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lepolyamoureux

le mercredi 28 février 2018 à 22h01

Je ne vais pas trop m'attarder sur ma situation mais je dois tout de même en toucher deux mots ne serais-ce que pour clarifier les choses et offrir un contexte à mes questions.

Ma copine et moi vivons ensemble et sommes dans une "relation libre" où nous pouvons développer des relations "secondaires" (je n'aime pas trop ce terme mais ça facilite les choses il faut se l'avouer). Ces relations peuvent aller d'un "one night stand" à quelque chose de plus sérieux sur le long terme. Avec ou sans sentiments. Anyway... Un peu tout est permis mais nous avons comme "règle d'or" une transparence absolue sur nos expériences "extra-primaires" (Hargh... encore une fois je n'aime pas du tout le terme mais ça parle non?). Bref, il se trouve que ma copine, celle avec qui je vis, et moi-même sommes souvent séparés durant le week-end et c'est dans ces moment là que nous avons nos expériences avec d'autres partenaires.

Mes questions sont les suivantes:
Comment et quand parlez vous à votre/vos partenaires des autres expériences que vous faites? Abordez-vous le sujet dès que vous vous rencontrez? Appelez-vous avant pour prévenir de ce qu'il s'est passé? Attendez vous un jour en particulier dédié à la discussion? Attendez-vous d'être dans une phase de calme? De trouble? pour en parler? Jusqu'où entrez-vous dans le détail? Est-ce solennel? Sur le ton de la légèreté?

J'imagine bien que toutes les relations sont différentes et je ne cherche pas une solution miracle mais j'aimerai beaucoup avoir une idée de comment vous vivez "l'aveu" (souvent un peu difficile à dire et à entendre selon moi) auprès des personnes que vous aimez.

Je ne demande pas ça dans le vent, j'ai toujours ce sentiment un peu désagréable que ce n'est jamais le bon moment d'en parler... Voilà 3-4 ans que la personne qui partage ma vie et moi même sommes dans une "relation libre" (Je déteste vraiment les labels) mais ni l'un ni l'autre n'avons encore réussi à totalement outrepasser la fameuse jalousie. De fait, je sais qu'aborder le sujet d'une expérience que j'ai pu avoir risque de l'heurter ne serais-ce qu'un temps (tout fini toujours par passer) mais du coup voilà... Je ne sais jamais quand et comment m'y prendre pour limiter ce risque.
J'ai essayé de retourner la question et de me demander dans quelles conditions j'aimerai, moi, être mis au courant de ce genre de nouvelles... Et je ne sais pas... Si je suis down ça va m'enfoncer... Si je me sens bien ça va endommager ma dynamique... Si c'est trop sérieux je vais surinterpréter son engagement, si c'est sur le ton de la rigolade j'ai l'impression qu'elle n'apporte aucun crédit à ce que je pourrai ressentir...

Qu'en pensez vous?

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Caoline

le jeudi 01 mars 2018 à 12h45

Bonjour,

Je suis d'avis que dire les choses presque en temps réel permet de s'habituer à l'idée, que les choses soient progressives, deviennent "banales" en quelque sorte. Si tu lui dis quand tu dois rencontrer quelqu'un ça ne va pas à chaque fois mener à une relation intime, donc plus forcément d’inquiétude à avoir et ainsi de suite.
Vous ne vous racontez pas ce que vous avez fait quand vous n'êtes pas ensembles ? Du genre je suis allée au ciné ou j'ai vu tel ami... ben le rentrer dans le courant comme ça.
Cela dit pour moi c’est facile, mon compagnon n'est pas jaloux mais pour dire ça je me suis projetée dans ce que j'aurais besoin qu'il fasse si lui devait vivre d'autres relations.
Pour le niveau de détails là c'est encore plus fonction de ce que l'autre a envie / besoin. Si l'autre ne sait pas l'exprimer je pense que ça se voit si la personne est curieuse ou gênée par ce qu'on lui dit. Mon compagnon ne me demande rien mais j'aime partager avec l'homme que j'aime mes joies et mes peines, pour moi c'est naturel et il ne semble pas gêné que je le fasse car de toute façon il voit bien que je suis heureuse ou triste donc autant qu'il sache pourquoi. Cela dit, je ne donne pas les détails très intimes car il s'en moque mais j'ai parfois eu des partenaires très candaulistes, dans ce cas, j'en disais plus car c'était alors créateur de plaisir, d'excitation (toujours avec l'accord de celui avec qui je racontais les détails).
En fait, le mieux me semble d'en discuter avec elle de ce qu'elle voudrait savoir et quand, non ?

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bidibidibidi

le jeudi 01 mars 2018 à 15h30

Personnellement, je dis avec qui je passe mes soirées et mes nuits. Tout comme je pourrais dire que je passe une soirée avec des potes, je dis quand je passe une soirée avec une autre femme. De même, je signale à ma compagne si je sens qu'une relation va devenir plus sérieuse.
Quand elle a des questions, j'y réponds. Même si, des fois, je lui demande si elle veut vraiment savoir.
Par contre, je ne rentre dans strictement aucun détail par moi même (du moins j'évite un maximum, des fois ça passe au travers de ma vigilance). Et contrairement à Caoline, je garde les émotions que me procure une relation dans cette relation. Ca demande une certaine gymnastique émotionnelle, mais pour moi, la séparation entre les relations est importante.

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Heika

le vendredi 02 mars 2018 à 14h23

Dans mon cas personnel, j'aime bien tout savoir de l'autre, partager ses peines et ses joies comme disait Caoline. Mon épouse (ma primaire donc même si j’abhorre ce terme aussi) fonctionne de la même façon et est même encore plus exigeante que moi sur les détails. Du coup on fonctionne en totale transparence sur ce qu'on fait avec nos "secondaires" respectifs (enfin moi vu qu'elle est redevenue mono pour l'instant).

Je sais que pour moi c'est une façon de me rassurer, et aussi de "vérifier" que ça lui apporte vraiment du bonheur et tout ça. Qu'on ne lui fait pas de mal ou qu'on ne fout pas de sa gueule.
Pour elle, je ne sais pas trop. C'est une façon surtout d'éviter de se faire des films (moi aussi un peu d'ailleurs) mais aussi sa façon de sentir qu'on est toujours complices et proches, et que ces relations supplémentaires ne nuisent pas à notre fusion à nous. J'aime être au courant de ce qu'elle fait et vice-versa. Le coté "montrer les émotions qu'on a ressentit" aide aussi à développer la compersion je trouve. Si l'autre a passé un super moment, on a pas l'impression d'avoir "souffert de jalousie" pour rien. On est heureux pour lui même si elle de son coté a beaucoup plus de soucis de jalousie que moi dans notre relation.

Ensuite ya mon métamour (le mari de la "secondaire") => lui il veut savoir ce qu'on fait elle et moi si ya eu des trucs sexuels et/ou BDSM. Si possible à l'avance (mon épouse aussi cela dit). Par contre il veut pas forcément de détails ni savoir comment ça s'est passé ou quoi. Il nous a fixé des limites genre des pratiques qu'il se réserve ou autre, mais il a pas besoin savoir les détails de ce qu'on a fait en pratique. juste "ya eu" ou "ya pas eu" en gros.

Dans tous les cas et pour tout le monde dans ce polycule (c'est comme ça qu'on dit je crois ?), on aime bien savoir à l'avance ou en temps réel disons. Pas de "je te le dit qu'une semaine plus tard" ou équivalent. Ce serait tout de suite perçu comme un manque de confiance voir une tentative d'avoir caché des choses ou autre.

En espérant que ce témoignage t'apporte des pistes ;)

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artichaut

le mardi 06 mars 2018 à 01h15

Moi aussi je pratique (et apprécie) plutôt le "temps réel". Comme ont dit les autres c'est rassurant, ça évite de "se faire des films", ça aide la compersion. Savoir donne même un sentiment de contrôle sur la situation (peut-être parce qu'on sait qu'on peut exprimer ce que ça nous fait, et donc influer partiellement sur la relation qui n'est pas nôtre).

J'ai plus de facilité à tout entendre qu'à tout dire. Mais c'est une question de mise en jeu. Ça se travaille. Et ça participe vraiment de construire la relation de confiance, donc même si c'est pas toujours facile, ça en vaut vraiment la chandelle.

Et aussi c'est plus facile de dire "cette histoire s'arrête" que "cette histoire devient une histoire amoureuse" (norme mono surplombante, sentiment de culpabilité souterrain, peur malgré tout de la jalousie de l'autre).

Perso, ça se fait plutôt de vive voix. Et le plus rapidement possible quand on se voit à deux. Ça commence généralement par "j'ai un truc à te dire" et c'est partit.
Et puis au final c'est plus souvent qu'on ne croit "le bon moment". Et comme ça se passe souvent bien, c'est rassurant, et ça devient plus facile la fois d'après.

En plus ça donne le sentiment, de progresser vraiment sur notre capacité à la sincérité, à se dévoiler, à s'accepter autant qu'a accepter l'autre.

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