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C'est mon genre, ou c'est pas ton genre?

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Junon

le mercredi 14 avril 2010 à 15h08

MelleChat
Les hommes aiment la lingerie affriolante.

Mon premier chéri déteste la dentelle, la transparence, la lingerie raffinée. Mais adore le coton, les petits noeuds, les imprimés fleur bleue (moi pas!)

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Junon

le mercredi 14 avril 2010 à 15h10

Cliché: Les hommes souffrent en silence

Objection votre Honneur, les miens chouinent à qui mieux mieux <3

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tentacara

le mercredi 14 avril 2010 à 21h10

Clementine
ce qui me fait me demander, en dehors des choses sur lesquelles vous avez prise chacun individuellement, la chose suivante : qu'est-ce qui, dans l'éducation de chacun, lui a permis de se construire indépendamment de la grille de lecture "sexe féminin/sexe masculin"...

Nous avons été élevé dans des milieux plutôt différents et je ne saurais tirer de généralités de nos éducations respectives.. sinon en termes de personnalités. Tous les trois étions les "bizarres" de la famille (bon chez A., ils sont tous bizarres.. :-D) les intellos, un peu à l'écart, trois aînés aussi.. ça a peut-être joué.. on a essuyé les plâtres :-)

Nous avons tous les trois développé notre sensibilité à travers une énorme et précoce consommation de bouquins..

Pour tout te dire, j'ignore les ressorts de nos constructions respectives, je ne peux que constater qu'aujourd'hui, aucun de nous trois ne se reconnaît dans les caricatures d'un genre ou de l'autre..

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(compte clôturé)

le mercredi 14 avril 2010 à 21h30

Alors sans faire de généralités... chez toi, pas de souvenir d'avoir été abreuvée de messages sur ton avenir de fille, tes capacités, comment tu devais te tenir, parler, etc, en tant que fille?

Question à la gomme d'eucalyptus sans sucre: toujours eu cette voix-là, même mominette? Un timbre grave, ça a dû te faire vivre des moments spéciaux, je veux dire... au téléphone, par exemple, ça t'est arrivé de sentir que le discours changeait de genre quand tu rectifiais le tir, pour ainsi dire?

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Junon

le mercredi 14 avril 2010 à 21h32

Une fois de plus Tentacara, tes mots font écho....
Situation presque identique pour nous 3.
Pour ne parler que de moi, j'ai toujours été l'extravertie de la famille, ultra sociable et élevée dans l'idée que le sexe d'origine n'est uniquement un moule auquel se conformer (merci popa, merci manman). On ne m'a jamais inculqué que la sexualité générait de la souffrance, de la méfiance ou qu'il y avait une norme à respecter dans le domaine.
Et ça m'évite pas mal de névroses, je pense.

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(compte clôturé)

le mercredi 14 avril 2010 à 21h32

Hi hi, qu'est-ce qui repasse sur une des chaînes suisses en ce moment?

Tootsie...

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tentacara

le jeudi 15 avril 2010 à 00h23

Clementine
Alors sans faire de généralités... chez toi, pas de souvenir d'avoir été abreuvée de messages sur ton avenir de fille, tes capacités, comment tu devais te tenir, parler, etc, en tant que fille ?

Mes parents étaient très préoccupés par mon avenir.. de personne. Ils ont travaillé à développer ma curiosité, ma capacité de réflexion, mon indépendancec. Ma mère (ex MLF) a proscrit tout ce qui ressemblait à un Walt Disney ou à une barbie de mon entourage immédiat, et je n'ai même jamais vu à quoi pouvait ressembler un libre de la bibliothèque rose. Je crois qu'elle s'est au contraire appliquée à ce que jamais je ne ressente ma condition de fille comme un obstacle au champ de mes possibles. (Merci Maman).

Clementine

Question à la gomme d'eucalyptus sans sucre : toujours eu cette voix-là, même mominette ? Un timbre grave, ça a dû te faire vivre des moments spéciaux, je veux dire... au téléphone, par exemple, ça t'est arrivé de sentir que le discours changeait de genre quand tu rectifiais le tir, pour ainsi dire ?

J'ai toujours eu une voix grave et j'ai commencé à m'entendre appeler "Monsieur" au téléphone autour de 12 ans. Je crois que j'ai fini par dire "Je ne suis pas un monsieur" avec tant de fermeté dans la voix que les gens m'appellent "Madame" avec la même déférence qu'ils m'appelaient monsieur. Je pense aussi que le simple fait d'entendre une voix grave, même sachant qu'elle appartient à une femme, incite par réflexe à une sorte de respect "formel".

Quant à la question du sexe qu'évoquait Junon, je pense être dans une situation un peu particulière : j'ai passé une partie de ma petite enfance dans un village traditionnel africain (au coeur du Kasaï).. on vivait dans une case ou les adultes dormaient sur des bas-flancs et les enfants par terre. Autant dire qu'à 3 ans je n'ignorais plus grand-chose de la fabrication des bébés. Difficile ensuite de me faire gober des histoires de pureté virginale et autres billeveusées. Lorsque j'ai appris à ma mère que j'avais des relations sexuelles avec mes petits copains (vers 13 ans), elle m'a emmené direct au planning familial, pour que je sache où c'était, puis chez la gynéco pour me faire prescrire la pilulle illico..
La seule question qu'elle m'ait jamais posé, c'est après ma première nuit avec une fille.. la question était : "C'était comment??".

Certes, mon parcours est un peu décalé.. famille africaine et mère féministe.. mais finalement, juste un grand respect pour l'individu que j'étais.

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(compte clôturé)

le jeudi 15 avril 2010 à 01h58

Ah ouééé... ça c'est au moins contrasté comme environnement éducationnel, m'esscuse mais ça me met en joie, tout ça!

Moi j'étais le garçon manqué dont mon père a salué la naissance d'un "Zut, encore une fille", on m'a ouvert pas mal de portes comme à toi, je recevais des camions de pompiers à Nouhel, mon dad était très fier que je fasse des arts martiaux et que je m'intéresse aux entrailles des machines-outils de son boulot, tout en tenant mordicus que ma sœur et moi on serait bouclées les soirs de week-end jusqu'à 18 ans, pour pas qu'il nous arrive de bricoles, hein, faites comme je dis, pas comme j'ai fait, mes parents ayant respectivement 17 et 19 ans quand ils se sont marida en 59, ma mère cachant sa grossesse sous la meringue de la robe...
Mais avec le double-message du côté des femmes de la famille, et assez tendant-des-golfes, qui prend pour acquis que la voie royale va être le mariage et les gosses; ou plutôt, à bien y réfléchir, la voie de la sécurité. Donc que le métier choisi doit préparer à ça, et que ça n'a pas d'importance, le salaire d'appoint - variante: si ton mari est riche, tu pourras faire Histoire de l'Art ou toute autre branche d'uni ressemblant à de l'atelier occupationnel, ça désennuyera la patronne.

Y sont pas nets, les parents, des fois... j'trouve. :-/

Pour le truc de la voix grave, j'ai remarqué que suivant les situations, descendre ou monter dans la gamme avait des incidences particulières sur mes auditeurs: plus je veux être convaincante ou retenir l'attention de mon auditoire (quand je donne des cours, que je fais une présentation, que je parle à des clients au téléphone), plus je vais dans le grave - ça fait partie d'une palette de réflexes qui mêlent le ralentissement du débit, les pauses-silence, le regard hypppppnotisant, jusqu'au choix de la tenue vestimentaire dans certains cas; pour dire, je pense même à tester le tailleur-pantalon une fois ou l'autre, moi qui ai eu les cheveux bleu Bahamas et des bijoux de punkette...

MDR, quoi. En fait, je me donne l'impression de battre des cils, version mâle.

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Romy

le jeudi 15 avril 2010 à 03h23

Dans une chronique d'un journaliste d'un quotidien montréalais (Pierre Foglia):

"D'après vous, que veut l'Homme dans la vie ? S'élever, dites-vous ? Mais non, l'Homme ne veut pas s'élever. L'Homme n'est pas une foutue mouette. Dans la vie, l'Homme veut être le premier. L'Homme veut du pouvoir, de la richesse. L'Homme veut dominer. L'Homme veut gagner la coupe Stanley. L'Homme veut conduire des Ferrari et des Mercedes. L'Homme veut avoir la plus grosse maison et le plus beau parapluie. L'Homme veut être Dieu. En un mot comme en mille : l'Homme veut bander. Bon, maintenant, que veut la Femme ? Je vais vous le dire avant que vous me sortiez une autre connerie du genre la femme veut de l'amour ou la femme veut des enfants. La femme veut juste une affaire dans la vie : la femme veut maigrir. Pourquoi pensez-vous ? Pour courir le marathon ? Allons donc. La femme veut maigrir pour faire bander l'homme."

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(compte clôturé)

le jeudi 15 avril 2010 à 07h59

Cool, encore un de ces chroniqueurs provocs ^^ , merci pour avoir signalé le bonhomme... Y a de la joie dans l'air, avec tout ce qu'il a écrit. :-D

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(compte clôturé)

le jeudi 15 avril 2010 à 08h35

tentacara
... La seule question qu'elle m'ait jamais posé, c'est après ma première nuit avec une fille.. la question était : "C'était comment??". Certes, mon parcours est un peu décalé.. famille africaine et mère féministe.. mais finalement, juste un grand respect pour l'individu que j'étais.

C'est déjà beau d'avoir pu lui dire...jamais je ne pourrais dire à ma mère que j'ai passé la nuit avec une femme ! O_O

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tentacara

le jeudi 15 avril 2010 à 08h51

insognare
C'est déjà beau d'avoir pu lui dire...jamais je ne pourrais dire à ma mère que j'ai passé la nuit avec une femme ! O_O

Elle a été la première informée (enfin, après la demoiselle en question..). Ce n'était pas non plus un coming out.. l'enjeu est très différent que de lui dire "Maman, je suis lesbienne et je vais m'installer avec Marguerite". Même si je ne pense pas qu'elle en aurait fait un drame.. Mais elle y a surtout vu une expérience qu'elle aurait apparemment aimé vivre elle-même.

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tentacara

le jeudi 15 avril 2010 à 09h02

Clementine
mon dad était très fier que je fasse des arts martiaux et que je m'intéresse aux entrailles des machines-outils de son boulot, tout en tenant mordicus que ma sœur et moi on serait bouclées les soirs de week-end jusqu'à 18 ans, pour pas qu'il nous arrive de bricoles, hein, faites comme je dis, pas comme j'ai fait, mes parents ayant respectivement 17 et 19 ans quand ils se sont marida en 59, ma mère cachant sa grossesse sous la meringue de la robe...

En ce qui concerne les sorties, toujours dans la série intellos post-hippies, mes parents avaient décidé que mes résultats scolaires étaient la meilleure jauge de ma santé mentale. Le deal était : "au delà de 15 de moyenne, liberté totale. En deçà, bouclée à la maison pour bosser".. J'ai eu mon bac avec 1 an d'avance, et suis rarement descendue sous la barre fatidique.. et entre la 4e et la terminale, je m'étais envoyé la moitié de mon lycée..
En revanche, personne ne m'a jamais exhortée au mariage.. quant à l'idée de se trouver un mari riche pour financer mes occupations, je pense que mes parents m'auraient tout bonnement reniée si j'y avais seulement pensé. Dans la famille de ma mère (nombreuse, mais française et plutôt bourgeoise), on regarde ceux et celles de mes cousins et cousines qui passent devant le maire comme des originaux aux moeurs étranges.. on les félicite, on est content pour eux.. mais de là à faire pareil..

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Tchu

le jeudi 15 avril 2010 à 09h22

Boys don't cry.

Mon amoureux pleure trois fois plus que moi.

Moi, je dois pleurer (pour de vrai, les grosses larmes, le chagrin, par les larmichettes d'émotion devant un film ;-) ) une ou deux fois par an :-D

Sinon, en terme d'éducation, comme Junon, et le trio tentacarien, élevée avec les bouquins, qui pour la plupart n'étaient ni de mon genre, ni de mon âge.

Aucune objection parentale, de fait, père absent car très pris par son boulot, et mère, heu, comment dire, juste formidable. De celles a qui on peut raconter des histoires de péniches sans qu'elle ne s'offusque, et qui même, cherche à savoir, sans curiosité malsaine, juste pour comprendre.

C'est par elle et aussi par ses trois soeurs que, garçon manqué timide et mal dans sa peau, je suis devenue féminine, par mimétisme. Par exemple, même si vestimentairement ma maman a un look plutôt sportif et décontracté, et très masculin (on a toutes les deux un look birkin d'ailleurs, c'est souvent troublant) elle a toujours passé un temps certain à se pomponner dans la salle de bains. On est toutes les deux de grosses consommatrices de cosmétiques.

Ma mère et ma grand mère paternelle m'ont transmit ça. Etre coquette, prendre soin de soi, ça n'a rien de futile ou de "pétasse". Non seulement, ça fait plaisir, mais aussi, ce sont des moments à toi. Etre une femme, c'est aussi relou que d'être un homme, parfois. Alors une bonne manucure, une nouvelle paire de chaussures ou bien ouvrir un nouveau pot de crème pour le corps, oui, ça rend léger.

Mon père, à qui je ressemble d'avantage physiquement, m'a surtout légué du mental, qui n'a pas vraiment de genre. Par contre, lui, plus conservateur, aurait eut tendance, si ma mère lui en avait laissé l'occasion, à nous éduquer de manière plus sexuée. Y'a encore des allusions, parfois, sur ma façon de conduire (bon ok je suis un danger public), sur mes choix de carrière, sur ma façon de me comporter.

J'ai une langue paternelle, aussi, je parle avec les couilles. C'est pourquoi je m'entends mieux avec les garçons en général, je suis des leurs assez rapidement. Et puis aussi, je suis très grande. Je n'ai jamais pu passer, physiquement, pour une petite chose fragile et délicate. Quand j'étais ado, je faisais tout pour le planquer. Maintenant, j'en joues, autant pour la séduction que dans mon boulot. Je mets toujours des talons quand j'ai un challenge : quand tu as une nénette d'1m90 en face de toi, ton point de vue change forcément.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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lam

le jeudi 15 avril 2010 à 12h15

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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mandarine

le jeudi 15 avril 2010 à 12h33

Quand on met des dessous chics et affriolants je trouve qu on ressemble plus a un paquet de chamallo qu a une femme nature!
apres tout est question d instant de situation et de gout!
Moi j opte pour le naturel en plus c est nettement moins cher!

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Junon

le jeudi 15 avril 2010 à 13h01

Mais moi j'adore ça, mettre des dessous affriolants. Mes références, ce sont l'univers pin up, du SM chic Betty Page aux Suicide girls (mais pourquoi en France, la lingerie chic et boudoir s'arrête-t'elle au 44, bon sang?!!!)

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mandarine

le jeudi 15 avril 2010 à 13h03

C est pour ca qu avec mon 46 j ai du mal ame trouver bandante avec un
corset qui rentre dans mes bourrelets!!!!
la mode est faite pour les anorexiques riches!
Pour nious c est moche et cher!!!
A moins de les tricoter nous meme

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Capucin

le jeudi 15 avril 2010 à 13h09

Si je puis donner mon avis ,je dirais que la femme n'est jamais aussi belle que lorsqu'elle est nature...

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mandarine

le jeudi 15 avril 2010 à 13h11

Tout avis est bon a prendre!
J aime le naturel de toute facon si tu le chasse il revient au galop!
non?

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