Polyamour.info



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Mon histoire, ma découverte...

Témoignage
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PolyMel (invité)

le lundi 29 avril 2019 à 15h05

Je laisse pour la 1ère fois un message ici.
J’ai 30 ans passé, 2 enfants et bientôt mariée.
Je n’ai jamais pensé que j’etais Polyamoureuse auparavant.
Je suis du genre plutôt compliquée et ne tombe pas facilement amoureuse.
J’ai toujours eu des relations relativement longues et suis quasiment restée amie avec tous mes ex notamment mon 1er amour avec qui pendant des années la situation est restée «  ambivalente » dans mon cœur. Je le désirais toujours, avait envie de partager des choses avec lui, de faire des choses avec lui mais pour autant j’etais bien dans mon couple et ne me voyait pas me séparer de mon conjoint. Je n’ai pas compris à ce moment là que c’etait deja ça... pour moi c’etait Juste le mythe de l’ex, l’obsession qui en découle car c’est un premier amour...
Puis avec les années... ce désir s’est éteint progressivement pour ne garder que l’amitié... je n’ai pas su pourquoi ça s’eteignait Mais ça me facilitait la tâche... je pouvais me concentrer sur l’organisation de mon mariage, avec l’esprit libre et entièrement dévoué à mon futur mari.
Jusqu’a Ce que je rencontre un homme par le plus grand des hasards avec lequel ça a tilté tout de suite, très bonne entente, amitié fusionnelle, à se parler tous les jours, même humour, bref...
les mois se sont écoulés et nous nous sommes de plus en plus rapprochés jusqu’a Ce qu’il m’embrasse, je précise qu’il est lui aussi marié et a des enfants également.
Au départ, c’est moi qui lui ait dit de ne pas trop s’attacher...
Puis finalement je me suis rendue compte qu’il comptait bien plus à mes yeux que je ne voulais l’admettre, je prenais plaisir à le voir, à ce qu’il me serre dans ses bras, me tienne la main, m’embrasse...
La culpabilité s’en Est suivie... pourquoi je fais ça ? Pourquoi j’ai besoin de lui ? Pourquoi mon conjoint ne me satisfait il pas entièrement ?...
Les doutes se sont insinues, les questions, devrais-je quitter mon futur mari ?
Mais cette idée me rendait malade car dans le fond je l’aime et ne souhaite pas le quitter...
Mais alors comment expliquer que je souhaitais aussi vivre des choses avec cet homme la ?
Je continuais de culpabiliser... mon futur mari s’est rendu compte que quelque chose changeait en moi... jusqu’a Ce que j’ai le besoin de lui avouer que oui, qu’un autre homme m’avait embrasser, que oui j’avais aimé ça, que pourtant oui je l’aime toujours autant... que oui j’etais Finalement peut être folle..
Suite à un décès, j’ai du commencer un suivi psy et c’est la qu’elle a commencé à m’aider sur ce point... elle m’a fait comprendre que oui je désirais ce mariage plus que tout mais qu’a Cote de ca, oui j’aime aussi cet homme... elle n’a pas encore employé le mot polyamour mais ça ne saurait tarder sauf si elle ne connaît pas..
C’est en effectuant des recherches après avoir entendu parler du terme trouple que je suis tombé sur les polyamours... et qu’en lisant je me suis rendue compte que c’etait Mon cas...
Ça m’a soulagé de constater que je n’etais Pas seule...
Ça m’a soulagé de me dire qu’il est difficile d’expliquer pourquoi on est capable de s’attacher très fort à des personnes au point qu’aux yeux des autres cela paraisse inapproprié, déplacé ou que sais-je...
Et en même temps j’ai toujours ce sentiment de culpabilité en me demandant pourquoi je ne suis pas comme les autres, culpabilité car mon conjoint lui n’est absolument pas polyamoureux, il est même raide dingue de moi et que lui imposé qui je suis aujourd’hui parce que je le comprend seulement c’est une rude épreuve...
Mais j’espere Réussir à avancer...
Le dialogue s’est instauré entre nous et j’espere Réussir à trouver des témoignages de personnes qui m’aideront à avancer sur tout ces sentiments nouveaux et cette acceptation de soi...

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Profil

oO0

le lundi 29 avril 2019 à 19h21

PolyMel
Je n’ai jamais pensé que j’etais Polyamoureuse auparavant.
Je suis du genre plutôt compliquée et ne tombe pas facilement amoureuse.
J’ai toujours eu des relations relativement longues et suis quasiment restée amie avec tous mes ex notamment mon 1er amour avec qui pendant des années la situation est restée «   ambivalente » dans mon cœur.
(...)
Jusqu’a Ce que je rencontre un homme par le plus grand des hasards avec lequel ça a tilté tout de suite, très bonne entente, amitié fusionnelle, à se parler tous les jours, même humour, bref...
(...)
Le dialogue s’est instauré entre nous et j’espere Réussir à trouver des témoignages de personnes qui m’aideront à avancer sur tout ces sentiments nouveaux et cette acceptation de soi...

Polyamoureuse ?

J'ai plus l'impression que c'est une question qui te libère qu'une affirmation, mais il y a certainement de nombreux éléments qui vont en ce sens, mais qui ne sont pas le seul fait du polyamour : l'amitié avec tes ex qui fait penser à la métamorie ; le fait de dialoguer avec ton futur mari avant de faire quoi que ce soit avec ton humoureux. Oui, j'avais envie du jeu de mot : humour/amoureux ; humoureux.

Alphonse ALLAIS
Les gens qui ne rient jamais ne sont pas des gens sérieux.

Oui, tout prendre au sérieux, ce n'est pas sérieux. Ce qui est sérieux, par contre, c'est que ton humoureux et toi avez des enfants et, ce n'est pas une mauvaise chose, parce que vous allez réfléchir à deux fois avant de vous lancer dans quoi que ce soit.

PolyMel
(...)
La culpabilité s’en Est suivie... pourquoi je fais ça ? Pourquoi j’ai besoin de lui ? Pourquoi mon conjoint ne me satisfait il pas entièrement ?...
Les doutes se sont insinues, les questions, devrais-je quitter mon futur mari ?
Mais cette idée me rendait malade car dans le fond je l’aime et ne souhaite pas le quitter...
Mais alors comment expliquer que je souhaitais aussi vivre des choses avec cet homme la ?
Je continuais de culpabiliser... mon futur mari s’est rendu compte que quelque chose changeait en moi... jusqu’a Ce que j’ai le besoin de lui avouer que oui, qu’un autre homme m’avait embrasser, que oui j’avais aimé ça, que pourtant oui je l’aime toujours autant... que oui j’etais Finalement peut être folle..
... je suis tombé sur les polyamours... et qu’en lisant je me suis rendue compte que c’etait Mon cas...
Ça m’a soulagé de constater que je n’etais Pas seule...
Ça m’a soulagé de me dire qu’il est difficile d’expliquer pourquoi on est capable de s’attacher très fort à des personnes au point qu’aux yeux des autres cela paraisse inapproprié, déplacé ou que sais-je...
Et en même temps j’ai toujours ce sentiment de culpabilité en me demandant pourquoi je ne suis pas comme les autres, culpabilité car mon conjoint lui n’est absolument pas polyamoureux, il est même raide dingue de moi et que lui imposé qui je suis aujourd’hui parce que je le comprend seulement c’est une rude épreuve...
Mais j’espere Réussir à avancer...
Le dialogue s’est instauré entre nous et j’espere Réussir à trouver des témoignages de personnes qui m’aideront à avancer sur tout ces sentiments nouveaux et cette acceptation de soi...

Ce qui te travaille, c'est l'acceptation de soi et la manière dont cela te travaille, c'est la culpabilité. Il faut distinguer, ici, deux objets de ta culpabilité : celle des sentiments ; celle d'une relation avec ton "humoureux".

Les sentiments amoureux et la culpabilité

L'esprit du polyamour a cet avantage certain de désamorcer la culpabilité d'éprouver des sentiments amoureux pour plusieurs personnes, bref, de sentir libre de s'éprouver tel que nous pouvons nous éprouver, sans jugement sur ces sentiments. Nous ne choisissons pas nos sentiments, nous avons seulement le choix de la manière de les assumer. Avec ton premier ex, ton choix a été de ne pas vivre tes sentiments ambivalents, le désir que tu avais encore pour lui. Se sentir libre de s'éprouver, c'est aussi ne pas se sentir obligé de vivre ses sentiments. J'insiste sur cette liberté de vivre ou non ces sentiments, parce que c'est là que nous avons la possibilité de choisir la manière de les assumer.

Jusqu'ici, l'acceptation de soi est tout à fait possible. C'est vraisemblablement là que tu peux avancer dans l'immédiat !

Reste que l'esprit polyamoureux, ce n'est pas seulement le fait d'éprouver des sentiments amoureux pour plusieurs personnes, mais surtout être capable d'accepter que l'autre puisse éprouver de tels sentiments pour quelqu'un d'autre que soi.

Les relations amoureuses et la culpabilité

L'esprit du polyamour, ici, n'est plus de sentir libre d'éprouver des sentiments pour d'autres personnes, mais d'être prêt à consentir que la personne avec qui nous vivons une relation puisse vivre d'autres relations comme en amitié. L'amitié n'interdit pas à un.e ami.e d'avoir d'autres ami.e.s, ce qui signifie que vous devriez être quatre à pouvoir accepter cela : ton futur-mari, la compagne de ton humoureux, mais aussi vous deux. Imagine le bouleversement émotionnel que c'est pour toi multiplié par quatre et que ce bouleversement puisse aboutir au même choix ? Que quatre personnes puissent se découvrir polyamoureuses ? C'est une découverte pour toi, mais est que ce le sera pour eux ?

Là, ce n'est plus seulement la question de l'acceptation de soi, tu l'auras compris. C'est une question de consentement où chaque personne doit pouvoir le donner de manière libre, éclairée ... et enthousiaste.

La question que je te pose est donc celle du temps qui te semble nécessaire pour quatre personnes afin de répondre pour elle-même, sans contrainte, notamment la contrainte de perdre l'autre, en comprenant bien ce qu'est le polyamour ? Est-ce qu'il y a urgence ?

S'il y a quelque chose de possible avec ton humoureux "aujourd'hui" si c'est réellement durable, cela peut être encore possible "demain" ... ou pas. Oui, comme pour ton ex, de tels sentiments peuvent disparaître, mais ils peuvent aussi rester. Qu'ils durent ou pas dans le temps en dit quelque chose, non ?

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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Profil

oO0

le lundi 29 avril 2019 à 19h51

Ah, oui !?! Non, tu n'es pas folle !

Deuxième phrase d'une petite fille
Je ne suis pas une folle, je suis une comique.

Sa première phrase était : "C'est beau !" - en voyant la neige.

Ton humoureux et toi avez un atout, votre humour !

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PolyMel (invité)

le lundi 29 avril 2019 à 20h01

A vrai dire, je n’ai pas dialogué tout de suite avec mon futur mari sur la présence de mon humoureux lol. J’etais Probablement dans le déni. Je ne comprenais pas franchement ce qui m’arrivait, pourquoi je les aimais tous les deux, je pensais juste que j’etais Comme certaines personnes, besoin d’avoir un amant et point barre mais l’envie est totalement différente de ça. J’aime avant tout partager du temps avec lui, discuter, rire, passer du temps même avec ses enfants... bref...
On se voit rarement car sa femme ne m’a jamais accepté même lorsque nous étions amis. De son côté il lui ment. Pourtant l’envie est là des deux côtés d’en pouvoir passer des moments ensembles ouvertement.
Mon conjoint lui est plus ouvert et je ne voyais pas continuer à lui mentir sur ce que je ressentais, j’étais mal de garder tout cela pour moi, j’avais le sentiment de le trahir...
J’avais besoin de plus de transparence, qu’il sache...
Comme je disais mon conjoint est monogame et sa plus grande peur réside dans le fait de me perdre...
je l’ai donc rassuré sur ce point.
Je ne sais pas trop comment les choses évolueront car devoir constamment mentir a sa conjointe sur ma présence finira sans doute par avoir raison de moi... j’ai besoin d’avoir l’esprit libre pour avancer..
Mon conjoint acceptant (pour le moment) qui je suis et mes envies même si cela va être progressif car c’est Un gros changement pour lui, ce n’est même pas une certitude qu’il y ait concrètement une suite à cette histoire...

«   Ce qui est sérieux, par contre, c'est que ton humoureux et toi avez des enfants et, ce n'est pas une mauvaise chose, parce que vous allez réfléchir à deux fois avant de vous lancer dans quoi que ce soit. »

Ça c’est certain. Dans l’immediat Quoi qu’il en soit on ne s’imagine pas vivre ensemble, je suis bien avec mon conjoint et mes enfants et lui plutôt assez bien de son côté également même si les choses sont plus compliquées.

«  Ce qui te travaille, c'est l'acceptation de soi et la manière dont cela te travaille, c'est la culpabilité. Il faut distinguer, ici, deux objets de ta culpabilité : celle des sentiments ; celle d'une relation avec ton "humoureux".

Les sentiments amoureux et la culpabilité

L'esprit du polyamour a cet avantage certain de désamorcer la culpabilité d'éprouver des sentiments amoureux pour plusieurs personnes, bref, de sentir libre de s'éprouver tel que nous pouvons nous éprouver, sans jugement sur ces sentiments. Nous ne choisissons pas nos sentiments, nous avons seulement le choix de la manière de les assumer. Avec ton premier ex, ton choix a été de ne pas vivre tes sentiments ambivalents, le désir que tu avais encore pour lui. Se sentir libre de s'éprouver, c'est aussi ne pas se sentir obligé de vivre ses sentiments. J'insiste sur cette liberté de vivre ou non ces sentiments, parce que c'est là que nous avons la possibilité de choisir la manière de les assumer. »

Oui et non...
On est libre en effet d’assumer ou pas... reste une certaine part de frustration et de douleurs aussi quand on doit mettre ses sentiments de côté, qu’on ne peut pas les exprimer librement et qu’on s’oblige à avancer sans pouvoir les vivre »

«  Reste que l'esprit polyamoureux, ce n'est pas seulement le fait d'éprouver des sentiments amoureux pour plusieurs personnes, mais surtout être capable d'accepter que l'autre puisse éprouver de tels sentiments pour quelqu'un d'autre que soi. »

Sur ce point, mon humoureux ayant toujours de l’amour pour sa femme, je respecte son couple, sa famille, ses enfants...
Je pense donc que de ce côté la, mon acceptation est plutôt bonne. J’essaie même d’ameliorer Les choses quand la situation s’envenime et qu’il ne la comprend pas, parce que je suis une femme aussi et donc bien placée pour comprendre parfois certaines réactions de femmes tout simplement.

«  Que quatre personnes puissent se découvrir polyamoureuses ? C'est une découverte pour toi, mais est que ce le sera pour eux ? »

Pour mon humoureux, il est actuellement poly (enfin selon lui..). Je ne sais pas si on peut réellement le devenir ?
Personnellement je me suis rendue compte que je l’ai toujours été. Je n’avais juste pas conscience de l’etre...
Mais lui de son côté je ne sais pas trop... il n’est ni tactile, ni très social, je suis sa première «  amie », il n’a toujours eu que des potes... fait-il un déni sur l’amour qu’il a réellement pour sa femme qui serait plutôt de l’affection aujourd’hui ? Ou est il réellement polyamoureux aussi ?
Toujours est il que moi j’arrive à avancer, à accepter sa femme, le fait qu’il l’aime...
De là je suis plutôt à l’aise dans les relations en V que dans des relations ouvertes. J’ai toujours dit à mon homme que si un jour il a quelqu’un, je préfère ne pas trop en savoir si la présence de cette personne mais... je connais aussi mon conjoint... ce n’est pas un polyamoureux, il est exclusif, s’il Venait à rencontrer quelqu’un d’autre, il partirait sûrement...

«  Est-ce qu'il y a urgence ?
S'il y a quelque chose de possible avec ton humoureux "aujourd'hui" si c'est réellement durable, cela peut être encore possible "demain" ... ou pas. Oui, comme pour ton ex, de tels sentiments peuvent disparaître, mais ils peuvent aussi rester. Qu'ils durent ou pas dans le temps en dit quelque chose, non ? »

Sachant que cela fait déjà un an et demi que mon humoureux et moi parlons énormément, que cela fait quelques mois qu’il y a eu un rapprochement physique et que l’envie de partager et d’avoir des moments ensemble est là depuis bien longtemps, il n’y a évidemment pas d’urgence...
Je vais devoir faire mon chemin avec mon conjoint... et ça avance dans l’immediat Plutôt bien même si je ne souhaite pas le brusquer...
Pour mon humoureux... on verra ce que le temps donnera mais son comportement est plus à risque que le mien c’est Certain et il sait que je ne l’approuve pas...
quand nous en parlons ensemble, il me dit simplement que sa femme n’est pas aussi ouverte que mon conjoint et que si elle l’apprend, elle le quittera...

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Profil

oO0

le lundi 29 avril 2019 à 22h39

PolyMel
A vrai dire, je n’ai pas dialogué tout de suite avec mon futur mari sur la présence de mon humoureux lol. (Content que cela te fasse rire !) J’etais Probablement dans le déni. Je ne comprenais pas franchement ce qui m’arrivait, pourquoi je les aimais tous les deux, je pensais juste que j’etais Comme certaines personnes, besoin d’avoir un amant et point barre mais l’envie est totalement différente de ça. J’aime avant tout partager du temps avec lui, discuter, rire, passer du temps même avec ses enfants... bref...

Le fait de ne pas avoir dialogué tout de suite sur sa présence est compréhensible de plusieurs manières.
1) Le temps nécessaire pour comprendre ce qui arrive. Comment parler d'une situation que nous ne comprenons pas nous-mêmes ? Qu'est-ce que nous cachons quand nous ne savons pas nous-mêmes ce que nous cachons ?
2) Le fait de n'avoir comme référence sociale que le modèle des amants. (J'y reviendrai à propos de la frustration.)
Le fait de ne pas vouloir être simplement amant, c'est là que tu peux en apprendre beaucoup sur toi-même.

PolyMel
On se voit rarement car sa femme ne m’a jamais accepté même lorsque nous étions amis. De son côté il lui ment. Pourtant l’envie est là des deux côtés de pouvoir passer des moments ensembles ouvertement.
Mon conjoint lui est plus ouvert et je ne voyais pas continuer à lui mentir sur ce que je ressentais, j’étais mal de garder tout cela pour moi, j’avais le sentiment de le trahir...
J’avais besoin de plus de transparence, qu’il sache...
Comme je disais mon conjoint est monogame et sa plus grande peur réside dans le fait de me perdre...
je l’ai donc rassuré sur ce point.
Je ne sais pas trop comment les choses évolueront car devoir constamment mentir a sa conjointe sur ma présence finira sans doute par avoir raison de moi... j’ai besoin d’avoir l’esprit libre pour avancer..
Mon conjoint acceptant (pour le moment) qui je suis et mes envies même si cela va être progressif car c’est Un gros changement pour lui, ce n’est même pas une certitude qu’il y ait concrètement une suite à cette histoire...
Ça c’est certain. Dans l’immediat Quoi qu’il en soit on ne s’imagine pas vivre ensemble, je suis bien avec mon conjoint et mes enfants et lui plutôt assez bien de son côté également même si les choses sont plus compliquées.

Il y a l'amitié, ce que signifie l'amitié pour toi et d'un autre côté, ce besoin de transparence, cette peur de trahir ... sa confiance - j'imagine - et donc le besoin de respecter sa confiance. À l'inverse, le fait de mentir sur ta présence peut être vécu par sa femme comme une trahison de sa confiance. Là, je me poserais la question de ce que signifie pour elle l'amitié, notamment l'amitié entre hommes et femmes. Plus loin, tu écris qu'il a peu d'amies, voire que tu es sa seule amie. C'est visiblement là que coince le dialogue dans leur relation.

Pour le moment, ton conjoint accepte et tu ne sais pas s'il y aura une suite à votre histoire, notamment parce que le fait de devoir rester cachée t'use. Là, c'est la conscience de l'évolution des relations dans le temps sans perdre de vue le présent. Cette conscience permet de se libérer de l'urgence de l'instant. C'est plutôt étriqué l'instant, tellement étriqué que cela peut de venir étouffant, ce qui ne vous empêche pas de profiter de l'instant, d'apprécier votre vie de couple et de famille chacun de votre côté. Oui, c'est une chance.

PolyMel
On est libre en effet d’assumer ou pas... reste une certaine part de frustration et de douleurs aussi quand on doit mettre ses sentiments de côté, qu’on ne peut pas les exprimer librement et qu’on s’oblige à avancer sans pouvoir les vivre.

Il y a toujours un moment où la frustration se porte sur la société : "Pourquoi ne m'a-t-elle pas proposé ce choix ?" Le danger est à ce moment là d'oublier pour qui vous mettez vos sentiments de côté, parce que ce n'est pas pour la société, mais respecter des personnes que vous aimez. C'est déjà une manière d'assumer. Qu'est-ce que l'amour sans le respect ? Oui, le respect à une force d'obligation, nous sommes obligés de respecter même des personnes que nous n'aimons pas.

Ce sens du respect n'a-t-il pas joué chez toi en faveur du polyamour plutôt qu'une simple relation d'amant ? C'est une question qui peut te permettre de te (re)connaître là où tu peux avoir le sentiment de te perdre.

PolyMel
Sur ce point, mon humoureux ayant toujours de l’amour pour sa femme, je respecte son couple, sa famille, ses enfants...
Je pense donc que de ce côté la, mon acceptation est plutôt bonne. J’essaie même d’ameliorer Les choses quand la situation s’envenime et qu’il ne la comprend pas, parce que je suis une femme aussi et donc bien placée pour comprendre parfois certaines réactions de femmes tout simplement.

Si tu veux en apprendre un peu plus, je te conseille de t'informer sur la metamorie qui met justement en jeu la question du respect des partenaires avec lesquel.le.s ses propres partenaires sont en relation. Il ne s'agit pas seulement de faire attention aux personnes avec lesquels nous pouvons être en relation, mais également à leurs autres relations. Et c'est ce que tu fais assez naturellement dans un esprit d'amitié. C'est probablement l'aspect que sa femme est le plus loin d'imaginer.

PolyMel
«   Que quatre personnes puissent se découvrir polyamoureuses ? C'est une découverte pour toi, mais est que ce le sera pour eux ? »
(...)
Toujours est il que moi j’arrive à avancer, à accepter sa femme, le fait qu’il l’aime...
De là je suis plutôt à l’aise dans les relations en V que dans des relations ouvertes. J’ai toujours dit à mon homme que si un jour il a quelqu’un, je préfère ne pas trop en savoir si la présence de cette personne mais... je connais aussi mon conjoint... ce n’est pas un polyamoureux, il est exclusif, s’il Venait à rencontrer quelqu’un d’autre, il partirait sûrement...


Là, tu vois, tu préfèrerais ne pas savoir, ce qui veut dire que tu aurais moins facile à accepter une relation de ton conjoint que celle de ton humoureux. Il faut du temps pour non seulement comprendre, mais arriver à ressentir ce que peux être un tel choix de vie. Il y a des livres référencés sur le forum. Françoise SIMPERE est souvent le plus agréable à lire, le plus vivant, le plus déroutant pour les préjugés auxquels nous avons pu être habitués. Je préfère "Aimer plusieurs hommes" qui ne se trouve plus que d'occasion;

PolyMel
Sachant que cela fait déjà un an et demi que mon humoureux et moi parlons énormément, que cela fait quelques mois qu’il y a eu un rapprochement physique et que l’envie de partager et d’avoir des moments ensemble est là depuis bien longtemps, il n’y a évidemment pas d’urgence...
Je vais devoir faire mon chemin avec mon conjoint... et ça avance dans l’immediat
Pour mon humoureux... on verra ce que le temps donnera mais son comportement est plus à risque que le mien c’est Certain et il sait que je ne l’approuve pas...
quand nous en parlons ensemble, il me dit simplement que sa femme n’est pas aussi ouverte que mon conjoint et que si elle l’apprend, elle le quittera...

Cela respire une certaine tranquillité tout ça !?! Je me trompe où tu ne ressens pas une absolue nécessité de mener une vie polyamoureuse, mais simplement l'envie de te/vous laisser une chance ? En tous cas, il y a une certaine sérénité et prudence chez toi. Sinon, il préjuge un peu vite pour sa femme et ce genre de préjugé peut faire mal. C'est plus facile de recevoir la confiance d'être capable de s'entendre dire des choses pas facile que de se la voir refusée, d'être traité comme une personne incapable de l'entendre. En plus, c'est une estime d'elle qui ne peut que diminuer l'amour qu'il a pour elle.

Bonne continuation !

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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PolyMel (invité)

le mardi 30 avril 2019 à 08h40

«  Le fait de ne pas vouloir être simplement amant, c'est là que tu peux en apprendre beaucoup sur toi-même. »

C’est en effet le point que j’ai eu du mal à comprendre...
Pourquoi ne pas réussir à me contenter d’avoir des relations sexuelles cachées ?
Pourquoi me rendre compte qu’il compte pour moi... et effectivement ça permet de mieux se connaître, d’avancer...

«  Il y a l'amitié, ce que signifie l'amitié pour toi et d'un autre côté, ce besoin de transparence, cette peur de trahir ... sa confiance - j'imagine - et donc le besoin de respecter sa confiance. À l'inverse, le fait de mentir sur ta présence peut être vécu par sa femme comme une trahison de sa confiance. Là, je me poserais la question de ce que signifie pour elle l'amitié, notamment l'amitié entre hommes et femmes. Plus loin, tu écris qu'il a peu d'amies, voire que tu es sa seule amie. C'est visiblement là que coince le dialogue dans leur relation. »

Alors pour elle la question de l’amitie Homme/femme déjà... n’existe pas lol. Une femme qui approche son homme c’est Forcément suspect, forcément ciblé...
Là où j’ai vecu de mon côté entourée de potes et où donc je suis une convaincue de l’amitie Homme/femme sans forcément qu’il y ait une ambivalence. Et nous sommes d’accord sur le fait que sa femme, si elle l’apprend, le vivra comme une trahison. Nous en avons déjà parlé mais son discours revient toujours au même point... elle n’est pas ouverte, ne comprendra pas et le quittera.

«  Pour le moment, ton conjoint accepte et tu ne sais pas s'il y aura une suite à votre histoire, notamment parce que le fait de devoir rester cachée t'use. Là, c'est la conscience de l'évolution des relations dans le temps sans perdre de vue le présent. Cette conscience permet de se libérer de l'urgence de l'instant. C'est plutôt étriqué l'instant, tellement étriqué que cela peut de venir étouffant, ce qui ne vous empêche pas de profiter de l'instant, d'apprécier votre vie de couple et de famille chacun de votre côté. Oui, c'est une chance. »

Tout à fait, je considère cela comme une chance d’etre Bien et de vivre ca librement sans contraintes... mais jamais réellement bien finalement puisque j’ai toujours cette peur de la réaction de sa femme car, comme on dit, tout se sait un jour...
Le monde est petit et on pourrait très bien croiser quelqu’un qui nous connaît...

«  Ce sens du respect n'a-t-il pas joué chez toi en faveur du polyamour plutôt qu'une simple relation d'amant ? C'est une question qui peut te permettre de te (re)connaître là où tu peux avoir le sentiment de te perdre. »

J’imagine que si oui. Le respect va aussi avec l’amour de toute manière.

«  C'est probablement l'aspect que sa femme est le plus loin d'imaginer. »

Et bien ça completement... sa femme, depuis le début c’est A dire un an et demi, n’a jamais cherché à en savoir plus me concernant, elle m’a jugé du seul jour où elle m’a croisé physiquement, lui a toujours dit qu’elle ne voulait pas entendre parler de moi... il a bien tenté de lui faire comprendre les choses positives que je lui apporte ainsi qu’indirectement A son couple mais tu l’as parfaitement bien compris, il y a un gros souci de communication entre eux, de dialogue et même je dirai d’une Certaine liberté puisqu'elle se permet de faire des choses qu’elle ne lui autorise pas en retour.

«  Là, tu vois, tu préfèrerais ne pas savoir, ce qui veut dire que tu aurais moins facile à accepter une relation de ton conjoint que celle de ton humoureux. Il faut du temps pour non seulement comprendre, mais arriver à ressentir ce que peux être un tel choix de vie. »

Oui j’aurai plus de mal dans le sens où mon conjoint n’est pas un polyamoureux mais un monogame exclusif. Donc dans mon inconscient, il tomberait amoureux de quelqu’un d’autre, il partirait. Je le connais. Donc je préférerai en effet ne pas trop en savoir, de peur d'apprendre que cette personne compte plus que moi et qu’il va partir. J'aurai moins de mal avec une amante de passage. Je sais qu’en amour il est possessif et exclusif, quand il aime quelqu’un d’autre, il zappe l’ancienne...

«  Cela respire une certaine tranquillité tout ça !?! Je me trompe où tu ne ressens pas une absolue nécessité de mener une vie polyamoureuse, mais simplement l'envie de te/vous laisser une chance ? En tous cas, il y a une certaine sérénité et prudence chez toi. Sinon, il préjuge un peu vite pour sa femme et ce genre de préjugé peut faire mal. C'est plus facile de recevoir la confiance d'être capable de s'entendre dire des choses pas facile que de se la voir refusée, d'être traité comme une personne incapable de l'entendre. En plus, c'est une estime d'elle qui ne peut que diminuer l'amour qu'il a pour elle. »

J’ai l’envie de nous laisser une chance en effet mais la prudence est de mise avec une femme qui de l’autre côté ne sait rien... je tiens à me préserver aussi...
Pour sa femme, lorsque je lui fais comprendre que le fait d’en Discuter (meme par exemple juste du fait qu’il s’est rendu compte qu’il peut aimer plusieurs personnes) c’est Même pas envisageable dans sa tete. Il me dit qu’il la connait par cœur, qu’il a essayé... mais qu’elle n’est pas aussi ouverte que mon conjoint, qu’il connaît ses réactions et me répète sans cesse qu’elle partira...
Ceci dit, de ma propre conclusion même si je n’ai osé lui dire, c’est à se demander si elle l’aime vraiment de son côté... personnellement lorsque j’aime, je fais tout pour retenir l'autre, le comprendre, qu’on puisse avancer...
Je ne suis pas convaincue qu’en faisant l’inverse, un couple puisse avancer sur de bonnes bases...

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Profil

oO0

le mercredi 01 mai 2019 à 12h01

Ton histoire, ta découverte ...

Leur histoire, leur découverte ...

Actuellement, tu sembles respecter intuitivement le rythme de ton conjoint, de ton humoureux et de sa conjointe.

Cependant, je reviens sur la société, parce que dans mon expérience personnelle, ma colère vis-à-vis de ce que je pouvais percevoir être la société m'a quelque fois conduit à oublié les personnes. Cet état me semblait ne pas me respecter, respecter qui j'étais ou voulais être, ce qui m'enlevait toute envie de la respecter, d'en respecter les règles ... sans me rendre compte que, en fait, je prenais le risque de ne pas respecter des personnes. La société me semble injuste, pourquoi devrais-je être juste ? Oui, sauf, que la société n'existe pas, il n'y a que des personnes qui existent, co-existent déjà comme elles peuvent, ce qui fait que, en certaines occasions, c'est moi qui ait été injuste avec des personnes.

L'histoire de la société, ses découvertes ... Elle a aussi son rythme à respecter, la société, cette co-existence nébuleuse ou nous n'avons pas d'autre choix que de vivre ensemble comme il n'y a qu'un seul monde à se partager.

La situation conjugale de ton humoureux lorsque sa femme semble incapable d'envisager une amitié possible entre hommes et femmes exprime probablement une insécurité affective chez elle. Peut-être qu'elle s'autorise des amitiés avec des hommes et ne lui en autorise pas avec des femmes, parce qu'elle est une femme et qu'elle sait se contrôler et contrôler des hommes et qu'il est un homme, que les hommes ne se contrôlent pas ... alors que votre histoire montre le contraire. Peu importe ce qui est juste ou injuste, il y a une réelle insécurité affective, des peurs en jeu : la peur de la perdre pour lui et pour elle, ... elle le sait mieux. Ce que je constate, c'est que si elle croit vivre dans un monde où l'amitié entre hommes et femmes est impossible, elle croit vivre dans un monde plus hostile qu'il ne l'est. Pour le polyamour, c'est certain, vu la proximité avec l'amitié ...

J'ai essayé une fois de sortir d'une situation où mes sentiments amoureux empêchait toute perception d'intentions amicales bien que j'avais accepté leur non-réciprocité, que je n'avais plus aucune intention de relation amoureuse. La seule manière dont je suis sorti de cette situation, c'est en acceptant que je ne sortirais jamais de la confusion qu'entretenait mes sentiments amoureux pour elle. Que le fait que je puisse l'aimer signifie l'accepter telle qu'elle est, c'est-à-dire sans place dans sa vie amoureuse pour moi était purement et simplement inconcevable. Tout ce que je pourrais dire ou faire ne serait jamais interprété autrement que comme des tentatives amoureuses et ne continuerait qu'à alimenter cette confusion.

Ici, ce n'est qu'un cas particulier où l'amour domine toutes les autres interprétations possibles, je n'ai aucune idée de ce que c'est quand il s'agit d'une généralité qui dirige une vie. La seule porte d'entrée que je vois pour ton humoureux, c'est la question de l'amitié dans leur relation à eux : ont-ils l'impression de se traiter mieux ou moins bien que s'ils étaient amis ? Qu'est-ce que l'amitié dans leur relation peut leur apporter ? Ce n'est pas un cheval de Troie, je pense juste que des conjoints incapables d'amitiés entre eux ne peuvent voir à termes qu'un couple voué à l'échec. Bien souvent, l'amour est prétexte à ne pas respecter les valeurs les plus élémentaires de l'amitié, prétexte à faire ce que jamais il ne serait possible de faire à un.e ami.e. L'amitié vient elle aussi de notre capacité à aimer et sans elle, il n'est que possible de ne pas se sentir aimé ... pleinement.

Bon, personnellement, je ne vois pas ce que je pourrais te dire d'autre. Pour ce qui est de l'amitié, d'une forme de polyamour sans sexualité, il y a bonheur qui est l'une des mieux placée pour parler de ce qu'elle appelle la polyaffectivité. C'est un choix de vie pour elle plus que le choix d'un moment de vie. Ce qui pour soi n'est qu'une étape de vie est parfois un lieu de vie pour d'autres tout comme une étape peut devenir un lieu de vie.

Il y a aussi d'autres personnes qui parlent d'amireux : contraction d'ami et amoureux qui peut signifier une amitié avec des sentiments amoureux, mais qui restent principalement une amitié.

Bonne route dans ton acceptation de soi, des autres et ... de la société :-)

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PolyMel

le mercredi 01 mai 2019 à 14h22

oO0
Actuellement, tu sembles respecter intuitivement le rythme de ton conjoint, de ton humoureux et de sa conjointe.

J’en ai en tout les cas l’impression pour le moment...

oO0 La situation conjugale de ton humoureux lorsque sa femme semble incapable d'envisager une amitié possible entre hommes et femmes exprime probablement une insécurité affective chez elle. Peut-être qu'elle s'autorise des amitiés avec des hommes et ne lui en autorise pas avec des femmes, parce qu'elle est une femme et qu'elle sait se contrôler et contrôler des hommes et qu'il est un homme, que les hommes ne se contrôlent pas ... alors que votre histoire montre le contraire. Peu importe ce qui est juste ou injuste, il y a une réelle insécurité affective, des peurs en jeu : la peur de la perdre pour lui et pour elle, ... elle le sait mieux. Ce que je constate, c'est que si elle croit vivre dans un monde où l'amitié entre hommes et femmes est impossible, elle croit vivre dans un monde plus hostile qu'il ne l'est. Pour le polyamour, c'est certain, vu la proximité avec l'amitié ...

Elle ne s’autorise pas d’amitie avec d’hommes non plus...
Une femme fréquente des copines, un homme des potes, ça s’arrete la. Pourtant mon humoureux me dit qu’elle est entourée de copines ayant des potes mais elle ne se le permet pas et ne trouve pas ça normal...
Je pense qu’elle a un réel mal-être de base vis à vis d’elle-meme, du regard qu’elle se porte et donc qu’elle porte sur le monde qui l’entoure...

oO0Tout ce que je pourrais dire ou faire ne serait jamais interprété autrement que comme des tentatives amoureuses et ne continuerait qu'à alimenter cette confusion.

Et comment t’en es-tu sorti ?

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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PolyMel

le mercredi 01 mai 2019 à 14h31

oO0 Ici, ce n'est qu'un cas particulier où l'amour domine toutes les autres interprétations possibles, je n'ai aucune idée de ce que c'est quand il s'agit d'une généralité qui dirige une vie. La seule porte d'entrée que je vois pour ton humoureux, c'est la question de l'amitié dans leur relation à eux : ont-ils l'impression de se traiter mieux ou moins bien que s'ils étaient amis ? Qu'est-ce que l'amitié dans leur relation peut leur apporter ? Ce n'est pas un cheval de Troie, je pense juste que des conjoints incapables d'amitiés entre eux ne peuvent voir à termes qu'un couple voué à l'échec. Bien souvent, l'amour est prétexte à ne pas respecter les valeurs les plus élémentaires de l'amitié, prétexte à faire ce que jamais il ne serait possible de faire à un.e ami.e. L'amitié vient elle aussi de notre capacité à aimer et sans elle, il n'est que possible de ne pas se sentir aimé ... pleinement.

Je suis complètement d’accord avec toi. Cependant autant les choses vont très bien de mon côté avec mon futur mari, il y a toujours autant de complicité, de partage, d’amour, de désir...
Autant du côté de mon humoureux les choses sont délicates...
Il y a déjà une très mauvaise communication entre eux qui découlent donc sur une très mauvaise gestion quotidienne de leur couple. Je pense qu’une base saine est une base communicative.
De plus, sur le plan sexuel, c’est Au point mort, sa femme n’a plus d’envies, plus de désir réel pour lui...
Mon humoureux lui a déjà exprimé sa peine d’etre Rejeté de cette façon, dialogue qu’il n’a réussi à avoir que parce que j’etais Derrière pour l’aider à trouver les mots...
Elle lui trouve des «  prétextes » tel que «  je ne sais plus comment t’approcher » or... quand c’est lui qui l’approche et manifeste son envie, elle le repousse...
Envisager une amitié avec moi, pour elle c’est Je pense impensable, elle me perçoit comme une rivale capable d’apporter à son homme ce qu’elle-meme n’arrive plus à apporter, en un sens c’est logique et en même temps pas tant que ça car elle ne se bat même pas, ne fait même pas d’efforts pour montrer qu’elle a encore du désir ou même l’envie d’avancer avec lui...
Sauf en dehors de leurs enfants... il n’y a que là qu’ils arrivent à se retrouver réellement mais les enfants ne font pas tout...
De là en effet peut se poser la question de la viabilité dans la durée de leur couple...
Réflexion que je me suis déjà faite...

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oO0

le jeudi 02 mai 2019 à 09h31

Comment je suis sorti de cette situation de confusion entre amour et amitié ?

En acceptant que je n'en sortirais jamais, du moins dans cette situation. En acceptant de rester incompris, de vivre avec le sentiment d'incompréhension qui va avec, comme être pris pour une personne que je ne suis pas ou du moins que je pense ne pas être.

PolyMel
Envisager une amitié avec moi, pour elle c’est Je pense impensable, elle me perçoit comme une rivale capable d’apporter à son homme ce qu’elle-meme n’arrive plus à apporter, en un sens c’est logique et en même temps pas tant que ça car elle ne se bat même pas, ne fait même pas d’efforts pour montrer qu’elle a encore du désir ou même l’envie d’avancer avec lui...
Sauf en dehors de leurs enfants... il n’y a que là qu’ils arrivent à se retrouver réellement mais les enfants ne font pas tout...
De là en effet peut se poser la question de la viabilité dans la durée de leur couple...
Réflexion que je me suis déjà faite...

En fait, ce n'est pas une amitié entre toi et elle dont je parle, mais entre elle et lui. Un couple incapable d'amitié me semble s'expose à devenir des ennemis ou des personnes indifférentes l'une à l'autre pour éviter les conflits. C'est en deçà du désir amoureux, plus fondamental. Ce qui m'inquiète dans la viabilité de leur couple, c'est plutôt l'absence d'amitié que de désir. Se retrouver à partager moins dans son couples qu'il n'est possible de partager avec ses ami.e.s, c'est ... cruel à vivre. Après, ce n'est jamais possible de partager tout ce qui se partage avec ses ami.e.s dans son couple, tout comme tout ce qui se partage dans un couple ne se partage pas avec des ami.e.s.

Je n'arrive pas à trouver les mots pour dire ce que peut, ici, signifier partager moins avec son partenaire de couple qu'avec des amis. Moins de confiance, de complicité, de soutien ?

Ce qu'elle m'évoque, c'est Mrs Dalloway de Virginia WOOLF, l'isolement et la solitude de la femme au foyer, l'impression de se perdre soi-même comme c'est très bien rendu dans "The ours", ce sentiment de ne plus être soi-même, de devenir autre, de s'aliéner. Les féministes parle souvent de l'invisibilisation des femmes, à commencer par leur lieu principal de vie où elles ont été socialement "enfer-mées", leur foyer : l'absence de reconnaissance de leur travail quotidien, leurs "tâches" domestiques. L'absence de reconnaissance donne le sentiment de ne pas exister dans le regard des autres, à commencer par le regard de l'autre aimé. Et même s'il y a reconnaissance, de n'être reconnu et de n'exister qu'au travers de ces "tâches domestiques". Nous sommes plusieurs enfants dans la famille à en parler avec notre mère, c'est extrêmement difficile d'en parler. Nous savons qu'elle a une santé fragile, nous nous rendons compte de ce qu'elle a abandonné pour nous, nous savons que certaines journées relève de l'exploit pour qu'elle trouve l'énergie de garder un foyer accueillant. Certain.e.s d'entre nous sont d'ailleurs très critiques par rapport aux réactions de mon père, l'inconscience qu'il peut avoir du travail de Sysiphe qu'elle réalise jour après jour : s'habituer, c'est comme oublier, en abandonner la conscience. C'est une source de tension toujours difficile à désamorcer entre eux. Et même si nous essayons de trouver les mots pour en parler avec ma mère, avec eux, les mots sont rares tant ce rôle de mère au foyer est invisibilisé. L'une des rares fois où j'ai eu l'impression d'arriver à rejoindre ma mère, c'est lorsque, rangeant la maison pour la laver à sa place comme elle était trop mal, j'ai dit que j'avais l'impression de ne rien faire (à propos d'autre chose). Un peu fâchée (croyant que je parlais du ménage), elle m'a raconté cette blague :

"Un jour un mari rentre chez lui. Les enfants ont faim, ils ne sont pas propres, ils n'ont pas fait leur devoir, ils se disputent, la maison est en désordre, elle est sale, le linge s'accumule. Le mari lui demande ce qu'elle a fait. Elle répond que, justement, elle n'a rien fait."

Comment aimer - d'amitié, d'amour et de désir - quand tu es invisible, que tu n'existes pas dans le regard de l'autre, que ce que tu fais n'est pas reconnu ou même si c'est reconnu te donne le sentiment de limiter ton existence ? Comment être ne fut-ce qu'ami dans un tel isolement et, plus encore, amants ?

Comment tu trouves les mots dans cette solitude, cet isolement ? Les mots qui te permettent d'aller vers l'autre ? Je les ai pas, nous ne les avons pas ...

... déjà avec notre propre mère.

Elle non plus ne les a pas. C'est comme si une part d'elle-même était perdue dans une zone invisible du monde.

Je peux me tromper, tu ne l'as pas dit d'ailleurs, mais quand tu parles d'elle, j'ai l'impression d'une mère au foyer, qui souffre d'un certain isolement dans son foyer. J'ai l'impression lointaine de beaucoup d'insécurité, comment ne pas l'être quand il n'y a pas de mots pour ce que tu vis ? Que ce que tu fais n'existe pas ? Comment ne pas se sentir menacée dans son existence par l'existence d'autres femmes quand tu as l'impression de ne pas exister ? Ca pèse quoi une femme au foyer comme il y en a des milliards sur terre ? Est-ce que cela pèse seulement une femme de ménage ?

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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PolyMel

le jeudi 02 mai 2019 à 14h17

oO0
Comment je suis sorti de cette situation de confusion entre amour et amitié ?

En acceptant que je n'en sortirais jamais, du moins dans cette situation. En acceptant de rester incompris, de vivre avec le sentiment d'incompréhension qui va avec, comme être pris pour une personne que je ne suis pas ou du moins que je pense ne pas être.

Ca n’a pas du se faire sans souffrance aussi...

oO0 En fait, ce n'est pas une amitié entre toi et elle dont je parle, mais entre elle et lui. Un couple incapable d'amitié me semble s'expose à devenir des ennemis ou des personnes indifférentes l'une à l'autre pour éviter les conflits. C'est en deçà du désir amoureux, plus fondamental. Ce qui m'inquiète dans la viabilité de leur couple, c'est plutôt l'absence d'amitié que de désir. Se retrouver à partager moins dans son couples qu'il n'est possible de partager avec ses ami.e.s, c'est ... cruel à vivre. Après, ce n'est jamais possible de partager tout ce qui se partage avec ses ami.e.s dans son couple, tout comme tout ce qui se partage dans un couple ne se partage pas avec des ami.e.s.

Je n'arrive pas à trouver les mots pour dire ce que peut, ici, signifier partager moins avec son partenaire de couple qu'avec des amis. Moins de confiance, de complicité, de soutien ?

Je vois parfaitement ce que tu veux dire oui! Après je ne suis pas dans leur couple pour voir. Il me dit qu’ils restent très complices surtout autour de leurs enfants...
peut-être n’ose-t-il pas trop m’en dire non plus sur leur façon d’avancer...
il est évident qu’un couple ne peut pas égaler un ami mais je suis d’accord Sur le principe qj’i Faut avant tout être ami avec son conjoint pour être amants et couple..

oO0Ce qu'elle m'évoque, c'est Mrs Dalloway de Virginia WOOLF, l'isolement et la solitude de la femme au foyer, l'impression de se perdre soi-même comme c'est très bien rendu dans "The ours", ce sentiment de ne plus être soi-même, de devenir autre, de s'aliéner. Les féministes parle souvent de l'invisibilisation des femmes, à commencer par leur lieu principal de vie où elles ont été socialement "enfer-mées", leur foyer : l'absence de reconnaissance de leur travail quotidien, leurs "tâches" domestiques. L'absence de reconnaissance donne le sentiment de ne pas exister dans le regard des autres, à commencer par le regard de l'autre aimé. Et même s'il y a reconnaissance, de n'être reconnu et de n'exister qu'au travers de ces "tâches domestiques". Nous sommes plusieurs enfants dans la famille à en parler avec notre mère, c'est extrêmement difficile d'en parler. Nous savons qu'elle a une santé fragile, nous nous rendons compte de ce qu'elle a abandonné pour nous, nous savons que certaines journées relève de l'exploit pour qu'elle trouve l'énergie de garder un foyer accueillant. Certain.e.s d'entre nous sont d'ailleurs très critiques par rapport aux réactions de mon père, l'inconscience qu'il peut avoir du travail de Sysiphe qu'elle réalise jour après jour : s'habituer, c'est comme oublier, en abandonner la conscience. C'est une source de tension toujours difficile à désamorcer entre eux. Et même si nous essayons de trouver les mots pour en parler avec ma mère, avec eux, les mots sont rares tant ce rôle de mère au foyer est invisibilisé. L'une des rares fois où j'ai eu l'impression d'arriver à rejoindre ma mère, c'est lorsque, rangeant la maison pour la laver à sa place comme elle était trop mal, j'ai dit que j'avais l'impression de ne rien faire (à propos d'autre chose). Un peu fâchée (croyant que je parlais du ménage), elle m'a raconté cette blague :

"Un jour un mari rentre chez lui. Les enfants ont faim, ils ne sont pas propres, ils n'ont pas fait leur devoir, ils se disputent, la maison est en désordre, elle est sale, le linge s'accumule. Le mari lui demande ce qu'elle a fait. Elle répond que, justement, elle n'a rien fait."

Comment aimer - d'amitié, d'amour et de désir - quand tu es invisible, que tu n'existes pas dans le regard de l'autre, que ce que tu fais n'est pas reconnu ou même si c'est reconnu te donne le sentiment de limiter ton existence ? Comment être ne fut-ce qu'ami dans un tel isolement et, plus encore, amants ?

Comment tu trouves les mots dans cette solitude, cet isolement ? Les mots qui te permettent d'aller vers l'autre ? Je les ai pas, nous ne les avons pas ...

... déjà avec notre propre mère.

Elle non plus ne les a pas. C'est comme si une part d'elle-même était perdue dans une zone invisible du monde.

Je peux me tromper, tu ne l'as pas dit d'ailleurs, mais quand tu parles d'elle, j'ai l'impression d'une mère au foyer, qui souffre d'un certain isolement dans son foyer. J'ai l'impression lointaine de beaucoup d'insécurité, comment ne pas l'être quand il n'y a pas de mots pour ce que tu vis ? Que ce que tu fais n'existe pas ? Comment ne pas se sentir menacée dans son existence par l'existence d'autres femmes quand tu as l'impression de ne pas exister ? Ca pèse quoi une femme au foyer comme il y en a des milliards sur terre ? Est-ce que cela pèse seulement une femme de ménage ?

Non elle n’est pas mere au foyer, elle travaille en crèche...
Sa vie par contre se construit visiblement beaucoup autour de ça... ses copines viennent principalement de là, ses hobbies aussi... c’est donc plus au moins ce que tu dis mais en étant enfermée dans le rôle de la femme au foyer qui bosse...
Pourtant il l’aide, il s’inquiete toujours de ce qu’elle peut ressentir, il essaie de communiquer mais elle ne parle pas et il se sent souvent démunis...
Elle dit qu’elle n’a pas spécialement de reproche à lui faire si ce n’est qu’il ne l’a surprend pas mais quand il le fait... elle n’est jamais contente... se plaint d’être fatiguée, veut rentrer... et le lendemain elle est capable de sortir jusqu’a 3h avec ses copines... il a donc l’impression d’etre Aussi un peu pris pour un con... et ça tourne en boucle tous le temps comme ça..

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oO0

le dimanche 05 mai 2019 à 21h38

S'ils ont de la complicité avec leurs enfants, c'est qu'il y a de l'amitié entre eux. Comment étendre cette amitié aux confidences possibles entre amis ?!? Trouver cette confiance de la confidence ? Pas nécessairement sur votre amitié (amoureuse à vous deux), mais simplement d'abord entre eux.

Pour ce qui est du portrait de mère au foyer version Mrs Dalloway, je suis content de m'être trompé. (Ce portrait ne correspond pas non plus à ma mère, mais une part d'elle est invisible, invisibilisée dans la famille, c'est sûr.) Et visiblement, il est partie prenante dans les tâches du ménage, donc il sait ce que c'est et elle ne doit pas se sentir seule. Par contre, l'univers des femmes entre elles m'est complètement étranger même si j'ai beaucoup de soeur, mais leur entourage est mixte, toujours mixte. Elles se retrouvent parfois entre amies, entre cousines et tantes pour parler entre elles, avoir des moments bien à elle de non-mixité, ...

... mais là, aucune idée de ce que peut être un entourage principalement non-mixte.

Moi, j'aime bien les "thérapies" de couples systémiques. Je mets "thérapie" entre guillemet, parce qu'il n'y a pas besoin selon moi d'attendre qu'un couple aille mal. Par exemple, en psychologie systémique, le fait que la personne pouvant être désignée comme le problème, n'est jamais considérée comme telle, mais comme le symptôme d'un disfonctionnement dans la relation. Ce n'est pas nécessairement, un mode relationnel qui disfonctionne, mais parfois simplement le besoin d'ajouter un autre mode supplémentaire à la relation : "Personne ne fait une maison avec juste un marteau !" Mais bon, c'est un sujet ...

... très sensible dans une relation. Mais cela me semble plus la place, vu que tu ne sais pas tout et que tu n'estimes pas non plus avoir besoin de tout savoir, ce qui est tout à fait sain.

En plus, il faut voir si c'est possible d'aborder séparément les problèmes avec la/le thérapeute. Voir si elle peut sonder l'un.e sur un sujet qui préoccupe l'autre avant de l'aborder ensemble. Est-ce que les thérapeutes peuvent jouer le rôle d'intermédiaire dans les confidences, sonder et préparer ? Je ne sais pas.

Pour ce qui est de la surprendre, je ne sais pas non plus quoi dire. Il me semble qu'il faut être deux pour se séduire et que, malheureusement, cela me semble être un défaut des positions traditionnelles de la féminité que d'attendre que tout viennent de l'homme. Qu'il n'y a qu'à être belle et le reste, c'est à l'homme ... Puis, plus l'idée qui se fait de ce "devoir conjugal" de se surprendre est grande, plus c'est impossible de se surprendre. S'il faut surprendre l'autre seul, mais en plus surprendre avec de grands effets, c'est une gageure. Parfois, la manière la plus simple de se surprendre, c'est de se retourner sur le chemin accompli ensemble en s'imaginant qu'il pourrait ne pas être là. Personnellement, je me retourne souvent sur le chemin que j'ai accompli et je me surprends de voir comme, au final, il est vide : je suis seul, mais je me réjouis de toutes les relations que j'ai connue et ma vie avec mes proches m'apporte beaucoup de joie. J'imagine qu'avec une vie un peu moins vide que la mienne - une famille, des enfants -, cela doit être plus facile de se surprendre.

P.-S.: Polymel, n'hésite pas à te créer un compte ! Tu peux ainsi corriger tes messages au besoin et n'hésite pas à couper dans tes citations, c'est plus léger ;-) Surtout si c'est pour me citer, je ne suis pas des plus léger à lire :-D

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PolyMel

le dimanche 05 mai 2019 à 23h06

oO0Par contre, l'univers des femmes entre elles m'est complètement étranger même si j'ai beaucoup de soeur, mais leur entourage est mixte, toujours mixte. Elles se retrouvent parfois entre amies, entre cousines et tantes pour parler entre elles, avoir des moments bien à elle de non-mixité, ...

... mais là, aucune idée de ce que peut être un entourage principalement non-mixte.

Alors là... aucune idée non plus car j’ai toujours été entourée d’hommes... que des frères, des cousins et... des petits gars lol! Je n’aime pas trop les femmes «  entre elles », je les trouve mesquines, critiquent... avec les hommes c’est plus tranché, plus direct...

oO0 Moi, j'aime bien les "thérapies" de couples systémiques. Je mets "thérapie" entre guillemet, parce qu'il n'y a pas besoin selon moi d'attendre qu'un couple aille mal. Par exemple, en psychologie systémique, le fait que la personne pouvant être désignée comme le problème, n'est jamais considérée comme telle, mais comme le symptôme d'un disfonctionnement dans la relation. Ce n'est pas nécessairement, un mode relationnel qui disfonctionne, mais parfois simplement le besoin d'ajouter un autre mode supplémentaire à la relation : "Personne ne fait une maison avec juste un marteau !" Mais bon, c'est un sujet ...

Honnêtement je ne pense pas qu’ils aient même envisagé cette solution... j’essaierai d’en parler avec lui innocemment un jour ou ca n’ira pas entre eux, je ne le ferai pas avant car je ne tiens pas à être intrusive dans ce qu’il vit avec elle ou à le braquer sur les difficultés qu’il rencontre...

oO0 Pour ce qui est de la surprendre, je ne sais pas non plus quoi dire. Il me semble qu'il faut être deux pour se séduire et que, malheureusement, cela me semble être un défaut des positions traditionnelles de la féminité que d'attendre que tout viennent de l'homme. Qu'il n'y a qu'à être belle et le reste, c'est à l'homme ... Puis, plus l'idée qui se fait de ce "devoir conjugal" de se surprendre est grande, plus c'est impossible de se surprendre. S'il faut surprendre l'autre seul, mais en plus surprendre avec de grands effets, c'est une gageure. Parfois, la manière la plus simple de se surprendre, c'est de se retourner sur le chemin accompli ensemble en s'imaginant qu'il pourrait ne pas être là. Personnellement, je me retourne souvent sur le chemin que j'ai accompli et je me surprends de voir comme, au final, il est vide : je suis seul, mais je me réjouis de toutes les relations que j'ai connue et ma vie avec mes proches m'apporte beaucoup de joie. J'imagine qu'avec une vie un peu moins vide que la mienne - une famille, des enfants -, cela doit être plus facile de se surprendre.

Ah ça... les femmes et leurs éternelles insatisfactions...
personnellement je ne suis pas fleurs bleues donc pas franchement romantique, je préfère des longues conversations, du partage, des rires... que me sortir le grand jeu...
Mais les choses étant faites ainsi on choisit souvent l’oppose De ce qu’on a... et sa femme et moi sommes tous l’inverse l’une de l’aitre...
Elle n’est à l’aise qu’avec des femmes qu’elle connaît très bien et se méfie de tout le monde\je suis a l’aise avec n’importe qui et principalement les hommes et suis très sociable et je pourrai faire une lonnnnnngue liste de différences!

oO0 P.-S.: Polymel, n'hésite pas à te créer un compte ! Tu peux ainsi corriger tes messages au besoin et n'hésite pas à couper dans tes citations, c'est plus léger ;-) Surtout si c'est pour me citer, je ne suis pas des plus léger à lire :-D

C’est fait désormais lol

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oO0

le lundi 06 mai 2019 à 23h02

Je ne sais pas quoi dire de plus, l'univers exclusivement féminin me dépasse totalement. Et quelque part, c'est mieux. Le but n'est pas de s'intéresser à elle.

Sinon, profite d'être capable d'apprécier la chance que tu as avec ton compagnon, tes enfants ainsi que celle d'avoir pu vous dévoiler l'un à l'autre avec ton humoureux. (J'ai connu des situations bien moins compliquées, où c'était évident qu'il y avait quelque chose, mais où rien ne s'est dévoilé.) Apprécie aussi le fait d'avoir osé ne pas te cacher ;)

Personnellement, chaque fois que j'ai cherché trop vite des réponses sur le polyamour, je me suis épuisé pour rien. Personnellement, je trouve que parfois, cela prend trop la tête et fait passer à côté de l'essentiel. C'est plutôt avec le temps, en profitant de ma vie telle qu'elle est que j'ai fait le plus de chemin.

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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PolyMel

le mardi 07 mai 2019 à 23h03

oO0
Je ne sais pas quoi dire de plus, l'univers exclusivement féminin me dépasse totalement. Et quelque part, c'est mieux. Le but n'est pas de s'intéresser à elle.

Sinon, profite d'être capable d'apprécier la chance que tu as avec ton compagnon, tes enfants ainsi que celle d'avoir pu vous dévoiler l'un à l'autre avec ton humoureux. (J'ai connu des situations bien moins compliquées, où c'était évident qu'il y avait quelque chose, mais où rien ne s'est dévoilé.) Apprécie aussi le fait d'avoir osé ne pas te cacher ;)

Personnellement, chaque fois que j'ai cherché trop vite des réponses sur le polyamour, je me suis épuisé pour rien. Personnellement, je trouve que parfois, cela prend trop la tête et fait passer à côté de l'essentiel. C'est plutôt avec le temps, en profitant de ma vie telle qu'elle est que j'ai fait le plus de chemin.




Message modifié par son auteur hier à 7h.

Je pense que tu as totalement raison. En fait à trop se poser de questions, à trop vouloir toujours bien faire... finalement c’est là que c’est prise de tête pour soi et qu’on s’embourbe...

En prenant du recul depuis quelques jours, je suis plus détachée de tout ça, d’elle, des conséquences éventuelles auxquelles je ne veux pas penser et je dois dire que je me sens mieux comme ça...

Mais il s’avere qu’actuellement je ne vois plus non plus mon humoureux vu qu’il a changé de taf, qu’il est très occupé et que du mien je suis archi bookée aussi... donc nos contacts restent virtuels et entretiennent une certaine distance...

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