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Desemparée

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LuLutine

le lundi 04 juillet 2011 à 19h23

Rebonjour chouk,

Est-ce que ton mari n'a vraiment pas des choses qu'il aime faire seul ?
Vous n'êtes pas collés comme des siamois 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, si ?

Effectivement je pense que la première étape c'est de lui faire accepter que vous pouvez être plus indépendants, surtout après toutes ces années ensemble (dans la période fusionnelle au début de la relation, on a parfois envie de passer tout son temps avec l'autre, mais plus tard, on se rend parfois compte que ça fait du bien de prendre un peu de distance).

Tu as commencé dis-tu, par faire des tours seule en voiture. Ne peux-tu essayer d'aller passer une soirée et une nuit chez une amie, par exemple ? Il verra bien que ce n'est pas si grave...

Pour le week-end, ça viendra sans doute plus tard.

Moi-même, je pensais il y a quelques années que lorsqu'on était en couple, on devait passer tout le temps possible ensemble. Que la séparation devait être exceptionnelle. En acceptant d'avoir deux vies distinctes, et parce que mon amoureux et moi avions tous deux des sentiments pour d'autres personne, j'en suis naturellement venue au polyamour : puisque nous étions deux personnes distinctes, nous avions bien le droit d'avoir chacun notre vie.

L'indépendance, surtout dans votre cas, je pense que ça peut mettre du temps, alors oui, il faut sans doute revenir sur les bases, et être patiente.

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(compte clôturé)

le mardi 05 juillet 2011 à 13h49

tu sais LuLutine, mon mari est chef d'entreprise donc trés peu de temps à lui donc à part la pêche qu'il aime faire seul pour le reste je ne trouve pas grand chose...non nous ne sommes pas ensembles 24/24 mais il n'apprécie guère que je ne sois pas là lorsque lui est présent...je tenais à préciser que lorsque je parle d'aller faire seule un tour en voiture j'ai omis de préciser que je parlais du soir parce qu'en journée je peux vadrouiller comme je veux et allre voir des amis autant que je veux..le problème réside surtout lorsque le soir arrive...pour l'autre conjointe c'est la meme chose..les soirées leur posent un véritable dilemne...solitude, ennui, sensation d'être abandonné, ils tournent en rond en attendant notre retour etc....

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LuLutine

le mardi 05 juillet 2011 à 15h20

Et toi, tu ne tournes pas en rond en l'attendant quand il rentre tard ?

Même si c'est "pour son travail", c'est une raison qui l'éloigne de toi. Pourquoi toi tu n'aurais pas de temps en temps des activités le soir, sans lui, même si ce n'est pas "pour le travail" ?

Je sais que c'est difficile à accepter, mais c'est vraiment ça qu'il doit accepter : tu peux faire des choses sans lui. Et pas seulement quand tu y es contrainte (par exemple pour le travail).

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demeter

le mardi 05 juillet 2011 à 17h25

On a bien souvent envie de parler de droit, de devoir aussi, en essayant tant bien que mal de faire la part des choses entre ce qui est juste ou pas, ce qui est bien ou pas. C’est une croyance assez répandue, peut-être même un besoin de chacun de se référer à quelque chose de « bien », pour se construire, pour justifier sa propre vie, comme si ce « bien » là pouvait être une solution universelle. Je crois que nous sommes en fait pétris de nos émotions, de notre passé, de notre éducation. Il ne sert à rien de vouloir séparer ce que l’ « on » nous aurait inculqué de l’extérieur, « on » nous aurait fait croire, ce « on » qui serait responsable de tous nos maux, de nos interdictions, et qui nous aurait privé de nos droits fondamentaux. Les interdits qui nous constituent sont ce qui nous permet de vivre avec les autres, sûrement, mais aussi ce qui nous permet de nous regarder dans le regard des autres, dans notre propre jugement, et de nous satisfaire de ce que nous sommes. En sortir fait peur, même si c’est pour du « mieux » et il est dangereux de vouloir à tout prix « sauver » les autres et définir pour eux quelque chose dans lequel ils ne peuvent se reconnaître. Le droit de changer, de sortir le soir, d’aimer les autres, qui on veut, bien sûr que chacun l’a, mais attention de ne pas s’en servir comme d’un drapeau pour lequel il faudra prendre les armes. La seule réalité de tes droits, c’est ceux que tu t’autorises à prendre, sans essayer de ressembler à quelque chose de « mieux », sans cause extérieure à défendre. Alors oui, un matin tu te lèves, et tu ressens tout à coup que tu as le droit de rencontrer quelqu’un d’autre, mais ne cherche pas de raison à cela, sinon tu finiras par en trouver, mais il y a peu de chance que ce soient les bonnes. Tu as, par exemple, le droit de cracher par terre dans ta salle à manger, mais essaie de le faire, si tu y parviens, tu vas ressentir comme un malaise (enfin, sauf si tu as l’habitude de le faire, mais c’est une habitude peu courante) et puis tu finiras par y trouver des raisons, probablement pour te débarrasser de ce malaise, pour te respecter à nouveau. Ces supposés droits, qui sont opposés à tes supposés devoirs, ne sont que la manifestation d’un déséquilibre, il n’y a que toi et ton mari qui pouvez en définir les termes, et ils ne sont pas forcément du domaine de la justification, juste la reconnaissance d’un besoin, actuel, qui n’est opposable à rien d’autre que le besoin de l’autre. Les raisons que l’on peut te donner ici ne sont que le reflet de ce que pensent les gens ici, sûrement pas les tiennes. Après, on peut bien sûr en débattre, car l’analyse guérit probablement de tout, sauf de la connerie…

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(compte clôturé)

le mercredi 06 juillet 2011 à 13h28

un besoin peut parfois mériter d'être compris et même expliqué je pense, peut etre pas systématiquement...ce que je veux dire par là, c'est que je ne pense pas qu'on puisse se lever un matin et se dire qu'on a cette faculté de pouvoir partager son coeur..j'ai analysé une partie de ma vie et tous ces évenements qui me semblaient sans importance à l'époque et qui pourtant traduisaient déja une différence enfin plutot ma différence...lorsque j'ai connu mon mari, je vivais avec une autre personne et aujourd'hui j'ai l'envie de lui expliquer qu'à l'époque ça ne l'avait nullement géné....effectivement par la suite j'ai rompu avec cet autre homme pour ne rester qu'avec mon mari..était ce une erreur ? je ne le pense pas..mais j'aurais du ( si j'avais su) insister à l'époque pour lui dire que je ne m'imaginais pas en couple tradi.....quelques années aprés j'ai commencé à revendiquer l'envie de vivre une relation extérieure..je disais souvent en plaisantant que j'aimerais avoir un amant..il y a beaucoup réfléchi et m'a dit un jour qu'il était d'accord...quelques mois plus tard, j'ai rencontré un homme avec qui j'ai beaucoup parlé..mon mari savait que j'allais le voir et que nous parlions...puis un jour j'ai voulu connaitre l'échange physique mais j'ai ressenti une chose assez étrange, je ne me suis pas retrouvée dans ce rapport..je n'avais pas envie qu'il m'embrasse, me caresse etc....juste l'acte en lui meme....puis je suis rentrée chez moi et n'ai rien dit....j'ai cessé de le voir...puis j'ai rencontré mon Autre comme ci c'était une évidence, un jumeau, mon frère..celui que je cherchais depuis ma plus tendre enfance..je lui ai raconté cet acte avec cet homme qui ne m'apportait rien..et je me suis décidée à en parler à mon mari..je lui ai expliqué que je ne cherchais nullement l'acte sexuel..je cherchais à aimer et que mes sentiments pour mon Autre grandissaient....il n'a opposé aucun refus à ce que je lui écrive des soirées entières, l'ai au téléphone pendant des heures, aillent chez lui presque tous les soirs mais à ce moment là il savait qu'il n'y avait aucun échange physique....tout fut différent par la suite..malheureusement...

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