Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.


Cette page est étiquetée ICRA pour la protection des enfants.

Liberté sexuelle de mes partenaires

Sexualités
#
Profil

IrisBubulle

le mercredi 21 novembre 2018 à 19h58

C'est un titre un peu...raccoleur ?

Je ne sais pas, mais je tenais ici à partager le chemin (trés long pour certain.e) que j'ai fait mentalement, et qui m'a permis d'accepter, que les personnes que j'aime aient elle aussi leur propre sexualité, plus encore, de le voir comme quelque chose de positif. Je me dis que ça peut être utile.

Personellement au début j'avais cette même idée que "yeeerk j'ai pas envie de laisser la personne que j'aime se livrer à une activité sexuelle, et tout ça avec quelqu'un.e que je ne connais pas". Et après j'ai réfléchi, et je me suis faite un peu tout le chemin mental qui suit:

On est d'accord que mon corps m'appartient, et que j'ai le droit de décider ce que je veux pour lui, right ? Bon..donc ça veut dire que celui de la personne que j'aime ok aussi, que ça me plaise ou non.

"Bon ok, alors le "sexe" dans le sens interactions avec les organes génitaux (oui désolée ça casse le côté romantique) ça je ne me vois pas l'autoriser. Mais est-ce que je suis ok pour qu'iels s'embrassent ? "

Hmm, on est bien d'accord de se faire la bise pour dire bonjour à des inconnu.e.s, qu'est-ce qui change à ce que ça soit sur les lèvres ? Dans certaines cultures c'est communément admis. C'est nous qui avons sexualisé/donner une certaine valeur à la chose...c'est trés relatif. Bon ok.

"Mais les caresses ?"

Bonne question. Dès qu'une personne est tactile ça se fait entre ami.e.s, frotter le dos de quelqu'un.e qui pleure, lui faire un câlin.

"Mais alors c'est quoi une caresse "sensu-sexuelle" ? C'est parce que c'est proche des zones érogènes ou sur celle-ci ?"

Mais...là aussi...c'est très perso...je veut dire certaines personnes on des zones érogène trés particulière qui diffère de la moyenne. A vrai dire je l'ai expérimenté, j'ai un ami qui souffrait de maux de nuques intenses, suite à accident. Parfois, surtout parce qu'il était tellement mal le pauvre, je lui massait la nuque. Sans que nous n'ayons jamais éprouvé.e.s la moindre attirance réciproque. Il m'a avoué des années après que c'était très érotique pour lui, malgré le fait que ce n'était aucunement volontaire, il en était très gêné. Bon...ça m'a fait remettre ça en question aussi.

Du coup..le sexe c'est quoi, quel est sa nature ? est-ce que je réduis ça à la pénétration ?

Hm non..pas du tout, deux personnes ayant un vagin (et même sans du reste..) peuvent avoir du sexe entre elle, sans qu'il y ait pénétration impliquée. Et cette forme de sexe elle est faite de quoi ? De caresse, de baisers...juste localisés différemment.

Aie aie aie, le problème serait-il là ? La localisation de tout ceci ?

Mais...sachant que...certaines personnes n'éprouvent pas de désirs sexuel ni d'attirance pour cette partie du corps, elle est donc pour elleux, comme n'importe quel autre du corps humain. Mais qu'en est il des personnes pour qui un pied, une main, des lévres, une nuque est tout aussi excitant/attirant que les organes génitaux, voir plus ? Est-ce que ça voudrait là encore dire que "par défaut" on ignore toute ces personnes et qu'on décide, en ciblant l'entrejambe, que là ce situe le nerf de la guerre ?! Je crois bien que oui, nous perpétuons cette construction et cette erreur grossière.

Il ne s'agit dont pas de localisation, il s'agit donc de projections, propre à chacun.e .

Moi suite à tout ça j'ai laissé tombé, parce que ça n'était (pour moi) ni logique, ni en accord avec mon analyse des choses d'imposer une interdiction (qui était déjà selon moi très possessive et dans le "contrôle" toxique) mais qui était de surcroît sur un concept aussi flou et construit au final XD

Par la suite je me suis également rendue compte, qu'étant toustes différent.e.s, nous n'avions ni les mêmes attentes, ni les mêmes envies, et que c'était finalement pour moi bien naturel de trouver chouette qu'une personne que j'aime puisse être combler par quelqu'un.e d'autre au sujet d'un besoin que je pouvais pas remplir. Attention, là encore, ça n'est pas un échec de ne pas pouvoir être "omnipotent.e" pour remplir les besoins de nos amours , c'est notre nature humaine, nos différences qui font cet état de fait. Donc pas de quoi s'inquiéter.

Voilà, pour ce "long" résumé de ma pensée.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

#
Profil

bonheur

le mercredi 21 novembre 2018 à 21h53

Je crois qu'en matière de polysexualité, il faut tenir compte de tout le monde ET évidemment de soi-même. Si un partenaire de longue date entrevoit et indique des difficultés à ce que son amour ai des relations extérieures, il faut en parler et surtout tenir compte que ce partenaire n'est pas ainsi pour nous embêter mais parce que concrètement, les tripes ne suivent pas. Je pense qu'il peut y avoir une forme de dégoût, en particulier si l'amoureux commun ne se préoccupe de rien et fait à sa guise. Il faut le temps au temps, en amour affectif comme en sexualité.

Après, dire que si une personne est dans la détresse par rapport à cela, qu'elle ne s'étonne pas ensuite si on ne tient pas compte de son avis et si on lui ment, juste pour éviter justement le sujet... Je trouve cela contre-productif.

Ce "yeerk", que IrisBubulle indique si bien, il ne faut pas faire l'impasse dessus, bien au contraire. Ce n'est pas, pour la personne qui le ressent, anodin. C'est intérieur et même si l'imaginaire vient se substituer à la raison, il est présent et ne peut être ignoré. Du coup, je dirais que c'est à trois qu'il faut démystifier. Non pas faire l'amour tous ensemble, mais aborder le sujet et laissé la personne la plus vulnérable à la fois s'exprimer, à la fois indiquer les avancées à faire.

Après, oui, le sexe, qu'est-ce que c'est ?

J'ai eu à une époque à faire face à une situation délicate. Mon chéri ne m'avait encore jamais vu embrasser un amoureux (que je sois blotti dans d'autres bras, que je fasse des bisous dans le cou, autres gestes d'affection... devant lui était commun) sur les lèvres : le piou. Ca a été très inconfortable pour lui. Cette vision le hantait, il avait du mal à respirer, et une sorte d'envie de vomir. Il était plutôt tout blanc... Il avait de réels symptômes physiologiques. Ce n'était pas de la "comédie". Le sujet a été débattu et nous sommes arrivés à être d'accord sur l'attitude à tenir (pas de bisous devant lui). C'était idiot, car comme l'indique IrisBubulle, un bisous sur des lèvres ou dans le cou... ce sont deux zones avec une sensibilité particulière. Sauf, que quand ce n'est pas possible, ben ce n'est pas possible. Par contre, je n'ai pas menti et si je fais "pas devant lui", je ne fais pas en usurpant le fruit de nos discussions pour le contourner ou le dissimuler.

Pour mon mari, le baiser est une invitation, un préambule sexuel (enfin pas toujours, on s'embrasse quand on se quitte avant d'aller travailler, on s'embrasse à notre retour, et sans rien d'autre). Toutefois, pour lui, l'assimilation est faite. Est-elle construite ? Certainement y a t il de cela ! Toujours est-il que j'adore faire des bisous, et aujourd'hui même à mes amis et même dans le cou. Mais sur la bouche, je limite (aussi parce que je fais de l’herpès parfois).

Pour moi, le baiser sur la bouche est un échange de tendresse et uniquement cela... ce qui est déjà beaucoup.

Alors oui, IrisBubulle a raison, le "yeerk" existe ET la localisation a son importance.

#
Profil

elfi

le mercredi 21 novembre 2018 à 22h49

Hello

Personnellement Je suis "tombé" dans le polyamour comme obelix dans la potion.... J'ai commencé directement en trouple avec un couple déjà établi. A aucun moment ca ne m'a déranger de "partager" que je sois la ou pas d'ailleurs...
Aujourd'hui célibataire je me pose la question pour mes futures relations.... Mais je crois que je ne saurait pas limité l'autre mais je n'ai pas réfléchi plus que ca c'est un sentiment....
A chacun son chemin :)

Message modifié par son auteur il y a un mois.

#
Profil

IrisBubulle

le mercredi 21 novembre 2018 à 23h05

bonheur
C'était idiot, car comme l'indique IrisBubulle, un bisous sur des lèvres ou dans le cou... ce sont deux zones avec une sensibilité particulière.

Alors non, ce que je dis depuis le début c'est que ce sont les projections individuel qui rendent les zones sensibles ou érogène et que ça peut fortement varier d'une personne à l'autre. Et que non, la bouche et le cou ne sont pas forcément sensible/préambule à quoi que ce soit. Certaines personne n'en auront rien à faire, et d'autres seront trés concernées.

bonheur
Alors oui, IrisBubulle a raison, le "yeerk" existe ET la localisation a son importance.

Le "yerk", il existe parce qu'on se monte la tête avec pleins de trucs, parce qu'on veut "posséder" ce moment, cette intimité. Alors qu'il est sensé à la base être partagé. Il ne nous appartient pas. Je trouve que c'est assez comme si on assimilait l'autre à son propre corps, et que du coup on aimerait pas qu'un.e étranger.e fasse des choses avec nous. Alors que non, nous sommes bel et bien deux entités différentes, avec une libido, des envies, des besoins différents.

Et là encore pour la localisation, elle n'en a qu'une relative mais SURTOUT elle n'est pas centré systématiquement autour des organes génitaux ou des zones classiquement érogènes.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

#
Profil

Sif

le mercredi 21 novembre 2018 à 23h08

Bonsoir IrisBubulle, bonsoir bonheur!
Effectivement, le titre est racoleur, et je suis content qu'il le soit puisqu'il me pique en plein dans mes interrogations du moment.

Je suis heureux de lire bonheur expliquer qu'il ne faut pas minimiser ce "yeerk", cette réaction des tripes. J'ai pu très récemment éprouver ce cri des entrailles lorsque ma petite amie (avec qui je suis depuis Avril et qui est PA) a couché avec quelqu'un d'autre que moi. Le sujet n'a pas été débattu, je n'ai pas eu de choix ni le droit à aucun compromis. C'est seulement ma deuxième relation avec une PA, donc je découvre ce cadre relationnel qui m'en apprend beaucoup sur moi-même. Pour ma part, je n'ai aucune difficulté avec la polyaffectivité, ni avec le polyamour.. tant qu'il est platonique. C'est au niveau de la sexualité que ça bloque, et des bisous aussi. Pourtant, si je me projette, je peux m'imaginer vivre des relations sexuelles avec d'autres partenaires sans que cela n'enlève quoi que ce soit à cette relation. Seulement, je n'en éprouve pas l'envie ni le besoin.

Je suis d'accord avec toi IrisBubulle cependant. Il ne s'agit pas d'imposer une interdiction, ni de laisser gagner sa possessivité. Mais il ne s'agirait pas non plus de nier de ce que l'on ressent et de se taire, alors qu'aimer pour moi c'est aussi savoir et pouvoir se dire.

IrisBubulle
Par la suite je me suis également rendue compte, qu'étant toustes différent.e.s, nous n'avions ni les mêmes attentes, ni les mêmes envies, et que c'était finalement pour moi bien naturel de trouver chouette qu'une personne que j'aime puisse être combler par quelqu'un.e d'autre au sujet d'un besoin que je pouvais pas remplir.

Quid des besoins que l'on peut remplir ? Dans ce cas, il ne faut composer qu'avec l'envie de l'autre. L'acte sexuel n'est plus un besoin puisque ce besoin est assouvi (dans le cadre de ma relation, excuse moi, je suis revenu sur mon propre cas ^^'), mais une envie de partage avec une autre entité, spéciale à sa manière qui lui est propre. Ou alors tu parles plus généralement du besoin d'avoir des relations sexuelles ou amoureuses avec d'autres personnes que soi ?

J'aimerais en tout cas réussir à ressentir un jour cette compersion que tu sembles éprouver aujourd'hui! Et continuer d'apprendre à combler du mieux que je peux moi même mes propres besoins affectifs, pour n'être (naître?) que dans l'envie! :-)

#
Profil

IrisBubulle

le mercredi 21 novembre 2018 à 23h30

Sif

Je suis d'accord avec toi IrisBubulle cependant. Il ne s'agit pas d'imposer une interdiction, ni de laisser gagner sa possessivité. Mais il ne s'agirait pas non plus de nier de ce que l'on ressent et de se taire, alors qu'aimer pour moi c'est aussi savoir et pouvoir se dire.


Je n'ai jamais dit qu'il s'agissait de le nier, je souligne que cet aspect est émotionnel, et non rationnel. Personnellement c'est la logique qui m'a permis de surmonter l'émotionnel. Mais ce n'est pas forcément le fonctionnement de tout le monde.

Quid des besoins que l'on peut remplir ? Dans ce cas, il ne faut composer qu'avec l'envie de l'autre. L'acte sexuel n'est plus un besoin puisque ce besoin est assouvi (dans le cadre de ma relation, excuse moi, je suis revenu sur mon propre cas ^^'), mais une envie de partage avec une autre entité, spéciale à sa manière qui lui est propre.

Je vois pas trop où est le "problème" dans ce genre de cas, dans la mesure où il me semble que tu as quelque chose que tu peux combler et que ça intéresse l'autre, alors oui ça devient un moment de partage.

Ou alors tu parles plus généralement du besoin d'avoir des relations sexuelles ou amoureuses avec d'autres personnes que soi ?

Certaines personnes en ont, d'autres pas. Mais oui ça peut être ça. A la base, je parle du cas où, par exemple, un.e de tes amoureu.se.x souhaiterait explorer quelque chose de nouveau sexuellement, mais que toi ça ne te tente pas ou que tu ne peux pas.

#
Profil

Sif

le mercredi 21 novembre 2018 à 23h47

IrisBubulle
Je n'ai jamais dit qu'il s'agissait de le nier, je souligne que cet aspect est émotionnel, et non rationnel. Personnellement c'est la logique qui m'a permis de surmonter l'émotionnel. Mais ce n'est pas forcément le fonctionnement de tout le monde.

A vrai dire, ça fait partie de mon débat intérieur du moment. C'est aussi la logique qui me permet de "taire", d'assoupir l'émotionnel. Mais en plus d'être pensants, nous sommes des êtres sentients. Si mes tripes tirent la sonnette d'alarme, c'est qu'une blessure est réactivée, je ressens une souffrance, déclenchée par une violence faite par autrui. Je suis responsable face à cette blessure et cette souffrance, certes. Mais taire la souffrance par le rationnel ne guérit pas la blessure il me semble, du moins c'est là où j'en suis aujourd'hui. Je peux me répéter à l'infini que ça ne change rien entre elle et moi, que ma réaction est non logique, qu'elle est tirée d'une construction sociale, du mythe du prince ou de la princesse charmante, de l'alter ego unique.. Rien n'y fait. Ou du moins, je peux surmonter le moment, rendre la souffrance diffuse et m'occuper pour penser à autre chose et détourner mon attention. Jusqu'à la prochaine réactivation, où si je n'ajoute pas autre chose que la logique, je pense devoir faire la même chose. Après je reviens de loin, j'ai été dépendant affectif, certaines de mes réactions émotionnelles sont très fortes et ma vie émotionnelle intérieure est toujours très forte. Si je "surmonte" l'émotionnel, je supprime une partie de moi. Pourtant, cet émotionnel exacerbé fait aussi partie de mes qualités et de ce que mes partenaires ont tendances à aimer chez moi : je suis très empathique, aimant, attentionné, j'aime beaucoup donner (bien que je sache difficilement recevoir). Si ce sont deux facettes d'une même pièce, je ne sais pas si je peux faire taire mes ressentis négatifs sans tuer les positifs.

IrisBubulle
Je vois pas trop où est le "problème" dans ce genre de cas, dans la mesure où il me semble que tu as quelque chose que tu peux combler et que ça intéresse l'autre, alors oui ça devient un moment de partage.

Ce que je souhaitais dire ici c'est que les besoins sexuels et affectifs de ma partenaire sont, d'après ses dires, comblés par ma personne. Dès lors, ses autres relations n'entrent pas dans le cadre du besoin mais dans celui de l'envie. Et n'ayant jamais ressenti l'envie d'autres personnes quand mes besoins relationnels étaient comblés, j'ai du mal à me faire à l'idée. C'est différent du cas que tu évoques ou par exemple, je ne souhaiterais pas (ou ne pourrais pas) réaliser tel acte sexuel, dont elle aurait besoin et qu'elle irait de ce fait trouver dans une autre relation. D'où ma distinction avec l'envie.

#
Profil

bonheur

le jeudi 22 novembre 2018 à 07h37

En vitesse, j'ai peu de temps devant moi.

Comme Sif, être amoureux n'est pas combler un manque. On peut être en pleine satisfaction et pouf... aimer de nouveaux. Il ne faut pas toujours tout intellectualiser.

Ce que l'on ressent, ben on le ressent.

@ Sif. Si tu lis (pas un niveau de lecture supérieur, de l'abordable) et si tu as 4,95€ à dépenser, je t'invite à acheter un petit livre génial. "gérer ses émotions" de Olivier Nunge et Simonne Mortera (éditions Jouvence les pratiques - 978-2-88953-014-4). Un livre d'à peine 100 pages, vite lu. Un condensé en réalité.

Je trouve juste dommage que l'amour ne soit pas abordé, car pour moi c'est une émotion primaire, au même titre que la joie, la peur, la tristesse, la colère.

En matière d'amour, l'émotion est ponctuelle (toute émotion s'évapore) mais le sentiment reste. Comme la tristesse et la colère lors d'un deuil... et qui laisse place aux souvenirs.

Et là-dedans, la sexualité est non indispensable.

#
Profil

IrisBubulle

le jeudi 22 novembre 2018 à 13h03

Bonheur
Comme Sif, être amoureux n'est pas combler un manque. On peut être en pleine satisfaction et pouf... aimer de nouveaux. Il ne faut pas toujours tout intellectualiser.

Sif
Dès lors, ses autres relations n'entrent pas dans le cadre du besoin mais dans celui de l'envie.

Sif, il me semble dit exactement l'inverse, qu'iel ne comprend pas qu'une personne avec qui iel est qui semble comblée, puisse de nouveau aimer/avoir d'autre expériences. En gros c'est de l'envie, donc pas indispensable selon sa définition. Si j'ai pas tout interprété de travers.

Je n'aborde pas l'amour, parce que tout simplement, l'amour semble être plus facilement accepté que combinaison amour + sexe. Ce que je ne comprend pas trop perso je l'avoue. Donc je voulais parler de ce 2éme point vu qu'il semble à chaque fois être le plus difficile à prendre en compte, mais tu connais déjà mon avis sur la question du lien entre ces deux point.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

#
Profil

bidibidibidi

le jeudi 22 novembre 2018 à 13h26

Sif
A vrai dire, ça fait partie de mon débat intérieur du moment. C'est aussi la logique qui me permet de "taire", d'assoupir l'émotionnel. Mais en plus d'être pensants, nous sommes des êtres sentients. Si mes tripes tirent la sonnette d'alarme, c'est qu'une blessure est réactivée, je ressens une souffrance, déclenchée par une violence faite par autrui. Je suis responsable face à cette blessure et cette souffrance, certes. Mais taire la souffrance par le rationnel ne guérit pas la blessure il me semble, du moins c'est là où j'en suis aujourd'hui. Je peux me répéter à l'infini que ça ne change rien entre elle et moi, que ma réaction est non logique, qu'elle est tirée d'une construction sociale, du mythe du prince ou de la princesse charmante, de l'alter ego unique.. Rien n'y fait. Ou du moins, je peux surmonter le moment, rendre la souffrance diffuse et m'occuper pour penser à autre chose et détourner mon attention. Jusqu'à la prochaine réactivation, où si je n'ajoute pas autre chose que la logique, je pense devoir faire la même chose. Après je reviens de loin, j'ai été dépendant affectif, certaines de mes réactions émotionnelles sont très fortes et ma vie émotionnelle intérieure est toujours très forte. Si je "surmonte" l'émotionnel, je supprime une partie de moi. Pourtant, cet émotionnel exacerbé fait aussi partie de mes qualités et de ce que mes partenaires ont tendances à aimer chez moi : je suis très empathique, aimant, attentionné, j'aime beaucoup donner (bien que je sache difficilement recevoir). Si ce sont deux facettes d'une même pièce, je ne sais pas si je peux faire taire mes ressentis négatifs sans tuer les positifs.

Il faut faire attention avec ta logique. Il est bon de mettre des pensées rationnelles sur nos réactions, pour déterminer quand une émotion est souhaitable ou dommageable. Par contre, si on la considère comme dommageable, il ne faut pas la taire. Il faut l'exprimer, dans tous les cas, il faut exprimer ses émotions. Par contre, il faut apprendre à les exprimer de manière douce pour l'autre : "Ca me fait mal que tu couches avec d'autres, mais je sais que cette émotion est négative, donc je ne veux pas que tu changes quoi que ce soit, juste que tu saches que je serais certainement mal à ton retour, et qu'il faudra gérer mon état émotionnel ensuite."
Après, il est possible de dépasser ses émotions, mais c'est un autre travail, qui arrive après. D'abord, il faut savoir, dans son couple, trouver la force de partager ce qui est bon et ce qui l'est moins.

#
Profil

bonheur

le jeudi 22 novembre 2018 à 13h59

IrisBubulle
... mais tu connais déjà mon avis sur la question du lien entre ces deux point.

Oui. D'ailleurs je n'aurai pas dû intervenir ici, car pour moi, amour et sexe ne s'oppose pas mais ne s'impose pas non plus.

bidi....
D'abord, il faut savoir, dans son couple, trouver la force de partager ce qui est bon et ce qui l'est moins.

(+) Tout à fait !

#
Profil

Aina

le jeudi 22 novembre 2018 à 14h00

Gérer l’état émotionnel au retour...
Oui, c’est bien cela...
Mon état émotionnel au retour a été... explosif!
Mais non dirigé sur qui que ce soit...
Je casse mes assiettes toute seule.
Sans haine, sans jalousie, juste dans une immense détresse intérieure.
Une colère.
Qu’enfin je touche du doigt.
Car elle n’a rien à voir directement avec la relation de mes deux oiseaux que j’aime très fort (tous les deux).
C’est une réactivation de qqc de totalement enfoui depuis un très jeune âge...
Un œdipe pas résolu.
Une petite sœur qui naît et m’enlève ma maman hospitalisée toute la grossesse, puis mon papa qui qd elle rentre avec un BÉBÉ se met à partager son temps qui auparavant était TOUT À MOI...
Merci pour la chanson de Julien Clerc, Bonheur, ça m’a fait du bien ce matin.
Mon amoureux vient de verser la goutte d’eau qui fait déborder le verre, et moi qui suis si sage, j’ai laissé exploser toute ma rage...
Et franchement, dans la conscience que cet épisode est en réalité une libération, je sais que je vais traverser...

#
Profil

IrisBubulle

le jeudi 22 novembre 2018 à 14h01

bonheur
...car pour moi, amour et sexe ne s'oppose pas mais ne s'impose pas non plus.

Tout à fait, c'est pour ça que c'est peut être aussi plus simple pour moi de l'accepter. Parce que je pense qu'on peut aimer sans sexe, avoir du sexe sans aimer, et que du coup la combinaison des deux me semble "logique" dans ma perception du monde.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

#
Profil

bonheur

le jeudi 22 novembre 2018 à 14h14

@ Aina : tu peux t'acheter un punching ball ! Aussi j'avais lu dans un bouquin de développement personnel, que s'isoler et crier à pleins poumons. Je dirais que l'idéal est en milieu de rando, seul au milieu de la nature. Un environnement propice pour se débarrasser d'un surcroît d'émotions.

Je vais d'ailleurs, comme ici la discussion est dédiée à la sexualité, créer un nouveau fil de discussion, dédié aux émotions... je le fais de suite :)

@ IrisBubulle : je suis en accord avec toi. La combinaison des deux est agréable, sauf si on le vit mal. Quant aux polyacceptants, il me parait essentiel que les polyamoureux aient à coeur de tenir compte d'eux. Aimer sans sexe, est dans ce cas, à mes yeux, la solution première, pour justement laisser le temps à cet "irrationnel" que nous avons tous au fond de nous.

#
Profil

bidibidibidi

le jeudi 22 novembre 2018 à 14h23

bonheur
Aimer sans sexe, est dans ce cas, à mes yeux, la solution première, pour justement laisser le temps à cet "irrationnel" que nous avons tous au fond de nous.

Je réagis à cette phrase, Bonheur, que je trouve fausse et injuste (et aussi simpliste).
Premièrement, elle considère l'amour comme plus important que le sexe, vu qu'on est censé considérer qu'une relation sentimentale sans sexe a une quelconque valeur. Elle peut ne pas en avoir.
Ca part aussi du principe qu'il est plus facile d'accepter des sentiments en dehors du couple que de l'intimité sexuelle, ce qui n'est pas le cas pour tout le monde.
Et pour finir, elle fait une croix sur les désirs du métamour, qui lui n'a qu'a prendre les miettes qu'on lui laisse.

#
Profil

Aina

le jeudi 22 novembre 2018 à 14h28

Pourquoi le sexe déclenche-t -il l’emotion justement ???? J’étais pourtant bien partie... dans la gestion des émotions. Et ok pour qu’ils aient des relations sexuelles...
Et pourtant...

#
Profil

bidibidibidi

le jeudi 22 novembre 2018 à 14h31

Le sexe déclenche pas l'émotion. Le sexe révèle l'émotion.

Maintenant, il te reste à te demander d'où vient vraiment cette émotion, ce que le sexe représente pour toi.
Déjà, quelle émotion est ce que ça révèle ?

#
Profil

IrisBubulle

le jeudi 22 novembre 2018 à 14h38

Aina
Pourquoi le sexe déclenche-t -il l’emotion justement ???? J’étais pourtant bien partie... dans la gestion des émotions. Et ok pour qu’ils aient des relations sexuelles...
Et pourtant...

Alors, si j'essaye perso d'analyser la situation avec les petits moyens à ma disposition, je pense qu'une partie de l'émotion qui est générée vient de ce qui suit :

Depuis qu'on est tout.e petit.e on nous présente le sexe comme "l'acte que maman et papa font ensemble quand il s'aime très fort", que c'est quelque chose qu'on "offre" à l'autre une fois qu'on est assez proche, assez intime. Je passerais sur le côté hétéronormé du truc et de ses dérives, ça n'est pas le sujet. De surcroît, vendu appairé avec l'unique modèle de relation amoureuse enseigné, l'exclusivité monogame, cela fait que forcément on couple les deux, on les imbrique de manière indissociable. Ce qui charge le sexe d'une valeur émotionnelle qu'a la base en tant que tel il n'a pas, et que l'amour sans sexe du coup devient lui "étrange", surprenant, "pas dans la norme".

Du coup, forcément, même si on pourrait s'en détacher, les dissocier, le fait que toute notre vie on ait perçu ça de cette manière, qu'une majorité des gens autours le perçoive pareil, ça fait une ENORME remise en question non seulement personnel, mais également vis à vis de la société. Du coup c'est normal que ça déclenche tout un tas d'émotion ultra forte. Même si toi tu es prête à l'accepter. C'est comme avant de sauter en parachute quoi, tu as beau être prête...euh...on va dire que c'est normal de hurler quand tu sens le sol te dérober sous tes pieds la 1ère fois.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

#
Profil

bonheur

le jeudi 22 novembre 2018 à 15h09

@bidi...

Je fais un rappel de l'intégralité de mon propos. La petite phrase sortie de son contexte :-/

bonheur
La combinaison des deux est agréable, sauf si on le vit mal. Quant aux polyacceptants, il me parait essentiel que les polyamoureux aient à coeur de tenir compte d'eux. Aimer sans sexe, est dans ce cas, à mes yeux, la solution première, pour justement laisser le temps à cet "irrationnel" que nous avons tous au fond de nous.

On parle ici du cas précis où le polyacceptant vit mal quelque chose : la polysexualité.

bidi....
Ca part aussi du principe qu'il est plus facile d'accepter des sentiments en dehors du couple que de l'intimité sexuelle, ce qui n'est pas le cas pour tout le monde.

Oui, c'est de cela dont il est question, tout à fait et ça arrive.

bidi...
Et pour finir, elle fait une croix sur les désirs du métamour, qui lui n'a qu'a prendre les miettes qu'on lui laisse.

Je ne fais une croix sur rien ni personne. Sauf que quand deux ressentis ne peuvent être satisfait, si ce n'est au détriment de l'autre... que fait-on ?

Et bien, soit on divorce et on retrouve son entière liberté... ce qui va à mon sens à l'encontre du polyamour. Soit on ment... ce qui va à mon sens à l'encontre du polyamour. Soit on tente de concilier et on demande que le rythme d'avancée de la nouvelle relation s'adapte. Et puis, en polyamour, le métamour a son entière liberté, sinon, à mon sens, on n'est toujours pas dans du polyamour.

On m'a parfois dit que les polyacceptants étaient des polyamoureux. Inutile d'inventer un nouveau mot... ben là, on voit pourquoi il est important d'inventer un nouveau mot.

#
Profil

bidibidibidi

le jeudi 22 novembre 2018 à 15h21

bonheur
Et bien, soit on divorce et on retrouve son entière liberté... ce qui va à mon sens à l'encontre du polyamour. Soit on ment... ce qui va à mon sens à l'encontre du polyamour. Soit on tente de concilier et on demande que le rythme d'avancée de la nouvelle relation s'adapte. Et puis, en polyamour, le métamour a son entière liberté, sinon, à mon sens, on n'est toujours pas dans du polyamour.

Ben oui, c'est ce raisonnement que je critique. Si les deux ressentis ne peuvent être satisfaits, tu choisis de suivre celui du partenaire originel. Le métamour, il prend les restes. Et si le métamour a besoin de sexe pour sentir que la relation existe, et bien c'est lui qui poireaute.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion