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Le déséquilibre de la balance

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LostInAPolyWorld

le mardi 01 septembre 2020 à 12h03

Bonjour à tous,

Je consulte ce forum depuis presque deux ans en sous-marin, pour mieux comprendre, et accepter ce qu'est le polyamour. Il m'a beaucoup aidée sur pas mal de points, d'ailleurs

J'ai 35 ans dans quelques jours, mon mari 39. Nous sommes mariés depuis 10 ans, en couple depuis 14, et nous avons deux filles.

Mon histoire commence de manière assez classique : nous nous rencontrons par Internet alors que mon mari est dans une rupture difficile, nous flashons l'un sur l'autre, étant persuadés tous les deux très vite que nous pouvons faire notre vie ensemble et que nous nous complétons. Nous devenons fous amoureux et je tombe enceinte un mois après. Notre histoire est passionnelle, nous nous aimons autant que nous nous disputons.

Nous avions des très hauts, mais aussi des très bas, ajoutant en plus des soucis de santé par rapport à ma première fille, qui provoque des tensions dans le couple pendant de longues années. Pourtant, nous nous aimons profondément, et avides de conserver notre couple et notre famille, nous tenons, coûte que coûte.
Dès le premier jour, mon mari me faisait part de ses envies de partenaires multiples : il disait souvent en riant que les Mormons avaient, de son point de vue, la manière de vivre idéale à ses yeux. Moi, je ne le cache pas, trop possessive, jalouse, anxieuse, manquant de confiance, et j'en passe et des meilleures, je refusais catégoriquement de m'ouvrir ne serait-ce qu'à une éventualité d'essayer et nos discussions devenaient très houleuses par ma faute. La souffrance qu'engendrait déjà seulement l'idée qu'il puisse en désirer une autre me faisait devenir fermée, parfois cruelle dans mes propos.

À cause de cela, il a réfréné ses envies profondes, jusqu'à malheureusement tomber en dépression et fauter ( ou presque, car il s'est arrêté avant de me tromper ). Il me l'a avoué immédiatement, et bien que la douleur ait été immense, pour moi comme pour lui d'ailleurs, j'ai pardonné... sans pour autant comprendre le réel fond du problème, ou du moins arrêter de me voiler la face.

Et puis, il y a deux ans et demi, alors que nous étions heureux, qu'aucun nuage ne venait ternir notre couple, j'ai pressenti qu'il se passait quelque chose entre lui et une de ses collègues. Une intuition, des paroles glissees par ci par là... Il a fini par m'avouer à force que je creuse à coups de questions ciblées (un mardi matin avant de partir au boulot, je m'en souviens encore) que oui, il était attiré par elle, mais qu'il n'avait jamais rien tenté. Il voulait désormais mon accord pour le faire. Il disait être à un tournant, que sa nature reprenait le dessus et que si je ne pouvais pas l'accepter, il se ferait la réflexion ultime, à savoir si il restait avec moi et nos enfants, ou s'il explorait cette nature profonde chez lui, devenant ainsi lui-même, finalement.

Évidemment, mon monde s'est écroulé ce jour-là, et j'ai compris que nous étions à la croisée des chemins. J'ai réfléchi toute la journée tandis qu'il travaillait et le soir, j'ai finalement accepté, parce que je voulais son bonheur et que je réalisais l'avoir trop brimé depuis ces 14 ans, qu'il ait une aventure avec cette collègue. J'ai accepté parce qu'il m'assurait que ce n'était que sexuel, et rien d'autre. Qu'il m'aimait toujours, qu'il ne voudrait pas se mettre avec elle etc etc... Au fil des jours, bien que ce soit terriblement dur pour moi de savoir ce qui se passait, mon mari était plus amoureux de moi que jamais, il ne cessait de me rassurer, de me promettre que cela ne changeait rien...

J'ai fini par rencontrer cette fille, et il y a eu un gros feeling entre nous, au point que nous avons envisagé que le rêve ultime de mon mari, à savoir une triade, soit possible...

Sauf qu'au fil des mois, j'ai pressenti que leurs sentiments changeaient, qu'ils devenaient plus profonds... Plus amoureux simplement. Mon mari a fini par me dire que oui, il l'aimait. Pire pour moi, cette fille allait divorcer pour former un couple avec mon mari, et que tous les deux avaient des projets d'avenir. Et ça, je ne pouvais pas le supporter. J'ai commencé à devenir dépressive, accablant mon mari de reproches, d'exiger qu'il me prouve inlassablement que je resterai la 1ère et ainsi de suite.

Je ne le cache pas, par souffrance, je suis devenue aigrie et forcément, alors que leur relation à eux était toute rose, sans nuages, la nôtre n'était qu'engueulades, pleurs et reproches. Pire, ils partagent plein de points communs et sont semblables au niveau personnalité et caractère. Cette femme, c'est mon mari au féminin, ils se comprennent à merveille et cela les rapproche de ce fait plus encore et plus profondément.
Obligatoirement, cela a terni notre relation alors que je souhaitais ardemment le contraire.

Aujourd'hui, si je suis ici, c'est que, si j'ai accepté leur relation et que mon couple s'est un peu apaisé ( bien qu'encore grandement fragilisé ) je fais les frais d'un couple de 14 ans et d'une famille, face à un couple de 2 ans et demi...
Le déséquilibre de la balance.

Je suis la sécurité, le côté familial, le pilier en quelque sorte... Nous nous aimons, mais la passion n'existe plus et le désir est moindre chez lui. Il a moins envie de moi depuis quelques semaines.

En face, c'est tout l'inverse... Ils se voient 2 à 3 fois par semaine, et sont en pleine phase de passion. De leur côté, c'est du fun, des paillettes, des cœurs partout et la sexualité au plus haut.

C'est ce déséquilibre qui me tue, plus que le polyamour. Eux n'ont pas de routine, ils sont obsédés l'un par l'autre, se câlinent sans cesse, s'embrassent etc etc. Et moi, j'aimerais avoir la même chose avec mon mari.

Je lui en parle, et ses réponses sont toujours identiques : 14 ans, donc moins passionnel, le fait qu'il voit peu sa deuxième relation crée un manque obsédant, et évidemment comme leur couple va mieux, car plus de bons moments, moins d'engueulades et de reproches, y joue aussi. En ce qui concerne l'intimité c'est pareil : plus de fun, moins de temps ensemble donc manque et forcément plus d'envie...

Il me reproche, à raison, d'être trop demandeuse, trop impatiente et que ma frustration le refroidit. Il me rabâche de donner du temps au temps, que c'est moi qui bousille tout en ne cessant de me prendre la tête, de toujours m'interroger et tout remettre en question, de me laisser vivre...

Mais je n'y parviens pas. J'accepte son deuxième couple, mais comment accepter de le regarder vivre en pleine passion, débordant d'amour pour elle, tandis que je ne possède que la routine et la sécurité ? J'ai peur qu'au final, ce soit une transition et que mon mari soit seulement en train de basculer vers sa deuxième conjointe... sans moi dans sa vie. Que notre couple soit en train de s'éteindre.

Je suis navrée pour le pavé ( et encore, j'ai condensé ). Je cherche seulement des pistes ou des conseils afin d'accepter ce déséquilibre. Je le sais pourtant logique, au bout de 14, presque 15 ans de relation, ma tête en a conscience, mais mon cœur lui, ne s'y fait pas, et trinque.

Merci de m'avoir lue jusqu'ici.
Je vous souhaite une agréable journée.

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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Invité (invité)

le mardi 01 septembre 2020 à 15h26

Et toi que veux tu ?

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LostInAPolyWorld

le mardi 01 septembre 2020 à 15h55

Moi, je voudrais pouvoir accepter de le voir aussi passionné et amoureux avec une autre qu'à nos débuts, sans souffrir et surtout comparer les deux relations, parce qu'elles sont différentes.
Parvenir à réaliser concrètement que, bien qu'il soit très heureux avec sa deuxième conjointe et que, parce qu'il ont beaucoup d'avantages sans les inconvénients en se voyant en couple sans enfants et sans routine, ma vie avec lui, notre couple, bien que de longue durée et moins passionné, a tout autant de poids.
J'ai comme l'impression qu'il pourrait balayer toute notre vie d'un seul mouvement d'une minute à l'autre. C'est cette insécurité face à l'intensité de la passion de son deuxième couple qui est difficile à vivre au quotidien.
Je me martèle que je ne dois pas comparer, que chaque relation est différente, et que si il l'aime intensément et passionnément, il m'aime moi aussi, mais d'une autre façon... mais lorsqu'on se retrouve face à des actes concrets, il est plus compliqué d'avancer sans avoir mal, même avec toute la volonté du monde.

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Intermittent

le mardi 01 septembre 2020 à 16h23

Aujourd'hui, si je suis ici, c'est que, si j'ai accepté leur relation et que mon couple s'est un peu apaisé ( bien qu'encore grandement fragilisé ) je fais les frais d'un couple de 14 ans et d'une famille, face à un couple de 2 ans et demi... Le déséquilibre de la balance.

J'ai tellement lu ici ou sur d'autres sites des discussions sur le "privilège de couple", qui explique que le couple originel bénéficie de tant d'avantages par rapport aux relations dites "secondaires", que c'en est injuste et que ce "privilège" doit être discuté et contesté.

Je suis bien d'accord avec toi que la vie quotidienne, la gestion des enfants, ça "use" un couple ...surtout sur le long terme et j'ai du mal à le voir essentiellement comme un privilège.

Comme je l'ai écrit sur un autre post, (Comment bien vivre sa relation poly ?) où la situation est inversée, il faut que tu cesses de courir après ton conjoint .....
Ce n'est pas cela qui le fera s'intéresser à toi.

Ce qui ne veut pas dire, accepter ce déséquilibre car il s'agit d'une forme de manque de respect.

Tu n'es pas uniquement la mère de vos enfants.
Prends le large un peu, laisse lui la gestion quotidienne des enfants et de la maison et cherche une relation complémentaire par ailleurs.
C'est peut être difficile à comprendre dans ta situation actuelle, mais personne n'est irremplaçable, y compris sa place dans tes sentiments.

Ca va peut être lui remettre les idées en place plus sûrement que de le harceler et de lui montrer tes sentiments négatifs.

Si tu rayonnes pour un autre, peut être retrouvera-t-il de l'intérêt envers toi.
En clair, il faut essayer de renverser la problématique, tu n'es pas une "mendiante" de l'amour.

Dans cet autre post, j'ai écris les mots suivants :

Ne jamais s'oublier est une donnée de base. D'ailleurs qu'en est-il des velléités de rencontre de ton côté ? Le polyamour, ce n'est pas toujours le même qui s'éclate pendant que l'autre assure la logistique ....

Ils s'appliquent aussi à toi.

Et je te conseillerais aussi de voir un psy, pour t'aider à passer ce cap.

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LostInAPolyWorld

le mardi 01 septembre 2020 à 16h50

Intermittent
Je suis bien d'accord avec toi que la vie quotidienne, la gestion des enfants, ça "use" un couple ...surtout sur le long terme et j'ai du mal à le voir essentiellement comme un privilège.

Justement, je ne le vois plus comme tel, aujourd'hui. D'où l'utilisation de ce titre de " déséquilibre de la balance "

Intermittent Il faut que tu cesses de courir après ton conjoint .....
Ce n'est pas cela qui le fera s'intéresser à toi.


Oui, j'en ai conscience, mais même si je tente de réfréner mes angoisses, je suis très expressive, et forcément, ce qui me blesse se voit aussitôt sur mon visage... et évidemment, alerte mon conjoint sur mon état d'esprit sombre.

IntermittentPrends le large un peu, laisse lui la gestion quotidienne des enfants et de la maison et cherche une relation complémentaire par ailleurs.

Sauf que je n'en ai pas du tout l'envie. Je suis monogame ( tout comme sa 2ème conjointe ).

Intermittent Ca va peut être lui remettre les idées en place plus sûrement que de le harceler et de lui montrer tes sentiments négatifs.

Cependant, sur ce point là, j'en ai conscience. Je dois me détacher un peu, mais même si je le pense, c'est bien plus difficile à dire, qu'à faire.

Intermittent En clair, il faut essayer de renverser la problématique, tu n'es pas une "mendiante" de l'amour.

C'est exactement ce que j'ai l'impression de faire depuis quelques temps... Mendier, réclamer, demander...
Et en plus de l'impact négatif que ça a sur lui et notre couple, mon égo en a pris un sacré coup. Quant à la confiance en moi, je n'en avais déjà pas beaucoup, mais elle a pris une grosse claque.

Quant au psy, j'y songe de plus en plus, en effet, car j'ai l'impression d'être perdue dans ce mode de vie polyamoureux. Si l'on rajoute une dépendance affective, personne dans mon entourage hormis lui et mes enfants, et un manque de confiance en moi couplée à la peur de l'abandon, je crois que je suis la candidate idéale !

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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Mark

le mardi 01 septembre 2020 à 17h59

@LostInAPolyworld

Merci pour ton témoignage. Je t'ai lu et je compatis.


Quant au psy, j'y songe de plus en plus, en effet, car j'ai l'impression d'être perdue dans ce mode de vie polyamoureux. Si l'on rajoute une dépendance affective, personne dans mon entourage hormis lui et mes enfants, et un manque de confiance en moi couplée à la peur de l'abandon, je crois que je suis la candidate idéale !

Il y a effectivement plusieurs sujets ou un accompagnement professionnel pourrait être bénéfique à ton bien être.
Car avant toute considération autre, l'important est d'être en phase, en paix avec soi même.

Si cela peux t'être utile, il y a une liste de thérapeutes poly friendly:
/discussion/-ccZ-/Liste-de-therapeute-psy-sexologu...

@Intermittent Tu mentionnes souvent dans tes interventions qu'il serait bénéfique d'avoir une situation ou chacun.e à une autre relation de son coté. Voudrais tu développer ton raisonnement? Hormis le fait que je me sens en désaccord avec cela, la lecture du témoignage pointe plus sur un déséquilibre du temps de qualité passé dans le couple, envahie par la nre de l'autre relation, qu'un manque qui serait à combler ailleurs?

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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LostInAPolyWorld

le mardi 01 septembre 2020 à 18h16

Merci Mark pour ta réponse, je vais jeter un œil sur cette liste.

En ce qui concerne la réponse à Intermittent, elle est juste. Il n'est pas question d'un manque, mais bien en effet de pouvoir retrouver la relation que j'avais auparavant avec mon mari. Jusqu'à ce que ses sentiments se développent pour sa seconde relation, malgré mes doutes et mes peurs, notre couple fonctionnait à merveille. Mon mari était tendre, prêt à communiquer, attentionné et notre vie intime n'était pas chamboulée.
Aujourd'hui, c'est plus compliqué. Il semble fermé à communiquer sur le sujet, en disant qu'il l'a trop fait, tout comme me rassurer. La tendresse vient désormais très souvent de mon côté et la sexualité est en déclin. Or, si j'analyse la situation c'est vraiment depuis que ses sentiments pour sa deuxième compagne se sont grandement développés. D'où les questionnements et les angoisses que j'ai eu au tout début de leur relation qui reviennent en force.
Alors bien sûr, comme je le disais, leur couple est plus simple, plus rose, plus nouveau. Et oui, 15 ans de couple ne pourra jamais être aussi passionné qu'un couple plus récemment créé et surtout sans routine, ou presque, avec un manque constant. Mais j'avais l'optimisme de penser que nous pourrions conserver une belle et épanouissante relation malgré son polyamour.

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Intermittent

le mardi 01 septembre 2020 à 23h38

Tu mentionnes souvent dans tes interventions qu'il serait bénéfique d'avoir une situation ou chacun.e à une autre relation de son coté. Voudrais tu développer ton raisonnement?

Comment veux-tu comprendre les sentiments de l'autre membre du couple si à un moment donné tu n'es pas placé dans la même situation ?

Parce que les digressions intellectuelles sur la jalousie, la compersion et autres considérations sur la gestion des émotions, ne valent pas tripette avant d'être placé dans le même contexte.

Quand un membre du couple qui par exemple est à l'origine du polyamour, voit l'autre membre du couple resté jusque là sagement à la maison à l'attendre, sortir et vivre sa vie amoureuse à l'extérieur du couple, son point de vue va probablement changer. Il éprouvera peut être des sentiments de jalousie qu'il avait du mal à comprendre parce qu'il ne les avait pas vécus.

De même le membre du couple qui n'est pas à l'origine du polyamour, va connaitre avec une nouvelle relation une certaine passion (la NRE) propre aux nouvelles relations et ainsi pouvoir comprendre les réactions de son/sa partenaire.

Ainsi, en vivant la réalité de l'autre, le dialogue peut se renouer plus facilement sur la base d'expériences vécues et non seulement théorisées.

Je l'ai constaté dans des témoignages d'adultère et de relation polyamoureuse, ou le conjoint à l'origine du changement, revenait ventre à terre dans son couple et coupait court à la nouvelle relation quand son/sa conjointe faisait de même.

Quand dans ton couple tu es totalement acquis, ton amour n'a plus de valeur. On ne donne souvent de la valeur qu'à ce qu'on risque de perdre ....

Tu remarqueras d'ailleurs que dans les témoignages que l'on lit ici, le conjoint qui n'est pas à l'origine du polyamour voit sa dépendance affective s'aggraver ...
Car le premier réflexe dans ce cas, c'est de s'accrocher ....

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Mark

le mercredi 02 septembre 2020 à 17h43

@Intermittent

Merci d'avoir pris le temps de développer ton raisonnement, je comprends mieux (même si je ne suis toujours pas d'accord ;-)

Intermittent
Comment veux-tu comprendre les sentiments de l'autre membre du couple si à un moment donné tu n'es pas placé dans la même situation ?
Parce que les digressions intellectuelles sur la jalousie, la compersion et autres considérations sur la gestion des émotions, ne valent pas tripette avant d'être placé dans le même contexte.
Quand un membre du couple qui par exemple est à l'origine du polyamour, voit l'autre membre du couple resté jusque là sagement à la maison à l'attendre, sortir et vivre sa vie amoureuse à l'extérieur du couple, son point de vue va probablement changer. Il éprouvera peut être des sentiments de jalousie qu'il avait du mal à comprendre parce qu'il ne les avait pas vécus.

Donc pour toi, impossible de comprendre sans l'avoir vécu? il y a pourtant plein de témoignages de personnes qui disent comprendre, voire accepter, mais souffrent du déséquilibre -souvent lié au piège que la NRE peut être- entre leur relation et la nouvelle .
Je pense que pour être écouté et entendu, c'est avant tout une question de communication. Je ne suis pas convaincu que produire l'effet miroir est plus impactant. L'un.e étant déjà absorbé par la NRE, y verra peut être plus un équilibre libératoire que de se sentir le devoir de gérer et prendre en compte le mal-être de son/sa partenaire de vie?

Intermittent
De même le membre du couple qui n'est pas à l'origine du polyamour, va connaitre avec une nouvelle relation une certaine passion (la NRE) propre aux nouvelles relations et ainsi pouvoir comprendre les réactions de son/sa partenaire.
Ainsi, en vivant la réalité de l'autre, le dialogue peut se renouer plus facilement sur la base d'expériences vécues et non seulement théorisées.

Je continue de questionner l'affirmation de devoir le vivre pour le comprendre. J'ajoute que l'autre n'éprouve pas forcément l'envie ou besoin de vivre une autre relation. Il reste quoi? La communication. Pour verbaliser besoins et refus. La nre peut expliquer en partie, mais à mes yeux n'excuse pas, le manque d'écoute et prise en compte.

Intermittent
Je l'ai constaté dans des témoignages d'adultère et de relation polyamoureuse, ou le conjoint à l'origine du changement, revenait ventre à terre dans son couple et coupait court à la nouvelle relation quand son/sa conjointe faisait de même.

Vraie question: Peut on parler de polyamour quand on s'octroie la liberté de vivre une autre relation tout en ne l'acceptant pas de l'autre personne, au point de revenir "ventre à terre"?

Intermittent
Tu remarqueras d'ailleurs que dans les témoignages que l'on lit ici, le conjoint qui n'est pas à l'origine du polyamour voit sa dépendance affective s'aggraver ...
Car le premier réflexe dans ce cas, c'est de s'accrocher ....

La perte de repères est souvent très déstabilisante, voire violente, bien entendu. Déni, refus, colère puis négociation sont les premiers réflexes oui. Je ne dirais pas que ça génère systématiquement une dépendance affective. Le contraire me semble tout aussi plausible. Et puis, se lancer dans une nouvelle relation quand on ressent ça, et qu'on a l'impression que sa propre relation tangue, comment y être réceptif ?

Bref, pour dire qu'allumer un contre feu pour mieux comprendre/faire comprendre (c'est comme ça que j'interprète cette suggestion) n'est à mon sens pas toujours possible, ni forcément (plus) productif que la communication?

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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barbu

le mercredi 02 septembre 2020 à 22h39

Quid de ta relation avec l'autre femme? Tu as dit qu'il y avait eu un bon feeling. Est-ce que vous pouvez vous voir, discuter toutes les 2?

Pour l'avoir tantôt imposé, tantôt subit, un partenaire qui s'accroche et mendie de l'amour est plutôt un repoussoir.
Facile à dire, mais je te conseille de prendre soin de toi, travailler ta confiance avec un-e professionnel-le (psy, hypnothiseur, chamane, therapeute en tout genre, coach de ceci-cela, il y en a pour tous les goûts), développer ton réseau social, faire des activités qui te plaisent.

Si c'est toi qui garde les enfants à chaque fois que ton mari va voir son amoureuse, il y a un déséquilibre certain. Il doit se sentir beaucoup plus libre, peut-être associer ça au fait d'être avec l'autre femme. Ça me semblerait juste que parfois ton mari s'occupe des enfants (seul ou avec son amoureuse) pendant que tu prends tu temps pour toi.

Et, par curiosité, pourquoi dis-tu que tu es monogame?

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LostInAPolyWorld

le jeudi 03 septembre 2020 à 00h08

@jubarbu

La relation avec cette autre femme n'est jamais fixe, voire étrange. Au début, elle a rapidement dévoilé son attirance et ses sentiments pour moi lors de notre rencontre induite par mon mari. Aujourd'hui, nous naviguons entre amitié et plus, sans reconnaître cela comme de l'amour. Nous sommes en contact quotidien, et nous nous voyons de temps en temps à deux, souvent à trois. Elle connaît nos enfants, sa famille connait sa situation, celle de mon mari est en passe de l'être.
Je l'apprécie beaucoup, mais, peut-être à tort, j'ai souvent l'impression qu'elle attend que mon mari me quitte pour se mettre en couple monogame avec elle et ne fait que supporter cette situation en espérant mieux. Elle ne le dit pas clairement, il s'agit d'allusions. Tout comme elle assure qu'elle ne posera jamais d'ultimatum pour le pousser à choisir, mais quelques phrases distillées par-ci par-là laissent à penser que c'est son but ultime, ce que mon mari confirme également d'après ce qu'il entend ou me rapporte parfois de leurs conversations. Elle est monogame, tout comme moi.

En effet, c'est toujours moi qui m'occupe de nos enfants. Je n'en souffrais pas au départ, mais les manques que je peux éprouver dans la relation avec mon mari me font désormais ressentir cela comme une injustice. Je reste à la maison sans cesse ( je travaille en plus à domicile ) et lui vit sa vie, sans contraintes, ou presque.

C'est triste à dire, mais hormis lui et nos enfants, je ne côtoie personne. J'ai fait ma vie en fonction de notre couple, de notre famille. Je réalise maintenant l'erreur que j'ai faite en construisant tout mon univers autour de lui, car depuis qu'il a cette deuxième relation, je me retrouve seule.

Je me considère monogame, car je n'ai aucune envie d'avoir dautres relations en dehors de lui. Je ne le veux pas. J'ai toujours pensé que s'il me venait à avoir des sentiments pour un autre homme, cela signifierait l'extinction de ceux que j'ai pour mon mari. Je ne suis pas certaine de pouvoir aimer deux personnes en même temps. Je dis "pas certaine", car une telle situation ne m'est jamais arrivée.

J'ai bien conscience d'être du genre à le refroidir en ce moment par mes questions et mes doutes, rien de tel pour donner envie de fuir, surtout si tout est rose de l'autre côté, mais avec cette différence flagrante entre notre amour " routinier " et sa passion devorante qui écrase tout sur son passage, je ne parviens pas à apaiser ces peurs et cette souffrance qui remontent à la surface. J'avais pourtant réussi à le faire quelques temps. J'ai énormément travaillé sur moi-même, encaissé et accepté beaucoup de choses, et j'étais fière de tout le chemin accompli pendant ces deux années, mais tout semble en passe de se casser la figure.
Pour le suivi psy, je pense qu'il va se révéler nécessaire. Je suis trop fragile, trop dépendante, et je finis par m'enfoncer dans des comportements destructeurs pour moi. Je ne veux pas mettre ma vie en pause, surtout si c'est pour avoir mal en le regardant vivre, lui.

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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alinea7

le jeudi 03 septembre 2020 à 13h40

Bonjour @LostInAPolyWorld. Je suis ton fil avec attention depuis le début car j'ai beaucoup de compassion pour ce que tu vis, au point que je ne savais pas trop quoi répondre.

Principalement j'ai envie de demander : quelle perception as-tu du monde extérieur ? Est-ce que c'est un lieu riche d'aventure ou est-ce que c'est un endroit dangereux à éviter ?
Parce qu'à te lire j'ai l'impression que tu habites sur une île déserte avec tes enfants ton conjoint et son amoureuse.
Quel plaisir as-tu dans les relations sociales ?
Penses-tu que tu pourrais essayer de développer ton réseau social ? Ça peut commencer facilement par des maman d'enfants scolarisés dans les mêmes classes que tes enfants, ou des personnes croisées lors de leurs éventuelles activités extra-scolaires, ou au parc. Ou même par le fait d'engager la conversation avec des petits commerçants de façon moins formelle, plus personnelle.
A te lire j'ai l'impression que tu n'es pas juste monogame, j'ai l'impression que ton mari te suffit entièrement à lui seul (et je ne juge pas, je reviens de loin dans ce domaine).
Je ne suis pas en train de dire que ces relations amicales que tu pourrais nouer remplaceraient ton mari, ni même qu'elles auraient la même importance pour toi. Je crois que tu pourrais développer du plaisir à avoir des relations pour le plaisir d'avoir des interactions.
Pour ce qui est du travail à la maison, est-ce que c'est un impératif ? Financier ou logistique ? Parce qu'il existe des centres pour télé-travailleurs/personnes indépendantes qui mettent à disposition des espaces de travail partagé (évidemment c'est payant mais moins cher qu'un local où il n'y aurait personne exactement comme chez toi). Ces endroits permettent de ne pas être seul, d'avoir l'impression d'avoir des simili collègues de travail.

Ensuite l'autre point que je voulais faire remarquer c'est que vous avez été parents presque immédiatement et que vous n'avez donc pas eu cette phase de couple insouciante. Si vous l'aviez eue, tu pourrais peut-être mieux réaliser que cette faim de faire des choses avec elle plutôt qu'avec toi (et qui apparemment parfois est blessante), elle ne dit rien de la personne avec qui il le vit, elle dit quelque chose du moment de la relation.
C'est dur de réaliser que ce moment est passé dans votre relation, certains disent qu'il peut revenir.
En tout cas ça traduit que tu voudrais qu'il valorise plus ta présence dans sa vie.
Et toi ? Comment te montres-tu à toi même que tu as de la valeur pour toi-même ? Je ne veux pas dire que l'importance que tu as pour ton mari ne devrait pas t'affecter s'il compte pour toi, je pense juste qu'il pourrait être une donnée dans le paysage de ton estime de toi.
Il n'y a pas besoin d'avoir une autre relation amoureuse pour développer ton estime de toi.

Aussi j'ai le sentiment que tu idéalises cette personne autant que ton mari. Et c'est super que tu n'en développes pas de rivalité mais j'ai l'impression (et j'ai peut-être tort) qu'en revanche tu te dévalorises et que tu estimes qu'elle est une partenaire qui correspond mieux à ton mari. Et ça, c'est plus facile de le penser dans les premiers temps du couple. Mon expérience c'est qu'au début on est tellement amoureux qu'on veut découvrir le monde de l'autre, on aime tout ce qu'il aime (enfin dans certaines limites). Mais ça passe. Il reste des points communs mais moins que dans les premiers temps.

Le fait que vous soyez toutes les deux monogames vous place de fait dans une situation insécure avec facilement l'impression que si vous êtes pénible pour lui, il va "choisir" l'autre. Est-ce que c'est ce que tu penses ? Parce que c'est une représentation toxique. Ça pousse à faire des efforts et être conciliant non par amour mais par peur, par soumission. C'est ce que je trouve le plus pervers dans le polyamour, ce jeu de pouvoir qui peut s'installer (surtout si un des deux est mono j'imagine). En ce qui me concerne pour l'instant je ne considère pas que ton mari est polyamoureux. Il est capable d'aimer plusieurs personnes, comme tout le monde. Tu es bien plus polyamoureuse que lui à coopérer à son amour depuis deux ans.

Il y a une chose que je ne comprends pas : au début tu dis qu'ils se voient moins donc manque donc passion, et dans ton dernier message tu dis que vous êtes en contact quotidiennement ?

Je préfère ne pas m'étaler sur le fait que tu aies fait de la famille le centre de ta vie. On pense tellement que c'est ce qu'on doit faire en tant que femme.
Mais maintenant tu t'en rends compte et tu peux changer les choses pour en faire un des centres de ta vie.

Et pour finir : est-ce que tu connais la communication non violente ? Ce serait important que vous trouviez le moyen de communiquer sur ce qui te blesse, si vous n'y parvenez pas un thérapeute de couple pourrait être l'intermédiaire.
Et de faire de la place dans votre relation à ce qui te fait du bien. Qu'est-ce qui te fait/ferait du bien ? Qu'est-ce que tu aimes qu'il fasse ? Que vous fassiez ensemble ? Quels gestes/paroles a-t-il qui te rassurent sur le fait que tu es importante pour lui ?

Voilà, désolée pour le pavé et les redites avec ce que t'ont dit les autres :-)

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LostInAPolyWorld

le jeudi 03 septembre 2020 à 15h02

Bonjour @alinea7 et merci pour cette réponse qui me touche, car tellement juste sur beaucoup de points. Je vais tâcher d'y répondre du mieux que je peux.

Ma perception du monde extérieur... Il est vrai que je n'y fais que le strict minimum. J'habite dans un tout petit village isolé avec bien peu de choses et par souci de mobilité, je n'ai pas la facilité de me déplacer comme je le voudrais ( cela devrait changer rapidement, je l'espère ). De plus, j'ai souvent cette " peur " de l'extérieur, pas dans le sens où les gens m'effraient, mais parce que je suis très réservée et que j'ai tendance à me sentir inférieure, inintéressante, inutile. Cependant, depuis quelques semaines, je me suis forcée à amorcer des changements : par les activités extra-scolaires, ou lors de sorties, je parviens plus facilement à établir un contact, chose totalement impensable avant. Je progresse, mais j'ai encore énormément de chemin à parcourir, et il n'est pas évident.
Mais tu as raison, mon mari me suffisait amplement à lui-même lorsque j'étais seule dans sa vie. Aujourd'hui, je réalise à quel point c'était une erreur.

Ensuite, en ce qui concerne le travail, je le fais chez moi car il faut que je sois dans un calme absolu pour le faire, sinon je ne peux pas me concentrer. Mais là encore, d'ici quelques mois, cela va changer, puisque j'ai pour projet en cours d'ouvrir un commerce. Niveau interactions sociales, je devrais être servie :-)

Pour ce qui est de cette phase de couple insouciante, sans enfants, tu as tout à fait raison. Je suis tombée enceinte au bout d'un mois, nous n'avons vécu qu'à deux que très peu. Et le fait qu'il le découvre avec elle me blesse : exemple concret, il est parti 8 jours seul avec elle en Grèce cet été et, plus que l'absence, c'est bien le fait de se dire que nous deux, nous ne l'avons jamais fait, et qu'il le vive avec elle et pas moi.

Comment je me montre que j'ai de la valeur pour moi-même ? Je serais bien incapable de répondre à cette question, car je ne trouve pas d'exemple concret :-/

alinea7
Aussi j'ai le sentiment que tu idéalises cette personne autant que ton mari. Et c'est super que tu n'en développes pas de rivalité mais j'ai l'impression (et j'ai peut-être tort) qu'en revanche tu te dévalorises et que tu estimes qu'elle est une partenaire qui correspond mieux à ton mari. Et ça, c'est plus facile de le penser dans les premiers temps du couple. Mon expérience c'est qu'au début on est tellement amoureux qu'on veut découvrir le monde de l'autre, on aime tout ce qu'il aime (enfin dans certaines limites). Mais ça passe. Il reste des points communs mais moins que dans les premiers temps.

Tu es tellement dans le vrai.... Jusqu'à l'arrivée de sa deuxième amoureuse, je pensais correspondre à mon mari. Nous étions différents mais très complémentaires, c'est ce que je me disais.
Sauf qu'à les voir complices, à réaliser qu'ils sont semblables sur tout ou presque, qu'ils s'entendent à merveille, qu'ils ont beaucoup de passions en commun.. Bref ce que MOI je ne possède pas avec mon mari, oui, j'ai fini par me dire qu'elle était sa partenaire idéale, et qu'il était bien plus heureux avec elle que moi. Que je ne lui apportais rien, à contrario d'elle. Et oui, je me sens terriblement inférieure à elle, aussi bien physiquement que mentalement.

alinea7 Le fait que vous soyez toutes les deux monogames vous place de fait dans une situation insécure avec facilement l'impression que si vous êtes pénible pour lui, il va "choisir" l'autre. Est-ce que c'est ce que tu penses ? Parce que c'est une représentation toxique. Ça pousse à faire des efforts et être conciliant non par amour mais par peur, par soumission. C'est ce que je trouve le plus pervers dans le polyamour, ce jeu de pouvoir qui peut s'installer (surtout si un des deux est mono j'imagine). En ce qui me concerne pour l'instant je ne considère pas que ton mari est polyamoureux. Il est capable d'aimer plusieurs personnes, comme tout le monde. Tu es bien plus polyamoureuse que lui à coopérer à son amour depuis deux ans.

Encore dans le mille... Oui c'est ce que je pense, totalement et je me suis forcée à accepter des choses au départ pour lesquelles je n'étais absolument pas prête, par peur de le perdre, et forcément, je me suis cassée les dents. Pourtant, il avait insisté sur ce point au début, que je ne devais rien accepter si je sentais que j'en étais incapable, mais je n'ai pas écouté et j'ai foncé, trop vite, en croyant qu'il s'agissait de lui prouver que je l'aimais. Je ne voulais juste pas qu'il parte, alors je lui ai " offert " ce qu'il souhaitait sans me protéger. Évidemment lorsque j'ai réalisé mon erreur et que j'ai voulu faire machine arrière, aussi bien avec elle ( en ne voulant plus la voir pendant quelques temps par exemple ) qu'avec lui, je me suis heurtée à de l'incompréhension, puisque les signaux que je montrais désormais étaient à l'opposé de ceux du départ. On m'a défini comme une girouette ou quelqu'un ne sachant pas ce qu'elle veut au final. C'est vrai, finalement, mais je cherche seulement la situation la plus confortable pour moi.

Mon mari et son amoureuse se voient 2 fois par semaine. Il y va le soir après le boulot, passe la nuit là-bas et repart le lendemain matin. Il est avec moi le reste du temps, et la majorité des week-ends. Le fait de la voir moins que moi, de ne se voir qu'en coup de vent, crée un manque chez eux et entretient le désir d'être ensemble, de se voir. C'est un " amour chronométré " comme ils disent.
Ils sont par messages et appels en contact quotidien plusieurs fois par jour, du lever au coucher ( même lorsqu'il est avec moi, mais il fait pareil lorsqu'il est avec elle, donc... Il ne coupe jamais réellement contact )
Moi je le suis aussi avec elle, mais par message seulement, et physiquement, une fois de temps en temps à deux et parfois lorsqu'elle passe quelques moments avec nous le week-end ( sachant qu'il passe la plupart avec moi et nos enfants, mais qu'il l'invite souvent par envie de sa présence avec nous)

Pour la CNV, je connais, oui. Je ne l'ai absolument pas pratiquée au départ, l'accablant de reproches, d'accusations en tout genre, en étant agressive et triste... Bref tout ce qu'il ne faut pas faire mais j'ai laissé la douleur parler à la place à cet instant. Je n'aurais pas pu faire autrement.
J'ai lu beaucoup, ici, déjà, et pas mal d'ouvrages à ce sujet et je suis parvenue à faire de gros efforts à ce sujet mais je crois l'avoir fait trop tard. Aujourd'hui, mon mari est hermétique à toute communication et refuse d'entendre ce que je pourrais éprouver. Selon lui, même si les formules sont différentes, "je tourne en boucle" et il est fatigué de subir ça. Il n'a plus de patience, ni d'écoute comme il a pu en avoir au début.
Il veut réfléchir à nous et voir si l'on peut se relever de ça où s'il doit continuer sa vie sans moi, mais il ne veut plus parler de cette relation triangulaire et de ce qui en découle. Laisse-toi vivre un peu et arrête de cogiter, me serine-t-il.

Je ne pense pas être exigeante avec mes besoins, cependant pour lui, au contraire, je lui demande trop par rapport à ce qu'il peut le donner.
Je me sens bien lorsqu'il a de petites attentions envers moi, que ce soit un baiser, ou un message simple comme " je pense à toi ". Un petit surnom affectueux ou être dans les bras l'un de l'autre devant un film. Lui me dit qu'il fait tout ça mais que je ne le vois plus. J'ai l'impression qu'il s'oblige à le faire, mais pas par réelle envie. Il m'a souvent dit que c'était le cas. Avec les années il ne le fait plus par désir profond, mais pour que je ne me sente pas abandonnée comme une vieille chaussette. Il appelle ça de la bienveillance, pour me prouver que même si je suis "l'ancienne", il ne m'oublie pas. L’intention est peut-être louable, mais pas réellement flatteuse pour mon égo. À quoi bon me câliner ou me dire qu'il m'aime s'il n'en a pas envie ? Et entendre " je ne t'aime plus passionnément mais par habitude " ça fait mal, même si je pense comprendre ce qu'il voulait m'expliquer.

Aujourd'hui, avec cette passion dévorante qu'il éprouve pour sa deuxième compagne et en vient à l'obnubiler, je me sens mise au placard, comme une vieille poupée avec laquelle il aurait fini de jouer au profit de la nouvelle, et je réalise à quel point c'était bête de ne pas vivre aussi pour moi seule, avec des amis ou des activités à côté, car en étant plus son unique amour, il s'est détourné de moi, et je me retrouve désormais bien isolée. Je ne veux plus de cela, mais c'est difficile de sortir de ce cercle dans lequel je suis depuis 15 ans, avec peu ou pas de soutien. J'ai l'impression d'être une petite fille à qui on a lâché la main dans un centre commercial bourré de monde.

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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oceangris

le vendredi 04 septembre 2020 à 10h31

Bonjour LostInAPolyWorld
Ton histoire m'a beaucoup touchée. Je pense que comme ton mari il y a deux ans et demi, tu es à la croisée des chemins. Parfois, quand on souffre trop, et ta souffrance se sent tellement forte dans tes propos, il faut se protéger soi-même. Il y a plein de choses à faire pour soi-même, comme dans les conseils qui précèdent mon message. A commencer par parler à quelqu'un de ta souffrance, cela permettant de t'en décharger sur quelqu'un d'autre que ton mari qui n'est plus à l'écoute (alors qu'à mon avis c'est aussi son problème, mais ça c'est une autre histoire). Il y a le psy, qui peut t'aider, il y a aussi parfois les amis, qui ne sont pas forcément jugeants. Parfois on n'ose pas parler à ses amis de peur d'être jugée et on est parfois surpris de l'écoute reçue. A te lire tu n'as pas beaucoup de relations sociales, mais parfois on garde des amies lointaines de notre jeunesse, avec lesquelles on a un lien fort, même s'il est peu fréquent.
Comme il t'a été été dit plus haut c'est bien aussi de développer tes relations sociales, et tu semble être sur la bonne voie, et je te souhaite plein de courage pour tes projets. Il y a des sites de rencontre amicales, pour faire des sorties, aller au ciné, resto , musée, sans que l'objectif soit la rencontre amoureuse. Type site ovs (on va sortir). C'est sans doute mieux, si tu es mono, et amoureuse de ton conjoint comme tu semble l'être que d'essayer de faire des rencontres amoureuses si tu n'en a pas envie. Cependant le site de rencontres amoureuses peut aussi être un moyen de renforcer l'estime de soi, voire que l'on peut plaire, cela fait du bien. et toujours se dire que l'on ne doit jamais se forcer! Car je suis sure que tu es es belle et que tu rayonnes si on t'en donne l'occasion. Tu peux aussi faire du sport en soirée, quand ton mari est avec son amoureuse. Sortir les mêmes soirs que ton mari, cela permet de rééquilibrer (un tout petit peu) la balance. Et ce n'est pas à toi dans ce cas d'assumer seule la charge mentale de l'organisation de la garde des enfants, même si ton ainé(e) doit être ado (cf message de artichaut qui fait référence à la BD d'emma qu'on peut lire dans le lien qu'il propose)
Moi j'ai l'impression, à te lire, mais je me trompe peut-être, que ton mari a l'air de s'être installé dans une situation confortable pour lui (son foyer ancien, et sa passion amoureuse) dont tu fais les frais. Peut-être que si tu n'arrive plus à communiquer avec lui s'il ne veut plus t'écouter, en tout cas écouter ta souffrance, tu pourrais lui écrire. Les mots posés sur le papier sont parfois plus posés, justement. Et il y a beaucoup de choses que tu nous a dites sur ce forum qui mériteraient d'être entendues par lui.
Il est important de savoir qu'on a toujours le choix, même si les choix qui s'offrent à nous paraissent bien misérables, ou qu'on a l'impression que ce sont des non-choix. Choisir de rester et de souffrir, si la situation n'évolue pas, ou choisir de partir et de souffrir, pour mieux renaitre à la vie, même si cela prend du temps. Et si tu réussi à faire évoluer ta relation avec lui et elle dans un sens positif commun, ce que tu souhaites, c'est l'idéal. Mais lui doit savoir s'il reste avec toi "par habitude", s'il t'aime "par habitude", ou s'il veut continuer à partager sa vie avec toi pour des raisons un peu plus convaincantes que l'habitude, le confort, les enfants. Et ça veut dire pas un amour à sens unique. Car tu semble l'aimer toujours autant qu'au début et lui...ben on ne sais pas vraiment. A quoi es tu prête à renoncer en vivant avec lui un amour "par habitude"? Peut-être est-il maladroit dans ses propos, mais ta souffrance est bien réelle.
En tout cas je voulais de redire qu'ici tu es écoutée, et que plein de gens ont vécu/vivent des histoires plus ou moins similaires à la tienne, d'un côté ou de l'autre et qu'il y a toujours des solutions, même si cela prend du temps! Déjà tu as pris le clavier, au bout de 2 ans de sous-marin sur le forum, c'est déjà un bon début! Et je t'en remercie, car cela ma incitée à faire comme toi.

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LostInAPolyWorld

le vendredi 04 septembre 2020 à 12h29

Bonjour oceangris,

Merci de cette réponse bienveillante, qui soulage un peu ma peine en ce moment. Ton soutien et celui des autres, même virtuel, est bon à prendre.

Mon mari, à cause de mes erreurs de communication par le passé, refuse désormais d'entendre ma souffrance, même par écrit. J'ai essayé, je sais qu'il me lit, mais je n'ai jamais de réponse. Et lorsque je me risque à lancer le sujet, c'est toujours : " Oui je t'ai lue, j'ai compris, mais tu es toujours en boucle, tu ne comprends pas, alors que ceux que je te dise ? Je suis fatigué de tout ça. Je vais réfléchir, prendre du temps, et on verra. "
Je peux convevoir qu'il soit difficile de subir au quotidien une personne devenue aigrie, triste, et qui cherche énormément de soutien et de sécurité affective, mais quelque part, je lui en veux. C'est cette situation qui m'a rendue ainsi. D'accord, il ne m'a obligée à rien, mais sur une route aussi difficile, j'ai cru qu'il m'accompagnerait jusqu'au bout sans me lâcher, comme lors de toutes nos épreuves passées. J'ai la sensation qu'il ne voit plus le chemin que j'ai parcouru, et le combat - parce que c'en est un, surtout pour quelqu'un avec une personnalité anxieuse comme la mienne - que je livre presque au quotidien pour le laisser vivre sa vie tout en conservant notre couple. Sauf que ce genre de bataille pour moi doit s'effectuer à deux... Pour moi, il ne le fait plus. Il attend. Peut-être que ce soit l'une de nous deux qui abandonne et fasse un choix à sa place.
Je ne le ressentais pas avant, IL me suffisait, mais aujourd'hui, j'ai besoin d'être entourée, de parler, de faire des choses pour moi. Ne plus être dans ma prison dorée à ruminer. Je n'ai pas d'amis, mais je ne désespère pas un jour m'en faire.
Je ne veux pas rencontrer d'autres hommes d'un point de vue sentimental. J'ai encore des sentiments profonds pour mon époux et je ne me sens pas capable d'aimer quelqu'un d'autre que lui. Je n'en ai de toute façon pas la volonté. Je veux juste vivre ma vie pour moi, faire des choses que j'aime et qui me plaisent.
Je ne cache pas qu'il est agréable de plaire ou d'avoir un sourire d'un homme ; pour mon égo déjà fragile, il s'agit un agréable coup de boost :-) Malgré mon énorme manque de confiance et ma dévalorisation face à la deuxième compagne de mon mari, j'arrive à penser que je suis une jolie femme et que je pourrais tout à fait intéresser autrui ( même amicalement parlant ). J'ai pris du poids, car ma déprime m'a fait compenser par la nourriture, mais j'ai justement repris un peu le sport ( chez moi, je n'ai pas encore trouvé de partenaire avec qui en faire, en extérieur ou en salle ) histoire de me sentir mieux dans ma peau. A cause de cette histoire, je déconne pas mal, que ce soit avec l'alcool ou les médicaments, et j'ai envie aujourd'hui de retrouver une hygiène de vie saine et bonne pour moi. Me détruire psychiquement et physiquement ne m'avancera à rien, de toute façon.

oceangris
Il est important de savoir qu'on a toujours le choix, même si les choix qui s'offrent à nous paraissent bien misérables, ou qu'on a l'impression que ce sont des non-choix. Choisir de rester et de souffrir, si la situation n'évolue pas, ou choisir de partir et de souffrir, pour mieux renaitre à la vie, même si cela prend du temps. Et si tu réussi à faire évoluer ta relation avec lui et elle dans un sens positif commun, ce que tu souhaites, c'est l'idéal. Mais lui doit savoir s'il reste avec toi "par habitude", s'il t'aime "par habitude", ou s'il veut continuer à partager sa vie avec toi pour des raisons un peu plus convaincantes que l'habitude, le confort, les enfants. Et ça veut dire pas un amour à sens unique. Car tu semble l'aimer toujours autant qu'au début et lui...ben on ne sais pas vraiment. A quoi es tu prête à renoncer en vivant avec lui un amour "par habitude"?

J'en suis là, en effet. J'ai besoin de savoir si ce qu'il ressent est un amour moins passionné ( car de longue durée ) mais sincère, et profond, et pas seulement de l'habitude. J'ai essayé de creuser mais je me heurte toujours au même mur " Je crois, oui, je ne pense pas que ce ne soit que du confort, mais les choses vont si mal entre nous que notre couple est en déclin, et que j'ai besoin de temps pour analyser tout ça ". Du temps, du temps... J'ai l'impression que ce n'est qu'une excuse pour ne pas taper un grand coup dans la fourmilière. Il se laisse porter, mais j'ai besoin de réponses, moi. Je me fais l'effet d'une gamine qui tape du pied, mais c'est comme si nous tournions en rond sans rentrer dans le cœur du sujet.
Je l'aime en effet comme au début, et je peux comprendre que nos 14 ans fassent qu'il soit moins passionné, que c'est un amour plus tranquille, mais je ne veux pas vivre dans une relation à sens unique malgré les avantages familiaux et financiers que cela m'apporte. Qui le voudrait ?
Donc voilà, il demande du temps, mais je ne suis pas patiente, et me balader tous les jours avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête en me demandant si elle va me tomber dessus ou non, c'est épuisant. Avoir l'impression d'être la seule à se battre, aussi.

En tout cas, encore merci pour ces mots et ce soutien qui réchauffe un peu mes journées, ça fait du bien au moral :-)

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Profil

Intermittent

le dimanche 06 septembre 2020 à 21h57

Il attend. Peut-être que ce soit l'une de nous deux qui abandonne et fasse un choix à sa place.
Tout à fait ... Il laisse sa relation avec toi se dégrader, il est dans on petit monde bine confortable t tu lui gâches un peu son bonheur à réclamer de l'attention ...

N'oublies pas que si tu le quittes, ce n'est pas un abandon, mais un choix. Peut être seras-tu obligée de le faire car, comme beaucoup d'hommes, il ne le fera pas ou forcé et contraint ....
Comme les hommes qui ont une maitresse et qui ne veulent pas quitter leur femme.

Il faut vraiment que tu travailles avec un psy sur ta dépendance affective pour atténuer celle-ci.
Je ne te dis pas que quitter ton mari est la solution mais de te persuader que c'est possible, qu'une autre vie est possible sans lui.

Alors peut être qu'il le sentira et qu'il se posera les bonnes questions sur sa place et la tienne dans votre couple.

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Invité (invité)

le lundi 07 septembre 2020 à 14h10

Je peux comprendre ton désarroi, je me suis moi même embarquée dans une relation avec un homme que je ne pense pas polyamoureux en raison du fait, qu'il est surtout en phase avec des femmes pour palier sa solitude et est bien trop évasif sur ses autres relations et la notre pour penser à un moment donner que la relation soit vraiment de l'ordre amoureux. Ce qui est effectivement difficile c'est de voir cette envolée sentimentale avec une autre et cela tu pourrais effectivement regarder de ton côté pour comprendre que les relations peuvent être multiple et différentes. Lorsqu'on est monogame ou épris d'un seul homme, on attend que son regard soit bon et doux et aimant. La nre empêche sans doute l'accueil que tu attends et attise tes propres fragilités. C'est le moment où l'on tombe... Ou notre propre aigreur nous ronge ce qui est bien est qu'on relève ce qui ne fonctionne pas dans la relation. Le quotidien, les enfants ect.... Alors changer est la meilleure des pistes. Ce n'est pas simple parce qu'il y a ces habitudes prises et ce confort finalement qui est à la fois rassurant et délétère. Modifier les habitudes qui ne conviennent plus est une piste pour un autre imaginaire. Tomber est aussi la meilleure des fenêtres pour espérer ensuite. Plein de courage

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Invité (invité)

le lundi 07 septembre 2020 à 14h20

Et oublie cette femme, pense seulement à toi. L'enjeu est bien plus élevé et tu peux peut être te dire que nre n'est qu'une nre... C'est une rencontre sans aucune certitude d'avenir. Tu sais aussi que beaucoup de femmes profitent d'une rencontre pour quitter leur mari ou compagnon. Leur histoire comme la tienne ne tient pas du marbre. Par contre la tienne si et c'est roi qui l'écrit. Je sais que c'est difficile je vis un peu la même chose dans un autre format...

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Profil

bidibidibidi

le mardi 08 septembre 2020 à 09h30

Les signes que tu montres (isolement géographique, isolement relationnel, absence de loisirs) sont en général les signes d'une dépression ou d'une relation abusive. Devant leur nombre j'ai envie de ne te dire qu'une chose, LostInPolyWorld : Il faut que tu partes !
Non que je pense que tu doives quitter ton mari, mais tu dois quitter ta vie actuelle. Tu t'es construit une vie qui te permet de ne pas être en prise avec tes angoisses. Une cage dorée. La chute qui est tienne maintenant c'est juste la résultante de la faiblesse structurelle de ta vie. On ne peut construire sa vie par rapport à ses peurs, il faut la construire par rapport à ses désirs.

Pour moi, la question que tu dois te poser c'est pas "Est-ce-que mon mari va me quitter pour une autre ?" mais "Comment je peux construire ma vie ?". Une question que tu évites mais à laquelle il va bien falloir t'atteler.

Donc je rejoins les autres quand ils te conseillent de trouver de l'aide. Mais je t'encouragerai à reformuler ton questionnement. Que ton mari parte ou reste est assez secondaire, la vraie question c'est comment (re)trouver une vie saine dans laquelle tu t'épanouisses sur tous les plans.

Si tu n'aimes pas l'endroit où tu vis, il faut déménager.
Si tes enfants te prennent trop de temps, il faut mieux répartir les tâches avec ton mari.
Si tu n'as pas de loisirs, il faut en trouver.
Si tu n'as pas d'amis, il faut t'en faire.

L'amour ne se contrôle pas. Donc quand on se sacrifie par amour, la seule chose dont on peut être certain, c'est qu'on se sacrifie.

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Profil

alinea7

le mardi 08 septembre 2020 à 10h08

bidibidibidi
Les signes que tu montres (isolement géographique, isolement relationnel, absence de loisirs) sont en général les signes d'une dépression ou d'une relation abusive. Devant leur nombre j'ai envie de ne te dire qu'une chose, LostInPolyWorld : Il faut que tu partes !
Non que je pense que tu doives quitter ton mari, mais tu dois quitter ta vie actuelle. Tu t'es construit une vie qui te permet de ne pas être en prise avec tes angoisses. Une cage dorée. La chute qui est tienne maintenant c'est juste la résultante de la faiblesse structurelle de ta vie. On ne peut construire sa vie par rapport à ses peurs, il faut la construire par rapport à ses désirs.

Pour moi, la question que tu dois te poser c'est pas "Est-ce-que mon mari va me quitter pour une autre ?" mais "Comment je peux construire ma vie ?". Une question que tu évites mais à laquelle il va bien falloir t'atteler.

Donc je rejoins les autres quand ils te conseillent de trouver de l'aide. Mais je t'encouragerai à reformuler ton questionnement. Que ton mari parte ou reste est assez secondaire, la vraie question c'est comment (re)trouver une vie saine dans laquelle tu t'épanouisses sur tous les plans.

Si tu n'aimes pas l'endroit où tu vis, il faut déménager.
Si tes enfants te prennent trop de temps, il faut mieux répartir les tâches avec ton mari.
Si tu n'as pas de loisirs, il faut en trouver.
Si tu n'as pas d'amis, il faut t'en faire.

L'amour ne se contrôle pas. Donc quand on se sacrifie par amour, la seule chose dont on peut être certain, c'est qu'on se sacrifie.

Dans l'ensemble je suis d'accord et c'est pour ça que je formulerais la démarche moins comme un départ que comme un "aller vers". Pour moins voir ce qu'on laisse et se focaliser sur ce qu'on met en place.

Tu ne dois pas l'intégralité de ton temps à ta famille. Typiquement les enfants peuvent passer du temps seuls avec leur père. L'inverse arrive très régulièrement.

Quitter ton conjoint est une question secondaire pour moi si ta démarche consiste à remplir ta vie de ce qui te nourris, te rend vivante.
Remplis ta vie, vois comment votre relation évolue avec tout ça et vous serez toujours à temps de tirer des conclusions dans un sens ou dans l'autre.
Baisser la pression sur cet aspect ne peut qu'être bénéfique d'après moi.

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