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Une forme de poly-PACS ? Le projet Prométhée — La famille choisie associative

Famille
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Popol (invité)

le jeudi 28 juin 2012 à 20h13

Quelques recherches après les échanges sur l'Alliance Royale, j'ai atterri ici...

matricien.org/projet-promethee/la-famille-choisie-...

"La Famille Choisie Associative : un contrat communautaire de solidarité"

On y parle du côté "ressources et finances", c'est l'autre versant du polypacs, celui où l'on ne parle pas de sentiments... mais carrément d'une nouvelle société reflétée dans chacun de ses noyaux.

A vous lire!

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Profil

bohwaz

le vendredi 29 juin 2012 à 01h08

L'idée d'utiliser le statut d'association loi 1901 comme contrat civil est rigolote, mais en quelques secondes je vois des tonnes d'obstacles à une telle démarche.

Bon déjà le site qui en parle semble complètement délirant et sexiste à base de "la trésorière est une femme" ou "le superviseur est un homme" (pourquoi donc ?!), donc on peut douter qu'ils aient fait une recherche juridique et fiscale sérieuse sur le sujet.

Premier point : une association ne peut partager son actif (argent, immeubles, etc.) entre ses membres à sa dissolution. Hors que se passe-t-il si un membre se marie avec un membre extérieur à l'asso ? À un membre intérieur ? S'il veut quitter l'asso ? Si l'asso coule ? Est dissoute ? Il est également interdit de se partager l'excédent budgétaire en fin d'exercice, il doit être réinvesti dans l'association. L'association ne peut pas non plus enrichir directement ou indirectement un de ses membres. Impossible donc par exemple que l'argent investi dans l'asso serve à faire les courses de la semaine, ou à acheter un logement pour certains membres (sauf à vivre en groupe, ce qui n'est pas le souhait de chacun).

Second point : la fiscalité des associations est un vrai casse-tête (non-concurrence avec les entreprises, plafonds de chiffre d'affaire pour exemption des taxes et impôts), déjà dans un contexte "classique", alors si on veut faire une famille avec...

Troisième point : la fiscalité des associations n'est pas avantageuse du tout : impôts commerciaux, taxes foncières, TVA, impôts sur les sociétés, taxe professionnelle... et même taxe d'habitation. Le mariage et le PACS représentent des avantages fiscaux indéniables (c'est bien le but).

Enfin les relations avec la société en général : les aides, les allocations, l'assistance aux conjoints, les enfants (un enfant fait-il partie de l'association de fait à sa naissance ? Doit-il choisir son appartenance ? Quand ?), etc. Cela pose une myriade de questions.

Je pense que sur le fond si l'idée peut sembler séduisante il convient de se pencher sur le sujet de manière bien plus réfléchie, avec de bons juristes, et qu'il serait quand même nécessaire de changer une bonne partie de la législation pour faciliter une telle chose, si tant est qu'on veuille bien la mettre en place. Est-ce que c'est vraiment pertinent d'appliquer le droit associatif et tout son historique à des relations individuelles, personnelles, intimes, à une mise en commun des biens, etc. ? je suis pas sûr moi...

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Popol (invité)

le vendredi 29 juin 2012 à 07h06

Tou d'abord, je ne crois pas avoir donné ce titre au fil... merci de lui redonner sa forme initiale, elle a une raison d'être.

C'est celle-ci: "Une forme de poly-PACS ? Le projet Prométhée"

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Popol (invité)

le vendredi 29 juin 2012 à 07h19

Comme dans tout projet, il y a à boire et à manger. La pertinence de celui-ci, en l‘occurrence, c’est de proposer quelques pistes exploitables dans l’idée de sortir des sentiers battus.
Je propose du brainstorming, de la tempête de cerveaux, de la créativité, de la recherche inventive de solutions.
S’il fallait se braquer dès que quelque chose heurte nos valeurs, on ne ferait jamais de travail de prospection pour glaner et trier…

La myriade de questions, elle surgit inévitablement, et c’est bien le but : trouver ce qui nous tilte ici et là, plus que de pointer ce qui ne conviendrait pas.
Et d’abord de bien éplucher les textes du site, pour en faire une analyse constructive ; par exemple, il n’est dit nulle part que l’entier des avoirs doive être versé à l’association. Je cite : « Il s’agit pour chacun d’échanger de la solidarité contre la mutualisation d’une partie de ses biens. »
Ensuite, si l’on s’attend à trouver tout cuit un projet transposé du monde de la fiscalité d’entreprise, alors mettons-nous tout de suite un sac sur la tête préalablement recouverte de cendres et plaignons-nous que les gens sont méchants, oÏ, vaï. ;-)

On cherche précisément d’autres pistes que le mariage et le PACS, et je peux bien imaginer qu’au terme de prospections prenant du temps et d’énergie, le PACS ou le mariage soient finalement choisis non pas comme la meilleure solution, mais comme la moins dommageable à l’esprit du couple PA qui finirait par l’élire. C’est une question de pouvoir choisir en connaissance de cause.

Avec cet exemple, le projet Prométhée, on peut espérer trouver ailleurs dans le droit de quoi éviter les écueils les plus criants, quitte à reprendre un texte de loi avec l’aide d’un juriste pour en faire émaner quelque chose qui convienne aux divers modes de polypacsage. Il s’agit de débusquer ce qu’il y a de bon dans divers projets, et d’en tirer un modèle cohérent pour le PA.
A cet égard, voici d’autres pistes :

www.associationmodeemploi.fr/2465-les-articles-de-...

Et en particulier cet article : www.associationmodeemploi.fr/PAR_TPL_IDENTIFIANT/1...

Quant à penser changer la législation, je pense que là ce serait se préparer pour monter sur le Toit du Monde, alors qu’avec ce qui est en place, et des avocats spécialisés, à titre comparatif ce serait une randonnée… Ce serait de l’ordre de changer carrément la Constitution, et si déjà pour un texte de loi, c’est dix ans de boulot, alors pour la Constitution, ça devient de la science-fiction.

Restons réalistes, un objectif que l'on souhaite atteindre doit être posé avec la grille SMART (simple, mesurable, atteignable, réalisable, temporellement OK), mais pas être fixé de manière à préparer une mise en échec.

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Profil

Polyamour.info

le vendredi 29 juin 2012 à 13h14

@Popol : le titre a été allongé afin de clarifier et identifier le sujet.

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Profil

wolfram

le vendredi 29 juin 2012 à 13h39

intéressante perspective :)
l'idée de la mise ne commun partiel de biens est intéressante.
quitter une association implique de renoncer à ses avoirs. l'association loi 1901 est par essence démocratique ; il peut donc y avoir un "putsch" et exclusion d'un membre... ce serait des pièges à étudier.
les avoirs, lors d'une dissolution, doivent être redistribués dans une autre association. celle-ci peut être constituée de deux membres de 16 ans au moins. cela peut facilement se régler normalement.

1- le statut d'une telle association est à imaginer mais l'idée apporte l'avantage de la transmission des biens. il faut voir à ce sujet ce qui se passe avec l'église par exemple.

2- ça ne résoudra pas en revanche le problème d'absence de statut social reconnu. mais si ce type d'asociation se multiplie, le législateur interviendra. le PACS existe parce qu'il y a un vide autour des couples homosexuels ; aujourd'hui la notion de mariage est envisagée... un PACS étendu serait une bonne chose mais l'idéal serait la possibilité de contracter un mariage à plus de deux. ce n'est pas pour tout de suite !

en tout cas, merci Popol :)

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Popol (invité)

le vendredi 29 juin 2012 à 13h57

@Popol : le titre a été allongé afin de clarifier et identifier le sujet.

Justement, je ne suis pas d'accord: le sujet est non pas la Famille Associative Choisie, mais le projet Prométhée en entier, la FAC n'en est que le noyau.

Je trouve la manoeuvre irrespectueuse, de plus. Une autre fois, passez au moins par la case "demande"...

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Popol (invité)

le vendredi 29 juin 2012 à 14h08

Oui Wolfram, j’imagine que les avoirs peuvent être remis en circulation, non pas pour le bénéfice des personnes, mais d’une personne morale à la base d’un autre collectif, une entreprise d’utilité publique et sociale…

A partir d’une telle association, il deviendrait possible d’imaginer un panachage de contrats divers, reliés les uns aux autres : deux couples pacsés en association… un couple pacsé accueillant une tierce personne avec enfant…

Le législateur intervient en général pour entériner un état de fait qui se répand, un changement moral au sens de l’évolution des mœurs, si l’intégration du changement se fait dans le but d’améliorer quelque chose – sinon il intervient pour sanctionner.
Je me prends à rêver d’un manifeste long, une sorte de protestation civile douce, qui mettrait les bâtons au roues jusqu’à ce qu’on s’aperçoive que l’alternative n’est dommageable pour personne. Et hop, ratification de facto… 

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Profil

Polyamour.info

le samedi 30 juin 2012 à 00h28

@Popol : tu n'es pas enregistré et tu n'as fourni aucun moyen de contact. D'autre part les titres font partie de ce qu'on change régulièrement afin de garder une certaine cohérence et faciliter la recherche de sujet connexe afin de ne pas avoir plusieurs fois le même sujet.

Je te propose de nous envoyer ta proposition de titre qui intègre tous les éléments qui y figurent déjà, si ce titre-là ne te suffit pas.

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Popol (invité)

le samedi 30 juin 2012 à 06h47

Message modéré pour la raison suivante : Hors sujet.

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Profil

Pinklady

le dimanche 01 juillet 2012 à 10h36

Popol , je suis regulierement génée par tes remarques acerbes.. j'aspirerai sur ce site à des lectures sereines, sans agressivité dans le repect de la conversation non violente , loin des polemiques steriles que je vis bien assez dans la vie quotidienne, est ce possible ? J'en viens à ne plus lire certains fils par ailleurs intéressants. Je te remercie :-)

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Popol (invité)

le dimanche 01 juillet 2012 à 11h16

ggo125...

Si tu veux des lectures sereines, c'est à toi de les choisir, fils ou posts, à ton goût. A toi de réguler ce que tu peux encaisser en plus de ta vie, ça me semble plus juste que de vouloir faire de la censure pour assurer ton propre confort. ;-)

Avant toute réponse, le fil de la Charte de discussion est intéressant à(re)lire à bien des points de vue, il résume des soucis d'harmonisation datant des débuts du forum. Je te remercie à mon tour de tenir compte de l'histoire de la régulation-modération sur le forum.

Une certaine paix que tu réclames se paye du prix de discussions publiques un peu vives, pour mettre au point une éthique d'intervention qui vale pour tous, intervenants et admins. Les posts qui ont permis de trouver ce niveau d'équilibre ne sont pas le fait de gens "acerbes", mais de personnes ayant à coeur une certaine harmonie: Benjamin, Siesta, par exemple. Et suite à des échanges abordant franchement des points cruciaux, deux-trois choses ont été mises au point, c'était nécessaire et bienvenu. Mais ne garantit en aucune manière que les mêmes problèmes ne resurgissent jamais. Préserver ce que nous avons acquis tout ensemble, c'est la suite logique de la démarche.

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Auguste (invité)

le lundi 02 juillet 2012 à 03h06

Bonjour, je suis un des membres du mouvement.
Merci à Popol d'avoir entamé cette discussion.
Pour répondre aux questions qui ont été posées par bohwaz, nous sommes accompagnés de juristes et ils ont validé le projet.

"Il est également interdit de se partager l'excédent budgétaire en fin d'exercice"
En effet, c'est pourquoi il ne peut pas y avoir d'excédent. Tous les fonds doivent être réinvestis.

"L'association ne peut pas non plus enrichir (...) un de ses membres"
Tout a fait. Il n'en est pas question ici. La propriété collective est indivisible. C'est précisément parce que la communauté de bien existe juridiquement qu'elle se distingue de la propriété des individus. La communauté de bien indivisible est la clé de réussite du projet Prométhée. Elle soude les membres de l'association. Le droit de son usufruit est échangé contre le devoir de solidarité. Si les membres d'une FCA remarquent que vous n'avez pas assuré votre devoir de solidarité, ils peuvent décider de vous expulser et vous perdez l'usufruit de la communauté de bien. Il n'y a solidarité que s'il y a intérêt commun et propriété commune. C'est un modèle de société sans commandement, la solidarité s'impose naturellement.

"Impossible donc par exemple que l'argent investi dans l'asso serve à faire les courses de la semaine, ou à acheter un logement pour certains membres"
Le droit français et le droit interne de la FCA co-existent. Vous devez distinguer la propriété individuelle de la propriété collective. Par exemple, un membre de l'association peut vendre sa maison à la FCA à laquelle il appartient. Évidement il est possible de faire les courses avec le chéquier de l'association.

"(sauf à vivre en groupe, ce qui n'est pas le souhait de chacun)"
Très justement dit. La seule condition pour adhérer au projet et fonder sa propre FCA est d'avoir le désir de vivre en communauté, qu'il s'agisse de sa propre famille (lien du sang) ou d'une famille artificielle. C'est le principe de la famille choisie. Deux membres d'une même FCA peuvent avoir des relations sexuelles (équivalent du mariage) mais nous le déconseillons, parce que la sexualité est une source d'instabilité. Autre avantage : l'association ne se limite pas à deux individus, l'effectif idéal serait situé entre 10 et 20 par FCA. Si vous disposez du logement adéquate, vous pouvez tout aussi bien vivre en communauté à 30 ou 40.

"la fiscalité des associations est un vrai casse-tête"
La Famille Associative existe déjà. Nous n'inventons rien. Vous pouvez désormais créer votre association avec des membres de votre famille dès aujourd'hui.

"la fiscalité des associations n'est pas avantageuse du tout "
Vous faites erreur, le régime associatif est le plus avantageux de tous. C'est pourtant un lieu commun ! Vous pensez pouvoir échapper à la taxe d'habitation, taxe foncière, TVA ? De quelle manière ? Je serais curieux d'apprendre comment. La propriété collective se transmet de génération en génération sans aucune opération (notaire, droit de succéssion etc...) puisque l'association est éternelle (elle est reconduite tous les 99 ans).

"un enfant fait-il partie de l'association de fait à sa naissance ?"
Excellente question. Une autre question se pose également pour les personnes incapables d'assurer le devoir de solidarité parce que handicapées ou trop âgées. Les enfants ne peuvent pas être membres de l'association. Cependant, ils jouissent naturellement des privilèges de leur tuteur (qui lui est déterminé par le droit français). Ils deviennent membres à l'âge de 16 ans (comme le dit le droit français mais seulement si les statuts de votre FCA le définissent). En vérité, c'est vous qui composez les statuts de votre FCA. Nous proposons un modèle mais vous pouvez le modifier selon vos besoins. Le Mouvement Matricien n'est qu'un conseiller juridique qui s'est inspiré de la constitution iroquoise amérindienne (qui également inspira la Constitution des États-Unis d’Amérique et sa déclaration d’indépendance, ainsi que l’Organisation des Nations Unies).

Pour bien comprendre le principe d'une FCA, je vous conseille de visualiser ce schéma que nous avons réalisé, accessible à ce lien :
matricien.files.wordpress.com/2012/03/famille-asso...

Nous travaillons la pédagogie du projet. Le Mouvement Matricien n'a que 4 mois, le site aussi. Nous préparons d'autres illustrations, vidéos etc... Il nous faut encore du temps.

Merci de nous lire.

Auguste

Le Mouvement Matricien

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Popol (invité)

le lundi 02 juillet 2012 à 09h28

Merci de ces précisions, qui lèvent pas mal d'idées reçues... y compris celle que je me faisais de la sexualité au sein de la FCA, il me semblait couler de source que dans "famille", il ne pouvait y avoir que sexualité, entre autres choses allant de soi. Je pense donc que nous ne parlons pas de la même chose?

Un petit éclaircissement à ce sujet serait le bienvenu.

Pour le reste, c'est très titillant et encurageant pour des polyamoureux mal à l'aise avec mariage et PACS de voir que le droit permet autant de malléabilité.

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Auguste (invité)

le lundi 02 juillet 2012 à 12h35

Merci à vous de nous avoir publié.
Pour les questions de sexualité, notre position est très simple, elle découle de notre étude sur les formes de famille:
- patriarcat, c'est à dire : mariage + oppression des femmes (tradition orthodoxe catho-islamo-hindouiste qui réprime sévèrement l'infidélité)
- matriarcat, c'est à dire : pas de mariage + liberté des femmes (Mosuo etc... tout est sur le site). La sexualité à l'intérieur de la famille est très sévèrement réprimée (peine de mort!). Le père biologique est remplacé par l'oncle maternel.

Dès lors que les femmes sont libres sexuellement, la famille patriarcale ne tient plus. C'est la raison-d'être du projet Prométhée, réhabiliter la famille sans revenir sur les libertés acquises par la femme française.

Vous pouvez tout à fait confondre votre association économique et amoureuse, mais nous le déconseillons. Parce que lorsque les choses ne vont plus en amour, cela a des conséquences sur l'association économique. (Les divorces sont toujours très profitables au cabinet d'avocat et aux femmes mal intentionnées).
Quand par exemple vous voyez naitre et grandir des enfants, la séparation avec eux est difficile, c'est ce qui arrive aux papas d'SOS Papa qui subissent les conséquences du déclin de la famille patriarcale. Les histoires d'amour sont toujours beaucoup plus compliquées que l'entreprise matérialiste solidaire d'une FCA.
Nous pensons en effet que l'infidélité est naturelle et qu'elle conduira au déclin de toute forme de famille.

Fraternellement
Auguste
Le Mouvement Matricien

PS : @polyamour.info je tenais à dire un mot du site, je vous fait part de mes compliment pour la légèreté de la mise en page et l'absence de publicité. Vous serez prochainement dans notre sélection de lien de Matricien.org.

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Popol (invité)

le lundi 02 juillet 2012 à 13h42

Les philosophies amoureuses respectives poly et matricienne étant visiblement très divergentes, je retiens pour ma part la concrétisation de quelque chose que je pressentais possible du point de vue de la loi, une alternative aux formes d'alliance en place.

Auriez-vous une piste pour trouver des juristes disposés à faire avec des PA ce qui a été fait avec vous?

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Auguste (invité)

le lundi 02 juillet 2012 à 14h12

Les philosophies amoureuses sont particulières à chaque individu et chaque situation. Disons que si vous dictez telle ou telle ligne de conduite sur la sexualité lorsqu'il s'agit d'un projet de vie en communauté, vous avez 9 chances sur 10 d'être d'accusé de secte pédophile par les autorités.
Notre discours est le suivant : "regardez comment font les peuples sauvages qui ne pratiquent pas le mariage." S'il fallait définir la sensibilité des matriciens, nous le ferions en ces termes : amoureux des sauvages. Mais dans le cadre du projet, la sexualité ne doit pas intervenir dans le droit interne de la FCA. Si vous tenez absolument à établir un contrat de fidélité avec un ou plusieurs partenaires, cela peut se faire oralement, comme le font la plupart des couples de nos jours. Le projet Prométhée est absolument compatible avec toutes les formes de relation. Laisser le choix à chacun, c'est un principe qui compte pour nous.

Au plaisir d'échanger avec vous

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Profil

bohwaz

le lundi 02 juillet 2012 à 14h24

Auguste
"la fiscalité des associations est un vrai casse-tête"
La Famille Associative existe déjà. Nous n'inventons rien. Vous pouvez désormais créer votre association avec des membres de votre famille dès aujourd'hui.

Cela ne réponds pas à la question : comment gérer la fiscalité d'un tel projet ?

Auguste
"la fiscalité des associations n'est pas avantageuse du tout "
Vous faites erreur, le régime associatif est le plus avantageux de tous. C'est pourtant un lieu commun ! Vous pensez pouvoir échapper à la taxe d'habitation, taxe foncière, TVA ? De quelle manière ? Je serais curieux d'apprendre comment.

N'est pas avantageuse comparée à un contrat de type mariage ou PACS je veux dire. La taxe d'habitation ne devrait pas poser de souci, sauf si les services fiscaux font payer ladite taxe en plus de celle déjà dûe par les habitants à titre particulier (mais en principe il n'y a qu'une taxe dûe par logement). Par contre vous ne répondez pas au problème de la taxe professionnelle, des impôts commerciaux, etc. Autant de dispositifs fiscaux dont les personnes physiques ne sont pas affectées, et donc autant de charges supplémentaires dans le cadre d'une FCA.

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Popol (invité)

le lundi 02 juillet 2012 à 14h47

"dans le cadre du projet, la sexualité ne doit pas intervenir dans le droit interne de la FCA

C'est bien ce qui me semble clair dès le départ, concernant mon intérêt pour le texte de loi permettant à des projets aussi différents d'être économiquement pérennes et mutuels en-dehors des possibilités plus connues.
Basiquement c'est la possibilité d'avoir un type de contrat liant plusieurs personnes sur ce plan-là exclusivement qui en fait l'intérêt polyamoureusement parlant.

Car les configurations PA sont si différentes d'un groupe amoureux à l'autre, qu'aucune loi de ce type ne peut réguler les fidélités/loyautés diverses.

Cela ferait partie d'un autre pan de l'union que la loi de 1901 n'inclut pas , clairement.

Et c'est ce qui fait la différence et l'intérêt principal d'un questionnement profond concernant le concept-même d'union: séparer des choses qui n'ont rien à faire ensemble, sinon par choix personnel. C'est-à-dire les sentiments, la manière de les manifester, les divers registres pour les manifester, le droit de prendre des décisions pour la personne conjointe quand celle-ci n'est pas apte à le faire, tout ce qui concerne l'éducation et la prise en charge des enfants, et je dois en oublier.

En fait, ce qui est curieux, c'est que n'importe quel contrat peut être corrigé pour arriver à une nouvelle proposition, et circuler entre parties jusqu'à signature de la forme définitive...

... mais le mariage, le PACS, pas vraiment: si mes notions sont complètes, il semble que l'on ne puisse proposer de variantes que concernant le côté économique. Soit la séparation de biens ou leur communauté, cette dernière possibilité étant de surcroît le régime adopté par défaut.

Pou le reste, les textes récités lors de ces cérémonies est un amalgame pour le moins étrange, comme si on essayait de faire quelque chose de cohérent avec un panier contenant des écrous, des sticks de poisson et un truc aussi impalpable que le vent.

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Auguste (invité)

le lundi 02 juillet 2012 à 18h03

@Popol
Si vous parlez d'un contrat régissant les relations sexuelles (reconnaissance juridique de l'adultère etc...), sous la forme d'un contrat de fidélité, en effet cela n'est pas notre propos. Nous pensons que la sexualité est une affaire privée, qui ne concerne ni l'État ni la communauté. Dans le cadre du projet Prométhée, si une relation amoureuse prend fin au sein d'une FCA, et qu'un membre souhaite partir (équivalent au divorce), il perd tout son investissement. La communauté de bien est indivisible, sans ça, la solidarité n'est pas possible. En outre, si votre vie communautaire est réellement polyamoureuse, vous risquez d'être diabolisé et menacé par les autorités qui vous assimilerons à une secte, à des polygames ou à des pédophiles. Le système ne vous laisse que deux possibilités : le mariage (idem concubinage) ou le célibat. Si vous ne rentrez pas dans un de ses moules, la foudre s'abattra sur vous.

@bohwaz
"comment gérer la fiscalité d'un tel projet ?"
Précisez s'il vous plait. Il n'y a pas de fiscalité à gérer, soit vous respectez le droit, soit vous ne le respectez pas.

"les services fiscaux font payer ladite taxe en plus de celle déjà dûe par les habitants à titre particulier"
C'est l'association loi de 1901 que vous avez créé qui loue ou achète un logement. Les individus ne sont absolument pas impliqués à titre personnel. En tant que membres, ils profitent de l'usufruit des biens de l'association.

"(mais en principe il n'y a qu'une taxe dûe par logement)"
Tout à fait. C'est l'association en son nom propre en tant que personne morale qui occupe les lieux.

"vous ne répondez pas au problème de la taxe professionnelle, des impôts commerciaux"
Cela dépend de l'objet de votre association. Vous pouvez proposer "pour les droits et la protection des enfants", ce qui est en somme très proche de la vérité. C'est pourquoi nous proposons que les enfants dont le tuteur légal est membres d'une FCA, jouissent des mêmes privilèges que celui-ci. Le but étant de garantir leur sécurité.

<< S'agissant de l'impôt sur les sociétés (IS) et de la taxe professionnelle, l'association devra démontrer le caractère non lucratif des activités mises en oeuvre et, en pratique, que
• l'activité est nécessaire à la réalisation de l'objet social
• elle répond à des besoins peu ou mal couverts par le marché
• les tarifs sont nettement inférieurs à ceux du marché
• l'association n'a pas recours à la publicité ou à d'autres procédés commerciaux
• elle ne cherche pas systématiquement les excédents. >>
Source : www.associanet.com/docs/princ-gest.html

Il est vrai que le régime associatif est très contrôlé, nous pensons que l'État et les banques n'ont aucun intérêt à voir la population utiliser le droit associatif pour s'organiser en communauté. Ce qu'ils veulent, c'est des couples mariés qui se décomposent et se recomposent dans des conflits familiaux sans fin et des gens vivant seuls dans leur une pièce. Seul et isolé, l'individu est microscopique au regard des États et des banques. La véritable révolution sociale, c'est la vie en communauté. Le droit d'association est le véritable pouvoir du peuple, ce n'est pas les urnes. Notre but est véritablement de construire une société parallèle, dans laquelle l'enfer du Meilleur des Mondes (cf Aldous Huxley) cohabite avec le monde des sauvages.
Pour finir, une citation d'un matricien : https://fbcdn-sphotos-a.akamaihd.net/hphotos-ak-as...

Amicalement
Auguste

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