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Siestacorta

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Paris (France)

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Discussion : La souffrance une trahison ?

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Siestacorta

le mardi 22 mars 2011 à 23h29

Benjamin, si je me souviens un peu, tu as des bases scientifiques...
Certains états d'esprit sont bien plus des entraves au libre-arbitre que les remèdes psy.

La dépression, pour parler de ce que je connais... C'est une spirale de dysfonctions psychiques. Et rester dans cet état, c'était comme prendre des drogues qui ne te donnent que des descentes.
Aller mal devenait un mode d'existence, une façon de me sentir vivre. La dépression, chimiquement, c'était mon cerveau qui produisait pas bien ses neurotransmetteurs. Dans ma esprit, c'était de l'autocritique, des angoisses, des tristesses...
Le phénomène chimique et le phénomène moral étaient le reflet l'un de l'autre. Nos idées et nos états se correspondent. Comprendre ça, c'est être un peu moins "un obscurantiste de soi-même".

J'ai pas soigné ma dépression uniquement avec un traitement. Mais le traitement me donnait la possibilité de réfléchir plus librement, que ma raison ne résonne pas comme un pot de chambre sous le cul d'un malade.

Si ne pas prendre de traitement, ou même plus largement ne pas travailler avec un psy sur la matière de nos pensée, c'est conserver la liberté de souffrir, de ne pas parler et de ne pas agir sur les racines de sa souffrance, alors c'est la liberté de l'humidité dans du bois : celle qui fait pourrir sur pied...

Bref : la souffrance, c'est un signe, ça s'écoute, ça parle, mais une fois qu'on a fait le tour, on a le choix de commencer à se sentir autrement. Ne pas se donner les moyens de passer à un autre état, c'est pas nécessairement suivre un chemin personnel, c'est choisir de se laisser porter par le courant. Parfois, c'est comme s'accorder pour de confiance pour se faire souffrir que pour aller bien.
Ya des moments où faut choisir entre une liberté et une autre, et le bon choix, celui qui fait avancer, c'est ce qui nous rend responsable... Et généralement, c'est pas le choix qu'on a fait tous les jours précédents.

Message modifié par son auteur il y a 15 ans.

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Discussion : Mon psy dit que.....

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Siestacorta

le mardi 22 mars 2011 à 07h33

Mais quels seraient les scénarios, raconte comment ça pourrait mal se passer ?
Tu parles. Il te rejette... Et puis, ensuite, que ce passerait-il ? Comment tu te sentirais, comment tu crois qu'il se sentirait ? Jusqu'où tu imagines un bon déroulement des choses, quand deviendrait-il "trop" ?
Ou
Tu parles, ça se passe trop bien... Et ensuite, quels sont les risques, comment tu te sentirais, qu'est-ce que tu peux imaginer de néfaste ?

De quoi as-tu peur ? Tu "meurs de trouille" alors que tu n'as pas commencé à agir. Cette trouille-là, de ta chambre, tranquillement, tu peux la rendre inopérante.

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Discussion : Mon psy dit que.....

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Siestacorta

le lundi 21 mars 2011 à 23h08

ladymarlene
Au fait siestacorta, en d'autres termes c'est exactement mais exactement ce qu'il m'a dit

(il va bientôt être temps que je me retire dans un bled et dispense des enseignements... j'hésite entre El Fallous Capricioso et Misanthropus Maximus, comme nom de leader de se... d'initié aux traditions).

Bon, ta situation est très différente de ce que je peux connaître. Déjà avec une amoureuse je ne la vois pas tous les soirs, alors avec une amoureuse prime...
Donc je ne peux pas tout à fait me mettre à ta place.

Barrière morale ? Ou émotionnelle ?
Ca me titille quand même. Le bien, le mal, j'ai toujours quelques menues difficultés si on m'explique pas clairement.
"Barrière", le truc qui t'empêche d'agir... même bourré... C'est pas seulement "moral", souvent. Est-ce que quelque chose de mauvais pourrait arriver si tu parlais d'amour à ton amant ? Ce serait quoi ta (tes) réponse(s) à ça ?

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Discussion : Faire évoluer son couple, du standard "socialement reconnu" au PA... patience...

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Siestacorta

le lundi 21 mars 2011 à 10h51

Oui, et prioritaire : avec un psy ou autrement si tu en as l'idée, commence une sorte de bilan sur la souffrance personnalle qui t'amène là.
Fais le ménage dans ta tête, pas seulement dans l'optique "je veux ça, comment l'obtenir" mais aussi "pourquoi / comment je souffre de vouloir ça".

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Discussion : Images mentales fantasmatiques et féminisme

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Siestacorta

le dimanche 20 mars 2011 à 17h38

Boucledoux, King Kong Theory, je connais et j'adowre, parce que pour moi c'est un éloge du particularisme, une gueulante pour s'assumer "imperfections incluses". Ca m'a tout de suite beaucoup plus parlé que ce dont j'ai pu entendre parler en textes féministes, à l'ascendance plus "universaliste".

Par contre, Lam, les féministes pro-sexe, ça, je veux bien en entendre parler plus. Yavait un texte un peu trash, queer, assez combatif, plutôt pamphlétaire... Et cette auteure qui avait pris de la testo, pour voir l'effet sur sa conscience.
C'est dans cette veine ?

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Discussion : Comment gérez-vous les écarts entre vos désirs sexuels et ceux de vos partenaires ?

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Siestacorta

le samedi 19 mars 2011 à 15h40

Boucledoux
ben moi je fais [le clivage], nettement. Pas dans le fait "d'avoir envie" mais dans la réaction au "non"...

Oui, notre société éduque mal les hommes à gérer la frustration, me dit-on dans l'oreillette.
J'imagine qu'on dit aux petits garçons de redoubler de hargne pour obtenir ce qu'ils veulent, et que s'ils obtiennent pas la médaille, c'est pas vraiment des mecs ?
Quelque chose comme ça...

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Discussion : Comment gérez-vous les écarts entre vos désirs sexuels et ceux de vos partenaires ?

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Siestacorta

le samedi 19 mars 2011 à 12h57

Ben ça, c'est un des problèmes très présents à propos du côté couillu de la Force, mais je crois que ça dépasse quand même le clivage masculin/féminin, ou, au moins, ne le recoupe que partiellement.

C'est le mélange "sexe affamé n'a pas d'oreilles" et "avoir envie de sexe, c'est signe de bonne santé et d'amour".
Le moment où un amant est baigné d'hormones, qui lui font ignorer tout ce qui contredit sa pulsion, et le côté "légitime" du désir : "c'est bon, c'est Bien, si tu m'aimes comme je t'aime c'est le moment de piocher dans mon abondance infinie (et en plus le désir c'est de Gauche, donc c'est cool)".

Le rôle de l'autre, là ? Lors, s'il ne baigne pas autant dans la testo et la cyprine, il est soit complexé, soit pas assez amoureux, soit rébarbatif et plus ou moins agent de la répression judéo-chrétienne. Il est très exposé à être culpabilisé. Il est pas en phase avec la Nature, le couple, l'harmonie, sa propre psyché.
Après un petit va et vient des familles, il verrait, s'il voulait bien se détendre, allez, quoi.

L'amant, quand sa démarche s'inscrit dans une recherche de de respect de l'autre, devrait idéalement être capable de ne pas penser seulement en amoureux toujours ivre de ses désirs et passions, mais aussi en personne aimante, parfois moins vaillant que bienveillant.
Pour moi, les polyamoureux devraient - idéalement si on était tous des super-héros de l'amour avec des super-pouvoirs génitaux et mentaux - être plus capables de ce respect-là, de cette compréhension. Justement parce que leur libido, moins policée par les règles socio-sexuelles communes, serait finalement moins sensible à la frustration... Optimiste ?

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Discussion : Groupes poly, rencontres poly sur Bordeaux

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Siestacorta

le samedi 19 mars 2011 à 11h28

Conditions économiques... Ben si on sort plus souvent du tout-privé (plus de covoirturage, pressing plutôt que machines individuelles, colocations, jardins partagés....), on a une mutation de l'intime que le PA peut refléter.

Hypothèse, hein.

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Discussion : Groupes poly, rencontres poly sur Bordeaux

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Siestacorta

le vendredi 18 mars 2011 à 19h06

Je me demande si les "raisons" économiques et psychologiques ne sont pas des conditions plutôt que des motivations, dans le message de arkbis ?

Ca peut se lire "en 2011, la société blablablabla, ce qui ouvre plus sur le polyamour qu'elle ne le faisait avant".
Et, pour le coup, le pli que prennent les individus à changer plus souvent de partenaire, que ça soit moins mal vu, est une condition qui peut amener au PA
Bon, j'y met de la bonne volonté et c'est un débat régional ;-) dont je devrais pas me mêler, mais ça peut, ça peut.

Message modifié par son auteur il y a 15 ans.

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Discussion : Hétéros passifs ?

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Siestacorta

le jeudi 17 mars 2011 à 17h12

"rien ne choque personne", c'est beaucoup dire... On a vu naguère des réactions épidermiques.
Mais disons qu'on peut souvent sortir ici des trucs qui feraient hurler à l'infamie ailleurs. Moi aussi ça me plait, qu'on puisse sortir du ronron.

Message modifié par son auteur il y a 15 ans.

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Discussion : Hétéros passifs ?

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Siestacorta

le jeudi 17 mars 2011 à 15h01

lam
Alors si on a pas quelques millions d'années en rab, ni beaucoup d'espoir de diriger la pression évolutive, ni trop de foi dans la Mère (ou le Père, chacun-e son truc...); y'a aussi un sex-toy qui s'appelle "partager" mais en anglais.

Pas de pub hein, mais bon je trouve ça révolutionnaire, beaucoup plus interactif qu'un gode ceinture et tout aussi efficace, et enpowering comme illes disent les engliches.

Anh, ça a l'air pas mal, ça ! Hélas, mon esprit est ouvert, mais je crois que le reste n'est pas aussi facile d'accès. Physiologie pas très "complaisante". Je regrette, vraiment...

(personne ne vient me dire que l'érotisme c'est sale et qu'il faut pas en parler de façon publique... ouf...)

Message modifié par son auteur il y a 15 ans.

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Discussion : [Médias] Appels à témoins, témoignages, médias divers, etc.

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Siestacorta

le jeudi 17 mars 2011 à 14h53

Okay, j'aurai pas imaginé ça comme ça !

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Discussion : Hétéros passifs ?

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Siestacorta

le jeudi 17 mars 2011 à 11h14

Woa, lam !
Cool de te revoir par ici !

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Discussion : Faire évoluer son couple, du standard "socialement reconnu" au PA... patience...

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Siestacorta

le mercredi 16 mars 2011 à 17h38

Personne t'oblige à aimer faire souffrir...
Les gens souffrent aussi parce qu'ils se laissent faire.
Ta femme est probablement une adulte, capable de pas rester paralysée par la peine. Si tu la fais souffrir en cherchant une deuxième relation, elle prendra ses décisions comme une grande, soit te virera soit te gardera et commencera une période d'adaptation. Et quoi qu'elle fasse, ça se passera pas d'un coup, ça évoluera.

Tu aideras à la consoler, tu essaieras d'être délicat, mais tu pourras pas faire qu'elle n'ait aucune souffrance : ça, ça ne dépendra pas que de toi. Elle décide aussi de sa vie, ya pas que toi qui pourrait agir. Elle aussi, devra choisir d'être responsable de ses choix par la suite. Et si ça se trouve, elle le ferait très différemment de ce que tu crois et de ce qu'elle dit.

Tu crains les conséquences de sa peine. Ca, oké. A toi de voir si c'est rationnel de ta part, ce que tu serais capable d'encaisser comme réponse.
Mais sa souffrance ?
On ne peut pas vivre sans faire souffrir. On est pas parfaits. On fait au mieux, c'est déjà très bien.

Message modifié par son auteur il y a 15 ans.

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Discussion : Faire évoluer son couple, du standard "socialement reconnu" au PA... patience...

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Siestacorta

le mercredi 16 mars 2011 à 16h54

J'aime beaucoup cet exemple, Bliss !
La vie, c'est souvent ça : on a dit qu'on ferait "comme ça et pis pas autrement et pis tant pis", c'était chiant sur le papier, et en fait, à vivre, ça bouge, ça change, et parfois ça tourne bien. De la bonne volonté, voilà l'ingrédient qui peut parfois change la donne.

"principe de réalité" : ça veut dire que la réalité est toujours différente de ce qu'on a décrété qu'elle serait avant de la vivre, c'est ça ?

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Discussion : Faire évoluer son couple, du standard "socialement reconnu" au PA... patience...

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Siestacorta

le mercredi 16 mars 2011 à 16h25

Quand on agit, on risque toujours d'être vu comme le bourreau.
On y peut rien, les autres ont le plus souvent peu d'indulgence pour ceux qui prennent des décisions qui les touchent aussi.

C'est dans la façon de faire, dans l'honnêteté, dans la cohérence entre ce qu'on dit et ce qu'on fait qu'on peut se voir plutôt comme quelqu'un de responsable que comme un coupable.
Ca se vit au fur et à mesure.
On en bave, mais on en jouit aussi. Et faire des choix qui nous correspondent, faire les efforts pour que coïncident notre liberté et le respect des autres, ça donne beaucoup de force, d'énergie. On sait qu'on fait le bon truc parfois justement parce qu'on a dû s'accrocher pour dépasser nos obstacles "habituels".

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Discussion : Faire évoluer son couple, du standard "socialement reconnu" au PA... patience...

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Siestacorta

le mercredi 16 mars 2011 à 16h10

bliss
Mais j'ai l'impression qu'il y a des choses tellement difficiles à accepter pour eux, qui n'ont pas choisi ce chemin. Ce que me dis sans arrêt mon homme : c'est toi qui m'impose le PA !

Alors, tu ne devrais pas répondre vraiment ce que je vais te dire, parce que généralement ça ne sert à rien, mais : "eux" s'imposent aussi de rester avec un poly.
En s'en plaignant, ils se victimisent. Mais s'ils le font, en fait, c'est qu'ils nous aiment.

Je pense qu'une des attitudes rassurantes à avoir, c'est de montrer le plaisir qu'on a à être avec le "poly-tolérant mais pas poly-acceptant". L'exprimer clairement, quand on le ressent : "c'est génial d'être avec toi pour ceci, pour cela". Et comme de temps en temps, la réponse sera "mais pourquoi tu vas voir ailleurs alors ?", répondre "je suis pas ailleurs quand je te dis ça, je suis là et je suis bien. Ailleurs c'est ailleurs, les autres plaisirs c'est les autres plaisirs, mais maintenant c'est toi, et toi je t'aime".
C'est pas suffisant pour résoudre le truc, mais c'est avec ce genre d'échangein situ qu'on peut faire comprendre ce qu'on éprouve.

Pour le coup du deuxième enfant avec le 2ème aimé... J'ai pas une position aussi facile à tirader. Ma situation de poly qui a fait un enfant est sur l'autre côté de la balance.
Mais du point de vue de "comment se décider", je peux te parler de comment je ressens la responsabilisation de mes choix.
L'équilibre de l'enfant à venir se base sur le tien. Si tu as confiance dans ton équilibre, dans celui qu'apportera l'autre parent, tu fais.
Mais si tu penses que certains de tes choix ou de ceux de son autre parent ont de grandes chances de lui faire un environnement très insécurisant, alors tu fais pas.

L'envie de faire un enfant, ça compte, mais ça ne se passe bien que si tu ressens une sécurité possible pour toi et pour lui. Ta responsabilité, c'est que l'enfant puisse compter sur ça.
Donc tes peurs, faut être très honnête avec : qu'est-ce que tu peux affronter sans mal ou qu'est-ce que tu ne saurais pas.
Si ta responsabilité et ton amour sont solides, alors tu pourrais faire et éduquer un enfant en zone de guerre, si tu voulais. Ca se fait. Donc dans le cas d'un divorce avec le mari comme d'une relation qui résiste dans le tumulte, comme dans le cas où tu te retrouverais seule avec deux enfants à pères séparés, tu feras ce qu'il faut, tu feras les choses bien si tu t'en sens capable dès maintenant.
Si tu ne le sens pas... Beh vaut mieux commencer par s'occuper de ce qui te fait peur à ce stade avant de passer à autre chose.

Message modifié par son auteur il y a 15 ans.

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Siestacorta

le mercredi 16 mars 2011 à 14h50

bliss
Waou, j'aimerais bien qu'on me parle comme ça à moi aussi ! :-)

Merci SiestaCorta, je prends tout ça pour moi aussi. J'ai peut-être aussi quelquefois tendance à me victimiser, m'enlisant dans des situations pas terribles...

Waou... ça donne un désir de vie terrible tout ce que tu écris...

Histoire d'être honnête, je suis pas meilleur que les autres, je merde et me victimise facile 5 fois par jours.
Mais j'essaie de pas me faire croire que "c'est pas moi" trop longtemps.

"Putain faudrait changer l’monde, mais on n’y peut rien, c’est comme ça
La loi est la même pour tous, tu t’rends compte si tout l’monde fait ça
J’suis d’accord, j’ai une vie d’merde, mais c’est d’la faute à la télé
Au méchant système, aux riches, aux pauvres, aux immigrés

Je suis un gros con (x8) " (Vaquette)

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Siestacorta

le mercredi 16 mars 2011 à 14h36

Oh, et pour "c'est pas des conflits, c'est des dialogues divergents".

Je vais faire un petit truc, tu vas voir.

Bob45
Aujourd'hui j'ai l'impression de faire face plutôt à des "réactions" épidermiques qu'à de véritables blocages, processus de résistance au changement que je lui propose.
Je fini par relativiser certains de ses propos destinés soit à mettre (inconsciemment) du "chantage" dans la relation ("on stoppe tout projet tant qu'on a pas résolu le problème") ou de la menace du pire ("le mieux c'est qu'on se sépare") voire de la question piège (tu coucherais avec une fille qui te plait ?"), "glups".

Ces mots que je souligne, c'est ceux que tu mets sur ces dialogues.
A ces moments, et dans d'autres moment, tu parles de ton émotion : "c'est dur", "mes rencontres sont de vraies épreuves", "remettre à flot notre couple", discuter "plombe nos w-e".

Tu souffres. Vous souffrez. Parce que les mots qui te font douter sont probablement pas faciles à dire et à entendre, dans une relation amoureuse. Même si on les dit avec recul, même si on y va doucement.
Alors, moi, si vos "dialogues divergents" vous font souffrir, je dis que c'est un conflit.
On peut avoir des dialogues divergents sur le foot, le menu du soir. Mais quand ça diverge sur du profond et du vécu affectif, pourquoi se faire croire que ça se passe sur du velours, nom de Zeus ?

C'est pas forcément grave, les conflits c'est pas le Mal. Un conflit ça peut se résoudre par une entente, et les blessures, ça fait mal mais ça se soigne, et on apprend bien.
Et la meilleure façon d'apprendre, c'est faire. Pour citer le psy dans Erica Strange.

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Siestacorta

le mercredi 16 mars 2011 à 14h15

Et, moi, je m'entête à te dire que tu te victimises : tu es allé voir ce lien que j'ai glissé ? Tu vois ton rôle, là ?

Tu te racontes sous l'angle où tu es passif (par rapport à tes besoins, à la volonté de ta compagne, à son intelligence...). Mais tu comprends que de fait, tu es déjà en train d'agir, de faire un choix, de faire souffrir ? Tu n'es pas seulement victime ! Ni bourreau. Tu vis.

Mais tu te victimises, parce que tu t'imagines soit en :
- mec poussé à la faute par ta femme
- mec poussé à la séparation par ta femme.
- mec débordé par la difficulté.

Tu te victimises, parceque -c'est humain - c'est plus simple de se regarder comme ça que de dire "je décide, même si je sais pas où ça aboutit".
Dans ce que tu dis, tu t'imagines pas du tout en mec qui assume, qui fait ce qu'il désire faire et assume les conséquences.

Tu envisages 3 pistes. Tu ne considères même pas la quatrième, tu la classes d'emblée comme irréalisable : celle où tu n'es pas victime, et t'autorises à vivre tes sentiments tels qu'ils sont, et où tu tentes (et pourquoi pas à réussis à) conserver la relation avec ta femme.
Tu ne te projettes pas là, ça n'existe pas dans ce que tu décris, tu ne te vois pas arriver à ça.
Parce que si tu as une difficulté là, ce sera évidemment la FIN. Pas un truc à travailler, comme tu travailles sur du discours aujourd'hui. Non, tout ou rien, ce qui se passera sera forcément extrême, renoncement ou séparation, c'est sûr. Pratique, comme ça ya pas à envisager de devoir vivre la vie aussi complexe, nuancée, imprévisible qu'elle l'est.

Ca sert à quoi de connaître la gestion des conflits si tu ne conçois pas que faire ce qui t'intéresse en provoquera parfois ? Oui, les changements que tu pourraient provoquer peuvent être source de conflits.
Mais si ta compagne a de la force de caractère, t'aime, a fondé avec toi un foyer, tu peux aussi imaginer qu'elle sera comme ça dans une situation où tu essayes le polyamour. Que pour elle, être combative et ne pas renoncer, ce ne sera pas forcément ce qu'elle dit. Ce ne sera sans doute pas un truc facile, mais ce sera pas forcément la fin de tout, femme, famille, foyer. Ce sera autre chose, impossible à deviner à l'avance.
Et, si tu assumes, ça pourrait être bien, beaucoup mieux que les trois pistes que tu t'exposes, juste pour dire qu'elles sont insupportables.

Message modifié par son auteur il y a 15 ans.

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