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Polyamour sur lexagora

Médias
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LuLutine

le mardi 10 janvier 2012 à 19h46

www.lexagora.net/t4345-le-polyamour

Morceaux choisis :

"si le polyamour ressenti semble pouvoir exister, rien n'est moins sur pour le polyamour pratiqué."

"On peut donc dire que si le polyamour est certainement possible sur le plan des sentiments, il est relativement complexe sur le plan de la pratique. "

"Au final, certaines personnes tentent en fait de constituer la personne parfaite pour elles et pour cela elles prennent un peu de chaque homme/femme. "

"Mais est-ce que, dans ce cas, c'était réellement de l'amour ? Est-ce qu'on ne peut pas parler d'une confusion des sentiments ?"

Si y en a que ça tente d'aller répondre sur ce forum, doit y avoir moyen de s'enregistrer (oui j'ai la flemme, sinon je leur aurais bien donné le lien d'ici).

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bouquetfleuri

le mardi 10 janvier 2012 à 21h48

je lis le questionnement, et subitement, j'ai la même flemme que toi... hihihi.

C'est le "..c'était réellement de l'amour ? " qui me fatigue. Comment peut-on encore poser ce genre de questions, c'est quoi "réellement de l'amour" ? Bon apparemment, il y en a qui savent, ils doivent être heureux... bienheureux même !

Dommage parce que cela commençait bien avec le distingo entre le ressenti et la pratique...

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clairobscure (invité)

le mercredi 11 janvier 2012 à 10h15

Pourtant, même si ça ne conditionne pas le "droit" d'exister du PA pour les autres, pour moi c'est important de savoir si c'est vraiment de l'Amour que je ressens, mais pas uniquement de l'amitié profonde ou de l'attirance sexuelle ou de l'admiration ou de la protection, etc... Au stade où j'en suis, vouloir passer à une relation ouverte implique que ce soit pour une relation "qui en vaille la peine", donc reconnaître ce que je ressens réellement est un élément clé. De la même façon qu'il faut que je sois sûre de moi quand je dis à quelqu'un que je l'aime.

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bouquetfleuri

le mercredi 11 janvier 2012 à 11h25

oui, clairobscure, j'entends bien ce que tu dis, mais je réagissais sur cette question qui sous-entendait que l'on peut "savoir" et surtout savoir pour les autres ce qu'est l'amour.
Chacun sait ce qu'est l'amour, à son sens, s'il le ressent ou non. Pour ma part, l'amour est un sentiment continu de l'amitié à l'abandon à l'autre et le curseur que je place entre ces deux extrêmes m'en indique la force. Pour d'autres, c'est différent. Et la pratique différente de ce ressenti (même entre deux partenaires qui s'entendent parfaitement bien) crée aussi la richesse de ce sentiment. C'est même pour moi la véritable originalité de ce sentiment qui n'existe que s'il est partagé (j'ai la conviction qu'on ne peut pas aimer unilatéralement, on peut être attendri, excité ou envieux, mais pas amoureux).
Il n'y a donc que toi qui puisses dire si ce que tu ressens est véritablement de l'amour, et personne d'autre.
Savoir pour les autres conduit inévitablement à la morale, et dans le domaine de la relation humaine une morale souvent très éloignée de l'éthique personnelle.
Mais je ne fais part que de mes convictions, elles peuvent ne valoir que pour moi.

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oO0

le mercredi 11 janvier 2012 à 14h26

Je ne vois pas la nécessité de répondre :

Lexagora (suite)
Enfin, moi je le vois comme ça. Après j'avoue que je ne me suis pas posée la question sur la réelle signification de l'amour ds ce cadre là mais c'est une discussion intéressante (et qui, mine de rien, pourrait très bien concerner la société d'aujourd'hui).

L'auteur du commentaire situe son point de vue, non seulement, comme subjectif, mais aussi comme non-décentré par rapport au sujet : "... j'avoue que je ne me suis pas posée la question sur la réelle signification de l'amour dans ce cadre... Bref, s'il y a à répondre, ce n'est pas en contre argumentant, mais en offrant un point de vue qui permette de ce décentrement, de s'ouvrir à un autre point de vue.

Sinon, le fil de ce FORUM note à juste titre que ce n'est pas possible de légiférer sur l'amour dès lors qu'il s'agit d'un sentiment subjectif. Là, aussi, réside probablement l'un des défauts de traduction du terme d'origine "Polyamory". Pour le reste, je me contenterai de répéter qu'opposer le polyamour à la monogamie. Le rapport de la monogamie à la sexualité, c'est la possibilité d'un projet familial. D'un point de vue juridique, cela déplace le sujet du domaine juridique du consentement à celui du droit familial. Entre entretenir plusieurs relations et avoir des projets d'enfants avec plusieurs personnes... il y a une différence énorme. D'autre part, l'absence de cette différence, conduit droit dans les préjugés liés à la polygamie dont les pratiques historiques sont souvent en désaccord avec la notion de consentement.

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oO0

le vendredi 13 janvier 2012 à 14h48

Je tenais à ajouter une précision. Les choix de vies de Tentacara et ses compagnons suggère une situation familiale proche des familles recomposées, mais je parlerais plutôt de famille composée dans leur projets de vie.

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tentacara

le vendredi 13 janvier 2012 à 15h44

Je ne comprends pas bien où tu veux en venir, RIP.

Le fait d'entretenir des relations avec plusieurs personnes porte en elle la question juridique de la constitution de la famille, indépendamment même de la question des enfants.
Notre projet de vie est en effet une famille composée qui a cela d'essentiellement différent des familles recomposées qu'elle ne correspond pas à une succession de cadres juridiques identiques avec plusieurs personnes, mais que les protagonistes sont liés simultanément par un lien qui a vocation à être protégé juridiquement. Entretenir une relation avec plusieurs personnes peut mener au regroupement de ces personnes dans une forme de centralisation des intérêts affectifs et économiques, ce qui rejoint précisément la raison d'être du PACS, qui n'est rien moins que la reconnaissance juridique d'une situation de fait qui avait vocation à entrer dans un cadre juridique, sans correspondre au cadre institutionnel.

Le problème que poserait la reconnaissance de cette situation de fait réside effectivement dans l'épineuse question de la polygamie traditionnelle. Elle constitue aux yeux de la loi un trouble à l'ordre public pour deux raisons essentielles : le soupçon qui pèse sur le consentement des épouses et l'affirmation d'un schéma outrageusement patriarcal qui entre en conflit avec la politique d'émancipation des femmes.

La question du consentement, y compris dans le cadre polyamoureux est sujet à interprétation extrêmement subjective : quelqu'un qui consent à ce que son partenaire entretienne d'autres relations par peur de le perdre s'il refuse fait-il un choix libre et éclairé? Je ne me sens pas en mesure d'en répondre, pas plus que pour une femme qui voit son mari en épouser une autre parce que la tradition l'autorise.
Ce qui répond à ces questionnements et résout le trouble à l'ordre public dans le schéma polyamoureux, c'est la réciprocité de principe de la liberté de nouer des relations multiples.
Je suis convaincue que c'est la pierre angulaire de l'argumentation polyamoureuse. C'est à nous d'expliquer que c'est une philosophie progressiste qui va à la fois dans le sens de plus de liberté individuelle et de plus d'égalité dans les rapports entre les hommes et les femmes. De ce point de vue, non seulement cela rend caduc le trouble à l'ordre public, mais encore cela s'inscrit dans la politique d'émancipation de l'individu vis à vis de l'Etat et des femmes vis à vis des hommes.

La question juridique qui se pose est donc non pas de faire entrer le polyamour dans le cadre institutionnel qu'est le mariage, mais de le rendre recevable à l'établissement d'un contrat patrimonial qui protège les contractants et leurs éventuels enfants sur la base d'une communauté d'intérêts affectifs et économiques.

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Popol (invité)

le vendredi 13 janvier 2012 à 16h19

Je me rappelle en effet que sur un fil datant pas mal, pour Tentacara et famille le problème se posait - déjà avant qu’Aurore ne soit mise en route - d’explorer les possibilités de se composer en cellule reconnue par la loi, mais que pour le moment, le PACS et le parrainage d’Aurore par Aurélien étaient à peu près les seules ressources possibles. C’est juste ? Ou avez-vous avancé un peu plus depuis ?

Idée : ne pourrait-on pas profiter de répondre sur lexagora, non pas pour argumenter, mais pour leur demander si parmi eux il y en a qui pourraient être intéressés à faire de cette question du «  droit familial polyamoureux» un sujet de travail de bachelor ou de master ? Après tout ce sont des étudiants en droit. Qui de mieux placé pour collecter un maximum de données, et comme dans tout travail de recherche et développement, proposer de nouvelles voies?

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tentacara

le vendredi 13 janvier 2012 à 19h54

Excellente idée, Popol. J'ai donc longuement posté sur leur forum. On n'est jamais à l'abri d'une bonne surprise ;)

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Popol (invité)

le vendredi 13 janvier 2012 à 19h58

J'vas voir ça de suite !

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Popol (invité)

le vendredi 13 janvier 2012 à 20h17

Yep :-) Ca Madame, ça s'appelle rebondir!

Si ça déclenchait une vocation, ce serait... (mais comment on fait l'icône du phoque qui bat des mains?)... je trouve pas le bon mot... Supercalifragilisticexpialidocious?

Le droit, c'est quand même une des multiples portes d'entrées sur la politique et autres questions qui nous reviennent régulièrement sur le tapis. Vroum!

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tentacara

le vendredi 13 janvier 2012 à 20h22

Y'a une icône du phoque qui bat des mains?? :)

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Popol (invité)

le vendredi 13 janvier 2012 à 20h26

Ce serait bien, hein? ^^

On pourrait aller poster sur un forum de geeks pour qu'ils nous mettent ça au point, pour un bachelor ou un master, t'en penses quoi?

^_^ ^_^ ^_^

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oO0

le vendredi 13 janvier 2012 à 20h31

Où je veux en venir ?

(Voilà une question qui m'a valu énormément de m...)

Où je ne veux pas en venir ?

Tel est la question : je voulais éviter que mes propos puisse être interprété comme associant un projet familial tel que le vôtre à la polygamie traditionnelle - tout simplement.

Après, oui, mes propos peuvent amener de nombreuses réflexions autour du projet d'enfants, mais tu les développes mieux que moi et ce n'était pas mon intention de les développer. Ma réflexion personnelle s'arrête au suffixe "gamie" qui, pour moi, désigne davantage un projet familial que la nature d'une relation amoureuse : l'opposition polyamour vs monogamie me donne l'impression de mélanger deux domaines dans une certaine relation de proximité, certes, mais non moins distincts. Pour ce qui est du projet familial, si je voulais pousser ma réflexion plus loin, je chercherais d'autres préfixe que mono ou poly pour peu qu'il soit possible d'un trouver. (Voilà, si cela peut te situer le champ restreint des limites de ma réflexion.)

P.-S.: Tentacara, pour la continuité du fil, peux-tu mettre le lien de ton échange sur le forum LexAgora ?

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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oO0

le vendredi 13 janvier 2012 à 20h32

Je prend mon cas en exemple pour montrer, le genre de distinction que cela peut amener. Je n'ai pas le projet d'avoir des enfants, mais je n'ai jamais exclu une relation à long terme avec une personne qui aurait déjà un enfant et de participer à son éducation, reste que je ne pourrais pas le faire avec deux personnes. Cela me situe donc dans le registre de la monogamie, mais je n'en souhaite pas moins une relation libre et ouverte, ce qui me situe en dehors de la monogamie pour cause de non-exclusivité.

Alors quoi ? Moi, je dirais non-exclusif, voire monogame non-exclusif... dans l'état des termes actuels que je ne trouve pas satisfaisant. (Par, exemple, la monogamie et la polygamie sont étroitement lié à la notion de mariage, "gameo" signifiant "épouser", "marier". Or, pour ma part, je n'ai pas de projet de mariage donc, en fait, je ne suis ni monogame, ni polygame.)

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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PolyEric

le vendredi 13 janvier 2012 à 21h04

Laroun sur Lexagora
Au final, certaines personnes tentent en fait de constituer la personne parfaite pour elles et pour cela elles prennent un peu de chaque homme/femme

Sténé sur Lexagora
Mais est-ce que, dans ce cas, c'était réellement de l'amour ? Est-ce qu'on ne peut pas parler d'une confusion des sentiments ?

Personnellement, je trouve la question très intéressante.

J'y avais déjà réfléchis il y a quelques années car j'étais en plein dedans. Voici ce que je m'étais dit à l'époque.

Il me semble possible d'aborder cette question sans définir ce qu'est l'amour.

En effet, avant même de poser la question "Est-ce que, c'est réellement de l'amour ?", il faut commencer par vérifier que le contexte préalable est correctement analysé. Il se trouve que dans mon cas, le contexte dans lequel je me posais la question, présentait un "vide juridique". :-)

A l'époque, j'essayais de construire dans mon imaginaire, une relation parfaite, disons plutôt "une relation qui satisfait tous mes élans d'amour" (ce qui est un peu différent, je vous l'accorde), en juxtaposant plusieurs relations réelles (qui auraient chacune été frustrante en mode exclusif).

Je précise au passage pour les nouveaux, que je ne parle pas uniquement de sexe, mais d'amour au sens large comprenant évidemment des composantes sexuelles importantes. Je pense que l'on peut extrapoler en disant que j'essayais de recomposer une personne parfaite, c'est un peu caricatural, mais admettons.

Et bien, je peux vous dire que dans mon cas, cela n'avait aucune chance de fonctionner. Même lorsque j'arrivais à exprimer tout mon amour et à recevoir tout l'amour des autres, il me restait une frustration tout bête, l'impossibilité de pouvoir partager mon élan polyamoureux dans une de ces deux relations. Le fait de ne pas pouvoir retrouver dans une de mes relations, la moindre trace de polyamour, ne serait ce qu'imaginé, me rendait malade.

Je suis arrivé à la conclusion, qu'il est possible pour moi de vivre une relation mono-amoureuse avec une poly-amoureuse, mais qu'il m'est impossible d'avoir une relation poly-amoureuse avec deux mono-amoureuses.

Cette conclusion est probablement difficile à comprendre lorsque l'on ne dispose que de stéréotypes de pensée habituels, mêmes en les élargissant. J'avais tout ce que je voulais, de quoi me plaignais-je ? Et bien non, je n'avais pas tout ce que je voulais. Je voulais une polyamoureuse, et je n'en avais pas.

Je sais bien que ce n'est pas le cas de tout le monde ici, et je ne veux absolument pas aborder la question de savoir si une relation poly-amoureuse avec des mono-amoureux est de l'amour ou pas, tout simplement parce que je m'en fou complètement.

Je veux seulement clamer haut et fort, que la pulsion "polyamoureuse" existe en tant que telle chez certaines personnes (comme moi), et que pour ces personnes là, la question de savoir si c'est de l'amour ou pas ne se pose pas.

Pour ces personnes (comme moi), il s'agit de trouver le polyamour avec un grand P, de la même façon qu'un mono-amoureux recherche l'amour avec un grand A.

Pour être plus exacte, dans ma vie, je recherche une polyamoureuse (au moins) qui me poly-aime et que je poly-aime.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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ptite julie (invité)

le vendredi 13 janvier 2012 à 22h57

eric49

Je suis arrivé à la conclusion, qu'il est possible pour moi de vivre une relation mono-amoureuse avec une poly-amoureuse, mais qu'il m'est impossible d'avoir une relation poly-amoureuse avec deux mono-amoureuses.

Si je suis bien ton raisonnement Eric, une mono-amoureuse qui aime un poly-amoureux ne peut pas devenir Poly-amoureuse, pourquoi ? si la nana n'est pas obtue dans son jugement, je pense cela possible, je n'ai pas toujours été poly, j'ai été dans des situations ou j'étais poly sans le savoir et le découvrir m'a soulagée, pour moi, c'était la fin des mensonges, et la vérité par rapport à mes histoires d'amours.
Mais, je m'éloigne de ton sujet, excuse moi, je pense quand même que tu as raison ! une mono-amoureuse n'est pas facile à
a convertir, même avec toute notre bonne volonté et ta théorie est raisonnable, mieux vaut vivre une relation dans l'Amour vrai avec une poly et attendre pour rencontrer la deuxième femme de ta vie ! (tout cela supposé, bien évidemment !), je ne connais pas ta vie, je ne suis qu'une invitée sur ce site !
Ce soir, G est avec sa deuxième amoureuse, et je suis heureuse pour lui, je sais qu'il pense à moi et qu'il ne m'oublie pas, même en donnant plein d'amour a A, je suis sereine !
C'est très ambigu à expliquer, beaucoup ne comprennent pas, comment se partager entre 2 Amours !
Quand c'est sincère et expliqué entre les différends partenaires, tout est simple, pas de mensonges et donc pas de souffrance, une petite pointe de jalousie au début, mais très bien gérée, (activités en dehors, hobbies, s'occuper de soi), et "polyamour.info"(lol), c'est le respect de sa vie et une preuve d'amour envers G, malheureusement, je n'ai plus de polyamoureux !

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Popol (invité)

le samedi 14 janvier 2012 à 10h38

Tentacara, pour cette référence à "trouble de l'ordre public", ça m'intéresse, ça vient d'où? C'est en lien avec les événements de l'année passée concernant les épouses voilées de ce citoyen musulman dont Hortefeux demandait qu'il soit déchu de la nationalité française?

Pour la question du consentement des épouses, heureusement quelque part que votre trio c'est homme-femme-homme, parce que ça remet au centre du débat que le vrai nœud du problème du polyamoureux-qui-veut-se lier-et-protéger-les-liens-polyfamiliaux n'est pas la polygamie en tant que polygynie traditionnelle, mais bien la possibilité de sortir d'un schéma destiné à assurer la patrilinéarité - entre autres, hein, mais je ne voulais pas relancer forcément le débat sur la domination masculine; c'est sûr qu'il y a de quoi faire, mais je cherche d'autres voies qui pourraient convaincre le droit de se remettre en question et les lexagoriens de se pencher sur la question.

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tentacara

le samedi 14 janvier 2012 à 10h57

Sur le trouble à l'ordre public, c'est simplement le motif de l'illégalité de la polygamie. C'est une notion assez trouble en droit que l'on ressort lors qu’aucun individu n'est lésé (du moins on ne peut pas le prouver) mais qu'un comportement est réputé aller contre le "bien vivre ensemble". A mon sens, c'est à cause de cette subjectivité que cette notion est faible, les principes peuvent évoluer.

Sur polygamie/ polyamour, j'ai cru aussi que notre exemple pouvait éviter les argument du type "relation contrainte ou du moins subie". Mais l'association d'idée est tellement forte qu'on a trouvé le moyen de prétendre que mes hommes étaient contraints inconsciemment d'accepter cette situation "pour ne pas me perdre". Quelle que soit la distribution, il reste très difficile pour le quidam d'envisager qu'on puisse choisir volontairement ce mode d'amour et s'y sentir épanoui.

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Popol (invité)

le samedi 14 janvier 2012 à 11h18

Ah ouais... on entre dans les projections, là.

T'aurais pas un florilège? J'aime bien démonter ce genre de fausses vérités, surtout en faisant la part des faits, des ressentis et des opinions - c'est toujours un bon exercice...

Et une voie d'argumentation pour séparer le jugement moral qui peut présider à l'immobilisme du droit, alors qu'il est censé être au service du citoyen, donc garder un peu de souplesse.

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