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Polyamour, médias et autres trolls

Médias
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(compte clôturé)

le vendredi 15 avril 2011 à 04h26

J’abandonne le fil d’un certain blog coloré pour reprendre ce qui, à moi, m’a posé problème, dans le fond du fond.
Ce qui m’y encourage, c’est les réactions par voie privée que ça a suscité, et me démontre que les expériences individuelles avec les médias sont parfois source de souffrances et de regrets, bien qu’elles aient été choisies. Merci à ceux qui m’ont donné campo pour reprendre ce qu’ils m’ont dit, même en me demandant de faire ce qu’il faut pour ne pas être reconnus.

Alors déjà, quelqu’un m’a parlé de la fonction publique du forum ; c’est-à-dire que quand il se sentait trop seul pour continuer à parler d’un problème dans un de ses couples, le mettre en public servait, quelque part, à dépassionner le débat en y conviant d’autres gens. Son point de vue devenait du coup « un parmi tant d’autres », et relançait la discussion privée sur de nouvelles pistes, et les discours circulaires trouvaient enfin une échappée dans une sortie du rond-point. Que pour ça, il fallait être prêt à accepter les autres avis, même heurtants, mais que de cette manière, en bossant sur du concret et en s’appuyant sur la bienveillance et la franchise des personnes qui lui répondaient (même un peu moutardée qui m’est propre – j’ai trouvé ça mignon de me le dire comme ça, merci à toi, t’as bien capté pourquoi je pratique le potage aigre-piquant), il avait fait tout seul son bonhomme de chemin et trouvé un peu plus d’affirmation de lui-même pour redevenir un partenaire de dialogue avec sa chérie, qui vaut son pesant de cacahuètes argumentatif… tu souffriras que je reprenne cette expression j’espère, je l‘ai trouvée gondolante, au moins.).
Du coup, il pouvait se passer des médias autres, et que c'était pas plus mal, vu le bassin à requins que ça pouvait être!

Un autre m’a dit que, du temps où il était un jeune couillon avide de reconnaissance, il avait accepté de témoigner à visage découvert, sans mesurer qu’il allait être inondé de messages divers, pas forcément bienveillants, et qui l’avaient déstabilisé alors qu’il était assez content d’avoir posé un poids juste avant. Encore presque trente ans plus tard, et 25 kilos de plus et les rides et tout, il arrive qu’on le reconnaisse et qu’on le prenne à partie sur des positions et des idées de sa prime jeunesse, et ça lui donne l’impression d’un boulet à traîner – lui, il apassé la cinquième depuis longtemps… Avec un peu de chance, il arrive tout juste à éluder en disant que oui, on le confond régulièrement avec la personne en question. Et passe habilement à autre chose.

Un des deux, sais plus lequel, m’a dit aussi que tant qu’il n’avait pas été aussi complètement au fond des choses que la journaliste l’avait souhaité, il avait eu toute son attention. Une fois le reportage bouclé, plus moyen d’avoir aucun contact… sentiment d’être bien trituré dans tous les sens, d’avoir été lancé de par la réflexion menée avec cette journaliste sur des pistes un peu sensibles, d'avoir la peau un peu à vif, et qu’un petit tour chez le psy pour se refaire le cuir l’avait aidé à les explorer, soit, mais aussi à comprendre que la prudence était de mise désormais – se dévoiler est un luxe à partager avec ses intimes, si l’on n’est pas bien sûr d’arriver à encaisser le fait de se mettre sur la place publique. En fait, il avait cru avoir noué une vraie relation amicale et la demoiselle avait probablement usé de son charisme pour obtenir de lui des confidences. Bref, qu'il s'était fait proprement baiser. Je rajoute une expérience perso vécue à travers ce forum-même: un journaleux me contacte, je décline, il insiste avec des arguments intéressants, je finis par lui donner mes coordonnées... et plus personne plus rien; je sais de source sûre qu'il a trouvé ce qu'il cherchait ailleurs, puisque dans le fond, ce n'était pas mon contact qui l'intéressait, mais n'importe lequel sujet du même type à boucler... pour un travail à rendre à la fac de journalisme!).

Un peu amer, mais réaliste, cette troisième : les journalistes sont souvent des pigistes ou des employés talonnés par un chef de team, faut en vivre, ce qui se fait parfois en piétinant les sensibilités – c’est un milieu speed, où on saute d’un sujet à l’autre, faut boucler l’édition, pas le temps de faire du sentiment, après tout les gens choisissent de témoigner, na. A part le fait que signer un article, et faute de le vendre donc publier, c’est bon pour le moral, ou l’ego tout court de le poser sur un espace public du genre blog, et puis faut payer ses galons, hein... Qui plus est, en effet, sur une plateforme qui rémunère le taux de visites, et parfois très clairement en relation avec les pubs qu’on y autorise, ben oui, c’est pas reluisant mais c’est comme ça… Ca lui a ouvert un abîme de réflexions d’où elle ne sortait pas gagnante, au contraire: à côté d'articles super bien foutus sur l'anorexie, les pubs pour cette pilule mangeuse de graisses, par exemple, ça laisse un peu ... estomaqué?

Si ce fil suscite des réactions ici ou pas, là n’est pas le nœud du problème. C’était si concordant, tout ça… que j’ai trouvé que ça méritait d’être condensé et d’être posé ici.

Ce message d’ouverture peut rester seul, il en deviendra un témoignage ou, au mieux, un avertissement qui même s’il ne fonctionne que pour une seule personne, aura touché son but.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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tentacara

le vendredi 15 avril 2011 à 10h52

Les médias traditionnels (écrit, télé, radio) sont, comme tu le dis un vrai nid de vipère. Je peux t'en causer, voilà 10 ans que je suis journaliste dans des rédacs nationales.
Il me paraît donc en effet essentiel d'être conscient que la relation avec un journaliste ne doit pas être affective (sauf cas très particuliers, j'y reviendrai). Il s'agit d'un échange où chacun doit savoir ce qu'il cherche. Le journaliste est là pour vendre son reportage, il cherche de la matière. Le témoin peut avoir besoin de reconnaissance, cela peut lui jouer des tours. Il peut aussi chercher des réponses pour lui-même à travers un échange avec une tierce personne : l'interview n'est pas le bon moyen, le journaliste aura toujours une réaction complaisante. Enfin, le témoin a quelque chose à dire, un message à faire passer, une cause à défendre. Dans ce cas, on est dans un échange gagnant-gagnant. Chacun utilise ce qui l'intéresse chez l'autre.
Nous avons mes hommes et moi participé à plusieurs reportages. Notre but était de donner un exemple d'une philosophier de l'amour différente et de montrer que notre mode de vie était tout à fait possible. Nous avons choisi des journalistes soigneusement, en s'assurant qu'ils avaient un intérêt personnel dans la recherche, que leur employeur était sérieux, les conditions de diffusion, etc..
Nous avons bien-sûr déjà été déçu.. soit par leur méthode, soit par leur montage, mais dans l'ensemble, nous n'avons pas eu de regrets.

L'important, c'est aussi que nous étions tous au clair avec nos entourages respectifs, que ce soit au niveau familial, professionnel, social, nous avons toujours assumé publiquement notre mode de vie. Du coup, nous n'avons pas eu à souffrir d'éventuelles réactions négatives.

Pour finir, je pilote actuellement un docu télé sur ma grossesse et les conditions familiales un peu spéciales dans lesquelles nous allons accueillir notre enfant. Ce docu, je l'ai écrit, je le co-produis et le co-réalise. J'ai choisi la boîte de prod, la réalisatrice et la chaîne de diff. Un bon moyen de maîtriser le message, c'est aussi d'être soi-même le messager.

Bref, il me semble qu'il serait contre-productif de rejeter collectivement et en bloc tous les journalistes. Ce qui compte, c'est de s'assurer que votre témoignage sera retransmis fidèlement et qu'il s'inscrive dans une réflexion plus générale dans l'article. Sachez dans quel but vous témoignez, ne vous laissez pas prendre par les sentiments, la presse n'est pas une amie, c'est un outil. Servez-vous en.

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Siestacorta

le vendredi 15 avril 2011 à 12h24

En fait, il existe peut-être une liste de consignes de sécurité, à niveau perso et à niveau interpersonnel, à prendre en compte quand on se médiatise ?

Quelques rappels
- affectifs ( pas sousestimer la portée imprévisibles, pas surestimer le positif pour toi, tu vas rester le même couillon, le travail que tu médiatises doit déjà être fait en amont ou l'idée, travaillée),
- juridiques (toi signer papier sur comment concrètement j'ai le droit d'accéder au matos avant parution, pour que je puisse éventuellement préparer l'après si ça me plait pas),
- technique (ne pas donner tout en vrac, mais seulement un materiel qui ne tient que d'une façon dans l'espace du média).

D'autres idées ?

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tentacara

le vendredi 15 avril 2011 à 12h46

Ne pas hésiter à se renseigner sur le journaliste, sa boîte de prod ou son canard, etc.. google est ton ami. Les diffuseurs aussi sont très différents dans le contrôle du contenu (perso, j'ai du mal avec TF1 et M6 qui pour l'un coupe le politiquement incorrect, et pour l'autre cherche l'aspect le plus scandaleux possible).

Siesta a raison : préparer un document à faire signer au journaliste l'engageant à vous montrer son travail avant diff sous peine de poursuites.
De même pour le papier qu'il vous fait signer sur la cession du droit à l'image (reportages télé uniquement), ne pas hésiter non plus à rayer les lignes qui ne vous conviennent pas. (oui, les petits caractères-là, tout en bas).
Mais encore une fois, ne pas non plus partir du principe que "tous pourris et dieu reconnaîtra les siens", les médias sont un support indispensable à l'acceptation de notre mode de vie. Soyez juste sélectif.
Rien ne vous oblige à répondre à des questions trop personnelles ou indiscrètes. Le boulot du journaleux est de prendre le plus de matière possible, le vôtre, de ne dire que ce que vous voulez rendre public.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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wolfram

le vendredi 15 avril 2011 à 13h18

oui, tout cela est bien écrit !
il faut se souvenir qu'il y a une ligne éditoriale... ne pas oublier de s'en imprégner avant de rencontrer la personne...
ils sont là pour faire un travail et pour faire parler... le risque est aussi qu'ils déforment les propos... ce sont des humains... il vaut mieux être enregistré dans ces cas là... ne pas hésiter à doubler l'enregistrement... faire le sien quoi...
et puis, je suis bien placé pour penser qu'avec tout ce que nous offre internet... si on a un truc à dire, il vaut peut-être mieux l'exprimer à son rythme sur son propre blog... on est alors maître de sa ligne éditoriale ;)

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(compte clôturé)

le vendredi 15 avril 2011 à 13h19

Merci vous deux (trois! Wolfram s'est glissé là entre deux, je rouvre pour corriger!), c'est du baume. :-) :-) :-)

J'ai aussi eu de bonnes expériences avec des journalistes fair-play, qui sont devenus des amis pour deux d'entre eux.

Et les discussions qu'ont a eues au début, où le frittage (8E était jamais trop loin quand on causait déontologie, eh ben elles ont été très productives. S'ils ne peuvent militer activement pour améliorer cet aspect des choses, du moins à présent, quand ils prennent en charge des stagiaires, ils leur inculquent en même temps que les ficelles du métier du savoir très précieux dans le domaine comportemental. Il y en a même un qui n'interviewe jamais qui que ce soit sans avoir discuté au préalable sur le fait qu'ils ne se reverront plus ensuite avec la personne, et vérifie ainsi qu'elle est OK pour faire ce deuil, cas échéant. J'ai trouvé que c'était, ouais, le top du top, là...

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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tentacara

le vendredi 15 avril 2011 à 14h15

C'est vrai que c'est une question épineuse que celle de l'affect quand je fais un documentaire (pour les news, la question ne se pose pas vraiment). Pour un docu, je me plonge dans mon sujet, j'ai des contacts quasi quotidiens avec mes intervenants, je fais mon possible pour "habiter" mon sujet, me l'approprier.
Je parle de semaines ou de mois de travail quasi obsessionnel sur un sujet et un angle précis et je me triture les méninges dessus jusqu'à la fin du montage.
Du coup, des liens forts d'empathie peuvent exister avec les témoins. Mais une fois le docu terminer, j'ai besoin de me concentrer sur autre chose. Quand tu racontes la vie des autres, c'est bien aussi de pouvoir retrouver la tienne. Donc souvent dès que mon doc est terminé, les liens créés se distendent très vite.

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(compte clôturé)

le vendredi 15 avril 2011 à 19h40

Ah c'est pas mal cette notion d'empathie que tu évoques. C'est bien le mood qu'il faut pour s'approcher au plus près sans se faire absorber, sinon ce n'est pas vivable, ni pendant, ni après.

C'est sûr que si on est son propre maître à bord, on peut en plus traiter les sujets qui nous tiennent également à cœur, et laisser un peu de côté les obligations de faire bouillir la marmite. Il y a moins de risques de se mettre à jouer la comédie de la proximité, et de vivre et faire vivre des situations faussées.

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(compte clôturé)

le lundi 18 avril 2011 à 05h09

On a parlé de polyamour et médias, il manquait quelque chose sur le sujet "autre trolls". Et j'embraie en continuité avec la notion d'empathie qui vient de sortir, et qui m'amène à ce qu'on appelle la montée en symétrie en cas de désaccord, qui conduit au conflit plus qu'à la communication constructive. Montée souvent initiée par des propos provoquant des réactions prises comme prétexte ensuite pour sévir.

Je reprends le flambeau d'un autre fil:

kerdekel
Wazaa...
...Et si jamais tu te tiens pas tranquille, oui, je te virererai.

Qu'est-ce que ça veut dire, "se tenir tranquille"? L'humour indéniable dans les lignes qui suivent cette interpellation fait tout juste passer le malaise : c'est l'ogre qui se fait jour, celui dont on parle aux enfants.
Intéressante manière détournée de cadrer l'interlocuteur en le mettant dans un rôle d'enfant - ceux qui ont un peu regardé les principes de PNL l'auront repéré. ( Je rajoute pour ceux qui débinent la PNL que même des outils aussi ardus et ambigus que celui-là comportent des petites parts de vérité intéressante... le tout est d'en prendre ce qu'il faut puis de s'en distancier).

Définissez-ça, oui, les admins.
Dites quelles sont vos limites, car pour le moment, ce que je vois c'est que la liberté de parole est inégale: à propos et attitude équivalents chez admins et forumeurs correspondent des libertés d'expression différentes... qui dépendent encore beaucoup de l'irritabilité de vos jeunes épidermes, bien plus que de guide-lines équitables.
Ca débouche sur des réactions certes diversifiées (désigner le troll, effacer les messages, faire planer la menace) mais leur point commun, c'est d'utiliser principalement la coercition, extérieure; ou plus subtilement, la faculté d'auto-censure du forumeur, pour autant qu'il ait bien intégré son surmoi (= ce qui se rapproche le plus des règles parentales absorbées par le psychisme, et passent entre autres, tiens donc, par les contes de fées, merci Bettelheim).

Il y a certes du progrès qui a été fait (oui, j'avoue, j'ai lu tous les fils, j'ai pris connaissance des étapes de construction du site, des conflits de personnes, mis en public dans les fils, et au ton très violent parfois... et des remaniements au sein des admins).
Faut pas s'arrêter en si bon chemin, la capacité à se remettre en question fait partie de la route vers la maturité, c'en est même le moteur essentiel. Etat jamais atteint une fois pour toutes, constamment perfectible, mais impossible à rechercher si on ne réfléchit pas au pouvoir qu'on a en main. Ici, vous en avez énormément, vous les avez tous, en fait. Même partagés à trois, ça les rend aussi difficiles à manier qu'un bidon de TNT virtuel.

Une expérience d'une dizaine d'années de la médiation sur des sites et d'une vingtaine au sein d'équipes de travailleurs sociaux constamment sollicités sur le plan du stress, me fait dire que c'est une étape incontournable pour acquérir de la bouteille, de la distance émotionnelle assez efficace pour pouvoir accueillir les remises en question, et gérer un groupe de parole, surtout virtuel.
La non-présence agit en effet comme la levée d'une barrière : le discours se passe surtout entre soi et soi-même, on est en circuit fermé tout d'abord, car ce qui revient en premier c'est l'écho de notre propre voix, avant qu'un autre andiniste du web ne réponde.

Il se peut que ce message soit aussi considéré comme du trollisme, par exemple parce que ça vous dérange à votre tour qu'on vous parle comme à des mômes; quel dommage de perdre cette occasion de réfléchir à affiner sa technique de communication de femme, d'être humain, avec ou sans couilles physiques, avec ou sans couilles dans la tête, etc.

Le site a déjà perdu deux administrateurs qui possédaient pas mal cette faculté de distanciation et en a du coup durci sa ligne, c'est fort dommage. Le temps de récupérer de la souplesse empathique ne serait-il pas venu?

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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kerdekel

le lundi 18 avril 2011 à 13h57

Alors clarifions les choses.
Tout le message qui t'était destiné était ironique. Je n'ai en vérité jamais viré personne du forum. Je ne corrige même pas les fautes d'orthographe. Alors l'abus de pouvoir t'es gentil, mais voilà. Ahahah, je me gausse. :)
Ensuite, j'ai l'habitude de parler franchement. Partout, à tout le monde. Si tu te sent menacé parceque je te sort tes 4 vérités, c'est pas mon problème, c'est le tien.

Puis, pour l'histoire et pour te citer un exemple, combien de fois mon père m'a sorti, lorsque je lui faisai remarquer (toujours par exemple) que coller une voiture à 2 m quand on roule à 90 n'est pas raisonnable : " HEH! J'ai 30 ans de permis dans les pattes, alors tu vas pas me faire la leçon ok?!".
Lorsque je parle en tant que modératrice, je le précise (et je ne prends bien sur aucun parti). Ou je poste sous le nom de polyamour. Là, je parlais en tant que moi-même, en tant que membre du forum. Si avec tes années de médiation (y compris de forum), t'es pas fichu de faire la différence, il va ptet falloir que tu te remettes en question. :)

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(compte clôturé)

le lundi 02 mai 2011 à 13h20

tentacara (perso, j'ai du mal avec TF1 et M6 qui pour l'un coupe le politiquement incorrect, et pour l'autre cherche l'aspect le plus scandaleux possible).

Nouvelle illustration pour M6. Avec mon mari, on a témoigné pour un "Zone interdite" consacré, disait la journaliste, aux nouvelles façons d'aimer et notamment au pluriamoureux. On y a passé une journée et demi de tournage pour essayer de sortir des réflexions classiques sur l'adultère autorisé ou la possibilité d'aimer plusieurs personnes à la fois. La journaliste semblait très concernée par le sujet... et honnête. Résultat, diffusé le 8 mai: une émission intitulée "quand l'amour vire à l'obsession" avec des gens jaloux qui harcèlent leur partenaire, un qui voulait l'assassiner, une victime d'érotomane, j'en passe et des pires. Et à la fin: "Bernard et Françoise sont infidèles depuis 40 ans" (ca semble pas contradictoires,; infidèles et 40 ans? :-) et pensent possible d'aimer deux personnes à la fois. On a eu beau baliser sans cesse, répéter ce qu'on souhaitait exprimer, vouloir élargir le sujet, on retombe sur un angle scandaleux, jalousie, drame et gens qui s'envoient en l'air. Voila une bonne raison pour ne plus participer à aucun sujet TV!

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bohwaz

le lundi 02 mai 2011 à 13h39

Arg triste réalité encore... Privilégier la presse papier c'est déjà mieux, mais certains ne valent pas beaucoup mieux non plus hélas.

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tentacara

le lundi 02 mai 2011 à 16h07

Je crois que c'est plus une question de ligne éditoriale des chaînes et des émissions que de TV en général. Je privilégie soit les petites chaînes, soit le service public, et j'essaye de bosser toujours avec la même boîte de prod. Mon idée maintenant, c'est de proposer moi-même les sujets, la chaîne de diff, le réal et de superviser la prod.
Control freak? Moi? Jamais!
Blague à part, le terrain est tellement glissant pour nous et juteux pour eux qu'il est très difficile de maîtriser complètement le discours et son interprétation.

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LuLutine

le lundi 02 mai 2011 à 20h34

tentacara
Control freak ? Moi ? Jamais !

C'est pas toujours une mauvaise chose....

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