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Corps médical

Témoignage
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May

le jeudi 26 février 2026 à 07h46

Bonjour à tous,

Je me décide à prendre la parole car une question me revient régulièrement depuis quelques mois, et je ne trouve pas de témoignage qui rejoigne mon vécu.

Je suis depuis deux ans dans des explorations médicales sans fin pour essayer de comprendre une condition physique douloureuse. Aux dernières nouvelles, il semblerait que l'ensemble soit globalement psychosomatique, je suis aujourd'hui plutôt en quête d'accompagnement psychologique et d'apaisement.

Mais la question que je voudrais aborder ici c'est celle de la réaction du corps médical lorsque j'évoque ma situation amoureuse. Pour résumer, une relation avec une personne qui est en couple depuis longtemps et vit avec sa compagne.
Quasiment systématiquement il m'a été sous-entendu voir affirmé que c'était sûrement la cause de mes difficultés médicales.
De la psychologue bienveillante à l'interniste péremptoire en passant par la généraliste dépassée.
D'"il faudrait peut-être questionner cette relation" à "vos choix de vie en matière de relation amoureuse prouvent que vous êtes dans un état de déséquilibre psychologique, d'estime de soi détériorée voir que vous êtes concernés par le TDA". Et sans compter les avertissements concernant les risques sanitaires que je prends à fréquenter des personnes qui peuvent potentiellement en fréquenter d'autres, voir pire, en leur faisant confiance.

Je reconnais que ces attaques répétées me troublent, car je cherche sincèrement une issue à mon problème. Je n'ai effectivement pas choisi ma situation amoureuse, je souffre un peu de solitude, mais je tente de m'adapter, reste ouverte à d'autres configurations et suis très attachée à mon compagnon dont l'amour et le soutien me sont infiniment précieux.

Le fait que des personnes dont le métier est de savoir ce qui est bon pour ma santé considèrent que cette relation est néfaste à cette dernière est difficile à vivre. Cela me fait me demander à quel point ils ont raison, dans la mesure où effectivement, je ne suis pas confortable avec les limites du lien; pour autant, l'idée d'y mettre fin pour aller mieux me semble vraiment hasardeuse. D'une part, mes soucis ont commencé avant cette relation, même s'ils étaient plus modérés. De l'autre, j'ai l'impression que cela reviendrait à me priver d'une partie de ce qui est beau dans ma vie. Et dont j'ai sérieusement besoin.
Je me demande quelle est la part de jugement moral dans leurs assertions, à quel point la difficulté à concevoir des relations multiples pèse sur leurs paroles.

Bref. Je me demandais surtout si cela avait pu arriver à d'autres, et en ce cas quelles ont été les pensées et les ressentis que cela avait pu faire naître.

C'était très long. Merci à ceux qui m'ont lu et encore plus à ceux qui me répondront peut-être :)

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Mel971

le jeudi 26 février 2026 à 09h55

Coucou.
Personnellement, je ne parle pas de polyA à tous les soignants.
J'ai traversé un période très difficile pour ma part avec un sujet psychosomatique également.
Je n'ai jamais parlé de polyamour aux médecins (généralistes, psychiatre).

Par contre c'est un sujet que j'aborde avec bcp de facilité avec la psychologue, et avec la sage femme qui accueillent mes choix de vie avec bienveillance. On travaille d'ailleurs bcp avec la psychologue sur mes traumas passés, ce travail on le fait pour me sécuriser émotionnellement. Pas juste dans un objectif polyA. Mais dans un objectif global de sortir des schemas tout pourris. La conséquence , c'est que je suis plus apaisée, et cela rend les passages difficiles liés en partie au polyA bcp plus simple a gérer entre autre,moins inconfortables. La relation à mes enfants s'est apaisée aussi. Les troubles somatiques aussi....
Je suis dans la même situation que toi d'un point de vue relationnel.

Donne toi du temps ?
Peut être qu'un.e psychologue différente pourrais avoir une oreille plus attentive et t'accompagner différemment ?
Bon courage à toi.

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Profil

Mel971

le jeudi 26 février 2026 à 09h55

Coucou.
Personnellement, je ne parle pas de polyA à tous les soignants.
J'ai traversé un période très difficile pour ma part avec un sujet psychosomatique également.
Je n'ai jamais parlé de polyamour aux médecins (généralistes, psychiatre).

Par contre c'est un sujet que j'aborde avec bcp de facilité avec la psychologue, et avec la sage femme qui accueillent mes choix de vie avec bienveillance. On travaille d'ailleurs bcp avec la psychologue sur mes traumas passés, ce travail on le fait pour me sécuriser émotionnellement. Pas juste dans un objectif polyA. Mais dans un objectif global de sortir des schemas tout pourris. La conséquence , c'est que je suis plus apaisée, et cela rend les passages difficiles liés en partie au polyA bcp plus simple a gérer entre autre,moins inconfortables. La relation à mes enfants s'est apaisée aussi. Les troubles somatiques aussi....
Je suis dans la même situation que toi d'un point de vue relationnel.

Donne toi du temps ?
Peut être qu'un.e psychologue différente pourrais avoir une oreille plus attentive et t'accompagner différemment ?
Bon courage à toi.

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