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La loi et l'enfant

Famille
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(compte clôturé)

le jeudi 14 mai 2009 à 10h11

Paf, je me lance.

Quelqu'un a t-il été confronté, directement ou pas, au problème de l'autorité parentale déléguée?

Un parent qui a un enfant, et un(e)compagn(e)on ou conjoint(e) qui n'est pas parent biologique du gosse, comment ça se gère du point de vue légal? Quand ils se marient, ou quand ils restent en concubinage?

Si le parent biologique disparaît, qui a la responsabilité légale de l'enfant, comment ça se règle... etc.

En Belgique, en Suisse, en France...?

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Profil

titane

le vendredi 15 mai 2009 à 09h26

Ben renseigne toi sur le projet de loi français sur la famille... n'est ce pas le grand débat en ce moment ?

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(compte clôturé)

le vendredi 15 mai 2009 à 11h38

C'est peut-être votre grand débat en France, mais je suis en Suisse, et on a les nôtres... sur lesquels je vais me concentrer puisqu'on n'est pas beaucoup de cette nationalité sur ce site.

Les textes et tout ça, ça se trouve sur le net. Ce que je demande plutôt au réseau, c'est si quelqu'un a des renseignements concrets pour avoir vécu cette situation, en fait.

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(compte clôturé)

le samedi 06 juin 2009 à 11h44

Je demande aussi votre feedback sur un truc dont j'ai causé avec Leonidas l'autre soir: j'évoquais ma soeur, qui alors que son homme avait engagé une relation adultère, avait simplement posé les valoches sur le seuil et lui avait indiqué la sortie... et pouvait faire face... mais s'était réellement effondrée quelques années plus tard, quand une petite demi-soeur du nouveau ménage était née.

Je me demandais si la différence de réaction était telle à cause de l'océan de difficultés matérielles qui lui avaient bouffé les tripes entretemps, mais elle m'avait expliqué que le sentiment de trahison profonde qu'elle avait eu à ce moment-là était pire que tout, puisque son ex privait ainsi définitivement leurs premiers trois garçons d'un espoir: voir restitué un jour l'argent qu'il avait puisé sur leurs comptes épargne-études - pour redresser sa propre mauvais balance de gestion d'entreprise.

Et je me disais que tiens, si la société protège autant le mariage, elle ne protégeait pas plutôt le patrimoine, donc la survie des premiers enfants, en stigmatisant tout autre lien noué, risquant d'amenuiser les parts de gâteau avec une descendance supplémentaire... et que pour finir, nous avions fini par coller dessus des motivations sentimentales, alors qu'il s'agit au départ d'un engagement à s'occuper d'une portée d'enfants.

Très souvent d'ailleurs, le discours de mes copines et connaissances divorcées avec enfants, est un discours qui parle de tout faire pour que les gosses ne trinquent pas trop, quitte à se sacrifier soi-même. Discours que je trouve d'ailleurs contraire au bon sens: une mère qui s'épuise en se sacrifiant rend le terrain affectif encore plus précaire. A quoi bon un léger mieux matériel, si elle s'effondre de fatigue, et se rend encore plus indisponible parce qu'elle ne s'occupe pas assez d'elle-même?

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ericalaplage

le samedi 06 juin 2009 à 14h03

léger mieux matériel... De quoi dispose une mère divorcée pour subvenir aux besoins nécessaires de ses enfants? Comment définirais-tu ces besoins? Où sont les limites entre le sacrifice et l'instinct maternel, protecteur ... tu abordes un sujet qui m'apparait très complexe.

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(compte clôturé)

le samedi 06 juin 2009 à 15h54

Les limites sont individuelles, mais dès qu'une mère dans ce cas commence à être submergée et à craquer nerveusement au moindre incident qui l'aurait juste un peu embêtée auparavant, la marge est bouffée d'entrée de jeu.

Je pense aux exemples nombreux que j'ai sous les yeux, où les besoins de la mère entrent en compétition avec ceux de ses enfants; ou ceux qu'elle croit indispensable à combler; ce qui est en soi une autre prise de conscience... un cours d'équitation ou d'escrime ou de voile, par exemple, ce n'est pas indispensable pour vivre - mais si une mère commence à faire des heures supp' pour pouvoir épargner à ses gosses la frustration et la gêne devant les camarades d'école, là je trouve que ça devient dangereux, et prive même les gamins d'une expérience fondamentale.

L'instinct maternel en soi est également une chose très discutable, qui n'est pas génétique, et n'apparaît pas forcément, sans pour autant que l'on entre sur le terrain de la névrose.
Il est en particulier différent de l'instinct, du réflexe de protection qu'on peut avoir à l'égard de toute personne en situation de faiblesse.
Et tous les deux peuvent prendre des visages très diffférents: on peut apparaître dénué et de l'un et de l'autre, parce qu'on se retient d'intervenir dans un processus fondateur de la personnalité d'un enfant, et où il va éprouver la peur, la vexation, bref, des sentiments réputés négatifs, mais dont on apprend pourtant énormément.

Le sacrifice est un truc qui me fait hurler de rage intérieure: imagine une mère qui meurt d'un cancer du sein à 45 ans, à force de vouloir protéger ses enfants, les protéger de la VIE. Mauvais calcul: je préférerais avoir ma mère plus longtemps, et me priver d'un cours quelconque, qui m'aura surtout donné bonne figure par rapport à des camarades plus nantis.

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Interpelee

le samedi 06 juin 2009 à 20h52

et sacrifier son mode de vie polyamoureux pour que son enfant vive au moins ses premières années avec ses deux parents, parce que sinon le papa s'en allait........?

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(compte clôturé)

le samedi 06 juin 2009 à 21h56

Là, on est dans une dynamique à deux adultes, je n'ai pas de réponse, sinon que le choix est douloureux, et qu'il est conditionné par la relation de couple avant tout... Le polyamour non-accepté par l'autre partenaire n'étant pas accepté, avec ou sans enfant, il devient une cause de séparation.

Mais un enfant n'est jamais mort de ne pas vivre avec un de ses parents, alors que le sacrifice est une chose qui ronge de l'intérieur.

L'hypothétique mieux-être d'un enfant dépend plus de la qualité et de l'évolution de son environnement que du maintien absolu de conditions qui le précarisent, finalement, par effet retors... Si pour ça, tu te mines, alors la paire d'éducateurs est déséquilibrée. Si elle doit l'être de toute façon, je sais quel serait mon choix. Et je ne suis pas à ta place...

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fabrice (invité)

le dimanche 06 septembre 2009 à 10h30

"Mais un enfant n'est jamais mort de ne pas vivre avec un de ses parents, alors que le sacrifice est une chose qui ronge de l'intérieur"

en est-tu vraiment sur??? moi j'ai été déchiré par la séparation de mes parents à l'âge de 7ans...incompréhensible pour moi, j'aurais aimé qu'ils fassent l'effort de rester ensemble encore quelques années...plus tard j'aurais mieux compris et accepté. l'égoïsme de sois...à méditer

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(compte clôturé)

le dimanche 06 septembre 2009 à 11h39

Quand je dis "mort", je dis "mort", très littéralement.

On souffre, oui, mais on n'en meurt pas. Philosophie personnelle, mais qui perso m'a beaucoup aidée à rester pour faire face: "Tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort".

Je ne parle pas de survivre simplement, mais de prendre le risque d'aller une fois ou l'autre au fond de la douleur pour la circonscrire et la soigner; et avec des aides extérieures, protectrices - sans lesquelles je pense que je ne serais en effet plus là. Je ne parle pas de pulsion suicidaire, mais de me laisser ronger par quelque chose qui aurait fini par me tuer à petit feu.

En l'état aujourd'hui, je me sens certes plus forte, mais avec une épaisse carapace que je travaille à assouplir. C'est pas la panacée, mais chacun trouve son chemin, Interpelée doit trouver le sien.

Encore ceci, fabrice: peut-être que la situation aurait été pire et encore plus déchirante pour toi, si tes parents étaient restés ensemble. Faute de pouvoir toujours choisir le meilleur, se décider pour le moins pire, je trouve ça... bien.

Et un parent qui souhaite protéger un enfant, s'il ne se protège pas lui-même, prend le risque de ne plus être là du tout...

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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Pinklady

le dimanche 06 septembre 2009 à 12h30

Vaste debat que celui des parents qui restent ensemble , sacrifient leurs désirs profonds pour le soi disant bien être des enfants. je pense pour l'avoir vecu que des enfants dont les parents ne sont pas heureux ensemble et donc pas epanouis sur le plan personnel , ne peuvent etre heureux.
Les enfants se trouvent de ce fait chargés de culpabilité, culpabilite de ne pas rendre heureux leurs parents. Ils vont jusqu'à les proteger , ce qui n'est pas leur rôle et s'empecher ainsi de s'épanouir, ce qui provoque bien des echecs scolaires ds un premier temps (je suis enseignante)...certes les enfants veulent tjs que leurs parents restent ensemble parce que c confortable pour eux parce que ca colle à l'image que la société judeochretienne donne de la famille depuis des lustres et que tout cela est ancré dans l'inconscient collectif.
A mon sens c'est une enorme erreur que de rester en couple si on n'est pas heureux ensemble. A ceci pres que l'on peut aussi rester en couple de parents eventuellement comme le ferait des amis et vivre à cote ce que l'on à vivre , la ca me semble interressant. Le tout étant expliqué aux enfants. Former un pseudo couple base sur le mensonge qui ne degage pas d'amour donne aux enfants une image fausse du couple.
Quel couple va former ces futurs adultes ?

Moi j'ai personnellement revé que mes parents se separent, qu'ils soient heureux, me liberent de la responsabilite de leur bonheur et me premettent d'être enfin une enfant insouciante...

Bien souvent je crois que les enfants sont prétexte à ne pas se remettre en question , ne pas prendre le risque d'affronter seul la vie , les difficultés materielles et affectives.. mais quel poids pour les enfants...

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(compte clôturé)

le dimanche 06 septembre 2009 à 12h41

... qui deviennent parfois ainsi les parents de leurs parents...

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