Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Comment vivre libre en ayant tant besoin de contact ?

Social
#

(compte clôturé)

le jeudi 04 novembre 2010 à 16h27

J'ai vécu 22 ans avec le père de mes enfants, tombant régulièrement amoureuse d'un autre homme, ou d'une femme, tout en tenant à lui comme à la prunelle de mes yeux.
Mais sans m'autoriser à franchir le pas, car le dialogue n'était pas franchement présent dans mon couple.

Maintenant, je vis avec un homme qui a deux copines, et cherche toujours LA femme.
J'étais la troisième jusqu'à hier.
J'ai évolué assez vite vers un manque de posséssivité, une capacité à accepter ses autres relations amoureuses qui m'étonne moi-même.
On s'intéresse aux mêmes choses, on parle beaucoup ensemble, le dialogue est au rendez-vous ... mais son désir envers moi est en panne depuis quelques temps.

Je me sentais/croyais amoureuse de lui.
Lui me dit, depuis notre rencontre, il y a un an, qu'il ne se sent pas amoureux de moi.

J'ai décidé de lâcher le versant amoureux de notre relation, parce que je souffrais de vivre dans l'incertitude et l'attente.
Il reste mon meilleur ami. Je vis toujours chez lui.
Cette décision me rend légère, mais le fait de vivre sous le même toit, et son propre besoin de ma présence, me font dépasser les limites que je m'étais fixées.
Alors je prends les choses au jour le jour, j'essaie de voir clair en moi.
Et j'aimerais bien avoir plus de recul, le sens de l'humour ;-)

J'ai besoin de contact, chaleur humaine, corps à corps, et je me sens prisonnière de ce besoin.
Alors : ma liberté avant tout ?!

houps ;-)

#
Profil

Romy

le jeudi 04 novembre 2010 à 16h46

Bonjour Houps,
On en reviens toujours à la question du besoin vs. envie.
Lorsqu'on a goûté à quelque chose et que c'était bon, l'envie de recommencer peut devenir obsédante. Et on se créé un besoin, un manque.
Laisser mijoter cette envie, ce besoin, ça ne fait que créer des attentes non comblées. Vaut mieux ne pas trop y penser alors, mettre ça derrière soi.
Peut-être est-ce que tu es due pour faire une nouvelle rencontre?

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

#
Profil

titane

le jeudi 04 novembre 2010 à 16h52

si c'est un besoin alors oublie ta liberté et accepte ta servitude volontaire et la souffrance qui va avec...

Si tu travaille sur cette sensation de "besoin" pour la transformer en "envie" ou "désir" aqlors tu pourrais peut-être passer du "manque" à "l'abondance"... question de changement de paradigme dans la foormulation du problème..; et peu à peu dans le discours... et peu à peu dans les actes.

J'ai décidé de lâcher le versant amoureux de notre relation, parce que je souffrais de vivre dans l'incertitude et l'attente.

j'aurais envie de te proposer de te pencher davantage vers ce sentiment d'incertitude et d'attente qui pourrait être un symptôme d'une souffrance plus profonde: perte d'estime de soi, peur de l'abandon, de la "mort" (en tant que sentiment de solitude existencielle)...

Ton sentiment de légèreté pourrait être un bon signal vers ce que tu es... par contre une peur non réglée, non assumée et donc non maîtrisée te rendrais fragile et "instable" dans tes décisions... ce n'est pas un drame en soi quand on en est conscient!

La liberté avant tout oui !!! même si c'est pour rester dans le statu quo, mais par volonté et non plus par "besoin" ! Ce n'est plus un besoin , une prison, mais un passage volonbtaire et assumé en attendant une autre oportunité, une autre "maturité" entre moi et moi...

Dédramatise ta situation et prends un peu de recul... aimes toi comme tu es et libère toi de cette pression que tu te mets... regarde toi en face et cherche à comprendre ce que signifie pour toi cette sensation de "manque de possessivité" qui aurazit provoqué ce sentiment d'incertitude et d'attente... et fouille ce qu'il y a derrière par rapport à ton estime de toi et de la confiance...

juste une idée !

#

(compte clôturé)

le samedi 06 novembre 2010 à 11h21

Rosalie
En même temps, laisser mijoter cette envie, ce besoin, ça ne fait que créer des attentes non comblées. Vaut mieux ne pas trop y penser alors, mettre ça derrière soi.

Oui Rosalie, c'est bien pour ça que j'ai annoncé à mon ami (la veille de mon fil) que je me retirais de la relation amoureuse avec lui.
Et ce choix a porté ses fruits, d'une manière que je n'attendais pas vraiment.
Il a loué ma lucidité et mon courage (ça, ça fait toujours du bien :-) ).
Puis s'est rapproché de moi, me redisant son besoin de proximité.

Et, pour ces derniers jours, notre relation me comble.

Rosalie

Peut-être est-ce que tu es due pour faire une nouvelle rencontre ?

Ca n'empêche pas que je désire rencontrer d'autres amoureux/ses.
Je me sens tellement vivante que j'ai envie de partager au maximum, et particulièrement dans le corps à corps, peau à peau ... c'est si bon !
Je commence à me sentir assez confiante en moi pour aller vers les autreds en toute simplicité.
A suivre ... (là, je pars bosser, je reviens vite répondre à Titane)

houps <3

#
Profil

Gin

le samedi 06 novembre 2010 à 11h29

houps
Oui Rosalie, c'est bien pour ça que j'ai annoncé à mon ami (la veille de mon fil) que je me retirais de la relation amoureuse avec lui.
Et ce choix a porté ses fruits, d'une manière que je n'attendais pas vraiment.
Il a loué ma lucidité et mon courage (ça, ça fait toujours du bien :-) ).
Puis s'est rapproché de moi, me redisant son besoin de proximité.

Et, pour ces derniers jours, notre relation me comble.

bien Houps, merci de ton témoignage !

comme quoi lâcher l'affaire redonne de l'élan à l'affaire !

bravo pour ton courage, et bravo pour ce que tu récoltes : )

#

(compte clôturé)

le samedi 06 novembre 2010 à 13h19

On n'est jamais libre.

#
Profil

lets

le samedi 06 novembre 2010 à 13h33

HOUPS :Comment fais-tu pour "lâcher le versant amoureux de votre relation?"

#

(compte clôturé)

le dimanche 07 novembre 2010 à 10h50

@lets
C'est un essai en cours :-D

Je lui ai dit, en substance :"je renonce à être amoureuse de toi.
Je suis dans l'attente et c'est lourd pour moi."

Et quand il a voulu quand même dormir dans mon lit, je lui ai demandé pourquoi.
Sa réponse :" parce que j'ai besoin de ne pas dormir seul".
Alors j'ai accepté, parce que je le connais assez pour savoir que c'est vrai.

Le résultat des courses, c'est que j'étais malheureuse : être dans le même lit a réveillé mon désir, et lui non.
Je le lui ai dit, que je me sentais frustrée !!
Le lendemain, il avait envie de faire l'amour ... mystère :-)

Je n'ai pas de recette, lets, je te décris juste comment ça s'est passé pour nous cette fois-ci.
Je me rends juste compte que le dialogue sans retenue est source de satisfaction.

Conclusion : je voulais jeter le bébé avec l'eau du bain, prendre avec lui une grande distance, et finalement ma décision m'a simplement amené à prendre du recul avec mon sentiment amoureux (= être dans le désir sans être dans le besoin ?).
Parce que j'ai pu éviter d'être rigide, coincée dans ce que j'avais décidé.
Parce que j'ai su dire ce que je ressentais.
A suivre ...

houps <3

#
Profil

PolyEric

le dimanche 07 novembre 2010 à 22h11

houps
être dans le désir sans être dans le besoin ?

Si l'autre est sensible à notre désir et pas à notre besoin, c'est qu'il a besoin d'être reconnu pour avoir du désir.

Si l'existence de notre besoin signifie un dû pour les autres, ou qu'il est interprété comme tel par les autres, alors ce n'est pas très étonnant que les autres aient moins de désir.

L'expression du besoin met en scène une seule personne. L'expression du désir met en scène au moins deux personnes.

Toutefois, personnellement, je trouve que le besoin de l'autre est plus sécurisant que son désir. Le désir de l'autre me parait plus éphémère, moins sérieux. Je trouve plus sexy, une femme qui entend satisfaire ses besoins avec moi toute sa vie, surtout si elle a beaucoup de besoins, que la même femme qui me désire comme un objet jetable.

houps
J'ai besoin de contact, chaleur humaine, corps à corps, et je me sens prisonnière de ce besoin.

Normalement, la liberté sert à satisfaire ses besoins. Etre prisonnière consisterait à ne pas être autorisée à les satisfaire.

Et il me semble, en lisant ta phrase, que quelque chose en toi reproche à toi-même d'avoir autant de besoins. Moi, à ta place, je me reprocherais de me reprocher ça, car ce n'est pas bien de reprocher à quelqu'un, fût-ce toi-même, d'avoir des besoins, fussent-ils importants. C'est juste tyrannique de ta part envers toi-même. Par ailleurs, la nature ne nous permet pas d'écraser notre sexualité pour faire plaisir à la société, c'est une mission impossible que tu te donnes.

C'est peut-être bizarre d'un point de vue logique, mais la liberté consiste à accepter la mission que la nature nous impose.

D'après moi, l'amour n'est pas une question de désir mais une question de besoin. Autrement dit, l'amour est un besoin. Ce n'est pas une opération de séduction, mais une mission qui nous est imposée.

#

(compte clôturé)

le dimanche 07 novembre 2010 à 22h19

Eric_49
Normalement, la liberté sert à satisfaire ses besoins.

Pas forcément ; on peut aussi être prisonnier de ses besoins. Tout bon alcoolique te le dira. Ou joueur de MMORPG compulsif. Ou cocaïnomane.

Je ne juge pas les besoins des uns ou des autres, et pas plus ceux de houps, qui m'a laissé un sympathique message, mais le fait est que dire que la liberté sert à satisfaire ses besoins, c'est une ânerie.

#
Profil

Siestacorta

le dimanche 07 novembre 2010 à 23h36

Si la liberté était satisfaisante, l'être humain serait déjà libéré de tout : autorité, société, besoins... :-)

La liberté la plus totale, pour un individu, c'est celle de se suicider (ou non). En effet : choisir de mourir, c'est prouver qu'on ne doit rien et qu'on ne devra plus jamais rien.
On choisit généralement de vivre.Donc de faire avec cette absence de liberté absolue.
Pour qu'il reste de la liberté, on joue avec des choix, des contraintes plus ou moins grandes, plus ou moins compensées par du plaisir.
On satisfait les besoins qu'on doit satisfaire parce qu'on a pas la liberté de faire autrement.

(#pirouette, #existentialisme)

#
Profil

Gin

le dimanche 07 novembre 2010 à 23h55

pour moi, se suicider n'est pas spécialement une expression de notre liberté, c'est un choix du moment où on va mourir c'est tout, mais mourir est justement la grande absence totale de liberté, puisqu'on est programmés pour mourir, et qu'à part Highlander...

on peut tout aussi bien considérer que l'on exerce sa liberté en choisissant de ne pas se suicider tout de suite et de profiter de l'occasion qui nous est donnée à travers la vie d'expérimenter différentes formes de libertés.

il me plait de croire réussir à exercer des formes de libertés, pas toutes, mais pas mal...

je suis assez satisfaite des libertés que me donne la société dans laquelle je vie
et je suis assez satisfaite des libertés que je m'accorde en plus
le suicide m'aurait simplement privée de plus en plus de libertés
et de la satisfaction de traverser mes peurs au fil des années

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

#
Profil

Romy

le lundi 08 novembre 2010 à 00h26

Je dirais que la liberté la plus totale de l'individu est le meurtre...Personne n'est allé aussi loin dans la définition de la liberté que Sade. Sade, c'est encore plus que le meurtre. Et c'est là que le discours sur la liberté devient pernicieux si on n'y incorpore pas une notion d'éthique. Et c'est pourquoi j'aime tant Sade, parce qu'il n'y a rien au delà, tout ce passe en dessous de Sade.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

#
Profil

Siestacorta

le lundi 08 novembre 2010 à 01h40

Gin

on peut tout aussi bien considérer que l'on exerce sa liberté en choisissant de ne pas se suicider tout de suite

C'est ce que je disais, même si c'était pas clair.
C'est pas la mort qui rend libre (c'est un métier, d'enfoncer les portes ouvertes), c'est de choisir de vivre ou non.
Nous vivons (ou alors le réseau internet est plus flippant que je ne le croyais), mais l'avoir choisi est une liberté immense.

Soit on vit sans avoir choisi de vivre, comme un animal. Et on meurt animal.
Soit on comprend pourquoi on a choisi de pas mourir, et là, oui, on est dans l'expression de la liberté, puisqu'on avait le choix entre ça et autre chose.

Et puis il y a ça aussi...

#
Profil

Drya

le lundi 08 novembre 2010 à 13h08

Bonjour houps
pour une fois je me rapproche un peu de l'avis d'Eric: il y a des "envies" et des "besoins": les envies, on peut se passer de les voir satisfaites, les besoins, ben quand quelqu'un ne les satisfait pas, on se tourne vers quelqu'un(s) d'autre, parce que la frustration de ces besoins-là nous enlève notre vitalité.

houps
J'ai décidé de lâcher le versant amoureux de notre relation, parce que je souffrais de vivre dans l'incertitude et l'attente.

C'est le début du processus de "se tourner vers quelqu'un(s) d'autre": accepter qu'il ne peut pas te le donner, du moins dans les circonstances actuelles.

houps
Et ce choix a porté ses fruits, d'une manière que je n'attendais pas vraiment.
Il a loué ma lucidité et mon courage (ça, ça fait toujours du bien :-) ).
Puis s'est rapproché de moi, me redisant son besoin de proximité.

Et, pour ces derniers jours, notre relation me comble.

Là c'est quelque chose qui ne dépend plus de toi: c'est quand on perd quelque chose qu'on se rend compte de son importance, et c'est que tu acceptes la distance qu'il mettait volontairement qui lui a rendu la liberté de continuer à préférer cette distance ou à se rapprocher de toi, plutôt qu'agir "pour ou contre" toi.
En fait, c'est un rééquilibrage qui s'est fait naturellement, tant mieux pour vous :)
Si ce n'était pas le cas, à chacun d'en prendre son parti et, sans pour autant jeter le bébé avec l'eau du bain, et prendre ce dont il a besoin là où c'est offert volontairement plutôt que par "dû".

Bonne chance pour la suite (+)

#
Profil

PolyEric

le lundi 08 novembre 2010 à 20h58

Gin
je suis assez satisfaite des libertés que me donne la société dans laquelle je vie

Voilà.

Ce qui peut paraître difficile à comprendre dans la société, c'est que de nombreuses personnes disent qu'il ne faut pas faire ceci ou cela, que ce n'est pas bien, bref, qu'il faut restreindre sa liberté et lutter contre ses besoins naturels présumés mauvais. Et ces personnes présentent cela comme une évidence.

Quand on y regarde de plus près, il n'y a pratiquement rien dans les lois régissant la société, qui interdit de suivre la voie de la liberté sexuelle et amoureuse, tout simplement parce que cette voie ne pose aucun problème réel de cohabitation, elle n'engendre pas spécialement de violence (et encore mois de meurtre ou de suicide), elle ne pousse pas vers les addictions (alcoolisme ou drogue) donc pas spécialement de loi qui l'interdise.

C'est même le contraire qui me semble vrai, à savoir que la répression sexuelle et amoureuse pousse aux vices précités, en montrant le chemin des dérivatifs aux personnes déçues (boire pour oublier, se droguer pour jouir, se suicider pour ne pas souffrir, ou tuer pour se défouler), tout cela au lieu de faire l'amour.

Une fois que l'individu a franchit le cap du dérivatif censé le sauver de la mauvaise route, il est enfermé par les dépendances de toutes sortes (s'il dérive par rapport à la loi, il doit se cacher sans cesse pour échapper à la punition ce qui le pousse à commettre d'autre méfaits, et s'il dérive dans les addictions, son corps souffre lorsqu'il essaie d'arrêter ce qui le pousse à aggraver encore les doses pour oublier l'inoubliable).

Si l'on n'est pas encore tombé dans le mauvais chemin, on peut user de sa liberté sexuelle et amoureuse. Pour se faire, il suffit de se lancer, et de garder le cap sans se faire influencer par les théories foireuses qui demandent de lutter contre nos besoins élémentaires.

Si on est déjà sur le mauvais chemin, une aide extérieure peut parfois nous remettre sur la voie, à condition toutefois d'accepter l'idée que satisfaire ses besoins de base, surtout l'amour car c'est souvent le besoin de base le plus malmené dans notre société, est une nécessité imposée par la nature, et que seule cette voie peut permettre de s'en sortir.

BenjaminL
Pas forcément ; on peut aussi être prisonnier de ses besoins. Tout bon alcoolique te le dira. Ou joueur de MMORPG compulsif. Ou cocaïnomane.

Je ne juge pas les besoins des uns ou des autres, mais le fait est que dire que la liberté sert à satisfaire ses besoins, c'est une ânerie.

Siestacorta
La liberté la plus totale, pour un individu, c'est celle de se suicider ou non.

Rosalie
Je dirais que la liberté la plus totale de l'individu est le meurtre...

Si l'amour fait partie des besoins de base, et si la liberté est utile pour satisfaire ce besoin de base (entre autre), il n'en est pas de même de la consommation d'alcool ou de drogue, et il n'en est pas non plus de même du suicide ou du meurtre.

Je suis pour la liberté, mais ni pour l'alcoolisme, ni pour la drogue, ni pour le suicide, ni pour le meurtre. Il ne faut pas confondre liberté de satisfaire ses besoins vitaux et liberté de suivre une mauvaise route. Au passage, aucune mauvaise route à ma connaissance, ne satisfait correctement les besoins vitaux, heureusement.

Faudrait voir pas pousser papy dans les orties.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

#
Profil

Siestacorta

le lundi 08 novembre 2010 à 22h56

mais justement, c'est bien l'idée, c'est que la liberté, c'est aussi celle de faire des conneries. C'est quoi être libre, si on n'a que le choix de faire le bien ?
D'autre part, le "bon chemin" des "besoins naturels" peut tout à fait nuire aux autres, et même à soi.

Se droguer, tuer ou mourir peuvent être perçus comme des nécessités, aussi bien que d'aimer au point de ne pas tenir compte des besoins de l'autre.
Tu tue pour te défendre, tu meurs parce que tu souffres, tu te drogues pour la même raison. Et tu peux demander la liberté de le faire (voir l'obtenir).
Enfin, beaucoup, beaucoup, BEAUCOUP de gens aiment contre la souffrance d'être seul plus que pour le plaisir d'être ; du point de vue du besoin ça se rejoint...

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

#

(compte clôturé)

le mercredi 10 novembre 2010 à 20h55

Eric_49
Si l'amour fait partie des besoins de base

Paris, bouteille, etc.

Admettons que la reproduction est un besoin de l'espèce (et pas un besoin individuel).
Admettons aussi que l'amour est la manière de sublimer ce besoin.

(Oui, je suis un grand romantique.)

Ben… qualifier de besoin individuel de base ce qui n'est qu'une sublimation d'un besoin de l'espèce… ça ne me paraît pas être un saut facile à faire.

Pirouette cacahouète.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

#

(compte clôturé)

le mercredi 10 novembre 2010 à 22h42

Titane
Si tu travaille sur cette sensation de "besoin" pour la transformer en "envie" ou "désir" aqlors tu pourrais peut-être passer du "manque" à "l'abondance"... question de changement de paradigme dans la foormulation du problème..; et peu à peu dans le discours... et peu à peu dans les actes.

Amusant ... depuis que j'ai publié ce premier billet, je ne sais pas si j'ai changé de paradigme, mais je suis réellement passée du manque à l'abondance, dans le jeu sexuel avec mon ami.

J'aime bien que tu me proposes des pistes à explorer. J'y reviendrai.
houps <3

#

(compte clôturé)

le jeudi 11 novembre 2010 à 09h13

Titane
j'aurais envie de te proposer de te pencher davantage vers ce sentiment d'incertitude et d'attente qui pourrait être un symptôme d'une souffrance plus profonde : perte d'estime de soi, peur de l'abandon, de la "mort" (en tant que sentiment de solitude existencielle)...

Touché juste.
Je commence juste à faire émerger cette bonne sensation, l'estime de moi.
Quant à la peur de l'abandon, j'ai l'impression que c'est la peur la plus puissante chez moi. Elle m'a amenée à avoir une attitude de soumission, dans presque toutes les circonstances, envers tout le monde, du début jusqu'à maintenant.
Ces derniers jours, j'ai fait face aux difficultésque je vis avec mon ami, et j'en sors fortifiée (comme on émerge d'une convalescence, les pendules remises à l'heure, un nouvel équilibre en action).

Titane
Ton sentiment de légèreté pourrait être un bon signal vers ce que tu es... par contre une peur non réglée, non assumée et donc non maîtrisée te rendrais fragile et "instable" dans tes décisions... ce n'est pas un drame en soi quand on en est conscient !

Oui, la légèreté est pour moi signe de bonne direction.
Règler toutes mes peurs ... ouaouh ! Ya du pain sur la planche :))

La fragilité : jusqu'à maintenant, je la considérais d'un mauvais oeil.
Et voilà ce que dit J-Claude Carrière : "...Elle est notre source cachée, le moteur de toute émotion et de toute beauté..."
Je vais lire ce livre (Fragilité), et peut-être revoir ce que ça signifie pour moi ?...

"Instable" dans mes décisions : je dirais plutôt souple.
Avec pour le moment, dans ce qui m'a amenée à m'exprimer ici, plutôt de bons résultats : mon sentiment de proximité est au beau fixe, mon ami est lui aussi très satisfait/heureux de ce qui se passe entre nous, on a le sentiment d'avancer ensemble, chacun vers ce qu'ile est. Et c'est aussi, comme je le disais à lets,

houps
Parce que j'ai pu éviter d'être rigide, coincée dans ce que j'avais décidé.
</blockquot>

Ca me fait drôlement plaisir de prendre mon temps ce matin, le temps de te répondre, et de profiter de ce beau début de journée.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion