de vous-même. Si vous vous trouvez coincé dans une position où vous avez l’impression de devoir donner trop, jusqu’à en concevoir de l’amertume et de la colère, cessez de donner. Nul don à autrui ne vaut la peine de vous détruire. Si vous avez commencé à donner, nulle loi ne vous oblige à continuer. Méfiez-vous des gens qui attendent toujours quelque chose de vous. Ils manquent d’estime d’eux-mêmes, ils ne vous encourageront jamais à vous prendre en charge.

La fable qui suit est un bon exemple pour illustrer le danger qu’il y a à trop donner.

Dans une sombre forêt végétait un marécage en état de dépression chronique, profondément insatisfait de son sort. Par une belle journée ensoleillée, un tracteur frais émoulu de la chaîne de montagne partit se promener dans la forêt. Le tracteur sifflotant et chantonnant, heureux de vivre comme personne, tomba au détour du chemin sur le marécage :
- Bonjour ! lança-t-il au marécage. Quelle belle journée !
- Beurk, répondit le marécage. Tu parles ! Moi, je suis condamné à vivre dans ces sous-bois sombres où je ne vois jamais un rayon de soleil. J’en ai assez d’être un vieux marécage glauque.
- Mon pauvre marécage ! s’exclama innocemment le tracteur. Que pourrais-je bien faire pour t’aider ?
Le marais prit un instant de réflexion :
- Eh bien, si tu désires véritablement me rendre service, tu pourrais aller me chercher de la terre jusqu’à me remblayer complètement : ainsi, je cesserais d’être un marécage.
- Qu’elle bonne idée ! acquiesça le tracteur. Je serai enchanté de t’aider.
Et voilà notre tracteur qui se met à pelleter de la terre pour combler ce pauvre marécage. Il se donne du mal et charrie des tonnes de terre, des heures durant. Mais le marais, dépité par les maigres résultats de tant d’efforts, commence à maugréer :
- Je ne crois pas qu’à ce train-là, tu parviennes à changer grand-chose.
- D’accord, acquiesça de nouveau le tracteur, je vais faire plus vite.
La journée s’écoule et, au soir, le petit tracteur est épuisé. Hélas, le marécage n’a guère changé depuis le matin. Et le voilà qui se met en colère :
- Si tu m’aimais vraiment, ça se verrait. Je n’ai pas l’impression que tu y mettes beaucoup de bonne volonté.
Après avoir œuvré toute la journée pour aider son ami, le tracteur prend encore plus à cœur son rôle salvateur : il doit faire tout ce qu’il peut pour changer son ami. Malgré la fatigue, il redouble d’efforts, pelletant toute la nuit, tandis que le marais dort à poings fermés ; le jour suivant, il poursuit inlassablement son travail. Mais le marais s’obstine à ronchonner et ne cesse de se plaindre : de si piètres résultats prouvent bien que le tracteur manque vraiment de cœur. A bout de forces, le tracteur se tue à la tâche, puis s’enfonce lentement dans la vase gluante du marécage. Il disparaît, ne laissant derrière lui aucune trace de son passage. Le marécage est toujours marécage, il attend l’arrivée du prochain tracteur pour lui demander de le sauver de lui-même.

Qu’aurait dû faire le tracteur ? S’il avait appris l’estime de soi – la façon dont on peut se prendre en charge -, il aurait demandé au marécage ce que ce dernier était disposé à faire pour changer. Il aurait également pu passer à côté du marécage et se rendre compte qu’il constituait un piège dangereux. Ou, s’il était un tracteur bien intégré socialement, il aurait peut-être offert au marécage une aide momentanée. Ensuite, comprenant que sa contribution était inutile, il aurait passé son chemin, content d’avoir essayé, même si le marécage était toujours marécage. Dans tous les cas, si ce tracteur avait appris l’estime de soi, il n’aurait jamais donné sa vie pour le marécage.

Il y a des gens qui sont nés tracteurs (les donneurs) et ils sont attirés par ceux qui sont nés marécages (les preneurs). Pour que l’histoire se termine bien, il faut que tous les marécages et tous les tracteurs du monde apprennent, individuellement, à se prendre en charge. Les marécages doivent apprendre à s’occuper d’eux-mêmes et les tracteurs doivent apprendre à les laisser faire. Il faut que les tracteurs laissent les marécages continuer à être marécages. En payant de sa personne, le donneur met le receveur en position d’infériorité, en position de victime ; une victime qui tend à en vouloir à son soi-disant sauveur, voire à le haïr. On comprend aisément le rôle destructeur des preneurs, mais il y a également un grand pouvoir de destruction dans le fait de trop donner. L’objectif du donneur – se sentir bien et s’attribuer le mérite du changement – risque de dépasser largement les besoins du preneur.

Souvenez-vous du symbole de la bonbonnière : commencez par remplir la vôtre, puis vous pourrez penser à celle des autres. Donnez votre superflu, non votre nécessaire ; donnez quand votre bonbonnière à vous est pleine, donnez quand vous êtes sûr que ce dont n’est pas, pour vous, une privation. Sacrifiez-vous pour les autres tant que vous voulez, à condition de ne pas avoir l’impression de sacrifier quoi que ce soit. Dès que vous sentez que ce sacrifice vous coûte, cessez de donner et défendez vos propres intérêts.

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Profil

Lysal

le lundi 10 septembre 2018 à 11h21

Colvert

Parfois même il veut continuer coute que coute la relation, mais sous une forme différente de celle à laquelle on aspire, ce qui provoque un schisme avec un sentiment d'incompréhension, sans pour autant perdre l'affection que l'on porte. Ceci cultive un sentiment de frustration ou de difficulté à se "connecter", à trouver des moments de véritable partage, d'où l'expression "d'amour impossible".

RDV manqués, dialogue de sourd par sms, envie de parler mais souvent éteint par le manque de temps partagé, où s'embrasser pour jouir de cet amour empêche tout mot de sortir....

Nous voilà donc prisonnier

- d'un amour qui risque de ne pas fleurir (la relation étant comme bloquée à un niveau "bas")

- d'une frustration de ne pas avoir le temps de se "connecter"

- d'une envie de faire avancer la question sans jamais y parvenir

- d'une affection forte qui ruine les essais d'éloignement et fait nous espérer un demain meilleur à chaque fois que les mots, les gestes viennent apporter la preuve de l'affection mutuelle.

C'est cette rupture là qu'il est difficile d'assumer, celle que l'on ne veut pas mais que l'on sait nécessaire, dure, car contre ses propres émotions, mais nécessaire pour se libérer...

C’est intéressant car je pense que pas mal de monde est confronté à ce moment dans une relation amoureuse , à deux, à trois, à plus ...

C’est à mon sens un non problème , mais un moment charnière plus ou moins long où soit la relation fonctionne et d’une façon ou d’une autre on communique pour faire comprendre à l’autre ses sentiments, ses attentes, ses peurs ou soit c’est voué à l’echec Car il y a impossibilité de se livrer à l’autre. C’est à mon sens le moment où tout les acteurs ont découvert leurs sentiments et le moment de mettre «  un mot sur la relation » pour la rendre plus clair, chez certains c’est très rapide chez d’autre en fonction de la complexité, c’est le moment où toutes les peurs et blocages apparaissent, quand on parle de relation, il y toujours la prise en compte de toutes les formes de communications orales et écrit mais aussi le langage corporel, la compréhension de l’autre sous toutes ses dimensions, sans communication suffisante il n’y a pas de relation et surtout pas amoureuse. Ne pas aller vers l’autre à ce moment précis, ne pas le rassurer sur ses peurs et ses blocages, c’est la fin de la relation de fait, il n’y avais au final pas suffisamment d’interactions de quelques formes que ce soit suffisante pour cimenter la relation, on saborde son histoire.

Certaines histoires sont compliquées, mais quand ces histoires fonctionnent la communication y est toujours présente, elle peut être discrète, mais bien là, cette phase peut être longue et aboutir sur des incompatibilités amoureuse, mais à mon sens il ne s’agit pas d’amour impossible à ce stade, mais d’un manque flagrant d’interactions amoureuses et autant dire dans ce cas, on ne peu pas parler de relation amoureuse, mais d’incompatibilité amoureuse.

Les amours impossibles sont pour moi engendré par des situations, des idées et des croyances propre à chacun, elles sont en fonction des gens très subjectives, on se rend compte de ses éléments très tôt dans la relation bien avant cette phase et parfois après, mais cette phase n’est pas à mon sens la conclusion d’un amour impossible , mais celle d’une découverte amoureuse qui abouti ou pas vers une relation plus cadrée et plus claire.

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bonheur

le lundi 10 septembre 2018 à 12h00

L'amour est lié à soi, aux personnes aimées (je met au pluriel :-) ) et à l'interaction, enfin à chaque interaction et à l'ensemble que forment toutes les interactions, en polyamour (lien avec les métamours).

Je crois en effet, qu'il faut à la base tenté de dépasser les incompatibilités. Mon expérience m'a montré que celles-ci se révèlent en fait rapidement. On ne veut pas toujours les voir ou alors on les minimise. Parfois, on met le doigt dessus et l'autre fait en sorte de les réduire... durant un temps. Chasser le naturel, il revient au galop.

Oui, la communication est un atout, c'est vraiment indéniable. Il ne résous pas toujours tout. La communication, c'est aussi savoir dire non. C'est important de ne pas l'oublier. Nous avons tous ce nous nommer communément ici des limites. Celles-ci se révèlent généralement tôt. Parfois, on dépasse celles-ci et finalement, on vit bien malgré tout. Parfois non.

L'émotion amoureuse n'est pas toujours simple (le "je" ainsi que le "tu"). Le relationnel, le "nous", c'est vraiment compliqué. Déjà, quand on réalise cette complexité, on fait une avancée majeure.

Deux livres très intéressants sur les amours impossibles :
- "l'amour impossible - la folie nécessaire du coeur" de Jan Baur
- "les amours impossibles - accepter d'aimer et d'être aimé" de Saverio Tomassella

J'ajouterai :
- "se libérer de la tyrannie des répétitions amoureuses - plus jamais ça !" d'Yves-Alexandre Thalmann
Ce livre peut s'avérer également intéressant lors d'amours impossibles à répétition. Je devrai peut être le relire.

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