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Polyamour et espéranto ?

Social
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(compte clôturé)

le samedi 30 juin 2012 à 23h42

Chères amis, cher amis, bonjour, bonsoir !

J'ai connu le polyamour grâce à l'espéranto. Et je me suis rendu compte, dès mes premiers pas dans le polyamour, que beaucoup de polyamoureux sympathisent plus ou moins tendrement avec l'espéranto. Il paraît même qu'il y aurait une logique là-dedans ! Je ne la vois pas très précisément, mais je veux bien y croire !!

Pour ceux qui ne savent pas de quoi il s'agit, petit rappel :
L'espéranto est une langue planifiée il y a 125 ans pour devenir langue de communication internationale. Son grand intérêt est que, contrairement aux langues ethniques, elle est conçue pour jouer le rôle de langue pont entre les cultures. C'est-à-dire qu'elle réunit un certain nombre de qualités spécifiques pour jouer ce rôle très particulier, que nous attribuons sans réfléchir tantôt au latin, tantôt au français, tantôt à l'anglais, bientôt au chinois. Pour citer quelques unes de ces qualités nécessaires à un bon outil linguistique international : l'espéranto est neutre de toute culture, politique, religion, il est équitable dans son apprentissage, il est facile à apprendre, il développe nos capacités d'expression plutôt que de nous restreindre et nous conformer à des conventions de langage ne reflétant le mode de pensée que d'un type de population... Je m'en tiens là pour ce sujet sur lequel je suis intarissable ! Si vous voulez en savoir plus, il y a plein de sites et il y a moi !

Donc je parle espéranto et participe régulièrement à des rencontres organisées un peu partout dans le monde. Et donc, au sein des espérantistes, j'ai sympathisé avec des polyamoureux des pays scandinaves (et un italien !!!).

Comme j'adore construire des passerelles, je propose ici une discussion sur le sujet.

Je vous avoue tout bonnement que je rêve d'une rencontre polyamoureuse internationale où l'on parle espéranto ! Comme la plupart des rencontres espérantistes, elle pourrait durer une semaine et réunir de 50 à 5000 personnes !! (Je penche plus pour 50). Et d'ailleurs, il est déjà possible d'organiser ça au sein du mouvement espérantiste. Mais j'aimerais ici voir s'il n'y a pas parmi vous, des gens qui se diraient : « Mais oui ! Quelle bonne idée ! Apprenons l'espéranto et donnons-nous la chance de tomber amoureux de tous les êtres humains de la planète !!! » (Je vous avoue que ce n'est pas nécessairement une chance de tomber amoureux d'un Brésilien ou d'une Japonaise, mais ce qui est certain, c'est que si les espérantistes n'étaient pas polyamoureux, ils seraient souvent condamnés à une cruelle chasteté !!!)

S'il y en a parmi vous que cela intéresse, je suis à votre entière écoute, voire disposition !

Ĝis baldaŭ, pluramuloj! (À bientôt, polyamoureux !)

Gijom (Guillaume en phonétique espéranto !)

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(compte clôturé)

le dimanche 01 juillet 2012 à 14h27

Mi sxatas vin ideon, sed mi ne povas paroli esperanto dum tuta semajno... Vi sxatus ena kunvenon pluramula kai plurilingva?

(Ton idée m'intéresse, mis je ne pourrai pas parler esperanto toute la semaine... est-ce que tu serais ouvert à une rencontre polyamoureuse et multilingue?)

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(compte clôturé)

le dimanche 01 juillet 2012 à 15h22

Coucou,
Mon ordi a un sursaut d'énergie, donc j'en profite. Je viens d'en commander un nouveau.
Je ne suis pas douée en langue étrangère mais je me suis essayée il y a quelques années à l'esperanto jusqu'au moment où j'ai buté sur une leçon. C'est une "langue" que j'aimais bien car non conformiste et universelle (inspirée de toutes les cultures).
En fait j'aurais bien besoin d'un prof efficace car les cours à distance non personnalisés ça ne me convient pas... J'ai pu 20 ans. Je m'y remettrais volontiers. Si l'un de vous deux aurait la patiente.
Autrement j'ai de bons restes d'allemand (des restes seulement) quant à l'anglais j'ai jamais aimé.
J'aimerais diffusé l'essai que j'ai écrit au-delà des frontières francophones. L'un de vous deux voudrait-il être mon partenaire (traducteur) et voudrait-il m'aider à la diffusion de cet ouvrage.
Afin de me resituer, mon mari était là tous le w.e. chez Eric (cuisine : paella) et moi je ne suis venu qu'à partir du samedi soir car malheureusement je travaillais le samedi toute la journée (j'ai monopolisé la piste de danse -lol-).
Bisous à tous les deux
G.

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PolyEric

le lundi 02 juillet 2012 à 10h54

ça m'intéresse pour apprendre Guillaume, mais concrètement comment je peut faire à distance et lentement, car je suis très occupé ?

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Reveur

le lundi 02 juillet 2012 à 11h26

Magnifique idée gijom de nous rappeler l'existence de cette langue, j'avais complètement zappé le sujet :-( Je viens de regarder l'article de wikipédia, passionnant ! Et la mention de la très grande facilité d’apprentissage est là pour nous motiver ! (150 heures contre 1000 à 2000 heures pour les autres langues ! plus la possibilité de l'apprendre parfaitement sans quitter son pays..) Le concept de langue agglutinante me fait penser au livre de SF "Babel 17" de Samuel Delany, quelques uns d'entre vous s'en souviennent peut être.( je vais regarder dans mes archives si je l'ai sous format électronique, si ça intéresse quelqu'un, MP !)
J'essaie de m'y mettre, je te tiendrai au courant des difficultés et progrès...
A quand une esperantorencontre, de préférence une des rares fois où je passe à Paris... ?

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Popol (invité)

le lundi 02 juillet 2012 à 11h46

Dans le même ordre d'idée, la langue des signes française.
Imagé, amusant à apprendre, nécessitant certes une webcam pour communiquer à distance, mais complétée par l'écriture et les SMS, du nanan; élargissant les vues, donnant accès à la culture du monde des sourds...

En plus, c'est une sorte d'espéranto: des sourds qui viennent de pays différents finissent rapidement par pouvoir communiquer, en trois jours ils ajustent leurs lexiques respectifs.

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PolyEric

le lundi 02 juillet 2012 à 12h48

Gijom
Je vous avoue tout bonnement que je rêve d'une rencontre polyamoureuse internationale où l'on parle espéranto ! Comme la plupart des rencontres espérantistes, elle pourrait durer une semaine et réunir de 50 à 5000 personnes ! ! (Je penche plus pour 50).

marco1003
...Ton idée m'intéresse, mis je ne pourrai pas parler esperanto toute la semaine... est-ce que tu serais ouvert à une rencontre polyamoureuse et multilingue?...

Disons que si le sujet c'est le polyamour, il vaut mieux accepter que la rencontre soit multilingue avec un lieu central ou l'on parle polyamour en espéranto (avec des traducteurs, ça serait marrant). Déjà que les polyamoureux ne sont pas nombreux, et qu'ils devront se déplacer de loin, on risque de les rebuter s'ils doivent apprendre l'espéranto avant de venir pour avoir une chance de comprendre quelque chose. Je pense qu'il ne faut aucunement réduire le public, mais au contraire tout faire pour le séduire, le rassurer, l'attirer, etc. Par suite, l'espéranto peut être vu comme l'animation intellectuelle principale, et non comme la raison d'être de la manifestation.

Il faut aussi d'autres animations plus classiques si tu veux que ça dure une semaine (je pense en particulier à des spectacles, musique, théatre, films).

Dans la mesure ou le sujet principal est le polyamour, je suis particulièrement partant pour l'organiser avec toi. A priori ce serait dans la région Parisienne si l'on cherche à la fois une portée internationale et le plus de monde possible.

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Apsophos

le lundi 02 juillet 2012 à 14h12

Je ne parle pas espéranto, mais je pourrais essayer d'apprendre et ce projet risquerait d'être intéressant.
Par contre, ce qui m'empêchera sans doute d'y participer, c'est simplement le coût. :pauvre:

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patrice-86

le lundi 02 juillet 2012 à 16h51

Je fais partie de ces gens qui trouvent le projet esperanto génial... mais qui n'ont jamais passé le cap de la deuxième leçon :-(
J'aurais juste un bémol concernant le principe comme quoi "l'espéranto est neutre de toute culture, politique, religion" : le féminin est construit comme une déclinaison du masculin... ce qui n'a rien de "neutre" et n'est, somme toute, que l'expression d'un patriarcat tellement ancré, qu'il n'a même pas conscience d'exister. Je passe sur "bovo - bovino" ou "kato - katino" avec un léger malaise, mais là où ça touche à l'absurde c'est "viro - virino", un peu comme-ci on disait "hommeline" pour dire "femme" !!!!!
Mais peut-être cela a-t-il évolué depuis l'édition de mes fiches d'études... genre "virhomo" pour lui, "homino" pour elle, "homo" quand on s'en fout, et "viromino" pour les androgynes...

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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(compte clôturé)

le vendredi 06 juillet 2012 à 10h45

Bonjour tout le monde. Je me réjouis du nombre de réactions que mon message occasionne. Il semble que les polyamoureux soient particulièrement sensibles à ce sujet, parce que dans n'importe quel autre forum ou réseau social, parler de l'espéranto déclenche des vagues d'indifférence !

Ce n'est donc vraiment pas un hasard si c'est par l'espéranto que j'ai découvert le polyamour. Il semble y avoir un lien entre les deux, qui reste assez irrationnel pour moi mais qui peut se concevoir tout de même.

Je vais tâcher de répondre à chacun de vous dans un message différent. J'en ai pour la matinée !... C'est pas bien mais tant pis, l'enthousiasme l'emporte !

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Lili-Lutine

le vendredi 06 juillet 2012 à 10h59

Moi je me dis qui si l’esperanto emmène vers le polyamour c’est que peut être bien que c’est l’esprit le lien, cette belle aspiration pour aller vers l’autre , tous(tes) les autres, et de toutes les façons, surtout si elle nourrit et nous fais plus grand encore . Cette belle capacité à ouvrir nos cœurs sans peurs et sans retenues jamais, comme si nos mots avaient entre nous souvent d’autres dimensions, plus profondes, plus prés de nos intimes … Et moi j’adore vous lire et vous parler joyeux(ses) poly de mon monde.
Une question : Peux t’on aller du polyamour à l’esperanto quand on a toujours été nul en langues étrangères … ?
Bisousss

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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(compte clôturé)

le vendredi 06 juillet 2012 à 11h12

Marco1003

D'abord je me permets une petite correction syntaxique de ton message :

Mi sxatas vian ideon, sed mi ne povas paroli esperanton dum tuta semajno... Vi sxatus enan kunvenon pluraman kai plurilingvan ?

Ta deuxième phrase se dirait plutôt: « Ĉu vi akceptus pluraman kaj plurlingvan renkontiĝon? »

Cette proposition d'une rencontre multilingue me fait penser que c'est peut-être ça le lien entre espéranto et polyamour: le « poly » ou « pluri » ou « multi ». Ne dit-on pas aussi polyglotte ? L'espéranto est un concept pluriculturel !

Bien sûr que de fait, la rencontre serait multilingue. On ne peut « imposer » l'espéranto. En tous cas, je ne le veux pas.

Toutefois, il faudra faire le choix d'une ou plusieurs langues « de travail », un peu comme l'ONU et le parlement européen ! On peut imaginer qu'il viendra des gens des quatre coins de l'Europe auxquels il faudra expliquer plein de choses avant et pendant la rencontre (combien ça coûte, comment on vient, où sont les toilettes, quels plats sont végétariens...). Ne serait-ce que la communication (création d'un site web) demandera de choisir un nombre limité de langues. S'il y a des spectacles, des conférences, des ateliers, des projections de film, il faudra que tout cela soit accessible dans un nombre de langues limité. S'il y a une pièce de théâtre en portugais suivi d'une table ronde en slovaque, à moins qu'on ait réuni des centaines de personnes, il n'y aura pas foule à ces activités !

Une fois ces aspects dépassés, il est évident que les gens conversent entre eux dans la/les langue(s) de leur choix. On peut adopter le système des cafés polyglottes où chacun porte une étiquette avec la liste des langues qu'il parle et comprend.

Pour ne pas se restreindre à l'espéranto, on pourrait ajouter deux langues « officielles » de la rencontre : l'anglais (langue internationale de fait mais pas d'âme !) et le français (langue locale si la rencontre a lieu en Francophonie).

Voilà.
biz
G.

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(compte clôturé)

le vendredi 06 juillet 2012 à 11h20

GCD68

Je veux bien t'aider à apprendre l'espéranto, mais d'après ta localisation géographique, il me semble que ce sera de toutes façons à distance !

Quant à traduire ton essai en espéranto, je le ferais avec grand plaisir. Il faut que je trouve le temps par contre. Ça va me demander beaucoup d'organisation... Je vais commencer le lire !!! :-)

Je te fais signe quand c'est fait !

biz
G.

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(compte clôturé)

le vendredi 06 juillet 2012 à 11h29

Eric50

Pour apprendre l'espéranto lentement et à distance, il y a plusieurs méthodes.

Voici deux sites internet où sont donnés gratuitement des cours en ligne, avec exercices. Un correcteur vous est attribué qui simplement corrige et comment vos exercices.

ikurso.esperanto-jeunes.org/
eo.lernu.net/

J'ai appris avec le premier (le cours en dix leçons puis la méthode avancée « Gerda malaperis »). J'ai adoré !

Tu peux aussi essayer avec la Méthode Assimil (j'ai essayé au début. Certaines personnes aiment ça. Moi pas trop, à vrai dire. C'est pas mon approche.)

Sinon, il y a peut-être des cours en Bourgogne pour gcd68 et toi. Renseignez-vous ici :
esperanto-panorama.net/francio/burgonjo.htm

La prononciation de l'espéranto est si simple, qu'on n'a pas besoin d'en entendre et de le parler constamment pour l'acquérir. Comme n'importe quelle langue, il faut certes le pratiquer pour que ça devienne vraiment un automatisme. Mais l'apprentissage peut se faire sans immersion intense.

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(compte clôturé)

le vendredi 06 juillet 2012 à 11h32

Reveur

Je ne connais pas cet ouvrage.
Ravi que tu décides de te mettre à l'espéranto ! Tiens-moi au courant de tes progrès. Et si tu sens poindre le moindre découragement, fais-moi signe ! Ce serait trop bête ! :-)

biz
G.

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(compte clôturé)

le vendredi 06 juillet 2012 à 11h45

Popol

J'adorerais parler la LSF !! Je pense que nous devrions l'enseigner à l'école. Non, seulement cela nous couperait moins du monde des sourds et mal-entendants, mais cela nous apprendrait à discuter dans le silence, ce qui serait simplement d'un confort « inouï » !!!

Je pense par exemple dans les cantines, restaurants, bars ou ailleurs... où le niveau sonore monte toujours à des niveaux extrêmement fatigants. Il pourrait être convenu: ici on communique en silence.

Quand, à la maison, il y a quelqu'un qui dort.

Quand, au théâtre ou au cinéma, on veut dire : « Je suis sûr que c'est James qui a tué Simone. » à son pote.

Quand, en boîte (100 dB en permanence), on veut dire : « Je m'emmerde ! J'ai mal aux oreilles ! On rentre ? » À ses amis.

Etc.

Il m'arrive de voir débarquer, dans un café, alors que je sirote tranquillement un Amaretto en lisant Proust, une bande de jeunes racailles qui débordent d'énergie et de rébellion, qui ont envie d'exister à fond, qui échangent avec intensité... Quand cette bande de jeunes est sourde et muette et communique en LSF, alors, au lieu de me dire : « Putain, les jeunes ils font chier ! », je me dis : « Quelle grâce ! Quelle vie ! Quel dynamisme ! ».

La communication silencieuse devrait être enseignée comme un grand pouvoir de respect d'autrui.

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(compte clôturé)

le vendredi 06 juillet 2012 à 11h59

Eric50

Si l'événement est international, si on communique dessus en espéranto, dans les réseaux espérantistes, tu seras étonné du nombre de personnes qui s'y intéresseront ! Organiser une rencontre en espéranto sur le polyamour rameuterait, je crois, plus de monde qu'une rencontre francophone. Donc, question effectifs, je ne crois pas que l'usage de l'espéranto soit limitant. Toutefois, je ne souhaite pas non plus que la pratique de l'espéranto soit un critère excluant comme c'est trop souvent le cas dans les rencontres espérantistes. Ce serait contraire à l'esprit du polyamour et de l'espéranto même, à vrai dire. En revanche, je l'imagine affiché et pratiqué comme une donnée phare et fédératrice.

Quant aux « autres animations plus classiques », rien n'empêche qu'elles intègrent l'espéranto également.

La plupart des rencontres espérantistes n'ont pas lieu près des grandes villes pour des raisons financières. Organiser une telle rencontre en région parisienne risque d'être un peu cher. Mais a priori, j'aime l'idée. Ce serait effectivement très attrayant. À étudier...

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(compte clôturé)

le vendredi 06 juillet 2012 à 12h17

Tu as raison Gijom, lis mon essai d'abord et ensuite... Une édition multilangue (français/esperanto) serait génial car l'amour doit être aussi "compliqué" à l'autre bout du monde que chez nous. Il serait normal de parler "l'amour" en langage universel (+) . Pour ce qui est de reprendre les cours, bonne idée. Je retrouve mes cours et je te dis sur quelle leçon j'avais buté (mes cours provenaient de ikurso...). Il reste toujours le "à distance", je ferais avec. En fait, il me manquait aussi d'autres personnes avec qui m'entraîner, discuter (je préfère l'écrit à l'oral) alors si nous sommes plusieurs, ça m'aidera sûrement.
Bisous
G.

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(compte clôturé)

le vendredi 06 juillet 2012 à 12h31

Apsophos

Ta remarque est très intéressante. Le coût de ces rencontres est très clairement un critère de sélection sociale dans les rencontres espérantistes que je fréquente. Et on n'en a pas nécessairement conscience. Certaines rencontres sont étudiées pour être le moins cher possible. Elles s'adressent souvent à de jeunes étudiants pas particulièrement riches. Par ailleurs, d'un pays à l'autre, les niveaux de vie sont très différents. Si on organise une rencontre à Paris, on organise une rencontre financièrement inaccessible à beaucoup d'étrangers. Il faut considérer que le coût du voyage est déjà important !

C'est pourquoi les rencontres espérantistes proposent trois tarifs selon le pays d'où on vient. Plus cher pour les pays riches, moins cher pour les pays pauvres. Mais à vrai dire, je trouve que la différence est minime et ne prend pas en compte les inégalités de richesse à l'intérieur même du pays. J'ai beau être français, je ne suis pas crésus, tandis qu'il y a des gens très riches en Moldavie...

C'est pourquoi, plutôt qu'un système de cotisation unique (ou même séparée en trois tarifs), je proposerais un système de caisse solidaire. On afficherait le coût total de la rencontre ainsi que ce que cela représente en moyenne par personne. À partir de là, chacun donnerait ce qu'il peut, anonymement, en son âme et conscience. On se donne une date butoir pour avoir récolté la totalité de l'argent nécessaire. Passé cette date, si on n'a pas récolté la somme escomptée, on annule l'événement. On pourrait même inclure dans la caisse un partage des frais de déplacements. L'idée générale est la suivante : ce n'est pas un voyage et un séjour touristiques que je m'offre à moi tout seul. C'est une rencontre dont la qualité dépendra de l'accessibilité de chacun. C'est la diversité sociale et culturelle des gens présents qui m'enrichira. C'est donc ça que je veux payer, et non pas juste mon voyage à moi, sans quoi on se retrouvera entre personnes du même niveau social, du même pays, de la même langue... aucun intérêt ! Je veux pouvoir dialoguer avec tout le monde : chacun fais un pas vers l'autre en apprenant la langue de personne facilement et gratuitement. Je veux pouvoir rencontrer tout le monde : chacun fait un pas vers l'autre en participant à une caisse totale des dépenses respectueuse du pouvoir d'achat de chacun.

Ce serait un principe très exigeant en terme de responsabilité propre de chacun. Il exigerait même que tout soit planifié pas mal de temps à l'avance. Ce n'est pas le type de rencontre auquel on participe à condition que la météo annoncée deux jours avant soit prometteuse ! Cela demande de l'engagement. Mais je suis sûr que ça créerait une ambiance incroyable !

Biz
G.

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(compte clôturé)

le vendredi 06 juillet 2012 à 12h42

Patrice-86

Je suis tout à fait d'accord avec toi. C'est pourquoi je parle souvent l'espéranto riiste. Étant donné que je suis pansexuel et totalement antisexiste, ce côté patriarcal de l'espéranto me heurte. Mais le mouvement riiste y remédie très bien.

Il consiste simplement à ignorer toute indication de sexe.

On remplace les pronoms personnels li et ŝi (il et elle) par ri. C'est un pronom personnel qui désigne une personne pour laquelle on ne désire pas préciser le sexe.

Par ailleurs, homo est un être humain. Aucune utilité du mot viro (homme mâle) ni de sa douteuse déclinaison virino (femme). Si vraiment on a besoin de préciser le sexe de la personne de qui on parle, on ajoute le suffixe -ino pour le féminin et -iĉo pour le masculin au radical hom-. Cela donne homino (femme), homiĉo (homme mâle). Le radical sans suffixe ne désigne donc pas le masculin (comme en espéranto classique) mais une indétermination du sexe. La panvendisto peut aussi bien être un boulanger ou une boulangère, je n'en ai que faire.

Si je veux parler de mes parents, je n'ai plus besoin de dire gepatroj mais patroj suffit. Et si je veux parler de l'un deux en particulier et que, comme dans la plupart des cas, la meilleure façon de les différencier reste leur sexe, je peux alors les désigner par mia patriĉo (mon père) et mia patrino (ma mère).

Qu'en penses-tu ?

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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