Polyamour.info



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Que faire? Cloisonner? Leur proposer de se rencontrer?

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Julien Poly (invité)

le vendredi 30 mai 2014 à 07h52

"une bonne grosse projection"

Tu as bien raison Green Man Outside!

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Siestacorta

le vendredi 30 mai 2014 à 10h44

JulienPoly
Mon choix sur ce sujet est clair et sans hésitation et je l'ai déjà expliqué à Fernande :

Ce que tu décris ensuite est une position de règle générale. Là, je te parle de toi avoir fait le point sur les relations particulières, toi/Fernande, toi/Lucie, pas toi/A toi/B.

C'est pas la même chose, parce que ça implique de choisir pas en fonction seulement de l'éthique (déjà présente dans ce que tu fais et dans ce que tu leur déclareras), mais en fonction de ce que tu constates dans les forces de tes sentiments, lesquels prennent la priorité.
Et tant pis si c'est une question de NRE/passion, tu ressens, tu agis, et tu dis pourquoi (pas trop, hein, je pense qu'une conversation amoureuse sur une situation en cours et un forum ne sont pas faits pour contenir tes pensées de la même manière, you emo-nerd).

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Siestacorta

le vendredi 30 mai 2014 à 11h18

JulienPoly

Est-ce que tu penses que c'est quand même foireux et qu'il vaut mieux éviter ?

Je pense que si tu présentes ça comme un process administratif, ça ne dira qu'une partie de ce qui se passe en toi. Je comprend pourquoi tu veux poser le problèmes en termes abstraits, avec des personnes théoriques, seulement tu ne vas pas parler que de rationalité dans ces échanges, mais de craintes et de désirs. Face aux leurs, tu vas exprimer les tiens.
Si tu donnes un mode d'emploi froidement éthique tu ajoutes à mon avis une distance en plus à celles que tu voudrais connaître pour les respecter.

Ton choix dépend certes des deux autres, mais il reste aussi personnel : ce qui fait ton attachement et donc ta priorité qui aura des conséquences pratiques, et qui déterminera ton bien-être une fois assumé, c'est ce que tu ressens. Même si tu ressens quelque chose pour l'une et l'autre, elles ne sont pas équivalentes pour toi et pour le temps qui vient.
(ma lecture : l'une part bientôt s'installer loin, et tu espères que la relation continue, l'autre est de passage et tu n'as pas d'attentes).

Je pense que cet élément doit passer dans ce que tu vas dire, en plus de la proposition raisonnable d'agir en fonction du dénominateur commun.

Ceci dit, une fois que tu auras dit "j'ai entendu ce que vous m'avez dit, je propose ceci", il est assez probable qu'il y ait des retournements de situation.
Quelqu'un qui ne veut plus ce qu'il t'a dit vouloir, je pense que tu as déjà vécu ça régulièrement dans tes relations ?
Ben c'est en partie que ce qu'on demande et ce qu'on désire, ça n'est pas constamment confondu, même quand on réaffirme les demandes...
C'est pour ça que je te dis que faut pas que tu dépersonnalises trop tes possibilités, même éthiquement, parce que c'est de ce que tu désires toi que tu peux être le plus sûr. Donc l'assumer et l'exprimer, que ce soit "je veux les deux", "je veux ceci avec toi, ET cela avec elle, et toussi avec vous", ou "je ne ressens pas tant que ça je veux laisser les choses arriver, mauvaises ou bonnes", c'est le point le plus fixe de l'ensemble.
Si tu connais ton désir et que tu peux l'exprimer dans les propositions que tu feras, tu seras plus à l'aise pour faire avec les réactions que tu vas engendrer, avec les changements ensuite.
Si tu ne fais que donner un cadre abstrait à "ce qu'on peut faire/dire toi et moi et le tiers" sans insister sur les attentes, à chaque évènement tu vas te retrouver à raisonner sur le contrat ou le programme annoncé, alors que ceux qui le posent n'étaient pas plus neutres en l'écrivant qu'en le transgressant.

Expliquer ta position et le dénominateur commun, c'est pas foireux, ce sera insuffisant pour que vous le viviez bien, affectivement.

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Julien Poly (invité)

le vendredi 30 mai 2014 à 11h48

Merci siesta pour ta réponse. Ça me donne matière à méditer car tu mets des mots sur quelque chose que je ressens mais que j'ai bien du mal à exprimer.

Un détail: je suis dans une phase nomade de ma vie où je déménage tous les 1 à 3 mois. J'espère qu'économiquement cette phase pourra continuer longtemps (plusieurs années). Je projète d'aller ensuite en Amérique du nord cet été. Fernande part s'installer en Suède, Lucie vit en Chine et moi nomade, donc j'ai le même nibeau d'engagement géographique avec les deux (à savoir que j'aurais plaisir à passer dans le coin et aussi à recevoir) et j'ai envie de

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Julien Poly (invité)

le vendredi 30 mai 2014 à 11h53

(désolé ça a coupé, j'écris sur mon mobile)
...
et j'ai envie d'explorer les deux relations dans la mesure du possible, tant que ces personnes le désirent. Il peut y avoir transition vers l'asexualité à n'importe quel moment selon leur envies et leur situation ou statut amoureux.

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JulienPoly

le samedi 31 mai 2014 à 13h54

Pas encore de réponse de Lucie. Mais ça ne m'étonne pas trop vu que nos échanges sont plutôt courts, espacés et concentrés de sens, chose que j'apprécie beaucoup entre elle et moi. Bref l'important pour moi est que j'ai exprimé mon besoin même si finalement elle y répond par la négative, je suis déjà beaucoup moins dans cette obsession.

D'autant plus qu'hier Fernande m'a spontanément proposé de nous héberger Lucie et moi quand on sera de passage à Bangkok. Je reste sur mon "algorithme éthique de pudeur" rien de prévu encore donc, mais c'est super gentil de sa part et ça me rassure sur son côté poly-acceptante. Elle m'a dit être prête à dévoiler tout contenu de notre relation à Lucie, à condition pour la partie charnelle (et je rajouterais romantique) que ça ne fasse pas de peine à Lucie. Donc là aussi je suis vachement rassuré sur son mode de fonctionnement.

Sa limite pour l'instant est qu'elle ne veut pas de sexe tous les 3. Ca m'a amusé qu'elle dise ça spontanément car ça me semble couler de source vu qu'elle ne connait quasiement rien de Lucie, et que j'ai en fait bien respecté ma règle de pudeur donc elle ne sait toujours pas si nous sommes physiquement intimes ou pas (elle doit bien se douter quand même).

Tout celà fait qu'aujourd'hui je suis toujours dans l'incertitude, mais plus serein pour l'accepter.

Par rapport à ce "processus administratif" de pudeur, je pense que l'idée est pour moi de protéger les personnes avec qui j'intéragis de mes désirs de polyamoureux compersif et libertin perché dans sa bulle de bisounours et in finé de me protéger également de situations foireuses.

Donc même si mon désir serait de pouvoir décloisoner toutes les relations, je sais que dans 99% des cas (j'exagère mais c'est pour reprendre les stats de Lulutine), c'est pas possible et ça se tremine en combat de monstres aux yeux vert. Et les cas où c'est possible sont à mon sens au moins des cas où ces personnes émettent un désir personnel de se dévoiler un certain niveu d'intimité et de se rencontrer.

A mon sens Fernande a émis quelque chose qui va dans le sens de ce désir et c'est venu assez spontanément en plus. Quant à Lucie c'est encore inconnu, on verra.

Bien sûr le fait que deux amoureux(ses) expriment ce type de désir n'est pas une condition suffisante à ce qu'un décloisonnement se passe bien, mais il me semble que c'est une condition nécessaire. Si cette condition n'est pas réunie, je préfére éviter activement que les deux personnes se rencontrent.

Et pour ne pas influencer les gens avec mon désir de décloisonnement je préfère éviter d'en parler spécifiquement, sachant que j'ai déjà préalablement exprimé qu'en général c'est ce que je préfère, à condition que ça se passe bien.

J'exprime quand même mes émotions, Fernande sait que je me suis engagé auprès de Lucie et qu'on ne se reverra peut-être pas, mais qu'elle me manque, que j'ai super envie de la revoir et que cette incertitude me pesait dans l'estomac et m'obsédait.

J'ai exprimé également à Lucie un besoin de m'organiser (merci pour les idées je ne savais pas par quel bout le prendre), même si je n'ai pas de réponse, ça va mieux. Pour reprendre ce que disait Siesta je trouve que c'est très light et que j'ai pas vraiment dit grand chose sur mon ressenti à Lucie. Mais il me semble qu'entre elle et moi et en ce moment proche de se voir, c'est plus à developper en tête à tête qu'à travers des messages type texto.

Avec Fernande au contraire, en ce moment on est dans un mode de communication assez verbieux et pas forcément très dense de sens (du style "J'ai mangé tel truc, tu fais quoi maintentant? Je sors avec ma soeur et ses enfants au parc, blah blah...). C'est pas le type d'échanges à distance que je favorise habituellement, mais là en ce moment il se trouve que ça m'amuse assez et ne m'agace pas trop. Et c'est plus propice à parler en détail de tous les ressentis.

Comme le faisait remarquer Green Man Outside, il y a beaucoup de projections de mauvaises expériences passées dans le bloquage que j'éprouvais au moment d'écrire le premier post, et dans le fait de redoubler de précautions. Là ça va mieux, merci pour votre aide pour poser tout ça à plat et défaire le noeud émotionel :) Je ne perd pas de vue que je suis un OVNI dans la vie sentimentale monoamoureuse de ces deux demoiselles, mais je ne suis plus dans une phase de paranoïa aigue à ce sujet ;)

J'éprouvais aussi le besoin d'en parler car c'est la première fois que j'applique cet "algorithme éthique de pudeur" et "sonde" la possibilité d'un éventuel décloisonnement. Même s'il n'y a pas de rencontre, même si finalement je ne revois pas Fernande, il y aura forcément un certain niveau de décloisonnement ne serait-ce que dans le fait de parler à chacune de l'existance de l'autre de manière nominative et de dévoiler certains contenus relationels.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Siestacorta

le samedi 31 mai 2014 à 14h37

Cool que ça avance et que tu te sentes avancer.

Par contre, pour moi, le décloisonnement ou le polyamour ne sont pas des choses qui se désirent "pour elles-mêmes". C'est en fonction de mon état, des personnes impliquées, et de désirs plus primaires que ça devient des situations désirables.
Donc c'est vraiment sur ce que valent tes sentiment pour telle personne ET tes autres sentiments pour telle personne que tu dois déterminer, même si t'as un bel algorithme éthique, les valeurs que tu vas mettre dedans c'est l'intensité des attaches.

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JulienPoly

le lundi 02 juin 2014 à 16h02

BOOM!

AAAAHhhhhhhrrrrrrrrggggggggggg!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! J'ai mal!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Une mine vient de me péter à la gueule, j'ai perdu une jambe, volée en éclat, broyée, déchiquetée, y'a du sang partout, j'agonise. Et l'état de l'autre jambe est inquiétant.

Le terrain était miné, surtout là où je m'y attendait le moins. Retours sur les faits:

Hier soir Lucie me répond pas de problème je peux m'organiser. S'en suis une converstion par messages où finalement je me sens serein de parler de Fernande et de cette histoire de pudeur. Lucie me dit n'avoir aucun problème avec le fait de réveler à Fernande que nous sommes intimes y compris physiquement.

Donc je répond aux questions de l'une et l'autre en substance "est-ce que vous avez eu des relations sexuelles?". Oui, donc.

Les deux conversations se passent bien et je ressens un chaude vague de compréhension de la part des deux. Je suis comme sur un nuage.

Fernande insiste pour nous héberger avec Lucie et que je peux dormir dans la même chambre avec Lucie pas de problème (c'est le genre de trucs que je dirais donc je suis super rassuré). Cependant, Lucie ne se prononce pas car elle dit vouloir être certaine de ne pas causer de peine à Fernande. Mon avis personnel est de laisser faire et de ne valider une rencontre que si les deux personne expriment franchement le désir de le faire. A mon sens c'est le cas de Fernande, mais pas celui de Lucie.

On discute de choses et d'autres on rigole et chaque conversation se termine par de délicieux mots doux et bonne nuit. (+) :-) <3

Et vers midi, donc ce matin en Suède, Fernande m'envois un message de rupture.

Bonjour. Je veux te dire quelque chose. Je ne sais pas ce que tu ressens pour moi. Mais je veux que tu saches que je penses que tu es juste un ami. Je ne ressens pas pour toi la même chose que pour un petit copain ou de l'amour. Et je ne suis pas une femme bien. Je ne t'ai jamais aimé. Tu ne devrais pas te sentir bien avec moi, m'aprécier ou m'aimer. Je suis une femme folle ("I am crazy lady" - il y a là un aspect private joke sur le surnom, "crazy lady" qu'elle se donne dans un site de rencontre). C'est mieux si on ne se revoit plus. Bientôt Lucie va venir et tu auras une amie. Ne t'inquiète pas pour mes sentiments parceque ce n'est pas important(I don't care). Et si tu veux voir mon amie Georgette tu peux lui parler et la voir, c'est entre toi et elle pas besoin de me raconter. Je ne veux plus te jamais te voir et te parler. Désolée.

Ce message me semble très incohérent et dissimulant les véritables raisons et émotions. Ce qui multiplie la douleur ressenti. J'ai exprimé ce que je ressens pour elle de maintes manière différentes, longues et courtes, y compris simplement, "I love you" et même directement en français "Je t'aime". A aucun moment il n'était question entre nous d'une relation monogame exclusive que ce soit dans ce qu'elle disait attendre ou moi ce que je disais, et celà dès le début. Donc cette partie du message est bizarre.

Encore plus bizarre "je ne suis pas une femme bien."

S'en suit que je lui envois plein de messages pour qu'elle m'explique. Je lui dis que je me sens super mal et je redis ce que je ressens pour elle. Je ne suis pas agressif dans ce que j'écris mais j'envois une multitude de messages. Après coup je trouve que ça fait harcellement et je me suis excusé pour ça dans mon tout dernier message.

Entre temps elle m'a répondu quelques phrases me demandant ce que je veux, je lui dit que j'aimerais continuer comme avant, que si c'est pas possible on peut "transitioner" vers autre chose (à mon avis le concept n'est pas compris). Et que si rien de ça n'est possible je respecte sa décision mais que j'aprécierais de pouvoir comprendre. Mais elle refuse d'expliquer et finit par me dire me dit clairement "Stop! j'ai ma vie, tu as ta vie... fais à ta manière". A partir de là je respecte, et j'arrête. Quelques échanges gentils d'adieu, et d'excuses mutulles, notament moi pour la quantité "harcellante" de messages envoyés, et voilà. C'est fini.

GAME OVER
:-( :-( :-( :-( :-( :-( :-(

Donc réponse à la question initiale:
Que faire ? Cloisonner ? Leur proposer de se rencontrer ?

CLOISONNER, recloisonner, imperméabiliser, bétonner, bunkeriser et que sais-je d'autre...

Les gens (oui les gens, toutes ces basses personnes qui ne sont pas moi car là tout de suite j'ai la haine et c'est moi contre le reste du monde) acceptent conceptuellement les amours multiples, et il est bon d'être honnête en disant dès le début que c'est ce que je fais et que je suis déjà en relations. Y'a un côté, prommenons nous dans les bois du polyamour, tant que le loup n'y est pas. Mais dès qu'on voit la queue du loup (dès qu'il y a la moindre évocation nominative d'une relation) PANIQUE à bord et tout pète, y'a plus personne. Donc CLOISONNER. Décloisonner est une situation licornesque, surtout entre monos. Il faut parler et reparler de l'état de fait polyamoureux, mais il faut aussi mettre des murs impénétrables de pudeur entre les personnes impliquées, autrement c'est ingérable, en tout cas moi je gère pas du tout.

Ce constat me laisse un goût super amer, j'ai beau dire ouvertement, répéter et expliquer que je suis poly, me triturer le cerveau pour trouver les mots justes que tout le monde peut bien comprendre pour être sûr que personne ne soit pris au dépourvu, mais in finé le résultat est grosso modo le même que d'être perçu comme un trou du cul de queutard sans foi ni loi: j'ai comme l'impression qu'il me faut dissimuler l'existance de chaque personne impliquée. Pardonnez la vulgarité, mais c'est à chier. J'ai l'impression de devoir d'une part dire que je suis poly, donc de m'exposer à tout un tas de réactions et questions foireuses préhemptivement, pour in finé devoir quand même se comporter comme si j'avais plusieurs affaires secrètes paralèlles et dès qu'une personne prends conscience que "Ah, mais c'étais vrai alors! Il a des sentiments et couche vraiment avec plusieurs personnes en chair et en os et qui ont elles même un nom! Mon Dieu quelle horreur!!! Vade retro Satanas!!!!". A quoi bon sérieux?

Le discours de Fernande était super rassurant. C'est comme si elle me brandissait une énorme pancarte: ici le terrain est complètement déminé, pas de soucis. Je m'avance prudemment et.... BOOM!!!!! Hahaha, tu t'es fais avoir GROS NIGAUD!!!!

C'est pas la première fois que ça m'arrive en plus, y'a une polyamoureuse super expérimentée et assez anarchiste relationnelle qui m'a fait le coup. J'étais tombé des nues. Mais elle m'avait expliqué quand même ce qui l'avait blessée.

Bref grosse remise en question, je pense qu'en réalité personne ne me fait vraiment de coup, c'est moi qui fais ce qui ne faut pas. Et je flipe que Lucie ait une réaction à retardement similaire.

Ca doit être dans ce que tu dis Siestacorta, car ça reste complètement abstrait pour moi ton dernier post. Je ne vois pas du tout ce que l'intensité de mes attaches vient faire dans la gestion de la pudeur. Et quand tu dis "Par contre, pour moi, le décloisonnement ou le polyamour ne sont pas des choses qui se désirent "pour elles-mêmes". C'est en fonction de mon état, des personnes impliquées, et de désirs plus primaires que ça devient des situations désirables." Pour le décloisonnement, je comprends pas tout bien mais je vois grosso modo. Pour le polyamour, j'ai plus de mal à voir concrètement: ça veut quand même pas dire que si demain tu rencontre l'ame soeur, la vraie comme dans Disney, c'est bon tu plaques toutes les autres relations et tu deviens mono-amoureux exclusif, si? Style, t'es polyamoureux pas vraiment par conviction mais parceque t'as pas encore trouvé la bonne personne pour te caser. Quelque chose me dit que tu n'es pas dans cet état d'esprit.

Je suis super triste. J'ai le coeur déchiré. Elle me manque terriblement. :-(

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Siestacorta

le lundi 02 juin 2014 à 16h35

JulienPoly


Ca doit être dans ce que tu dis Siestacorta, car ça reste complètement abstrait pour moi ton dernier post. Je ne vois pas bien ce que l'intensité de mes attaches vient faire dans la gestion de la pudeur.

Désolé pour ces mésaventures.
Au pifomêtre, je dirais que Fernande a forcé pour toi sa propre ouverture, de bonne foi en voulant que ça marche, mais derrière elle doutait, et comme yavait de la concrétisation dans l'air à un moment son désir d'essayer a cédé à ses doutes.
Bon, il s'est peut-être aussi passé autre chose dans sa vie par ailleurs, ou c'est peut-être lié à d'autres parties de son parcours...
Tout ce que tu peux faire c'est d'essayer de comprendre les gens et leurs sentiments au moments où la rencontre se fait, parce qu'il y pas de recettes pour que ça se déroule bien sans ça.

Pour ce qui de l'intensité et de la pudeur... je sais pas si je met ça en lien quelque part ?
Ce que je veux dire, c'est que quand on est fortement attaché à quelqu'un, on conjugue l'éthique à partir de ça. Ce qu'on va décider et la réussite dépend de l'intensité du sentiment, pas du fait que c'est éthique. On va pas donner chacune autant, promettre d'être juste et équitable quand nos attaches et nos sentiments ne le sont pas.
J'imagine qu'on peut avoir deux attaches équivalentes, basés sur des sentiments similaires, mais la plupart du temps, et dans le récit que tu nous faisais, ça semblait pas le cas.
Du coup, décrire à toutes les deux une même façon d'être Julien, c'est dans un cas pas assez, dans l'autre trompeur : la personne pour qui c'est le plus intense se dit que tu y es pas plus attaché qu'à un autre à qui tu donnes la même chose, la personne qui a un statut moins défini peut comprendre que c'est ta façon de t'engager, donc attend que tu ne lui montres jamais qu'en fait, ton attachement envers l'autre est plus fort.

Il s'agit d'admettre que le polyamour "égalitaire" n'est qu'un cas spécifique de relation, et qu'il est à mon avis piégeux de penser nos comportements amoureux selon des critères de justice et d'équité. Bien traiter chacun ce n'est pas traiter chacun pareil, et comme on ressent pas pour chacun pareil, bien les traiter c'est en tenir compte, leur exprimer ce qu'on ressent et pas seulement "ce qui serait super beau comme équilibre symétrique".

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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bouquetfleuri

le lundi 02 juin 2014 à 17h37

JulienPoly
1) c'est le genre de trucs que je dirais donc je suis super rassuré
2) c'est moi qui fais ce qui ne faut pas
3) ça veut quand même pas dire que si demain tu rencontre l'âme soeur, la vraie comme dans Disney, c'est bon tu plaques toutes les autres relations et tu deviens mono-amoureux exclusif, si ?

J'aime bien trouver dans tes mots les éléments de ma réponse, c'est plus facile...
Sinon, je m'aventurerais à dire, ben oui le polyamour ce n'est jamais facile et gna gna gna... Cela reste vrai, mais tout de même

1) dans ton évaluation permanente, au long des dialogues que tu as, es-tu bien sûr de ne pas être satisfait seulement parce que les réponses correspondent à ce que tu ferais, absorbant leur envie de te faire plaisir comme une expression intangible de la réalité, en oubliant que le filtre de la distance est le plus pernicieux et peut-être le plus propice à la fabrication d'une relation fantasmée ? Du genre : on dirait que tu m'aimerais assez pour qu'on se rencontre tous les trois etc.

2) si c'est le cas, effectivement, tu ne fais pas ce qu'il faut. Peut-être essaies-tu de plier le temps ou les envies de tes amoureuses aux tiennes... en pensant faire le contraire
Tu dis plus haut : "Fernande sait que je me suis engagé auprès de Lucie et qu'on ne se reverra peut-être pas" et bien Fernande te dit qu'effectivement, vous ne vous reverrez pas. C'est un discours clair qui va bien avec l'engagement que tu as pris avec Lucie et qu'elle s'efforce de respecter, après avoir respecté tes envies. Les deux sont peut-être incompatibles...

3) le polyamour permet justement de rencontrer plusieurs âmes soeurs, Mais comme celle de Disney, elles ne se rencontrent pas forcément quand on le décide et encore moins tous les jours.

Bon courage à toi

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JulienPoly

le lundi 02 juin 2014 à 18h08

Ca me parle vachement plus ce que tu dis.

C'est vrai que je me sens "coincé" dans une démarche où je mets beaucoup de gens sur un pied d'égalité.

Cependant dans le cas particulier entre Lucie et Fernande (j'ai pas choisi ces prénoms aux hazard y'a une chançon française bien connue...). Ben franchement j'aurais bien du mal à dire clairement si je suis plus attaché à une telle. Pour une activité donnée, je pourrais dire que oui aujourd'hui là tout desuite si je dois choisir je préfère discuter et me ballader avec Lucie et faire l'amour avec Fernande. Mais c'est possible qu'après 2 trois jours de ce régime là, ça me manque de me ballader et discuter avec Fernande et de faire l'amour avec Lucie et donc je fasse le choix inverse. Je sais pas si c'est clair?

Après pour exprimer plus en détails ce que je ressens il faudrait que j'aille piocher profond dans l'impudeur y compris des sentiments et exposer ça l'une à l'autre c'est dessuite devoir affronter la comparaison et la compétition. Si je donne une gomette verte à l'une et orange à l'autre elle vont forcément se friter et me taper parce qu'elles veulent la gomette que l'autre a qui est vachement mieux et que la gomette que je leur ai donné ça vaud rien.

Bref conceptuellement je vois ce que tu veux dire, mais concrètement quels mots mettre pour exprimer ça, je n'en ai aucune idée.

Ma perception du polyamour pour moi, je l'expliquerais par une comparaison gastronomique: j'aime la pizza au chorizo, j'aime aussi les oeufs à la coque et j'aime la salade niçoise, etc... Mais si je me met à manger un de ces plats tous les jours à tous les repas je vais dépérir, c'est super mauvais pour la santé, je vais avoir plein de carences alimentaires, quand bien même je ne perd pas tout désir de manger ce plat. Alors oui des fois je découvre un nouveau plat et pendant une semaine j'arrête pas de vouloir en manger (NRE/passion), mais est-ce ue ça veut dire que j'aime moins les oeufs à la coque, la pizza au chorizo et la salade niçoise, etc...? Non pas du tout. Et qu'est-ce que je préfère? Ben dans l'absolu j'en sais rien, c'est plus sur le moment que mon envie peu fluctuer en fonction de ce que j'ai mangé les repas précédents, etc... Alors bien sûr ne venait pas me dire que je prends les personnes pour des objets, c'est juste une comparaison. Je ne peux pas ressentir ou demander les émotions, pensées et états d'esprits d'une pizza au chorizo, mais par contre je suis soucieux du ressenti et des pensées des personnes que j'aime. Et voir une réaction soudaine, comme celle de Fernande me fait de la peine.

Oui je pense clairement que Fernande a voulu essayer et s'est forcée dans l'ouverture, ça passait bien jusqu'à ce que le loup montre sa queue et là, stupeur! Le chateau de cartes s'écroule.

Je suis persuadé que si j'avais tout bien laissé hermétiquement cloisonné, et si j'avais accepté l'incertitude plutôt que d'obséder et d'aller triturer dans les trucs qui risquaient de me péter à la gueule, tout se serait merveilleusement bien passé. J'aurais eu du temps pour voir Fernande assez vite dès son retour et j'aurais été suffisament disponible pour Lucie.

En tout cas mon algorithme ne mène nulle part. J'essaye pourtant bien d'être à l'écoute des sentiments et émotions de chacuns, je pose activement des questions sur les sensations de chacuns, mais si l'autre est complètement dans la dissimulation... Dissimulation des sentiments de l'une, opacité et cloisonnement entre mes relations. Bof quoi... c'est pas terrible tout ça.

Je n'ai pas pris tout ce que me disait Fernande immédiatement pour argent comptant, à chaque fois j'ai demandé ce qu'elle ressentait dans chaque situation. Force est de constater qu'elle a activement gommé tout sentiment négatif de son discourt. Elle a bien dû ressentir un petit quelque chose avant de revirer soudainement de bord.

Je ne lui en veut pas, mais je me pose simplement la question de la faisabilité de ne serait-ce qu'évoquer des noms de personnes qui sont dans un même espace-temps. Car oui bizarement si quelqu'un est dans un autre pays j'ai remarqué que je peux en parler autant que je veux ça ne fait ni chaud ni froid à personne. Y'a vraiment cet effet "tant que le loup n'y est pas". N'étant pas monogame, et très rarement jaloux, j'ai vraiment du mal a intégrer cette inconsistance rationelle/émotionnelle. Y'a-t-il des mono-amoureux ou mieux des personnes polyamoureuses averties qui ressentent souvent la jalousie pour m'expliquer ce qui se passe exactement sur cette question d'espace-temps disjoint = pas menaçant, espace-temps simultané = danger. Hum... c'est peut-être le spectre du conflit de ressources en fait.

Là on était clairement dans un cas de conflit de ressource de temps: ça a pété direct. Si l'autre était une amie platonique, c'était tout à fait acceptable. Mais dès que l'autre s'est avéré être autre chose là c'est inacceptable: "il préfère passer du temps avec l'autre poufiasse donc ça veut dire qu'il n'en a rien à foutre de moi en fait, je suis juste là pour tuer le temps en attendant l'autre, sa vraie copine qu'il aime vraiment en fait." Sauf que c'est pas du tout comme ça que je perçois les choses.

Bon allez, j'arrête de déblatérer. Désolé pour les pavés. Je vais me coucher.

Merci beaucoup pour vos messages :-) (+)

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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LuLutine

le lundi 02 juin 2014 à 21h08

Salut JulienPoly,

Je suis désolée que ça se soit passé comme ça, et je compatis.

Je t'avoue ne pas pouvoir beaucoup t'aider...

Puisque moi aussi, les gens qui partent à fond dans un sens (c'est bien ce qu'a fait Fernande en disant qu'il n'y avait pas de problème et en insistant même pour vous héberger Lucie et toi !) et qui font demi-tour d'un seul coup, j'ai du mal à suivre...

Bien que je sois tout aussi perplexe que toi, je dirais que oui, une hypothèse comme celle de Siesta me semble cohérente : elle aurait pensé que c'était une bonne idée, intellectualisé la situation comme la bonne chose à faire pour que tout soit pour le mieux ?
Peut-être même se sentait-elle réellement enthousiaste. Puis elle s'est rendue compte un peu tard (bon, ça aurait pu être pire, ça aurait pu être encore plus tard...mais je ne sais pas si ça aurait forcément fait plus mal, en fait) qu'en réalité ça ne lui convenait pas, qu'elle s'était menti à elle-même...

Si elle avait été plus au clair avec elle-même (c'est pas un reproche que je lui fais, juste un constat), elle aurait pu te dire clairement qu'elle ne voulait pas rencontrer Lucie ni en entendre parler, et hop tu étais fixé...

Je ne sais pas si j'aurais fait beaucoup mieux à ta place. J'aurais peut-être conservé mon engagement envers Lucie, et "risqué" de ne pas voir Fernande du tout, comme tu l'évoquais.
Mais vu ce que tu décris de ta relation avec Fernande, j'aurais peut-être quand même essayé de trouver un (des) moments pour voir Fernande...enfin bref, pas facile de savoir ce qu'on aurait fait à ta place !

En tout cas vu le comportement de Fernande, je me dis que ça aurait peut-être "pété" quand même avec quelqu'un d'autre que toi...ça ne "vient" peut-être pas (que) de ta façon de faire ?

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(compte clôturé)

le lundi 02 juin 2014 à 21h13

JulienPoly
BOOM !

AAAAHhhhhhhrrrrrrrrggggggggggg!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! ! J'ai mal!!!!!!!!!!!!!!!!!! !

:-( :-( :-(

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Profil

LuLutine

le lundi 02 juin 2014 à 21h25

C'est un peu H.S. mais ça me fait repenser à une discussion que j'avais un soir avec des personnes qui découvraient le concept de polyamour (juste le concept, c'étaient des personnes en relations exclusives) et leur réaction en m'entendant expliquer rapidement le principe (en gros j'avais juste dit que je n'étais pas exclusive) a été du genre "Oh-comme-c'est-trop-cool-je-voudrais-tant-faire-pareil !"

Et j'ai pensé quelque chose comme : "Mes pauvres....z'avez vraiment pas idée que le PA n'est pas un truc fun à la mode super top cool et facile à vivre ; que c'est un vrai choix de vie, avec ses difficultés et qu'en étant PA des trucs nous pètent à la gueule bien plus souvent qu'à notre tour par rapport à une situation d'exclusivité."
(Je n'ai pas eu le temps d'expliquer ça parce que je ne pouvais pas rester plus longtemps à ce moment-là.)

Oui, en PA on multiplie les bonheurs, les instants positifs. Je le crois fermement. Mais on multiplie aussi les douleurs. L'un ne va pas sans l'autre.

Je crois qu'il faut en être conscient (et si possible un peu préparé, mais ça c'est pas facile, on n'est jamais préparé à certains trucs).

Bref, je re-compatis. Très sincèrement.

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JulienPoly

le mardi 03 juin 2014 à 00h47

Merci Lulutine pour ton empathie.

Et ton dernier message m'aide à relativiser.

Bon au dernières nouvelles elle me renvoit des messages et dit que peut-être on pourra se voir. Mais elle s'exprime étrangement, c'est plus pareil. Bref, j'y crois plus trop. J'ai l'impression qu'elle a mis de l'eau dans son vin pour faire une cassure plus douce, mais cassure quand même. Toujours pas d'explication à part qu'elle était "très folle aujourd'hui", et qu'elle s'est excusée de m'avoir causée de la peine. Excuses acceptées.

J'en ai discuté avec un ami intime qui me dit que c'était un test pour voir si elle a assez d'emprise sur moi pour me faire basculer dans l'exclusivité... Ce serait décevant. Il pense également qu'elle va tenter de demander à ce qu'on se voit pile poil au pire moment qui n'ira pas à Lucie, juste pour tester le conflit de ressource et me pousser à faire un choix entre les deux.

A son habitude, il m'a cité Marc Aurèle:

Ne demande pas que ce qui arrive, arrive comme tu veux. Mais veuille que les choses arrivent comme elles arrivent, et tu seras heureux.

Bouquetfleurit je te rejoins sur le point 3 et il faut que je médite le point 1. Cependant je n'ai pas la sensation de prendre tout ce qu'on me dit pour l'expression de la réalité. Je me doutais bien qu'elle voulait faire plaisir et à chaque fois j'ai bien demandé si elle était sûre, je lui ai demandé comment elle se sentait vraiment par rapport à chaque situation. Après réponses à ces questions, alors oui j'ai pris ce qu'on me disait pour l'expression de la réalité. Mais bon, qu'est-ce que je peux faire? Je peux pas tomber dans la paranoïa en me disant qu'a chaque fois qu'on me dit blanc en fait on pense noir, même après avoir invité à s'intéroger sur ses sentiments et émotions profondes.

Par contre sur le point 2, ce n'est pas mon impression: en effet après avoir eu plus de données de la part de Lucie, j'ai dit à Fernande que j'étais confiant qu'on pourrait se voir finalement, même si je n'ai pas avancé de date exacte. De plus mon message à Lucie était très arrangeant puisque j'exprimait un souhait et disais que je pourrais m'arranger pour être disponible tout le temps. Il ne faut pas oublier qu'on ne s'était pas engagés à passer toutes ses vacances ensembles, c'est moi qui sentais que ce serait bien pour elle que je me rende disponible "au cas où" elle le voudrait et j'ai donc évité de m'engager sur cette période là en attendant plus d'informations. C'est une manière de procéder générale, pas vraiment liée à l'intensité de l'attachement. Donc au contraire il me semble que j'ai pris beaucoup de précautions pour ne pas plier le temps et/ou leurs envies aux miennes. Limite j'ai l'impression de m'être trop plié à leurs envies et emplois du temps peut-être.

Je pense que le mieux était de se taire et d'accepter l'incertitude, et cloisoner, cloisoner. C'est comme les boutons de moustiques: quand ça démange, faut pas gratter. :-/

Et dans le bâtiment c'est bien connu: faut pas toucher aux cloisons n'importe comment, y'en a qui sont porteuses: si on se trompe et on y touche, tout peut s'écrouler d'un coup.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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JulienPoly

le mardi 03 juin 2014 à 02h04

Siesta je relis tes posts et je me dis que tu avais bien vu clair.

Tu me disais: "Fais gaffe si tu fais comme ça, ça risque de te péter à la gueule, vaud mieux faire autrement". Et moi: "Ouais mais t'es sûr? Je comprends pas vraiment ce que tu dis, écoute en attendant je vais tester comme je pense d'abord..." blah blah "Ouais, cool ça a l'air de marcher, youpi!" blah blah

BOOM!!

J'aimerais bien sortir de moi même, d'une part je verrais et comprendrais peut-être mieux là où je merde, et d'autre part je pourrais me coller des giffles et des coups de pieds au cul ;)

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Green-Man-Outside

le mardi 03 juin 2014 à 04h40

JulienPoly
Ma perception du polyamour pour moi, je l'expliquerais par une comparaison gastronomique : j'aime la pizza au chorizo, j'aime aussi les oeufs à la coque et j'aime la salade niçoise, etc... Mais si je me met à manger un de ces plats tous les jours à tous les repas je vais dépérir, c'est super mauvais pour la santé, je vais avoir plein de carences alimentaires, quand bien même je ne perd pas tout désir de manger ce plat.

Disons surtout que, indépendamment de l'impact sanitaire, pas sûr que ça soit très plaisant au niveau gustatif de déverser la salade niçoise sur la pizza au chorizo. ;)

JulienPoly
Après pour exprimer plus en détails ce que je ressens il faudrait que j'aille piocher profond dans l'impudeur y compris des sentiments et exposer ça l'une à l'autre c'est dessuite devoir affronter la comparaison et la compétition.

Rien qu'une question en passant : et toi, t'es comment par rapport à tes émotions ? Te les exposer à toi-même, cela te fait quoi ?

JulienPoly
Bon au dernières nouvelles elle me renvoit des messages et dit que peut-être on pourra se voir. Mais elle s'exprime étrangement, c'est plus pareil.

Ce genre de changement est un signe. Excès subit de politesse ou au contraire concision extrême... ces changements indiquent que tu arrives au pays merveilleux des sièges éjectables. Attache ta ceinture :D

JulienPoly
J'en ai discuté avec un ami intime qui me dit que c'était un test pour voir si elle a assez d'emprise sur moi pour me faire basculer dans l'exclusivité...

Peut-être. De toutes façons, que le cadre soit exclusif ou non-exclusif, j'ai rarement vu de relation sans test... On peut l'interpréter comme un signe d'intérêt - et c'est vraiment le cas parfois - malheureusement je vois surtout ça comme un jeu (au sens où l'entend l'analyse transactionnelle) qui évite l'intimité. :-(

[et à titre personnel, l'absence d'intimité me tue à petit feu]

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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JulienPoly

le mardi 03 juin 2014 à 12h00

Je suis bien d'accord avec toi GMO.

Et je ressens bien qu'elle évite l'intimité dans ce jeu. On en reviens donc à cette histoire d'intimité et de pudeur: dans ce dévoilement, dans la proximité psychologique accrue de la tierce personne intime, elle a un réflexe de soudainement se "rabiller", et s'écarter, s'isoler, voire laisser la place à l'autre. J'utilise volontairement cette comparaison physique car lors de la soirée libertine qu'elle avait organisée et où elle nous a poussés dans les bras l'un de l'autre avec son amie Georgette, c'est plus ou moins ce qui s'est passé physiquement: d'abord le jeu a debouché sur une situation où Fernande et moi sommes passés à l'acte en s'exibant à Georgette, puis plus tard quand Ferande était rassasiée elle m'a envoyée vers Georgette qui désirait alors passer à l'acte avec moi. Quand nous avons commancés Fernande s'est drapée dans une serviette et est allée dans la salle de bain pour que son amie Georgette ne se sente pas timide. Et aussi pour ne pas regarder.

Pour ce qui est de mes émotions et de mes sentiments, j'ai l'impressiom d'en être assez conscient. Après j'ai peut-être tendamce à minimiser mes craintes dans certaines situation.

Quand je dis qu'il faudrait que je pioche dams l'impudeur des sentiments, je veux dire que je ne me sens pas d'exposer ce niveau de détails des autres relations. Par contre ça ne me dérange pas d'exprimer mes sentiments au sein d'une relation, au contraire et je le fais spontanément un peu tout le temps et de plusieurs manières.

Donc je ne vois pas bien comment véhiculer l'idée que mes sentimemts ne sont pas exactement pareil pour tout le monde, à part de le dire génériquement comme ça: chaque relation est unique et il y a une multitude de manière d'aimer.

Fernande repète pas mal: tu peux aller voir telle ou telle personne, comme ça je te mamquerais moins. (comme si elle était interchangeable). Ce à quoi je répond que oui je.peux aller voir telle personne, ce sera bien mais non elle me manquera tout autant car Fernande est Fernande et Georgette est Georgette, c'est différent.

J'ai exprimé à Fernande le fait qu'il y avait quelque chose de spécial, une sensation très apaisante en sa présence à la fois asexuellement comme sexuellement, une dynamique assez "symétrique" (c'est pas vraimemt le mot que je cherche), dépassant dès le début les scripts de rapports genrés, et la sensation de connaitre ce que veut l'autre, ou de vouloir la même chose, tout en me sentant accepté. Et d'autres choses encore. Je lui ai bien plus longuement exprimé et avec plis de subtilités et de variations.

Bon là maintenant, cette "crystalisation" comme dirait Stendhal, a pris un coup dans l'aile. C'est peut-être pas plus mal comme ça.

Je me vois mal par comtre commencer à expliquer que sur un plan intellectuel je me sens plus stimulé avec Robert et qu'il y a telle ou telle énergie que je ressens plus fort pour Bidule. Ou que je préfère le visage de Machine et les seins de Trucmuche. Ou pire: que Chose est plus important qu'elle, ou qu'elle est plus importante que Chose, ou que j'aime Machin "le plus".

Il y a certainement des moments où j'ai plus envie de passer du temps avec telle ou telle personne, mais c'est fluctuant. Il peut y avoir des nettes differences et des tendances longues. Mais je trouve que la profondeur d'une relation n'est ni liée à la sexualité, ni liée au temps immédiat ou passé. Bref c'est ailleur que dans la matière et l'espace-temps que ça réside: des fois ça peut s'exprimer sur une longue periode, des fois sur de courtes periodes des fois proche des fois a distance, des fois sexuellement des fois asexuellement. Parmis les relatioms les plus signifiantes et structurantes c'est deux copains qui me viennent à l'esprit, et pourtant d'un point de vue non anarchiste relarionnel c'est plus dans la case "amis" que les autres les rangeraient vu qur ce sont fes relation aromantiques. Et il y a souvent des moments où je veux rester seul..

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Siestacorta

le mardi 03 juin 2014 à 12h21

JulienPoly

Je me vois mal par comtre commencer à expliquer que sur un plan intellectuel je me sens plus stimulé avec Robert et qu'il y a telle ou telle énergie que je ressens plus fort pour Bidule. Ou que je préfère le visage de Machine et les seins de Trucmuche. Ou pire : que Chose est plus important qu'elle, ou qu'elle est plus importante que Chose, ou que j'aime Machin "le plus".

Exprimer avec justesse ce que tu ressens, choisir tes mots pour ça, c'est pas forcément comparer des attributs personnels.
"Elle me plait érotiquement et on s'amuse, avec toi j'ai des sentiments et des attentes plus fortes", ça peut se dire si c'est vrai, et à mon avis si c'est vrai ça doit être entendu.

Bon par contre, je sais pas si en essayant une autre méthode avec Fernande, tu aurais pas pris la baffe quand même. C'est à dire, si j'ai suivi, tu te dis que t'aurais mieux fait de cloisonner. Au point de rien dire et mentir sur l'exclusivité, ou juste en arrangeant l'emploi du temps pour que personne se croise et que personne ne soit trop lésé ?

Et je reformule : la mesure d' à quel moment on lèse quelqu'un "injustement", elle est pas dans l'éthique, elle est dans le fait que tu connais l'intensité de ton attachement. Si il est léger, ben oui tel partenaire aura moins de temps et de force avec toi, mais tu n'en proposes pas forcément tant, et si on t'en demande plus tu peux exprimer ce que tu sais, que tu n'as pas tant à proposer.
Je tourne autour d'un même thème, c'est peut-être pas les bons mots pour dire ça, mais c'est pas parce que tu n'étiquettes pas tes relations qu'il n'y a pas pas des différences claires dans ce que tu y ressens. Et si tu les nommes pas, tu auras pas de moyen de faire comprendre ce que tu veux aux autres.

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JulienPoly

le mardi 03 juin 2014 à 20h30

Merci Siesta de continuer la discussion sur ce sujet avec moi. C'est peut-être bien là en effet que ça cloche.

Je vais commencer par présenter:

Ce que je ne veux pas:

Procréer: je suis sans enfants et je désire le rester. Je contemple souvent l'dée de la vasectomie, je consacrecrerai peut-être un post HS là dessus un jour, ou pas. Je refuse de procréer.

Mariage contractuel monogame.

Ce que je veux:

Nomadisme: pendant plusieurs années, j'ai envie de déménager de ville tous les quelques mois. Mes régions de prédilections sont pour l'instant la côte ouest d'Amérique du Nord, l'Europe et l'Asie du Sud Est. C'est un désir qui date d'il y a environs 5 ans et que j'ai doucement mis en oeuvre depuis 2-3 ans, d'abord plus lent et plus restreint géographiquement, là j'ai enfin atteint la vitesse et l'amplitude de croisière: il s'agit de déménager tous les 1 à 3 mois. La seule contrainte est économique: pour pouvoir continuer il faut que mes petits business me raportent le peu dont j'ai besoin. Dans l'idée, j'ai envie de revenir tous les ans dans certains lieux que j'aime particulièrement et aussi de découvrir de nouveaux lieux.

Minimalisme: c'est un peu lié au nomadisme, mais c'est plus profond que ça. Tous les objets que je possède dans mon quotidien tiennent dans un sac à dos qui a les dimentions requises pour rentrer en cabine d'avion. J'ai d'autre possessions qui sont soit stockées soit louées, mais elles ne sont pas avec moi. Ca se reflète aussi dans mon rapport à la société de consommation: il est minimaliste. Il y a aussi un pendant relationnel au minimalisme, mais ça reste encore assez flou pour moi.

Ce je propose:

Connecter et reconnecter de toutes les manières possibles entre nous dans le moment présent, je suis ouvert sur ces niveaux d'intimité spirituellement, intellectuellement, emotionellement, affectueusement, physiquement, sexuellement, romantiquement, et/ou passionellement. Si l'envie vient de partager quelquechose, on peut explorer tout ça, essayer, si on aime un truc on peut continuer... etc...

Se revoir quand on le peut à travers les années.

Recevoir là où je suis.

En général mon travail me prend l'équivalent d'un mi-temps donc j'ai pas mal de temps et je peux être un compagnon de voyage.

Je propose aussi personnellement une grosse dose de compersion et une gestion avancée de la jalousie, ce qui permet à l'autre de faire tomber toutes les barrières, de jouir d'une grande latitude de liberté relationelle et de se confier totalment sur ses sentiments et ses désirs, sur les autres personnes aimées, j'ai plaisir à les rencontrer ces autres personnes (hommes ou femmes) à faire des choses ensembles. Cette compersion et cette gestion de la jalousie, je pense n'être en relation sexualisée/romantisée qu'avec une ou 2 personnes qui peuvent proposer une qualité comparable.

Une vision des genres hors de la norme patriarcale. (quoi que)

Une sensualité romantique, je crois comprendre que ça passe par une ambiance, par les lieux par des gestes (c'est quelque chose qu'on me renvoit mais je n'ai pas de recul là dessus ça vient assez naturellement sans y penser). Une sexualité qui peut être assez dégenrée et/ou kinky et qui pour moi passe avant tout par le plaisir de l'autre. Une connection spirituelle profonde (ça c'est rare quand ça peut se produire), qui peut ou non passer par la sensualité.

J'essaye d'améliorer ma qualité d'écoute et d'empathie, et certaines personnes m'ont dit aprécier, donc apparemment j'ai fait quelques progrès.

Il y a aussi les activités et sujets qui m'intéressent et je suis intéressé à découvrir de nouvelles choses.

Sur un horizon beaucoup plus long, si je m'installe quelque part. Je pourrais éventuellement être ouvert à aider à élever des enfants (je le vois plus comme une concession qu'un réel désir en ce moment, mais ça pourait changer, ça fluctue un peu d'ailleur), vivre dans un contexte plus "polyfamille" quoi, ou mieux une commune (mais là attention ça sent un peu le fantasme courir nu dans les près), Ou un immeuble (j'ai vu qu'il y a projet immobilier poly à New York). Ou juste à proximité, ou en collocation avec 2 ou 3 amis intimes. Mais ce ne sont pas des choses que je veux apporter maintenant et pour l'instant je compte bien explorer le nomadisme aussi longtemps que possible et d'envie.

Je ne sais pas si celà ressort, mais je dirais que ce que je propose est plus ou moins volontairement minimaliste dans l'attachement formel et plus dans la profondeur de l'intéraction.

Quand la connection n'arrive pas à se creuser en profondeur, la relation s'étiole naturellement.

Siestacorta
Au point de rien dire et mentir sur l'exclusivité, ou juste en arrangeant l'emploi du temps pour que personne se croise et que personne ne soit trop lésé ?

Alors ce que je disais par rapport au cloisonnement, c'est que je veux continuer à expliquer que je veux pratiquer l'anarchie relationnelle et qu'il y a donc déjà dans ma vie plusieurs personnes avec qui je suis intimement lié, que ce soit, spirituellement, intellectuellement, emotionellement, affectueusement, physiquement, sexuellement, romantiquement, et/ou passionellement, etc... you name it. Si je pouvais j'aimerais dispenser un cours sur les concepts polyamoureux de compersion, jalousie, hierarchie, géométrie, anarchie relationelle, etc... Avec interro écrite à la fin pour voir si la personne a bien écouté ma réponse à sa question: "t'as une copine?". Non, je déconne mais bon y'a de l'idée.

Par contre je crève d'envie de vivre des relations totalement décloisonnées et transparentes, de courir nu dans les prairies vertes... Mais bon ça, c'est du fantasme. Et donc je me suis fixé des règles de pudeur où par défaut je n'évoque pas nominativement avec qui je suis impliqué affectueusement, physiquement, sexuellement, romantiquement, ou passionellement, puisque les mono-amoureux réservent habituellement ça à une unique personne. Attention! Je dis bien et rabache continuellement que je suis déjà impliqué avec plusieurs personnes en même temps dans ces sphères là. Je dis même que je suis également libertin mais que le libertinage n'est pas la même chose que le polyamour, même si ça peut se recouper sur certains points. Mais je ne dis pas avec qui. Voire, j'évite activement d'avoir à le dire.

II y a deux problèmes à ça. Le premier problème est qu'en général les personnes en face perdent le fil de ce que j'essaye d'expliquer, même si je le dis très simplement. En gros, je pisse dans un violon. Le seul truc qu'ils retiennent c'est que je ne reste dans leur ville que quelques semaines/mois. Donc il faut rabacher, rabacher, répéter, expliquer, de 36 manières différentes. Et des fois au bout de 3 jours: la personne se réveille et capte qu'il y a des mots qui sortent de ma bouche et que je suis en train de dire un truc que je lui ai répété 10 fois, écoute, réfléchi et... "Attends mais alors ça veut dire tu aimes/couches, etc... avec d'autres personnes que moi?!?!!???" Un peu plus tard vient la question, ok alors quand est-ce que tu vas rentrer chez toi définitivement? Te marier et avoir des enfants." "...heuu... je t'ai dit que je veux continuer comme ça plusieurs années si possible et pour me marrier jamais (des fois si j'ai la forme j'évoque l'idée du mariage polyamoureux), pour procréer encore plus jamais." Bon vous me direz, y'a que les imbéciles qui changent pas d'avis...

Le 2ième problème arrive quand un truc du style:
"Julien, on se voit dans deux semaines, OK?"
"Une copine va venir me voir, je sais pas encore ce qu'on va faire on va sûrement bouger à plusieurs endroits." (bizarrement, si je dis "un copain", en général il n'y a pas ce genre de réaction).
"Tu l'as déjà baisée?"
(je fais un peu exprès d'accentuer le trait inquisiteur de la question)
[...heu...Qu'est-ce que je réponds là?]
"C'est intime comme question, j'aimerais bien y répondre mais je ne sais pas si elle apprécierait. Tu peux lui demander si vous vous voyez un jour." [mais toi et elle c'est clair que vous ne vous supporteriez pas.] Ou bien, [peut-être que ça pourrait être chouette que vous vous rencontriez.]

Au final je ne sais toujours pas comment faire. Pour le fait d'intégrer éthique et sentiments c'est pas hyper clair pour moi. Enfin, il y a des personnes que clairement je ne voudrais pas tenter ne serait-ce que d'évoquer l'une à l'autre. Mais là c'est pareil, entre Lucie et Fernande, ça me semblait pouvoir peut-être passer, en tout cas de parler nominativement d'elles et de dévoilerde l'intimité.

Siestacorta
"Elle me plait érotiquement et on s'amuse, avec toi j'ai des sentiments et des attentes plus fortes".

Je ne peux m'empêcher d'interpréter ces propos comme: "t'inquiètes c'est juste un plan cul, mon âme soeur c'est toi". Ca sonne vachement faux ou caricatural, et en tout cas c'est pas souvent en ces termes que je ressens les choses et si c'est le cas alors c'est facile a exprimer. C'était un peu le cas quand Fernande m'a questionné sur mon ressenti par rapport à Georgette après la soirée un peu libertine.
T'as pas un autre exemple?

Entre Lucie et Fernande, je suis face à deux personalités différentes. Deux personnes avec qui explorer différentes choses, avec qui je vis différentes manières d'interagir. Ca va au delà des qualités différentes de chacunes. Différentes mais comparablement attirantes et attachantes.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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