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Comment savoir si je suis prête (cette fois) ?

Témoignage
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alinea7

le jeudi 12 octobre 2017 à 22h39

Bonsoir.
Ça fait environ un an que je lis beaucoup sur ce forum. Jusqu'ici j'ai toujours trouvé un fil de discussion qui évoquait mon ressenti et me donnait des pistes de réflexion, mais ce soir j'ai trouvé une question à poser.

Mon histoire rapidement : en couple depuis plus de 15 ans avec maison et enfants. Le polyamour a été évoqué par mon conjoint dès avant le début de notre relation mais toujours comme quelque chose d'hypothétique et beau. J'avais d'autant plus de facilité à en parler que j'aime manipuler des concepts qui me sont étrangers et donc la théorie m'intriguait, faute de la comprendre. Mais c'est toujours resté théorique et même si je sais que mon cher et tendre aime plaire, c'est toujours resté gérable.
Il y a quelques temps la situation a changé. Nous faisions tous les deux une traversée du désert à titre personnel et professionnel, nous sentant épuisés et globalement pas bien comme on peut l'être dans les phases difficiles, ce qui rejaillit naturellement sur le couple. C'est à ce moment là que mon conjoint a été attiré par une demoiselle un peu plus jeune, jolie, célibataire et qui a pris les devants pour voir si quelque chose était possible, sans connaître au départ sa situation familiale. Même si leur relation est restée platonique, le fait qu'il me cache des choses et qu'il construise une relation basée sur la séduction a été une découverte accidentelle qui m'a fait beaucoup de mal.

Considérant toutes les réactions que j'ai pu lire sur le forum, j'ai très mal réagi. La théorie et la pratique, rien à voir...et non seulement j'avais jamais demandé à passer à la pratique mais en plus, que ça se fasse dans mon dos me donnait l'impression qu'il démissionnait de notre relation. Pour moi il n'y aurait pas eu de différence si la relation n'avait pas été simplement platonique, à cause du secret et à cause de son envie de séduire cette personne, dont je pensais qu'elle signifiait forcément un désengagement du nous (je ne suis pas tout à fait au clair avec ça aujourd'hui encore).

A cause de ça je lui ai tout de suite dit que pour moi ce n'était pas possible de partager, et j'ai proposé de le quitter. En fait, je le quittais, de chagrin, de perte de confiance, de deuil de la vision que j'avais de notre relation, de constater qu'il n'avait pas la même.
Il a réussi à me rassurer et nous avons continué ensemble mais c'était compliqué pour moi de reprendre confiance en lui, sachant qu'il pouvait la croiser presque n'importe quand, sachant qu'elle semblait prête à saisir toute ouverture pour se rapprocher de lui.
Au fil des mois, de mon travail sur moi, de mes lectures, de constater qu'il restait malgré ce que ça pouvait lui coûter, j'ai cru reprendre confiance. Mais j'ai confondu reprendre confiance en lui et accepter qu'il puisse avoir une autre relation amoureuse. Dès qu'il s'est rapproché d'elle à nouveau avec mon accord (extirpé et un peu forcé parce que je ne me sentais pas encore prête) j'ai vu que je ne gérais pas du tout et je l'ai quitté dans la foulée. Un peu comme d'autres sur ce forum quittent leur partenaire pour arriver à réaliser que leur relation a changé. Sans savoir si je voulais de la nouvelle.
Et ça m'a fait un bien fou, j'ai eu l'impression de me retrouver un peu, loin de la famille à qui je donne toute mon énergie depuis des années.
Nous nous sommes remis ensemble tranquillement, d'abord en relogeant ensemble puis en reprenant doucement notre couple.

Suite aux conséquences de cet énième remou il semble que mon conjoint soit plus clair dans sa tête qu'il ne doit pas essayer d'aller plus vite que ma musique. Plus clair aussi qu'il n'est pas prêt à risquer son équilibre familial, qu'il n'est pas prêt à me voir souffrir au point qu'il a pu constater pour une relation qui n'est pas assez développée en contrepartie (au stade actuel) pour être indispensable à sa vie.
A ce moment là j'étais même assez claire dans ma tête que le polyamour, ce n'était pas mon "truc" (sans animosité aucune envers le concept). De ce que je comprends sur le forum, c'est une philosophie de vie qui attire en soi ou alors on ne le fait pas parce que ça complique nettement la vie. Je pense d'ailleurs que c'est l'aspect qui pourra poser le plus de problème à mettre en place avec mon conjoint parce qu'il n'est pas communicatif du tout...sans parler de mes propres difficultés.

Je remercie @aviatha dont la lecture m'a fait beaucoup de bien sur ce forum où bien involontairement mais naturellement, il y a pas mal d'incompréhension pour les personnes exclusives (j'ai ressenti autant d'incompréhension, sans juger, je ne comprenais pas comment des personnes pouvaient se trouver mieux dans le polyamour). Elle m'a permis d'accepter qui j'étais et où j'en étais en expliquant très bien ce qu'on pouvait ressentir en tant que "mono".

Je suis désolée si j'ennuie tout le monde, j'arrive presque à ma question (pour ceux qui en ont marre, je pense que la question est un peu plus bas et finit par un point d'interrogation ;-) ).
Le fait est que la théorie a continué de me fasciner. Je crois que maintenant j'arrive à entrevoir une autre réalité, tout aussi valable que la première. Et je me sens tiraillée entre les deux. Je préfère toujours l'ancienne il me semble, mais je ne peux plus y rester, parce qu'elle était valable tant que je pensais que mon conjoint y était aussi, comme une partie de moi, tant que je croyais que notre relation était aussi forte et profonde que je le souhaitais. Mais lui n'est pas dans cette réalité et je ne peux pas l'y mettre. Il ne se définit pas au travers de "nous", même si c'est important pour lui ; c'est un deuil que je dois faire, que je travaille à faire.
Et je ne crois pas avoir envie de recréer ça avec quelqu'un d'autre, ça me semblerait essayer de croire à une illusion dont on a vu les coulisses. Pour caricaturer les choses, je pensais qu'il était l'homme de ma vie, si je me suis trompée je n'en veux pas d'autre parce que si ça n'est pas lui c'est que ça n'existe pas, et si ça n'existe pas il est ce qui s'en rapproche le plus, même si c'est autrement.

Et donc je suis maintenant dans un genre de no mans land, ni dans une réalité ni dans l'autre, d'autant plus bloquée que la demoiselle en question est pour le coup sortie de la vie de mon conjoint. Même si ça n'était pas le cas, elle n'est sûrement pas la personne avec qui ce type de relation pourrait fonctionner car pour elle l'évolution de sa relation avec mon conjoint était synonyme de séparation pour nous (à cause de la norme ?...pour ceux qui cherchaient un point d'interrogation, ce n'est pas encore celui-là, je me confonds en excuses).

Alors voilà : j'ai l'impression d'avoir avancé dans ma tête et d'être prête a accepter que mon conjoint ait une autre relation, mais je n'ose pas y donner du crédit parce que chaque fois j'ai paniqué. Comment savoir si je suis prête ? J'ai peur moi aussi de détruire notre famille en lui permettant quelque chose que je ne supporte pas. J'ai peur de devenir haineuse ou pire, indifférente.
J'ai aussi de l'empathie pour les personnes dont mon conjoint pourrait se rapprocher et qui pourraient souffrir si je panique encore comme je l'ai fait. Parce que ce sont des être humains aussi.
Sans parler de mon conjoint qui serait pris entre les deux.

Est-ce que vous avez des idées d'étapes qui faciliteraient la transition ?
Naturellement rien ne presse si ce n'est que j'ai peur de retomber dans mon ornière confortable si je n'en construis pas une autre.
Je lui ai déjà dit que maintenant j'accepterais qu'il développe une nouvelle relation du même type : séduction platonique, mais pas dans le secret cette fois (moi je suis de ceux qui préfère savoir, je me noie dans les faits jusqu'à plus soif pour arriver à les absorber). Et qu'on verrait comment faire évoluer les choses au fur et à mesure.
Mais ce n'est pas le genre de choses qui se créent sur commande. Je ne suis peut-être pas si à l'aise avec la mise en pratique si je cherche à provoquer que ça se produise : la recherche de contrôle prouve qu'il y a encore inquiétude.

Bref, ce serait sympa si vous avez des pistes de m'en faire part.

Et sinon juste pour le débat d'idées (toujours intéressants sur le forum) : est-ce qu'à un certain degré le lâcher-prise ne deviendrait pas de l'indifférence ? Comment doser pour rester dans l'un sans verser dans l'autre ? Parce que les sentiments c'est comme les cordes, à trop tirer dessus ils se défont. Tout ce qui demande lâcher-prise travaille donc un minimum à l'indifférenciation, non ?
Comment faites-vous pour alimenter vos liens en restant dans le lâcher-prise ? Ça me paraît une science bien mystérieuse...

PS : désolée si je me suis trompée de thème, j'aurais bien vu un thème "débutants" mais j'ai pas trouvé, la fatigue ?

Merci d'avance à celles/ceux qui prendront le temps de me répondre !

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Juliejonquille

le vendredi 13 octobre 2017 à 10h43

On a tous des expériences de vie et des chemins qui nous mènent parfois vers endroits inespérés.

J'ai commencé en étant très mono : j'ai épousé mon premier amour sans avoir connu personne d'autres.
Pendant longtemps j'étais fière et je n'ai jamais regardé personne d'autres : je ne les voyais même pas. Ça m'aurait revulsé qu'une autre personne me touche. On bosse ensemble, on a notre enfant enfin, le couple bien fusionnel.

Seulement au bout de 10 ans on n'est plus qu'un couple zombie où chacun voit l'autre comme un meuble, où on est réduit à sa fonction : père mère, epoux/épouse... Mon mari est résigné à la quasi mort de notre sexualité : ça permet de lire plus, et moi je me mets à fond au chant pour sublimer. Notre enfant nous occupe bien. On ne s'embrasse plus que par politesse : le petit bisou bouche fermée indifférent. On ne se voyait plus. Indifférence.

On aurait continué comme ça jusqu'à la mort on aurait été un couple modèle.

Mon mari a toujours été fidèle mais ne m'aimait plus et restait avec moi pour le confort, nos habitudes, notre enfant. Il a dit à une amie que je lui manquait pour les papiers administratifs. Ah oui, j'étais tellement pratique pour les démarches administratives.

Bref tout ça pour dire que même dans la monogamie la plus stricte, les sentiments sont volatiles. Même dans l exclusivité la plus stricte les liens se distendent parfois.
Séparés, notre relation est devenue plus vivante et nous sommes actuellement des ex très amis.

Je suis poly pour me forcer à maintenir une distance saine et éviter de retomber dans mon côté mère Theresa sacrificielle ou bobonne dévouée.
Je veux aimer sans faire peser mes besoins sur l'autre et garder l'amour léger et pur.
J'accepte le côté mortel des relations et je veux pouvoir m'émerveiller devant la beauté d'une petite fleur éphémère.

Mais cela n'a pas été facile de dépasser mon dégoût initial et les jugements de mon critique intérieur. Je me bats avec la petite fille monogame qui croit au prince charmant et veut se faire enfermer dans un château. Alors que je sais qu'une fois dans le château le prince va m'oublier et que là c'est pire que d'être seule à l'extérieur.
J'ai peur de l'indifférence comme toi.

Les relations secondaires que j'ai sont toutes loin de l'indifférence. On peut se regarder au fond des yeux et vivre des bulles de bonheur loin des contingences matérielles. Certaines sont à mi chemin entre une pétillante amitié et de l'amour.

J'ai un amoureux que j'aime depuis un an et demi et c'est très profond et bouleversant. S'il me proposait l'exclusivité est ce que j'aurais la sagesse et la force de dire non ? Je lutte et je travaille sur ma tendance à la dépendance affective et l'oubli de soi. Ce que tu appelles lâcher-prise : ne pas planter mes griffes dans l'homme dont je suis amoureuse, ne pas vouloir l accaparer, lui laisser de la liberté, de l'air. Le laisser libre et me réjouir quand il revient ou court librement vers moi.

J'ai intérêt à ce que les couples de mes amoureux se portent bien et leur famille également. Je ne me sens pas en compétition et j'aimerais mieux les connaitre, même si je sais qu'il vaut mieux rester dans l'ombre. J'aimerais être une amie qui peut rendre service mais c'est mon côté bisounours c'est quasiment impossible dans ce monde.
Je ne veux pas que mes paramours souffrent à cause de moi mais apporter une richesse. C'est bête mais parfois on s échange nos bons plans vacances, une astuce pour réparer l'ordinateur familial, un bon bouquin... Les liens humains c'est merveilleux et ça enrichit.

Je ne sais pas si cela répond un peu à ta question sur la peur de l indifférence ?
Désolée pour le pavé.

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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calinou696

le vendredi 13 octobre 2017 à 12h37

Comme juliejonquille, plutôt que de l’indifférence, je parlerai + de lacher-prise.
Qu'il y ait de l'inquiétude, c'est normal. Rien n'est sûr, rien n'est acquis, il y aura toujours de l'incertitude. C'est la vie!
Il y en p-e plus que dans un couple mono, mais rien est moins sûr..
Moi j'ai l'impression que le gros du travail tu l'as déjà fait. Avoir un peu + confiance en toi?

En gros pour moi le polyamour c'est :
Déconstruire ce qu'on a appris et reconstruire avec une nouvelle vision, et faire sa vie au gré des rencontres.
Une fois qu'on a mis le nez dedans, difficile de nier ce qu'on a appris et repartir dans un schéma conventionnel, en tout cas pour moi. Même si personnellement je n'exclus pas de finir en couple "classique", au moins ca sera en fonction de mes rencontres et cela serait un choix clairement.. choisi.

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Siestacorta

le vendredi 13 octobre 2017 à 23h22

alinea7

Et sinon juste pour le débat d'idées (toujours intéressants sur le forum) : est-ce qu'à un certain degré le lâcher-prise ne deviendrait pas de l'indifférence ? Comment doser pour rester dans l'un sans verser dans l'autre ? Parce que les sentiments c'est comme les cordes, à trop tirer dessus ils se défont. Tout ce qui demande lâcher-prise travaille donc un minimum à l'indifférenciation, non ?

Ya une différence entre lâcher prise et laisser tomber.

Prend un stylo dans ton poing.
Tend le bras.
Paume qui s'ouvre vers le bas : tu laisses tomber le stylo.
Reprend le stylo, tend le bras.
Paume qui s'ouvre vers le haut : tu lâches prise sur le stylo, mais il ne tombe pas.
Tu n'es pas indifférente, tu décides de comment tu vas faire.

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Siestacorta

le samedi 14 octobre 2017 à 19h35

Alinea7
Je lui ai déjà dit que maintenant j'accepterais qu'il développe une nouvelle relation du même type : séduction platonique

Je reviens un peu plus tard ...

Autant poser des règles dans les relations non-exclusives, je sais bien que c'est nécessaire, que ça se fait au cas par cas... mais beaucoup de règles, comme la séduction platonique que tu proposes, me semble être des stratégies d'échec.
Une règle pas pragmatique, rigide, qui tient pas compte de la psychologie des gens impliqués (ton conjoint, la personne qu'il peut rencontrer), ça devient facilement un truc qui va à long terme obliger l'autre à chercher des moyens détournés pour vivre quand même la vie qui se présente à lui - le mensonge se présentant spontanément.

- t'es tu mis un bandeau sur les yeux à chaque fois que tu étais seul avec elle, comme promis ?
- oui.

Le principe du polyamour ne propose pas de kits de règles "prêtes à limiter", une fois que le consentement, la réciprocité des libertés et l'honnêteté sont posés.
Tout va se faire dans l'expérimentation et la discussion, on va essayer de se respecter et de se comprendre.
C'est pas moins difficile dans ce cadre que dans d'autres...

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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alinea7

le samedi 14 octobre 2017 à 22h35

Merci beaucoup pour vos réponses, je n'ai pas pu répondre tout de suite mais j'y réfléchis depuis. Et ça m'évoque tellement de choses que je vais essayer de résumer de mon mieux...pour rester sur les points qui bénéficieraient d'un retour.

Juliejonquille
J'ai commencé en étant très mono : j'ai épousé mon premier amour sans avoir connu personne d'autres.
Pendant longtemps j'étais fière et je n'ai jamais regardé personne d'autres : je ne les voyais même pas. Ça m'aurait revulsé qu'une autre personne me touche. On bosse ensemble, on a notre enfant enfin, le couple bien fusionnel.

Pour le coup j'ai un peu le même parcours que toi. Et je ne suis pas (encore) intéressée par les princes qui courent la campagne, non plus. Pourtant j'en ai rencontré pendant cette période houleuse, volontairement. Et l'attirance était possible, mais je ne sais pas comment dire, c'est comme si je n'y étais pas.

Juliejonquille
Je me bats avec la petite fille monogame qui croit au prince charmant et veut se faire enfermer dans un château. Alors que je sais qu'une fois dans le château le prince va m'oublier et que là c'est pire que d'être seule à l'extérieur.

Je pense que le château fort c'est vraiment rassurant et plus on y a passé de temps plus en sortir peut être effrayant. Je suppose que c'est idiot mais on ne s'y sent pas forcément à l'étroit et puis on peut l'aménager. Mais comme toi, moi ça m'allait si le prince était aussi au château, investi dans l'aménagement et l'agrandissement. Si c'est pour qu'il aille voir les princesses qui courent la campagne, j'ai pas vocation non plus à garder les meubles.

Donc sortir du château pourquoi pas. Mais déjà dans le château je me baladais en cuirasse et armée d'un lance-flamme nucléaire (juste au cas) pour pas me sentir trop vulnérable. J'étais en train d'apprendre à déposer mes armes (et remarquer que bizarrement y avait plus de gens qui approchaient du château)...et maintenant j'ai l'impression qu'y a jamais eu de château et que je suis à poil dans la nature. Pour le coup le ressenti de vulnérabilité est difficile à gérer.
On doit s'y faire (j'espère).

De base, je ne sais pas si c'est éducatif ou naturel mais je suis très fusionnelle et je mesure l'amour à ce degré de fusion ou au moins au désir de fusion. Donc bon, si, il me reste un peu de boulot,...ou alors vous aussi vous fonctionnez comme ça ? Après la fusion c'est peut-être une façon trop intense de voir les choses, rechercher la proximité ça devrait peut-être suffire ?

En tout cas pour l'instant ce que ça m'évoque c'est la tristesse si nous nous séparions définitivement (et pourtant manifestement je suis assez rapide à partir quand je panique!). Quand quelque chose est important pour nous il me paraît naturel d'essayer de trouver des moyens pour que ça fonctionne. Évidemment, ça ne veut pas dire qu'on peut tout contrôler, mais ne rien faire c'est laisser tomber.
Et donc c'est là que je trouve que la nuance est mince entre lâcher prise et indifférence. Parce qu'il faut mettre une limite à ce qu'on est prêt à faire pour alimenter/sauver une relation, ne serait-ce que pour ne pas se perdre soi-même. Mais que ne rien faire c'est laisser tomber.
La clé c'est peut-être juste de suivre son envie fluctuante.

calinou696
Une fois qu'on a mis le nez dedans, difficile de nier ce qu'on a appris et repartir dans un schéma conventionnel, en tout cas pour moi. Même si personnellement je n'exclus pas de finir en couple "classique", au moins ca sera en fonction de mes rencontres et cela serait un choix clairement.. choisi.

Quel motif serait assez fort pour que tu prennes cette décision ?
Ça m'interpelle parce que beaucoup de fils de discussion font état de la grande difficulté d'abandonner cette voie.
En ce qui concerne mon conjoint, sa réaction a été de dire qu'il n'avait pas besoin d'avoir quelqu'un d'autre, mais que si l'occasion se présentait il pourrait en avoir envie. Et il est d'accord pour rester exclusif puisque clairement ça a été intolérable pour moi.
C'est moi qui ne veux plus revenir en arrière. Je ne dis pas que je suis prête, ni que j'ai vraiment envie d'ailleurs, mais je ne veux pas revenir en arrière parce que j'ai l'impression qu'il n'y a pas d'autre route. C'est un peu comme si avant j'avais envie de lui appartenir, et que maintenant il n'en était plus question, avec personne. Finalement cette envie correspondait à l'illusion qu'on pouvait trouver quelqu'un en qui avoir suffisamment confiance pour qu'il agisse toujours au mieux pour nous. Ça ne marche que tant que les égoïsmes vont dans la même direction...donc ça me rend triste mais pour l'instant j'ai l'impression qu'en fait on ne peut jamais se laisser aller à faire confiance totalement, à personne. :-( (tout d'un coup je regrette mon lance-flamme)

Siestacorta
Tu n'es pas indifférente, tu décides de comment tu vas faire.

Pour le stylo le système est suffisamment simple pour comprendre (bien sûr, c'était le but, merci). Pour les relations, concrètement, je réfléchis encore à la mise en pratique.
Parce que pour les relations, il s'agit d'un système dynamique dans lequel il faut s'ajuster et dans lequel lâcher prise ne veut pas dire ne pas agir (et en même temps si on veut éviter que le stylo tombe le plus simple c'est quand même d'avoir la main fermée...mais par contre en effet se crisper dessus n'ajouterait rien si ce n'est le risque qu'on finisse par lâcher, de fatigue).
C'est peut-être ce que je disais plus haut, c'est peut-être l'envie qui indique la direction à suivre...mais dans la vie on a des tas d'envies plus ou moins égoïstes, plus ou moins acceptables en société, etc. On n'est pas seuls au monde avec des envies, on est entourés et on choisit à quelle envie on cède, non ?
Et d'autre part, parfois, même si on n'a pas envie de faire quelque chose à court terme, on sait que c'est la bonne chose à faire pour le long terme. Donc on peut choisir de faire quelque chose qu'on n'a pas envie de faire pour autre chose qui viendra ensuite, selon toute probabilité (mais rien n'est jamais garanti).
Donc bref, sous couvert d'optimiser le long terme c'est facile d'avoir envie de reprendre le contrôle. Et par sens du devoir, sous couvert de ne pas laisser tomber sa famille c'est facile d'oublier ses envies.
Donc déterminer quelle envie suivre, pas si évident. Mais après, c'est moi qui ai supposé que c'était peut-être la chose à faire, tu as peut-être une autre piste ?

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Siestacorta

le samedi 14 octobre 2017 à 23h53

alinea7


Pour le stylo le système est suffisamment simple pour comprendre (bien sûr, c'était le but, merci). Pour les relations, concrètement, je réfléchis encore à la mise en pratique.
Parce que pour les relations, il s'agit d'un système dynamique dans lequel il faut s'ajuster et dans lequel lâcher prise ne veut pas dire ne pas agir (et en même temps si on veut éviter que le stylo tombe le plus simple c'est quand même d'avoir la main fermée...mais par contre en effet se crisper dessus n'ajouterait rien si ce n'est le risque qu'on finisse par lâcher, de fatigue).

Bah oui, les stylos et les relations, ça se compare pas, c'est la prise de conscience de notre approche qui est important, là, pas ce sur quoi on a prise ou pas.

Après, je crois qu'il est possible de s'attendre à ce que lâcher prise sur la vie amoureuse ( renoncer à la crispation de l'exclusivité) amène des résultats négatifs parce qu'on a jamais "intégré" que plein de scénarios étaient possibles, pas seulement des fins tragiques ou pathétiques. Je dis pas qu'ya que de la joie dans le polyamour, mais souvent, quand on commence, on sait pas bien de quoi avoir peur ou pas, donc on pense avec une grille de lecture inadaptée, "la vie mode d'emploi, chapitre : Le couple".

Effectivement, lâcher prise dans une relation, c'est pas cesser d'agir. Dans le cas du polyamour, ça peut être plutôt cesser de n'avoir qu'une réaction face aux rencontres supplémentaires.

alinea7
c'est peut-être l'envie qui indique la direction à suivre...

Tu te poses les questions "liberté ou sécurité", et chacun y répond différemment. Mes pistes sont les miennes, je t'en parle sans vouloir te les prescrire.

Disons que je crois que les peurs et les envies qu'on a eues un jour, on les aura de nouveau, sous des formes qui varient dans le temps.
Donc si une situation te donne beaucoup de ressenti et que tu fuis retrouver une situation antérieure, quand tu auras de nouveau à faire face à cet aspect de ta vie, tu auras encore peur. Si tu te sens capable d'apprendre des choses nouvelles, si t'as l'impression que ça t'empêchera pas de vivre le reste, alors autant apprendre à réagir à la situation elle-même plutôt qu'à une peur "pré-fabriquée" (ya pas de garantie de réussie ou d'échec. Mais dans la sécurité non plus, en fait.)

Parfois c'est bien d'avoir peur, ça permet de pas faire de grosses conneries. Mais comme tu dis, les relations, dynamiques, complexes, toussatoussa, c'est plus de l'inconnu que du danger.

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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calinou696

le dimanche 15 octobre 2017 à 21h05

alinea7
Quel motif serait assez fort pour que tu prennes cette décision ?

C'est très personnel comme question, ca ne me dérange pas d'y répondre, mais cela dépend entièrement de mon vécu, et je ne sais pas si ma réponse t'apportera quelque chose.
Après 15 ans de vie de couple, j'ai 40 ans, seul, avec enfants, et si demain je rencontre quelqu'un avec qui j'ai de très très fortes affinités, qu'elle me plait en tous points, 19/20, mais que son seul point négatif c'est de demander l'exclusivité, alors oui je cèderais volontiers.
Dans un monde où moins d'une personne sur 10000 est "polyamoureuse", dans ce microcosme, je doute trouver une 19/20, donc
question de rationalité et de priorités en quelque sorte...

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Merlyn

le dimanche 15 octobre 2017 à 21h47

Merci de ton témoignage.

Ah la théorie et la pratique. Qu'on aime passer du temps à étudier la théorie du polyamour, à en débattre dans des cafés polys ou ici et qu'il est parfois dur de passer à la pratique.

Je me retrouve assez dans certains de tes questionnements, Je me suis posé la question, puis j'ai estimé que ce n'était pas pour moi, puis je me suis reposé la question, puis j'ai réalisé que j'étais d'avantage prêt qu'avant mais que je me cherchais des excuses pour ne pas vivre cette théorie (trop de boulot, pas assez de temps libre, une relation mono qui me satisfait...). La théorie est rassurante mais quand il faut se lancer dans le grand bain sans y être jamais allé, on a toujours un moment d'appréhension car les choses vont changer quand on se lancera.

En même temps, faut pas non plus se forcer, faut y aller en prenant son temps, le faire pour faire plaisir à quelqu'un et à contre coeur n'est pas non plus la solution

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alinea7

le lundi 16 octobre 2017 à 14h56

Je reviens aussi un peu plus tard sur ce boulet rouge.

Je rappelle que je viens chercher des pistes, pas taper svp :-)

Siestacorta
Je reviens un peu plus tard ...

Autant poser des règles dans les relations non-exclusives, je sais bien que c'est nécessaire, que ça se fait au cas par cas... mais beaucoup de règles, comme la séduction platonique que tu proposes, me semble être des stratégies d'échec.

Une règle pas pragmatique, rigide, qui tient pas compte de la psychologie des gens impliqués (ton conjoint, la personne qu'il peut rencontrer), ça devient facilement un truc qui va à long terme obliger l'autre à chercher des moyens détournés pour vivre quand même la vie qui se présente à lui - le mensonge se présentant spontanément.

J'avais écrit une réponse et mon navigateur a planté donc je vais sûrement être plus brève. Ce n'est pas de la froideur ni de la sécheresse, je suis malade et fatiguée, ça n'aide pas.
Donc : je suis bien consciente que nous n'avons pas de contrôle sur nos émotions, ressentis, sentiment, envie.
En revanche nous pouvons contrôler nos actes.
La règle que je propose porte uniquement sur les actes, donc déjà elle n'est pas insurmontable en elle-même dès le départ. Pour rappel ce que j'ai dit c'est ça :

alinea7
Je lui ai déjà dit que maintenant j'accepterais qu'il développe une nouvelle relation du même type : séduction platonique, mais pas dans le secret cette fois. Et qu'on verrait comment faire évoluer les choses au fur et à mesure.

Peut-être que la formulation est mauvaise ? Mais je parle bien d'évolution, il me semble ?
Ce que je voulais énoncer n'était pas tant une limite infranchissable qu'une limite à partir de laquelle faire gaffe à moi s'il veut m'aider à ce que je ne retombe pas dans la panique qui me fait dégager de l'enfer émotionnel que ça m'inflige.
Personne ne force personne à quoi que ce soit, j'espère que tout le monde le sait, ça. Les prisons ne sont que dans les têtes. S'il veut me tromper il peut, avec n'importe qui, n'importe quand, en me le disant ou non. C'est s'il veut que je reste avec lui qu'il faut tenir compte de moi.

Parce que ce que tu proposes, expérimentation et discussion, ça nous a mené au clash deux fois. Alors j'essaie de sentir le point de rupture et le repousser. Tu serais du genre à foncer dans le tas et regarder ce qui émerge après le carnage toi non ?
En fait la démarche que j'essaie d'avoir c'est d'arriver à sortir du cercle vicieux : il ne me dit rien parce que pour lui je ne le supporterais pas / pour moi s'il me cache des choses c'est qu'il ne me fait pas confiance ou qu'il me rejette, ce que je ne supporte pas.
On peut dire les choses sans entrer dans les détails : je suis attiré par unetelle suffit, pas besoin de elle a fait ci et moi ça et ça m'a fait ressentir ci et ça.
L'idée serait d'arriver à communiquer sur du pas trop lourd parce que question mise en place de la communication y a du boulot et là pour le coup c'est pas du tout théorique et ça prend en compte nos personnalités. Mais encore une fois, en temps utile évidemment que la nouvelle personne/relation devra être prise en compte.

Siestacorta
Tout va se faire dans l'expérimentation et la discussion, on va essayer de se respecter et de se comprendre.

Ce que je proposais me semblait justement une version pragmatique adaptée à nous et qui mettait en place la théorie dont tu parles là. Mais je me suis peut-être mal exprimée ou alors y a vraiment quelque chose que je ne vois pas.

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alinea7

le lundi 16 octobre 2017 à 14h59

Siestacorta
Après, je crois qu'il est possible de s'attendre à ce que lâcher prise sur la vie amoureuse ( renoncer à la crispation de l'exclusivité) amène des résultats négatifs parce qu'on a jamais "intégré" que plein de scénarios étaient possibles, pas seulement des fins tragiques ou pathétiques.

En effet. Je vais y méditer.

Siestacorta
Tu te poses les questions "liberté ou sécurité", et chacun y répond différemment. Mes pistes sont les miennes, je t'en parle sans vouloir te les prescrire.

Pour l'instant je crois que je n'y réponds pas. En fait pour moi la case "sécurité" vient de disparaître.
Elle est un leurre pour nous aider à supporter l'incertitude anxiogène de la vie.

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alinea7

le lundi 16 octobre 2017 à 15h02

calinou696
C'est très personnel comme question, ca ne me dérange pas d'y répondre, mais cela dépend entièrement de mon vécu, et je ne sais pas si ma réponse t'apportera quelque chose.

question de rationalité et de priorités en quelque sorte...

Merci pour ta réponse.
Je comprends. J'ai parfois l'impression que je fais la démarche inverse pour les mêmes raisons ^^

Mais seulement parfois, le reste du temps je me rappelle juste que la sécurité n'existe pas et que ce n'est pas en cloisonnant que je vais la créer.

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alinea7

le lundi 16 octobre 2017 à 15h05

Merlyn
En même temps, faut pas non plus se forcer, faut y aller en prenant son temps, le faire pour faire plaisir à quelqu'un et à contre coeur n'est pas non plus la solution

Merci c'est exactement la réflexion que je me faisais à la lumière des réponses.
Et je ne sais pas si je me dirige personnellement et individuellement vers le polyamour, indépendamment de mon couple initial et de la démarche de mon conjoint vis à vis de ça.

Je crois en revanche que maintenant j'ai envie de définir un chemin qui m'est propre et qui me convient, pas celui qui satisfait les attentes d'une personne ou d'une relation.

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alinea7

le samedi 05 mai 2018 à 23h10

Après plusieurs mois de silence je viens redonner des nouvelles plus positives !
Je suis tellement reconnaissante des retours que j'avais pu recevoir que je tiens à vous remercier encore et témoigner du chemin parcouru. Donner un témoignage d'évolution positive, aussi, car il y a beaucoup de ruptures sur le forum.

J'hésite à me qualifier de polyamoureuse car actuellement mon conjoint n'a personne d'autre (ni moi, même si j'aime l'idée d'en avoir la possibilité, et même si j'aime rencontrer des gens d'une manière générale). Je ne sais pas trop dans quel niveau de détail rentrer étant donné que je ne veux ni peux divulguer la vie privée de mon partenaire. Ce qui est sûr c'est que je me sais ouverte à ce qu'il ait des relations amoureuses extérieures à nous. J'ai pu réaliser que certains facteurs me rassurent grandement, notamment que les personnes concernées aient déjà une vie amoureuses bien à elles et pas un vide affectif à combler. C'est assez réducteur de considérer qu'une personne célibataire a forcément un vide affectif, d'autant plus que j'en avais un énorme tout en étant en couple de longue date ! Mais bref, sans fermer les possibles, je constate que cet aspect là est rassurant pour moi en tout cas pour l'instant. Y compris dans mon exploration pour d'autres partenaires éventuels.

Je vois même du positif à cette nouvelle configuration relationnelle parce que mon partenaire est plus attentif à moi, nous avons redéfini notre base de communication. Nous démontons les mythes amoureux du grand amour et de l'amour inconditionnel pour nous jeter dans l'amour contact dans lequel nous prenons beaucoup de plaisir. Nous sommes bien plus proches ces derniers mois depuis que nous le mettons en pratique, peut-être plus que jamais.

J'aime le fait que chacun prenne la responsabilité de son ressenti et de ses besoin. Je constate que dès que c'est le cas, on découvre une disponibilité chez l'autre pour nous aider dans la mesure de ses moyens, ce qui nourrit la relation. Lorsqu'on ne prend pas la responsabilité de ce qu'on ressent à l'inverse, on fait peser des attentes que l'autre doit souvent en partie deviner, on peut développer de la rancoeur chacun de son côté alors que rien n'a été demandé / exprimé / assumé.

J'ai pu réexpérimenter le même type de moments qui me faisaient paniquer et je suis fière d'avoir survécu avec brio, justement en prenant la responsabilité de mon ressenti, en saisissant l'opportunité de me découvrir,...et en bonne partie grâce à tous les témoignages et conseils glanés sur le site.

Je ne me reconnais plus. Je suis fière de penser que mon partenaire plait à d'autres personnes alors qu'auparavant (je l'étais aussi mais) ça m'insécurisait énormément. Je découvre que moi-même j'ai cette capacité et je n'ai pas encore décidé de ce que j'en faisais.
Je suis triste de ma réaction initiale. Maintenant je voudrais pouvoir rencontrer la personne qui a initié ce changement, me confondre en excuses pour ma réaction disproportionnée, la remercier d'avoir permis ce bouleversement, et faire sa connaissance. Je vais sûrement trop loin là...non ? Mais comme je viens d'arriver au pays des bisounours, j'ai l'impression d'aimer tout le monde maintenant, de les voir comme des partenaires sur mon chemin, plutôt que des obstacles.

Je suis livrée à moi-même ce soir et je suis heureuse ce qui semblait hors de portée il y a deux ans. Je vous rassure, je saisis un moment où je vais particulièrement bien pour vous raconter tout ça car évidemment il y a des moments moins roses. Et si vous le voulez bien, je reviendrai vous demander de l'aide lorsque ce sera le cas. J'aimerais aussi aller à un café poly dans ma région car je me rends compte que je n'ai personne à qui en parler. Même les proches qui ne jugent pas entendent au travers du prisme normatif, ce qui fait que j'ai l'impression de parler une langue étrangère. J'entends l'incompréhension qui m'empêche de parler de peur que plus tard on saisisse un creux pour me dire qu'en même temps, on court après les problèmes...
Donc, les gens qui peuvent comprendre : merci d'être là ! :-)

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artichaut

le dimanche 06 mai 2018 à 01h07

Eh bien. Que de chemin parcouru !

Merci pour le beau témoignage (même si oui, évidemment, c'est un témoignage à un instant T, et que le polyamour va contre l'immuabilité des choses).

Oui les cafés poly ça fait du bien. Ça permet de vivre des moments de partage et d'évidences communes partagées.

alinea7
Maintenant je voudrais pouvoir rencontrer la personne qui a initié ce changement, me confondre en excuses pour ma réaction disproportionnée, la remercier d'avoir permis ce bouleversement, et faire sa connaissance. Je vais sûrement trop loin là...non ?

Une envie ne va pas trop loin. Ce qui pourrait aller trop loin serait de lui demander. Mais encore que…
(le tout c'est surtout d'avoir des indices de ce qu'elle pourrait, elle-même en penser)
Et se "confondre en excuses" n'est pas forcément ni utile, ni nécessaire, ni recevable.

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bonheur

le dimanche 06 mai 2018 à 11h14

alinea7
J'aimerais aussi aller à un café poly dans ma région car je me rends compte que je n'ai personne à qui en parler. Même les proches qui ne jugent pas entendent au travers du prisme normatif, ce qui fait que j'ai l'impression de parler une langue étrangère. J'entends l'incompréhension qui m'empêche de parler de peur que plus tard on saisisse un creux pour me dire qu'en même temps, on court après les problèmes...
Donc, les gens qui peuvent comprendre

Ni mono, ni poly... D'où l'intérêt de recevoir les polyacceptants aux évènements... y compris s'ils sont dans un moment "en bas". Comme pour les polys, le monde est incompréhensif. J'admire la façon dont tu as exprimé cela alinea7 : une langue étrangère ; entendre au travers du prisme normatif

Je rejoins artichaut, beau chemin parcouru :-) ... et pas fini (+)

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