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lepolyamoureux

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(Suisse)

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Discussion : Parler avec son-sa-ses partenaire-s

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lepolyamoureux

le mercredi 28 février 2018 à 22h01

Je ne vais pas trop m'attarder sur ma situation mais je dois tout de même en toucher deux mots ne serais-ce que pour clarifier les choses et offrir un contexte à mes questions.

Ma copine et moi vivons ensemble et sommes dans une "relation libre" où nous pouvons développer des relations "secondaires" (je n'aime pas trop ce terme mais ça facilite les choses il faut se l'avouer). Ces relations peuvent aller d'un "one night stand" à quelque chose de plus sérieux sur le long terme. Avec ou sans sentiments. Anyway... Un peu tout est permis mais nous avons comme "règle d'or" une transparence absolue sur nos expériences "extra-primaires" (Hargh... encore une fois je n'aime pas du tout le terme mais ça parle non?). Bref, il se trouve que ma copine, celle avec qui je vis, et moi-même sommes souvent séparés durant le week-end et c'est dans ces moment là que nous avons nos expériences avec d'autres partenaires.

Mes questions sont les suivantes:
Comment et quand parlez vous à votre/vos partenaires des autres expériences que vous faites? Abordez-vous le sujet dès que vous vous rencontrez? Appelez-vous avant pour prévenir de ce qu'il s'est passé? Attendez vous un jour en particulier dédié à la discussion? Attendez-vous d'être dans une phase de calme? De trouble? pour en parler? Jusqu'où entrez-vous dans le détail? Est-ce solennel? Sur le ton de la légèreté?

J'imagine bien que toutes les relations sont différentes et je ne cherche pas une solution miracle mais j'aimerai beaucoup avoir une idée de comment vous vivez "l'aveu" (souvent un peu difficile à dire et à entendre selon moi) auprès des personnes que vous aimez.

Je ne demande pas ça dans le vent, j'ai toujours ce sentiment un peu désagréable que ce n'est jamais le bon moment d'en parler... Voilà 3-4 ans que la personne qui partage ma vie et moi même sommes dans une "relation libre" (Je déteste vraiment les labels) mais ni l'un ni l'autre n'avons encore réussi à totalement outrepasser la fameuse jalousie. De fait, je sais qu'aborder le sujet d'une expérience que j'ai pu avoir risque de l'heurter ne serais-ce qu'un temps (tout fini toujours par passer) mais du coup voilà... Je ne sais jamais quand et comment m'y prendre pour limiter ce risque.
J'ai essayé de retourner la question et de me demander dans quelles conditions j'aimerai, moi, être mis au courant de ce genre de nouvelles... Et je ne sais pas... Si je suis down ça va m'enfoncer... Si je me sens bien ça va endommager ma dynamique... Si c'est trop sérieux je vais surinterpréter son engagement, si c'est sur le ton de la rigolade j'ai l'impression qu'elle n'apporte aucun crédit à ce que je pourrai ressentir...

Qu'en pensez vous?

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Discussion : Damonoselle en détresse

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lepolyamoureux

le mardi 06 février 2018 à 07h16

Salut Labonnepaye,

Très délicat comme situation. On peut sentir et comprendre ta frustration. J'ai essayé de voir la chose de vos 2 points de vue pour voir s'il n'y avait pas quelques idées de réflexions que je pourrai te donner mais il faudrait peut-être quelques détails en plus si ça ne te dérange pas.
Comment vous êtes vous rencontrés? Êtes vous dans une "relation ouverte" depuis le début?
Concernant les sites de rencontre. En avez-vous discuté avant? Je comprend que l'on puisse être retissant à l'idée de savoir son partenaire sur ce genre de site. On a l'impression que du coup les conquêtes vont s'enchaîner sans arrêt. On se demande ce que vont penser nos connaissances si elles le croisent sur le site... On se dit que s'il cherche aussi activement c'est qu'il a un "manque" qu'on ne peut pas combler etc... C'est possible que tous ces aprioris se trouvent être faux. Avant d'interdire, il faut en parler et échanger vos points de vue. J'espère que c'est ce que vous avez fait avant, si ce n'est pas le cas il n'est jamais trop tard. Mais interdire sans expliquer pourquoi ni en discuter c'est le début de la fin.
Pour ce qui est de tes expériences de ton côté. Tu as essayé, très bien. C'était pas bon, tant pis. Surtout ne pas se forcer si tu n'en sens pas le besoin. Peut-être un jour, dans d'autres circonstances, te laisseras-tu aller plus naturellement vers quelque chose qui te conviendra mieux.
Je pense que le plus important à ton stade c'est le dialogue avec ton amoureux. Dis lui clairement ce que tu ressens, tes doutes, tes désirs, tes craintes et vois comment il réagit. Tu as accepté son mode de vie polyamoureux par amour pour lui, je sais que ça risque de monter à la tête de certains mais pourquoi ne pas essayer de lui demander si vous ne pouvez pas faire une petite parenthèse mono rien que tous les deux pour vous recentrer un peu dans ces temps troubles pour toi. Regarde sa réaction, discutez-en...
En tout cas, il y a quelque chose à débloquer, tu ne peux pas continuer à souffrir comme ça sans faire entendre ta voix. Demandes toi aussi ce que toi tu veux et agis en fonction.
Bon courage, pour ces discussions qui s'annoncent difficiles mais je pense salvatrices.

Edit: Je me rends compte en relisant que lui demander une parenthèse mono n'est peut-être pas aussi clever que ça... en sachant qu'il y a une troisième personne comprise dans l'équation, ça risque de lui donner l'impression d'un couteau sous la gorge... Ce que je voulais dire c'est qu'il est important que tu lui rappelles les efforts que tu fais de ton côté et que du sien il faut qu'il puisse au moins aussi faire l'effort de t'écouter et de comprendre ton point de vue quand tu es blessée par exemple qu'il recoive des cadeaux ou autre...

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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Discussion : Les 10 questions à ne pas poser à un.e poly

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lepolyamoureux

le mercredi 24 janvier 2018 à 15h10

Salut à tous,

Pour reprendre le fil initial de la discussion:

Je ne pense pas qu'il y ait des "question à ne pas poser". Le polyamour (la relation libre) est encore quelque chose d'assez mal connu bien que j'ai l'impression que de plus en plus de personne en ont déjà entendu parler. Quoi qu'il en soit je ne suis jamais vraiment réfractaire au fait de répondre aux questions des gens sur ce "mode de vie".

Mais voici quelques unes des interrogations qui reviennent assez souvent et qui, parfois, compte tenu d'un jugement de valeur sous-jacent, peuvent faire un peu tiquer:

- Vous êtes en relation libre? Pourquoi? Vous ne vous suffisez pas?

- Ça ne te dérange pas de savoir que tout le monde peut se faire ta meuf?

- Mais... vous allez quand même arrêter si vous avez un enfant ou si vous vous marriez?

- Du coup, les week-end c'est club échangiste et soirées libertines?

- T'as pas peur de tomber amoureux de quelqu'un d'autre?

- Lequel de vous deux à voulu faire ça?

- C'est quoi vos règles?

- T'as pas peur de passer pour un queutard et ta copine une fille facile (version respectueuse)

- Tu trouves pas ça un peu misogyne de classer tes relations par ordre d'intérêt: #1 #2 #3..?

- Ça ne te rend pas fou de rage de croiser les amants de ta copine?

Bon... pas facile d'en trouver 10... J'ai du aller chercher loin.
A vrai dire, la majorité de ces questions ne m'importune plus/pas et je suis toujours heureux d'y répondre pour dissiper certains préjugés.

Mais voilà, ça serait ma liste de 10 questions "à ne pas poser à un.e poly". Bien qu'encore une fois c'est la récurrence plus que le fond de ces questions qui peut lasser.

Edit:
En relisant, je me rend compte que je suis peut-être un peu sorti du sujet... c'est mon expérience personnelle alors je répond plutôt à:
"Les 10 questions à ne pas poser à un homme polyamoureux récent, jeune, hétéro en couple".
Ce qui biaise un peu l'orientation des questions qu'on me pose.

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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Discussion : Problème de compersion et arrivée de la jalousie :-(

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lepolyamoureux

le lundi 22 janvier 2018 à 16h05

Salut Sylvia,

Tout d'abord, et parce que je pense que c'est le plus important, tu ne dois pas t'en vouloir d'éprouver de tels sentiments.

Sylvia
" je pète un câble"
" je m’efforce de me remettre à ma place"
"c’est fou ça ne me ressemble pas"
"Là j’ai l’impression de m’être menti à moi même et de ne pas être plus évoluée qu’une gamine de 15 ans...me foutrais des claques et me sens totalement nulle"

S'il y a bien une chose dont presque tout le monde a été témoin direct ou indirect c'est que les sentiments ça ne se contrôle pas. J'entends bien que c'est difficile parfois d'avoir à faire face à certains aspects de sa personnalité et de ses sentiments que l'on ne soupçonnait même pas. Mais après la surprise doit venir la remise en question et la réflexion sereine.
Quand tu dis que ça ne te ressemble pas. Pourquoi pas? Vous avez récemment ouvert votre couple aux sentiments "extérieurs", n'est-il pas normal que tu ressentes de nouvelles choses qui pourraient très bien être révélatrices d'un pendant de ta personnalité?

Dans tous les cas, et selon moi, le polyamour se base sur une poignée de valeurs qui, a mon avis, devrait te rester à l'esprit dans ces moments de trouble et de doute:

Respect:
À commencer par toi. Ne t'en veux pas de ressentir ce que tu ressens. Tout le monde a droit à la faiblesse, ça ne fait pas de toi quelqu'un dont tu dois ni avoir honte, ni mépriser.
Ensuite ton mari. Souvent dans ces périodes difficiles, c'est triste à dire mais on rejette la faute sur les personnes qui nous sont le plus proche et qu'on aime le plus. Quoi qu'il arrive, tu dois préserver ce que, j'ai l'impression, vous avez réussi à merveille à construire.
Ton amoureux. Oui, il est la cause de tes tourments. Sans lui, pas de tels sentiments. Mais si tu éprouves de telles choses c'est que ça doit en valoir la peine. Sûrement n'est-il pas conscient de ton ressenti vis à vis de lui, même si, aussi habile sois-tu, quand quelqu'un met de la distance dans une relation ça se sent.
La copine de ton amoureux. Celle dont tu es jalouse. Je ne sais pas à quel point dans votre relation vous vous trouvez, si elle te connait, si vous vous êtes rencontrées. Mais idem, son seul "crime" est d'être elle aussi amoureuse de ton amoureux.

Honnêteté:
Toujours pareil, d'abord envers toi-même. Tu ne peux pas indéfiniment te mentir et renier tes sentiments pour te "remettre à la place" où tu penses devoir être. Je ne peux que te conseiller de faire le point sur d'où tu viens (sentimentalement parlant) où tu es et ce que tu veux.
Ensuite avec les autres partis. Si ce n'est pas déjà le cas, je pense que c'est sincèrement le genre de choses que tu devrais exprimer à ton mari ainsi qu'à ton amoureux. La vérité c'est que personne n'est dupe et que d'après mon expérience, les "polyamoureux" sont des personnes d'ordinaires assez enclines à sentir les troubles sentimentaux chez les autres. Exprimer ton ressenti de ta propre initiative à ton mari passera bien mieux que s'il a l'impression que tu essayais de le cacher et qu'il ait à te tirer les vers du nez.

Dialogue:
Ceci va clairement de paire avec l'honnêteté. Avec ton mari, il ne suffit pas de lui lancer ça au visage et de conclure avec un "laisse moi gérer ça, ça va passer". Non, discutez-en. Demande lui si de son côté il ne s'est jamais surpris à ressentir ce genre de sentiments. Peut-être pourrez-vous dès lors vous aider mutuellement et ressortir grandis en tant que couple de ces évènements.
Et bien sûr (c'est mon opinion), je pense qu'il est important que tu en fasses part à ton amoureux. Je pense que la stratégie d’enfouir ce que tu ressens derrière une prise de distance n'est pas viable sur le long terme. Au mieux ça te passe mais si tu le recroises quelques jours? Semaines? Mois? plus tard je crains que tu ais beaucoup de mal à garder la tête froide. Au pire, tu mets de la distance, ça ne passe pas, et tu te retrouves sous une montagne de regrets où sa présence dans ton esprit reste quelque chose de douloureux.

Dans tous les cas, je te souhaite bien du courage dans ces épreuves qui amèneront j'imagine leur lot de up and downs. Mais une expérience bonne ou mauvaise doit être prise avec le recule comme un moyen de se construire personnellement ou en couple ou à plusieurs =o.
Bonne chance

PS: Rien à voir mais (au risque de faire diverger la discussion):

Sylvia
une phase libertine (sexe sans sentiments)

C'est vrai?

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Discussion : Groupe de parole Polyamour à Lausanne

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lepolyamoureux

le jeudi 11 janvier 2018 à 18h10

Bonjour Gaspard,

J'habite en Suisse et m'intéresse également beaucoup à la question polyamoureuse.

Tout d'abord, je te remercie infiniment pour l'initiative d'organiser des groupes de discussion.
J'ai eu beau avoir été un lecteur assidus, mais non inscrit, de ce site (polyamour.info) pendant un moment, avoir lu plusieurs bouquins sur le sujet et en avoir discuté avec des personnes proches, rien ne m'a été aussi bénéfique que de discuter de vive voix lors d'un café poly à Montpellier.
Je pense que c'est vraiment important de pouvoir parler librement sur le sujet avec des personnes qui se posent les mêmes questions, expérimentent les mêmes épreuves et les mêmes joies au travers du polyamour. En tout cas, moi, cela m'a clairement rassuré rapport à certaines de mes inquiétudes et apporté un certain nombre de réponses à mes questions. Aussi, j'encourage toutes les personnes qui n'osent pas s'exprimer et qui restent dans le doute, à oser faire le premier pas. Le sentiment de compréhension, d'attention et de respect que j'ai pu y découvrir dépassait amplement mes attentes.

Du coup, j'ai tout de même une question:
Je me suis intéressé à l'évènement et suis allé sur le site pour les inscriptions. Est-ce que les discussions de groupe sur le polyamour et les rencontres en groupe des "jeux du soi" sont la même chose ou deux évènements distincts?
Parce que autant rencontrer des personnes pour discuter simplement du polyamour est quelque chose qui m'intéresse. Autant j'ai (malheureusement?) toujours été assez imperméable à tout ce qui est "respiration guidée", "chants", "exploration par le corps" etc...

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Discussion : La question d'aborder

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lepolyamoureux

le vendredi 08 décembre 2017 à 23h26

Merci pour vos réponses (même si je n'ai pas démarré le topic, j'ai trouvé vos lignes vraiment enrichissantes)
Franchement, j'ai l'impression d'avoir été assez maladroit et j'ai visiblement encore pas mal de chemin à faire pour comprendre certaines choses =o.
Je ne suis pas une femme et je n'ai aucune idée de la manière dont vous percevez la venue d'un homme à votre encontre... Aussi, lorsque je dis qu'il y a une différence entre "aborder" et "agresser" peut-être suis-je dans le faux. J'étais persuadé que si l'on engageait une démarche avec assez de retenue, de politesse et d'égard vis à vis des réactions (possiblement négatives) de l'interlocuteur alors ça ne pouvait pas être pris comme un comportement trop intrusif. Mais peut-être me suis-je trompé et peut-être est-ce tout simplement le fait d'engager dans la rue une conversation quelle qu’en soit la teneur et l'amabilité qu'on y consacre qui est offensante...
Mais je tenais à préciser quand même que je trouve qu'il est acceptable d'aborder quelqu'un dans la rue si avant même d'engager la conversation on peut percevoir une certaine reconnaissance au travers en effet d'un regard ou d'un sourire...
J'ai l'impression quand même en vous relisant que malheureusement tant bien femmes qu'hommes quand il s'agit de "drague de rue", nous souffrons tous de d'idée reçues et de préjugés véhiculés par une minorité nuisible mais bruyante.
Ps:

bonheur
Pour ce qui est de faire le premier pas pour une femme, je crois que là, messieurs, désolée de le dire mais ça vous effraie.

C'est vrai que c'est tellement rare qu'on se retrouve souvent un peu démunis =o

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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Discussion : La question d'aborder

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lepolyamoureux

le vendredi 08 décembre 2017 à 18h13

Bonjour à tous,

je voulais vraiment partager mon expérience et ma vision des choses dans le domaine parce qu'au cours de l'année passée je me suis vraiment posé la question de la drague de rue et de ce que cela représentait. J'avais un avis préconçu sur la question et quelques lectures, forums et discussions (surtout avec des femmes) m'ont permis de changer un peu mon état d'esprit vis à vis de cette "pratique".

Tout d'abord, il y a certains éléments qui me semblent factuels et dont je pense qu'il est important de prendre conscience:

- Dans nos sociétés occidentales contemporaines, ce sont les hommes (malheureusement) qui doivent faire le premier pas:
C'est tragique à dire mais, messieurs, combien d'entre vous se sont fait aborder par une femme dans la rue cette semaine? Ce mois-ci? Cette année? C'est très rare, un peu dommage, mais c'est une construction sociale qu'il faut se rentrer dans le crâne: si vous ne faites pas le premier pas, personne ne le fera pour vous.
Ps: Mesdames, vous n'avez pas idée du choc positif que vous provoquez quand vous prenez l’initiative. La "coutume" de l'homme dragueur et de la femme draguée devrait tomber mais que faire contre des siècles de conditionnement..? Dans ce cas précis c'est à vous de faire le premier pas pour changer la donne =p.

- Il y a une grande différence entre aborder et emmerder voir: agresser:
Je n'ai personnellement jamais abordé qui que ce soit dans la rue avant l'année passée pour la simple et bonne raison que les seuls retours que j'avais de mes amies étaient: "un relou a essayé de me draguer" "un salaud m'a sifflé" "un gros porc m'a collé dans le bus" "un groupe de racailles m'a demandé mon 06"...
Ma plus grosse crainte était d'être apparenté à ce genre d'ordure. Cette crainte s'est même développée au delà du cadre de la rue. Dans des lieux de rencontre comme bars, soirées etc... Je n'osais pas engager la conversation avec des personnes même si une sorte de courant passait juste par crainte d'être associé à un prédateur.
La réalité c'est que essayer d'engager la conversation poliment avec quelqu'un et sortir une phrase d'accroche préconçue, offensante ou avoir un comportement intrusif ne sont tout simplement pas du tout la même chose.

- Tout le monde aime susciter de l'intérêt:
Si vous allez voir quelqu'un et montrez de l'intérêt respectueux pour sa personne, cette personne ne vous enverra pas valdinguer. Je rejoins Watson sur ce point, aborder quelqu'un de manière détournée en demandant un renseignement puis tourner la conversation en rapport de séduction est non seulement pas très honnête mais aussi déroutant. Le mieux reste encore d'affirmer clairement son intérêt pour la personne en question. Au mieux la personne répond positivement, au pire, elle décline aussi poliment que vous votre démarche.

Pour en revenir au sujet principal, la drague de rue.
Je suis personnellement contre quand c'est pratiqué comme une sport. Je m'explique: draguer pour draguer ne rime à rien je trouve. Passer l'après-midi dans la rue et aborder bêtement toutes les personnes qui répondent à vos critères d’attractivité ne vous apportera rien.

D'une part vous êtes cramé. Tourner en boucle et aborder à la chaîne suscite un sentiment de "prédation" que vos "proies" ne manqueront pas de ressentir dès vos premiers mots qui tomberont à plat.
D'autre part, la répétitivité de l’exercice vous rendra insensible et donc peu aimable voir même agressif. J'aime comparer ce sentiment d'insensibilité à l'application de dating T*****. (Je ne sais pas si on peut citer de marques ou quoi... mais je pense que tout le monde comprend). Au début on fait attention à la personne, sa bio (sur l'app), ses caractères particuliers, ses actions (irl) et puis après on se contente de swaper inconsciemment ou d'aborder à la chaîne.

En revanche je suis pour la drague de rue quand elle est exceptionnelle et provient d'un réel sentiment d'attraction vers quelqu'un. Encore une fois je m'explique: je pense qu'il est arrivé à tout le monde de croiser quelqu'un dans la rue qui soit vraiment beau/belle de remarquer sa présence le court d'un instant et puis de tracer son chemin. Mais ces personnes sont vite oubliées.
La rencontre dont je parle et pour laquelle je trouve qu'il est important de s'adonner à la drague de rue c'est lorsque la personne fait naître un réel sentiment de par sa simple présence. Ces personnes que l'on croise qui sont difficiles à oublier et où l'on regrette bien souvent de ne pas avoir eu le courage de ses sentiments.
En général ces personnes là nous procurent bien plus qu'un attrait physique, on est ébloui par leur façon de se comporter, par l’atmosphère qu'elles dégagent, par leur voix, leur lectures etc... Bien évidemment on ne parle pas là d'un passage piéton aux heures de pointes. Ces rencontres se font peut-être sur un banc au parc, dans le train, une file d'attente, mais je les considère tout de même comme une rencontre de rue à partir du moment où la personne qui nous intéresse n'est pas dans un contexte où elle s'attend à engager la discussion avec un inconnu (contrairement au bar, club, soirée etc...).

Pour conclure, j'aimerai expliquer pourquoi je pense qu'il ne faut pas craindre de draguer dans la rue (dans le cadre d'une rencontre telle que celle que j'ai citée précédemment).
Comme l'a dit Watson, le premier contact doit au mieux être visuel. Il faut avoir confirmation que la personne qui vous intéresse a pris conscience que vous êtes là et ne pas provoquer de surprise.
Une fois que c'est le cas, il n'y a pas 36 milles alternatives, il faut faire le premier pas.
Les craintes majeures sont souvent les suivantes:

1) "Je n'ai rien à dire"
2) "Je ne veux pas l'emmerder"
3) "Je me fais recaler et c'est la fin du monde"

Et là encore:

1) Mais si! Si la personne suscite un intérêt vraiment particulier (et pas simplement une plastique séduisante) c'est qu'il y a bien une raison pour ressentir ça. Si c'est par rapport à quelque chose qu'il/elle a dit, autant lui en faire part. Si c'est par rapport au bouquin qu'il/elle lit, à la musique qu'il/elle chantonne, même à la marque qu'il/elle porte qui serait révélateur d'un trait de personnalité qui plait particulièrement alors ça vaut le coup d'en parler aussi.

2) Dans le cas où vous n'allez pas arrêter quelqu'un dans la rue de pressé ou que vous n'abordez pas au milieu de la circulation ou dans une ruelle lugubre, il n'y a aucune crainte de déranger. Franchement... ça ne dérange personne d'être salué. Il ne faut pas oublier que la plupart du temps les "dragueurs de rue" sont plus des "agresseurs de rue" qui forcent comme pas permis et mettent tout le monde mal à l'aise. Ces gens là sont dans un autre monde, ce qu'ils recherchent au travers de leurs actions ce n'est pas une réponse positive de la part de leur interlocuteur mais ils cherchent à se conforter dans leur condition de prédateur face à sa proie. Et c'est ce qu'ils obtiennent, l'agresseur et l'agressé. Le but de la drague de rue telle que je la conçois n'est pas dans le rapport de force. C'est presque le contraire, aborder quelqu'un et admettre avoir une "faiblesse" pour un trait particulier de sa personne ou du moins être sensible et porter un intérêt à un aspect ou un autre qu'il/elle dégage. Donc non, vous n'allez pas emmerder en allant dire "Bonjour" et en ouvrant la conversation avec respect et retenu.

3) Mais dans le cas extrême où vous vous êtes complètement fourvoyé et que la personne, malgré le contact visuel préalable, malgré l'approche respectueuse et sincère, n'est pas intéressée. Rien de grave ne va arriver. D'une part si vous avez fait la démarche poliment, la personne vous répondra également de manière polie et vous ne repartirez pas diminué, au contraire! Il n'y aura pas le regret de ne pas avoir essayé et en plus de cela, réaliser qu'il est possible de prendre son courage à deux mains et franchir le Rubicon laisse un sentiment de plénitude incroyable pour la confiance en soi.
De plus, si vous êtes en relation polyamoureuse vous saurez que vous êtes appréciable et pourrez vous réconforter dans les bras de votre/vos partenaire-s =p.

C'est évidemment ma vision biaisée de polyamoureux que j'ai exposée mais j'espère que mon expérience et mon ressenti pourra amener à la réflexion personnelle chez certains.

Quoi qu'il en soit, je ne pense pas que quelque chose de négatif puisse germer d'une rencontre aussi brève soit elle si le respect, l'empathie et l'amour sont les lignes directrices de la démarche.

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Discussion : La compersion, c'est part où ??????

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lepolyamoureux

le mardi 01 août 2017 à 11h18

Bonjour Laeti,

Oui, il faut en effet continuer de communiquer le plus possible et sur tous les sujets, il n'y a pas de mauvaises questions/réponses à donner lors d'une discussion avec son partenaire. La moindre interrogation laissée de coté et non abordée risque de ronger de l'intérieur jusqu'à devenir problématique. Autant adresser toutes les interrogations d'emblée alors que votre "relation ouverte" est encore jeune afin de partir sur de bonnes bases.
D'ailleurs, oui, votre relation ouverte est encore jeune et il ne faut pas croire que tous ces sentiments douloureux de "jalousie, peur de l'abandon" etc.. sont insurmontables. Vous vous rendrez vite compte qu'une communication sincère sur vos ressentis et le surpassement de ces épreuves ensembles sur le temps long auront raison de ces difficultés.
Après avoir lu ton récit, une question n'arrête pas de me venir à l'esprit. Qu'en est-t-il du père de ta fille? Tu as clarifié que la "copine câlins" de ton partenaire n'avait pas de soucis à le savoir en "relation libre" avec toi mais en est-t-il de même pour ton ancien partenaire? Vous avez été, j'imagine, extrêmement proche par le passé et tu te sens encore très proche de lui, comment vie-t-il le fait que tu sois en relation libre à présent? Si vous avez réussi à régler la question alors tant mieux mais si cela n'a jamais été adressé, je pense qu'il est impératif d'ouvrir le dialogue avec lui sur vos souhaits et aspirations dans ce nouveau chapitre qui s'ouvre pour vous.
Enfin pour ce qui est de la décision de ne voir vos "autres" partenaires que simultanément, ça peut -être une solution au début, quand vous avez encore à trouver vos marques mais sur le long terme je ne pense pas que ce soit une solution viable. D'une part l'amour et le désir ne se contrôlent pas aussi facilement, si ton partenaire se sent d'humeur à voir sa "copine câlins" ce n'est peut-être pas ton cas et inversement. D'autre part tu risques de te retrouver en conflit d'intérêt: tu veux voir ton autre partenaire mais tu sais que cet évènement sera forcément couplé avec le fait que ton partenaire actuel va voir sa "copine câlins".
La compersion est un état d'esprit très difficile à atteindre réellement et il est impensable de pouvoir atteindre cet objectif sans être passé d'abord par tous les autres sentiments forts propres à la polyamorie.
Mais encore une fois chaque relation est unique, à vous de voir ce qui vous convient le mieux et ce qui fait avancer sereinement votre couple en communiquant le plus possible sur le sujet et en se laissant du temps pour respirer. Bon courage =]

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Discussion : Demande de conseils

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lepolyamoureux

le lundi 31 juillet 2017 à 17h53

Bonjour Marguerite,

Il est tout à fait normal de se sentir en partie coupable et parfois même égoïste des choix que l'on fait et des sentiments que l'on développe mais on ne peut jamais douter d'avoir fait le bon choix de la sincérité. Peut-être qu'affirmer ta position sur ce que tu ressens risque de faire souffrir tes partenaires mais te brimer personnellement et endiguer tes réels désirs et aspirations n'aurait rien amené de bon. A la longue cette barrière que tu te serais imposée se serrait transformée en remords, en angoisses et en mal être et tu aurais été seule pour faire face à tout cela ce qui aurait très certainement fait imploser tes relations. Avoir été sincère te permet non seulement de ne pas porter seule ce poids mais aussi et surtout de pouvoir affronter cette "période difficile" de paire avec (A) ce qui sur le long terme et une fois la tempête passée (car oui après la pluie vient toujours le beau temps) de trouver ton couple renforcé par ces épreuves.
Il n'y a pas de formule magique pour lire dans les pensées d'autrui et savoir exactement comment et pourquoi cette personne "accepte la situation". La seule chose à faire, mais que je pense tu fais déjà, est d'être le plus sincère possible, dialoguer... De plus, l'amour réel se traduit par le désir de voir la personne aimée heureuse et épanouie.
Je suis un peu plus radical sur ce sujet: Si par amour quelqu'un accepte de vivre la situation que tu désires, même s'il en souffre au début, te voire heureuse (grâce à lui et son acceptation) devrait le réjouir à un certain point. Si son amour est sincère sa souffrance ne sera que passagère face au bonheur qu'il tirera de te savoir épanouie et face à la reconnaissance que tu lui accorderas en retour. A toi de faire en sorte qu'il ressente cette gratitude.
Pour ce qui est de la rencontre entre les deux, personnellement, je pense qu'il ne faut pas forcer les choses. Si tu parviens à stabiliser la situation et le temps aidant, leur rencontre devrait arriver tôt ou tard plutôt naturellement. Organiser une rencontre, même téléphonique, alors que les tensions sont encore fraîches risque, toujours selon mon opinion, d'être infructueuse. Mais hey! Chaque relation est unique et peut-être saurez-vous être assez sages pour surmonter cette épreuve également.
Encore une fois bon courage et sache que la culpabilité (au même titre que la jalousie, la peur, l’égoïsme, le désir et tous ces sentiments) ne sont pas des "problèmes" mais des réactions normales à des situations complexes que chaque individu doit confronter. C'est juste plus facile des les confronter à plusieurs et à cœur ouvert =].

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Discussion : Demande de conseils

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lepolyamoureux

le lundi 31 juillet 2017 à 10h43

Bonjour Marguerite,

Tout d'abord félicitation, félicitation d'avoir été sincère envers (A). Avoir eu le courage de lui parler des évènements qui se sont déroulés et des nouveaux sentiments qui se développent en toi traduisent une réelle confiance de ta part dans la stabilité de votre couple.
Avoir pris du temps, rien qu'à vous, pour re-définir votre relation était également une bonne idée, c'est le meilleur moyen de poser à plat les intentions de chacun et de partir sur de bonnes bases de respect mutuel. D'ailleurs il faut savoir que les règles que vous avez pu mettre en place dans votre "couple un peu sur mesure" peuvent toujours évoluer avec le temps et que la communication régulière sur le sujet est indispensable. Ce que je veux dire par là c'est que (A) a du faire un sacré pas vers toi pour que vous puissiez ouvrir votre relation, il est normal qu'il y ait un temps d'adaptation et certaines réserves de sa part (notamment concernant (JB)) mais que son "interdit" n'est pas forcément définitif. De plus si vous comptez, comme ça a l'air d'être le cas, construire un couple stable sur le long terme, ses sentiments et aprioris sont à ménager pour assurer un avenir serein.
Pour ce qui est de la rencontre entre (A) et (JB) ça peut être à double tranchant. Même si tu sembles ne pas avoir de problèmes avec le fait de rencontrer les "aventures" de (A) ce n'est peut-être pas son cas. Encore une fois ce qui s'applique à l'un ne s'applique pas forcément à l'autre et tu devrais vraiment prendre ces décisions avec des pincettes et surtout en discuter longuement au préalable pour être sûr que cette rencontre ne fasse pas plus de mal que de bien.
Concernant (JB) c'est vrai qu'il est important de savoir où il se positionne. Si vous continuez à avoir des contacts malgré votre distance géographique c'est qu'il aspire également à quelque chose de concret entre vous deux. Est-il vraiment conscient de la place qu'il occupe dans ta vie et de ton choix de construire un avenir avec (A) en son centre? Après peut-être ais-je mal compris et tu souhaites être libre d'aimer à égale mesure ces deux personnes? Dans ce cas il faut jouer carte sur table avec (A) et l'informer sur ce point, ce qui conduira à une longue et difficile conversation mais néanmoins incontournable pour ne plus te sentir "triste et enfermée".
Je pense que couper les ponts avec (JB) n'est pas une bonne idée, (JB) sera impacté négativement, tu seras impacté négativement et (A), ne souhaitant que ton bonheur, sera également impacté négativement de te voir souffrir de ces concessions renforçant ainsi son sentiment de jalousie vis à vis des sentiments que tu porte à (JB). C'est perdant-perdant-perdant.
Dans tous les cas "life goes on" peut-être (A) fera-t-il des rencontres qui lui permettront de relativiser sur les sentiments que tu portes envers (JB) ou peut-être toi-même réussiras-tu à trouver un tiers, digne d'intérêt, permettant à (A) de sortir de sa vision binaire où (JB) est un concurrent unique ce qui allègerait sa perception de l'impact qu'il a sur toi.

Bonne chance, soyez forts, des lectures peuvent évidemment aider mais gardes à l'esprit que chaque relation est unique et nécessite surtout du temps et de la communication.

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