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TDA/H chez les adultes

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Merlyn

le mercredi 26 juin 2019 à 18h51

Je recommande le docteur Colombani, c'est quelqu'un de bienveillant. Il m'a indiqué la neuropsy à aller voir, il m'a indiqué étapes par étapes ce que je devais faire.

L'ECG c'est pour vérifier si tu n'as pas de soucis cardiaque incompatible avec le traitement médicamenteux.

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Merlyn

le samedi 29 juin 2019 à 20h25

J'ai commencé à prendre mon traitement mardi matin. Un comprimé le matin entre 8h00 et 9h00 pendant 8 jours. Normalement j'augmente le dosage à chaque huitaine mais je ne pourrais pas parce qu'une partie de mes comprimées ont disparus entre mardi et mercredi. Un de mes collègues m'à dit que je les avais rangé dans ma sacoche mardi matin mais lors de la prise du mercredi, ils n'y étaient plus... J'ai cherché party, rien trouvé et je pense à un vol... Dans tous les cas, le client chez qui je travaillais m'à remercié hier (vendredi). Ses raisons : le fait que je sois "perturbé" par mon traitement et une prise de bec avec un autre prestataire de service...

C'est la dernière fois que je parle du TDA à des collègues...

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bonheur

le samedi 29 juin 2019 à 21h24

:-( Y a des cons partout, malheureusement. Je suis désolée pour toi, tu n'avais pas besoin de ça, vraiment. Je souhaite que tu retrouves tes médicaments ou que tu puisses poursuivre dans de bonnes conditions.

Avec toi en pensées !

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Merlyn

le dimanche 30 juin 2019 à 00h14

Merci Bonheur !

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Merlyn

le mercredi 23 octobre 2019 à 19h27

@Siestacorta : je préfère parler du TDA ici pour ne pas déborder ailleurs. On m'a conseillé de ne pas annoncer que j'avais un TDA dans le milieu professionnel cependant, dans le cadre d'une relation amoureuse, je me dis qu'il faudra bien le dire à ma future potentielle partenaire. Comment fais tu toi ?

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Siestacorta

le mercredi 23 octobre 2019 à 20h45

Hm.
Milieu pro, c'est ton choix...
Moi je pense que mes soucis se verront ou me poseront plus de problèmes si je suis pas dans un environnement pro "prévenu".
Du coup, ce que j'ai fait, c'est, une fois que je suis certain que j'ai fait connaitre mes compétences et qualités,
- dire que j'ai une RQTH (ils ne peuvent pas le savoir sinon),
- dire qu'il s'agit de troubles psy mais que je préfère pas me sentir catalogué avec un vocabulaire spécialisé,
- dire que je suis "stabilisé", que j'ai pris en main le suivi psycho-médical, que je ne présente pas de risque de créer de gros problèmes (absences, crises, manque de fiabilité), que si je passe des entretiens c'est que je suis pas moins capable de bosser qu'un autre, voir plus facile à vivre parce que transparent sur mon tempérament, je cache pas mon jeu
- exprimer mes besoins concrets : dans mon cas, parler de temps partiel parce que j'ai une fatigabilité forte, et avoir demandé qu'il y ait un collègue "référent", qui soit durablement prêt à me redonner les consignes, me relancer, et prêt à faire le point régulièrement. Je ne suis pas dépendant, j'ai pas besoin de travailler en ESAT, mais faut pas me laisser trop durablement seul avec mes tâches, et ça se traduit par ce besoin d'encadrement pro un peu renforcé (il y a plus à dire, mais j'ai taillé un discours que j'assume et que je crois entendable).
- j'insiste pour dire que pour moi, la période d'essai est un essai des deux côtés. Si je sens que ça marche pas, je demande la possibilité de le dire sans qu'on comprenne que je le reproche.
- dire que j'ai les qualités de mes défaut, à savoir attentif et sensible aux besoins des autres, inventif sur certaines solutions...
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En relation...
Ben je le balance peut-être pas aussi vite que je balance "je suis poly" :-).
Mais relativement rapidement tout de même, quand le courant passe assez pour que je sente qu'il y a plus rencontre que séduction, je parle de mon côté anxieux, du fait que je suis souvent à côté de mes pompes, que j'ai passé pas mal de temps avec des psys et que ça se travaille, se médicalise, que travailler sur moi a eu plein d'avantages relationnels, mais que ça a de grandes chances d'être sensible dans une relation. Je demande pas d'aide que l'autre ne sache pas donner, mais j'ai besoin de pas mal de bienveillance, que les choses puissent être dites de façon posée (pas forcément toujours de façon posée, mais qu'elles finissent par l'être).

Un aspect où ça joue fort, pas seulement en amour mais en amitié, c'est que je demande souvent aux gens de me relancer sur des rendez-vous et des dates, dans la semaine avant. Ça se fait souvent spontanément de toute façon, mais je tiens à demander qu'on le fasse si on a pas reparlé du plan dans les 4 jours avant. Parce que oui, je zappe et/ou peux me décourager.

Ce qui passe un moins bien, lié à mon anxiété et aussi au tda, c'est ma difficulté avec les appels téléphones. Je peux faire le compromis d'appels hebdo ou bihebdo, je peux décrocher si on me texte avant pour me dire "j'appelle à telle heure", mais je déteste tellement le téléphone, le côté "t'es dispo à tout moment" (alors que déjà j'ai du mal à être dispo pour moi de façon suivie), que ça a souvent engendré des ralentissements, des non-dits sur une disponibilité attendue, des rancoeurs.

Bon, c'est pas que le tda, je crois que je suis aussi très évitant... Mais avec les troubles diagnostiqués, ça a du mal à passer malgré mes thérapies.

Bref, l'un comme l'autre, je fais pas que balancer mon diag et ils se débrouillent. Je parle des solutions que je met en place, j'explicite mes besoins, je dis que ce sont les âmes fêlées qui laissent le mieux passer la lumière...

J'ai pas un succès de dingue, hein. Mais au moins, quand ça passe, ça passe bien.

Message modifié par son auteur il y a 7 mois.

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Merlyn

le mercredi 23 octobre 2019 à 21h42

Eh bien merci pour tes conseils, c'était important ton retour d'expérience car de mon coté, le psychiatre, la neuropsychologue, ma compagne, mes amis proches, tout ce beau monde, me conseille de ne pas du tout parler du TDA sur Linkedin (quand j'avais encore un compte), ou pendant un entretien mais moi ça me gène, pour les raisons que tu avances : je pense que ça finira par se voir et je ne tiens pas à ce qu'on me reproche plus tard.

Néanmoins, moi je n'ai pas encore la "protection" de la RQTH donc je me dis que je prend quand même un risque d'en parler non ?

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Siestacorta

le mercredi 23 octobre 2019 à 22h05

Oui, sans la RQTH, ils n'ont pas un avantage supplémentaire à t'embaucher... Désolé de marquer ce point.

A noter que la RQTH ne décrit rien, et ne parle pas de ce qui constitue le handicap. Le papier dit juste qu'il y a un handicap reconnu pour toi. Mentionner la RQTH accrochera ceux que ça intéresse d'emblée, ce qui peut être rassurant. Moi c'est sur mon cv, sur Linkedin je sais pas si ça fonctionnerait ou si ce serait visible que tu essaies des mois avec ça marqué, des mois sans le marquer, pour voir la différence d'écho.

Faut savoir que 80 % des handicaps sont invisibles, donc les DRH peuvent comprendre que ça saute pas aux yeux, que le vocabulaire de diagnostic n'aidera pas toujours à comprendre les conséquences. Tu peux avoir une RQTH parce que t'as une tendinite et que t'as besoin qu'on achète des souris qui reposent bien le bras.

Donc je ne parle pas explicitement de TDA, mais de l'adaptation de poste. C'est différent.

Si je dis "trouble de l'attention" et "anxiété", oui, ça fait peur.
Par contre si je dis "RQTH", sans détailler de pathologie et que je décris comment adapter le poste, avec des demandes raisonnables et réfléchies, ils entendent "on va payer un peu moins à l'Etat et on travaille avec quelqu'un d'aussi utile que les autres, qui demande pas des trucs impossibles pour nous".
Si on me demande de détailler, je ne suis pas obligé de le faire par la Loi, c'est au feeling. Si je sens que ça va dans un bon sens, je continue mon laïus en disant que j'ai des formes d'anxiété pas très visibles quand on me connait pas bien, mais fatigantes.
Après la période d'essai, à mesure que je me suis entendu avec les collègues, j'ai été plus précis, mais rien ne m'y obligeait, ça changeait pas grand chose de le faire ou pas, mais plus de me faire comprendre.
Normalement, ton responsable et les personnes qui t'ont fait passer l'entretien ne doivent pas parler de ta RQTH ni de son existence aux collègues. Tu peux insister pour que ce soit le cas, en expliquant que tu ne veux pas être stigmatisé... A priori c'est un discours qui est bien accueilli.

Ceci dit : je travaille et souhaite continuer à travailler pour un milieu de la fonction publique, donc ils ont un devoir d'exemplarité. Et ils sont un peu plus informés que la moyenne. Pas forcément radicalement plus, mais comparativement au treutreupreneur premiay de corday de base, c'est déjà beaucoup. Mais tfaçon, si la boite est une PME de plus de 20 personnes, la RQTH les intéresse pour des questions d'économie, si c'est une très grosse boite ils sont déjà très formés pour savoir quoi faire.

Message modifié par son auteur il y a 7 mois.

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Merlyn

le mercredi 23 octobre 2019 à 22h38

Ce qui m'intéresse c'est qu'est ce que je fais en attendant la RQTH, ça prend 6 mois au moins on m'a dit et je vais être contraint pour des raisons alimentaires de devoir chercher un emploi avant ^^

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Siestacorta

le mercredi 23 octobre 2019 à 23h28

J'ai pas énorme de solution pour cette période-là, désolé...
J'étais au RSA et j'ai galéré. C'est aussi pour ça que je demandais l'AAH, dont je te parlais sur un autre fil.
A noter que tu peux cumuler ASS et APL. Je connais pas votre équilibre de budget.

Effectivement, sans RQTH, je pense pas que j'aurais osé parler de mes difficultés psy, parce que les employeurs n'y auraient pas vu leur intérêt.

Toutefois... Histoire de pas être décourageant : j'ai eu la rqth et la rita à peu près en même temps. Et pour être honnête, même sans rqth, la rita aidait déjà énormément : ça a tout changé à ma capacité de travail.
La rita, ça aide surtout quand t'as des objectifs, pour encourager ta cervelle à rester dessus.
Je sais pas si tu l'as expérimentée au travail, mais honnêtement, tu bosses différemment, parce que tu te perds moins avec ce qu'on te file. Ca booste le moral de sentir qu'on est plus dans le truc... Donc tes tda seraient peut-être moins visibles à l'oeil nu.

Je connais pas ton équilibre en sous, mais tu pourrais peut-être envisager soit des temps partiels soit des missions courtes et compléter avec la prime d'activité après deux ou trois mois de vache maigre.
6 mois après, t'as une RQTH, qui peut t'aider à appliquer à ta façon mon approche, et peut-être une AAH, pour arrondir les angles.

Et tu peux peut-être aussi signer pour un poste durable, bosser sous rita, une fois que t'as la RQTH tu vas voir la DRH, tu expliques tes besoins, et si ça les intéresse vous adaptez le poste et ils paient moins à l'Etat donc sont encore plus motivés pour te garder...

Message modifié par son auteur il y a 7 mois.

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artichaut

le jeudi 24 octobre 2019 à 13h48

Siestacorta
Ce qui passe un moins bien, lié à mon anxiété et aussi au tda, c'est ma difficulté avec les appels téléphones. Je peux faire le compromis d'appels hebdo ou bihebdo, je peux décrocher si on me texte avant pour me dire "j'appelle à telle heure", mais je déteste tellement le téléphone, le côté "t'es dispo à tout moment" (alors que déjà j'ai du mal à être dispo pour moi de façon suivie), que ça a souvent engendré des ralentissements, des non-dits sur une disponibilité attendue, des rancoeurs.

Alors me concernant je ne sais pas s'il y a anxiété, tda ou autre chose, mais… je suis pareil avec le téléphone. C'est déjà parfaitement insupportable cette intrusion sonore dans notre univers intime et quotidien… alors l'injonction à répondre c'est juste, pour moi inentendable.

Ma stratégie (que j'ai mis du temps à élaborer) c'est :
- je ne réponds plus jamais au téléphone (gros soulagement de ne plus avoir à me poser la question !)
- pour les rares personnes auxquelles j'accepterais éventuellement (et rarement) de répondre, je donne mon "mode d'emploi" :

M'envoyer un texto avant me demandant si c'est possible de m'appeler, m'indiquant en quelques mots de quoi il sera question, et combien de temps environ durera l'appel.
M'envoyer ce texto signifie de fait accepter :
- que je ne réponde pas rapidement au texto
- que je puisse dire non à l'appel
Dans tous les cas :
- je ne prends aucune décision au téléphone
- je ne partage pas d'intime au téléphone (donc s'attendre à ce que je sois froid, factuel et expéditif)
Par contre, c'est possible de me laisser des messages vocaux (sur répondeur, ou via une appli). Je les écoute et y réponds par texto ou mail.

Le truc des messages vocaux y'a des gens avec qui ça marche plutôt très bien : les personnes peuvent parler dans leur téléphone au lieu d'écrire (ce que visiblement y'en a qui aime faire ?!) et moi je peux écrire au lieu de parler (ce que j'aime faire) et tout le monde est content·e.

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Merlyn

le jeudi 24 octobre 2019 à 15h54

J'ai tendance aussi à filtrer les appels téléphoniques. Si la personne laisse un message téléphonique, tant mieux pour elle, sinon, tant pis.

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Merlyn

le jeudi 24 octobre 2019 à 19h43

Mon psychiatre vient de me répondre sur le sujet du travail
je colle ce qui est intéressant

Cher Monsieur La réponse à votre question est évidemment la recherche d’un travail à temps partiel et/ ou limité. Vous aurez moins de pression pour redémarrer, plus de temps et de facilité à vous équilibrer avec un traitement qui se met en place, et de reprendre de façon progressive.

je ne comprend pas ce qu'il entent par "limité" et vous ?

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alinea7

le jeudi 24 octobre 2019 à 23h53

Limité : qui ne te demande pas d'énergie, qui ne te fatigue pas, que tu peux faire à l'aise.
Ma compréhension.

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alinea7

le vendredi 25 octobre 2019 à 00h23

artichaut
Alors me concernant je ne sais pas s'il y a anxiété, tda ou autre chose, mais… je suis pareil avec le téléphone. C'est déjà parfaitement insupportable cette intrusion sonore dans notre univers intime et quotidien… alors l'injonction à répondre c'est juste, pour moi inentendable.

Moi qui pensais que ça faisait partie de ce que j'appelle mes troubles du spectre autistique. Je me sens moins seule d'un coup. ^^

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Siestacorta

le vendredi 25 octobre 2019 à 01h12

Merlyn
Mon psychiatre vient de me répondre sur le sujet du travail
je colle ce qui est intéressant

Cher Monsieur
La réponse à votre question est évidemment la recherche d’un travail à temps partiel et/ ou limité.
(...)

je ne comprend pas ce qu'il entent par "limité" et vous ?

Temps partiel, et si temps plein, a priori contrat court. Contrats de temps partiels courts possibles. Bref, pas de plein temps sur du long terme tant que tu te sens pas un peu plus stable.

Message modifié par son auteur il y a 7 mois.

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Siestacorta

le vendredi 25 octobre 2019 à 01h30

artichaut

- pour les rares personnes auxquelles j'accepterais éventuellement (et rarement) de répondre, je donne mon "mode d'emploi" :

J'en ai un aussi mais nettement moins restrictif.

Pour que je décroche, faut que je m'attende à l'appel (texto avant, on en a convenu, on a un truc pratico-pratique à régler).
Autrement dit, je ne décrocherai très probablement pas quand ça vient de nulle part...
Et bien sûr, avant d'appeler, je checke par texto ou messagerie.

Je peux parler au téléphone, longtemps, et dire des trucs persos. Mais si c'est régulier, ou normalisé, et que je peux craindre que la soirée y passe alors qu'on va se voir dans la semaine, ça me pèse.
Faut vraiment que j'y trouve du sens.
Je crois que c'est "bavarder" pour se donner une sensation de présence qui me convient le moins, ou pour occuper le temps. Je sais pas bien faire ça.
Je peux nettement plus facilement me manifester par textos, et je les valorise beaucoup quand j'en reçois. La réponse n'est pas obligatoire, mais bien probable.

Je met ça dans une case "anxiété sociale", peut-être une forme de sensibilité trop forte.
Trop absorbé par l'autre, et j'ai plutôt du mal à papoter et faire des trucs à côté. Je vis la conversation téléphonique, avec son côté très "mono-sensoriel", comme un entretien - si j'ai l'impression qu'on est plutôt dans une forme de zapping ou d'attention flottante, ça ajoute à mon bordel intérieur, qu'a pas besoin de ça.

Message modifié par son auteur il y a 7 mois.

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Merlyn

le vendredi 25 octobre 2019 à 13h03

Je me demandais si on ne pourrais pas étendre ce sujet de discussion à toutes les neuroatypies ?

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artichaut

le vendredi 25 octobre 2019 à 13h23

Merlyn
étendre ce sujet de discussion à toutes les neuroatypies ?

y'a déjà ce fil : NeuroAtypie ET Polyamorie


et +ou- dans le sujet :
- Polyamoureux et surdoués?!
- Aimer un histrionique

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