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Polyamour = besoin de contrôle ?

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LNJ

le jeudi 27 juillet 2017 à 11h45

Bonjour à tous,

Ma psy m'a suggéré hier la piste que le polyamour était lié à un besoin de contrôle : en gros, en m'entourant de plein de mecs, je me rassure sur le fait qu'il en restera au moins un quand je serai vieille (et décrépite).
Par ailleurs, je serais dans la toute puissance en ayant le contrôle sur un pool de mec que je peux sonner quand ça me chante, et ma toute puissance me rassurerait également.
Et enfin, le besoin de charmer sans arrêt serait lié à un manque d'estime pour moi-même, et je chercherais à me rassurer auprès des autres.

Sommes-nous tous, nous les polyamoureux, dans cette névrose ? Dans cette optique, le seul élément qui me distinguerait d'un infidèle "classique" serait la sincérité avec mon conjoint sur mes aventures, ce qui, selon elle, relèverait également d'un besoin de contrôle (puisque quand le conjoint n'est pas au courant, on est soumis à l'aléa de la découverte de l'infidélité, et donc on ne contrôle pas...).

Bref, ce que je pensais être un désir de liberté serait-il en réalité un besoin de contrôle ?

Merci à ceux qui ont lu jusqu'au bout, je ne suis pas certaine d'avoir été très claire...

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Toinou

le jeudi 27 juillet 2017 à 11h57

Tu as été très clair, et je te dirais : change de Psy elle ne sais pas de quoi elle parle et va te faire culpabiliser jusqu'à ce que tu changes d'avis et que tu te ranges à sa vision de l'amour.

Je n'ai pas grand chose à dire à ce qu'elle t'a "suggéré" (j'adore la litote utilisé pour ne pas te dire qu'elle t'a donner son avis), à part que je ne voit en rien quelque chose ressemblant à ma femme, ou à moi même là dedans. Bien au contraire.

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bonheur

le jeudi 27 juillet 2017 à 12h32

Névrose ??? Ah oui, change de psy (+)

Un psy n'a pas pour vocation de te dire comment tu dois vivre ou même évoluer. Un psy doit t'aider à extérioriser et comprendre qui tu es et ce qui te convient de vivre. Un psy doit t'aider (et non te dicter) à mettre le doigt là où tu as mal afin de t'aider à faire face à cette douleur. En aucun avoir cette attitude.

J'en ai marre d'entendre ce genre de conneries ? Par contre, LNJ, tu n'es pas responsable ni même à l'origine de cette "colère". C'est mon ressenti et il n'appartient qu'à moi.

Le contrôle ??? C'est justement l'involonté de contrôle qui m'amène à être poly. Vivre suivant la vrai nature de mes ressentis, mes émotions. Mes émotions font de moi qui je suis et le contrôle serait de les intellectualiser pour vivre suivant les codes et les dictats.

La vrai question est : si tu es allé voir un psy, c'est qu'il y a un beug... et il n'est pas nécessairement lié au polyamour ni à une quelconque notion de contrôle.

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Siestacorta

le jeudi 27 juillet 2017 à 12h43

Je vais pas répondre pareil : oui, cette névrose peut agir dans un choix poly, mais elle peut aussi agir dans le cadre du mariage (contractualiser la fidélité dans le même but). Il y a des polys qui ont ça dans leur psychologie, d'autres pas.

Et même des gens qui ne sont ni poly ni mariés peuvent avoir un désir contrôle qui motive leur situation (si je reste célibataire, pas de soucis relationnel, par exmeple). Chacun sa solution, adapte comme il peut.
Les névroses nous font souffrir, mais elles sont aussi des moyens que notre esprit a trouvé pour se construire, elles peuvent être parfois considérées comme "saines" si, acceptées, elles sont juste un moyen de pas devenir / être devenu pire.

Donc, ce que dit la psy ne fait pas de tout le cadre polyamoureux un problème, ni ne fait de ton éventuel désir de contrôle un aspect de toi à totalement supprimer, ça peut être pris comme l'occasion de travailler sur ce que toi tu amènes dans tes relations, pour justement identifier tes vrais besoins, comment tu vas trouver le moyen de t'équilibrer, comment tu peux y être aidée si besoin... Tout en restant poly, et pourquoi pas très épanouissante pour tes partenaires.
Après, c'est à toi de voir si son avis est pertinent est fait écho au reste de ta personnalité.

Par ailleurs, on peut avoir un désir de liberté et un désir de contrôle en même temps, l'un n'est pas le masque de l'autre, c'est juste une tension interne.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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bonheur

le jeudi 27 juillet 2017 à 13h15

Cette psy, t'a-t-elle dit que le fait d'être poly était malsain ? Que le fait que tu aimes l'amour était malsain ? (la question est là à mes yeux :-/ ). Sa formulation est-elle, redevient un gentil petit mouton ?

Je veux bien comprendre ce qu'indique Siesta, qui s'y connait bien mieux que moi... mais concrètement ?

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LNJ

le jeudi 27 juillet 2017 à 13h40

Non, la psy n'a pas émis de jugement de valeur sur le polyamour, mais elle se demande si je le suis vraiment, dans le fond. J'ajoute que je suis par ailleurs très contente de cette psy, qui est vraiment sympa, mais que je pense aussi que le polyamour heurte un peu ses valeurs (même si elle ne le dit pas).

Or, moi j'ai l'impression que le polyamour fait désormais partie de mon fonctionnement et qu'aucun retour en arrière n'est possible. Mais j'avoue que je ne suis pas toujours très claire dans ce que j'attends de mes relations. Par exemple, parfois, il suffit que je ressente de l'amour chez un éventuel partenaire pour lui céder, sans vraiment m'interroger sur ce que je ressens, moi, ni sur ce que cette relation va vraiment m'apporter (à part des emmerdes s'il y a un déséquilibre dans les sentiments).

Au fond, qu'est-ce qu'on cherche en multipliant les relations ? Une vie intéressante, excitante, ou bien surtout se rassurer sur ce que l'on vaut ? J'ai l'impression que les deux objectifs se côtoient chez moi et que la frontière est parfois assez ténue...

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gdf

le jeudi 27 juillet 2017 à 13h48

LNJ
Sommes-nous tous, nous les polyamoureux, dans cette névrose ?

Au fond, qu'est-ce qu'on cherche en multipliant les relations ?

Je crois qu'il faut se garder de généraliser...ce que je cherche et ce que tu cherches peut être différent, et d'ailleurs on ne vit pas le polyamour de la même manière.

Ce que tu dis interroge sur l'ouverture de ta psy vis à vis du polyamour, mais je serais plutôt, comme siestacorta, prêt à lui laisser le bénéfice du doute. Peut-être n'a-t-elle pas de problème avec le polyamour en général, et essaie-t-elle simplement de t'aider à comprendre ce que toi, tu cherches en multipliant les relations amoureuses.

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Siestacorta

le jeudi 27 juillet 2017 à 14h04

LNJ
en gros, en m'entourant de plein de mecs, je me rassure sur le fait qu'il en restera au moins un quand je serai vieille (et décrépite).
Par ailleurs, je serais dans la toute puissance en ayant le contrôle sur un pool de mec que je peux sonner quand ça me chante, et ma toute puissance me rassurerait également.

Se rassurer narcissiquement avec l'amour des autres, ou se sécuriser, ça se travaille pour pas que ça empêche de bien vivre, mais c'est aussi des besoins naturels, accentués d'une manière ou d'une autre par ton parcours antérieur.
Par ailleurs, tu n'exercerais pas vraiment une toute-puissance, tu mettrais un fantasme de toute-puissance à l'épreuve du réel. C'est quand même moins culpabilisant !
Etre en thérapie te donne l'occasion de te regarder vivre avec le recul en plus, pour pouvoir questionner ce qui se passe et en vivre des options nouvelles, qu'on ne voit pas forcément en ayant la tête dans le guidon du seul ressenti.

LNJ

Au fond, qu'est-ce qu'on cherche en multipliant les relations ? Une vie intéressante, excitante, ou bien surtout se rassurer sur ce que l'on vaut ? J'ai l'impression que les deux objectifs se côtoient chez moi et que la frontière est parfois assez ténue...

Ben tu peux avoir, dans ton questionnement sur ta façon d'aimer, une démarche de découverte de soi, chercher les occasions de vivre tout en essayant de se donner les meilleures conditions possibles.

Le poly peut être une façon de le faire ; et en communiquant beaucoup sur les évènements avec les partenaires, ils sont ainsi parti-prenantes, ont leurs propres attentes en jeu... Donc plein d'occasions de pas être isolée avec notre ego, et de trouver plus que ce que l'on cherche.
La non-exclusivité offre une possibilité de sortir des boucles de monogamie en série, où l'obligation de rompre pour avoir d'autres expériences dramatise beaucoup notre évolution.

Ya pas de mal à essayer d'apprendre... Ca ne peut que nous donner un supplément de sécurité, qui nous fera peut-être lâcher la partie du contrôle qui pèserait de trop.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Toinou

le jeudi 27 juillet 2017 à 14h19

pour être clair : ta psy t'as t'elle vraiment présenté les choses comme ça :

Ma psy m'a suggéré hier la piste que le polyamour était lié à un besoin de contrôle
ou bien à t'elle dit que ton polyamour était lié à un besoin de contrôle ?

Pour ma part j'ai réagit à la première affirmation qui n'a pas le sens que suggère Siestacorta et gdf.
Si elle a "suggéré" le deuxième alors oui, le problème est ouvert pour toi.

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bonheur

le jeudi 27 juillet 2017 à 14h37

Pour moi le polyamour est ma façon de vivre suivant ce que je ressens, car je ne refoule rien, au contraire, j'extériorise.

Par contre, si je lis : polyamour = besoin de contrôle ? alors je m'insurge, justement.

Si ça fait partie d'un travail PERSO et que ce que t'indique ta psy résonne en toi, alors pourquoi un questionnement généralisé ici ? Si oui, il y a maladresse, aussi bien dans la création de ce fil que dans l'interprétation faite (par moi, notamment). Si c'est le cas, l'initiative de ce fil n'a pas de fondement et peut donc être contre-productif, enfin c'est ce que je me dis.

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LNJ

le jeudi 27 juillet 2017 à 17h41

Oui, c'est vrai que c'est sans doute maladroit de ma part de vouloir généraliser un problème qui n'appartiendrait qu'à moi (voyez le conditionnel !). Peut-être que c'est plus facile pour moi de l'accepter si je me dis qu'on a tous le même ! Et donc ça peut être perçu comme une agression de votre part, ce qui n'était pas du tout mon objectif.

C'est marrant, mais plus j'y pense, plus je me dis qu'au contraire, le polyamour a été pour moi une mise en danger de chaque instant : d'abord parce que j'ai failli y perdre ma relation de base, ensuite parce que c'est une remise en question à chaque rencontre, en fonction de ce que je partage et de la manière dont chaque relation peut me faire évoluer. Si vraiment mon objectif était d'être dans le contrôle, je pense que je serais restée bien sagement dans mon schéma classique.

Comme quoi, on peut évoluer en 24 heures ! merci à tous pour votre aide dans ma réflexion.

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Siestacorta

le jeudi 27 juillet 2017 à 18h43

J'insiste, des gens qui ont un fort besoin de contrôle, j'en ai déjà vu chez les poly. C'est pas un signe distinctif, mais ça arrive. Et disons que c'est pas plus grave que chez les monos... et que ça l'est encore moins si on prend conscience de soi pour trouver quand on peut lâcher prise et quand prendre les décisions qui nous conviennent aux bons moments.

A mon sens, on peut avoir comme attente en polyamour un fort contrôle, et que tout l'intérêt soit de ne pas vraiment l'obtenir, d'être amené à faire avec nos vies, nos libertés, nos contraintes.

LNJ

Comme quoi, on peut évoluer en 24 heures !

En tout cas, on peut faire des bonds de compréhension (boiiiing).
Mais je tiens à dire que c'est, en partie, ton travail par dialogues successifs qui amène ça : ya la psy qui met le doigt sur une truc, toi que ça gratte assez pour venir en parler ici avec une certaine émotion, les réactions au fil des échanges... Tu en tireras peut-être ni les même conclusions que ta psy ni les même que ceux à qui tu as proposé le débat, mais la réflexion en valait de toute façon la peine.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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bonheur

le jeudi 27 juillet 2017 à 20h28

Je te souhaite LNJ d'avancer gentiment suivant ce qui te convient. C'est l'essentiel.

Et puis, si ma réaction involontairement à côté de la plaque, a permis d'éclaircir pour toi que nous somme différentes, mais que l'on peut désirer encourager à prendre soin des autres.

Comme souvent Siestacorta est plus posé et plus réfléchi. Moi je suis toujours dans l'impulsion émotionnelle :-D

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LNJ

le jeudi 27 juillet 2017 à 20h28

Merci Siestacorta, tu as des éléments de traduction pratique de polyamoureux control freaks ? Genre ils passent leur temps à faire des plannings avec tous leurs numéros ? En tenant compte des 4- 5 jours de règles, bien sûr (il faudrait pas qu'il y en ai des lésés)..
J'ai vu ton profil pour savoir si t'étais psy, puis ton blog, et en fait t'as dû être aussi paumé que moi un temps, peut être l'es tu toujours.
Je voulais te dire que je suis contente que des gens qui pensent comme toi existent, et aussi écrivent ce qu'ils pensent vraiment, je me sens moins seule de te savoir sur terre.
Des bisous, du coup

Message modifié par son auteur il y a un an.

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LNJ

le jeudi 27 juillet 2017 à 20h39

Et merci à toi, bonheur, t'inquiètes, j'ai pas du tout mal pris ta remarque, elle m'a surtout permis de me rendre compte que je n'étais pas très honnête intellectuellement parlant.
Se chercher ? L'histoire de ma vie. Mais comme on dit, c'est le chemin qui est intéressant, s'pas ?

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bonheur

le jeudi 27 juillet 2017 à 21h57

LNJ
Se chercher ? L'histoire de ma vie.

De la mienne aussi :-D

Bonne recherche et surtout bonnes découvertes. Oui, ce sont elles qui importent !

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loumalive

le vendredi 28 juillet 2017 à 12h36

Salut LNJ,
Je me permets ma petite touche, toute dérisoire, sur ce fil que je trouve passionnant et que je te remercie vivement d’avoir suscité !! Je n’apporterais sans doute rien de majeur à ce qu’ont exposé, chacun dans son registre, les intervenants, la profondeur de Siestacorta, la spontanéité et l’énergie de Bonheur, le recul et l’apaisement de Gdf, la révolte de Toinou… Joli condensé de ce qu’offre ce super forum, fait de nous-mêmes, avec toutes nos facettes si riches !!
Au sujet du contrôle, de l’aspiration que l’on aurait à vouloir contrôler les autres, ou au minimum la part d’eux à laquelle on accède dans la relation qu’on entretient avec eux-mêmes, je crois que c’est un trait qui dépasse largement les relations polyamoureuses. On peut le trouver partout en fait, dans le cadre mono, dans le cadre poly, mais aussi dans les rapports avec ses enfants, et même dans les relations professionnelles. Il suffit de regarder avec cet éclairage les rapports hiérarchiques, ça me paraît assez flagrant. Selon le caractère de chacun, c’est plus ou moins prégnant, peut aller de presque rien à une relation quasi pathologique… La volonté de pouvoir, de contrôle sur l’autre, c’est bien sûr bien mis en évidence dans des relations polys, mais dans ce cas, il me semble que c’est plus un révélateur qu’une cause. Le truc que l’on a peut-être à bosser c’est sa propre relation au besoin de contrôle, de pouvoir, de besoin d’être rassuré(e), savoir si on est au clair avec ça et clean par rapport aux autres.
Le besoin de contrôle est souvent, me semble-t-il, le miroir de la confiance et l’estime que l’on a de soi-même, parce que l’on est pas forcément sûr de soi-même, on a besoin de contrôler l’autre pour être certain que jamais il ne sera à même de nous déstabiliser, de nous emmener dans nos failles, qui justement nous font peur et que l’on échoue à explorer, donc à combler…
Quant à la frontière entre envie d’explorer sans cesse, d’être stimulé(e) en permanence et une quête pour connaitre sa valeur, je crois que ça ne s’oppose pas, c’est juste complémentaire. On se cherche tous un peu au travers de nos relations, et au-delà, des vies que l’on choisit de vivre, le polyamour n’est sans doute qu’un moyen parmi d’autres.
Ce n’est pas parce que le polyamour n’est pas aujourd’hui adopté par la majorité des gens, que par conséquent nous nous sentons particulier sur ce point, qu’il faut le rendre responsable de troubles internes qui sous une autre forme auraient sans doute été révélés…
C’est une loupe, un miroir grossissant, donc forcément tout ce qui se passe du côté de la confiance en soi, de la volonté de contrôle, de la dépendance, de l’angoisse qu’on peut avoir dans la relation à l’autre est multiplié par le nombre de relations que l’on développe, mais même sans situation plurielle, il y a fort à parier que les troubles potentiels puissent tout autant apparaitre…
Et je plussoie, c'est pas trop l'endroit où on va qui est important, mais plutôt le chemin qu'on parcoure, et ce que l'on trouve en route...
Ben oui, se chercher comme histoire de vie... moi aussi, mais je crois, tout le monde en fait, même sans le savoir (mais c'est mieux avec...)!
T’en fais pas, on a tous des pets au casque, tous des trucs à soigner, en devenir conscient, c’est déjà commencer à se soigner !
Bon courage et belles vacances à toi !!

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bonheur

le vendredi 28 juillet 2017 à 13h19

loumalive
Ben oui, se chercher comme histoire de vie... moi aussi, mais je crois, tout le monde en fait, même sans le savoir (mais c'est mieux avec...)!
T’en fais pas, on a tous des pets au casque, tous des trucs à soigner, en devenir conscient, c’est déjà commencer à se soigner !

:-D . Moi j'ai de sacré pets... j'ai essayé le crash-test !!!

On se remet de tout, question de résilience :-)

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gdf

le vendredi 28 juillet 2017 à 15h00

loumalive
Joli condensé de ce qu’offre ce super forum, fait de nous-mêmes, avec toutes nos facettes si riches !!

Je crois que je l'ai déjà dit, mais je suis régulièrement impressionné par la qualité des échanges sur ce forum. Même quand on se fait traiter de malades comme ces jours-ci, le troll oscille entre rigolade et sérieux. Certes, il peut y avoir une pointe d'agressivité, mais ça ne dégénère pas en échanges violents. Et même si on est tous polyamoureux, la diversité de points de vue apporte une richesse que j'ai rarement vu ailleurs.

Donc voilà, en lisant cette petite phrase de loumalive, je me suis dit que j'allais profiter de l'occasion pour rebondir dessus et dire merci à tous les contributeurs.

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Lagentda

le samedi 29 juillet 2017 à 16h15

Oui, ce forum se nourrit de la diversité des intervenants, et des échanges riches, de par l'intelligence des expressions de chacun, mais aussi de l'écoute... Car, même avec des contributions substantielles, sans écoute, la conversation n'aurait pas une telle intelligence, en tout cas sans doute pas une intelligence supérieure à celle de ses membres. C'est vrai que finalement plutôt que "polyamour=besoin de contrôle", le titre le plus approprié de ce sujet aurait été "polyamour et besoin de contrôle"... Il ne s'agit certainement pas de débattre sur est-ce que le polyamour en lui-même contient le besoin de contrôle ? La réponse est évidemment, non, les parcours et les personnalités en polyamour (ou en non-polyamour d'ailleurs) étant si diverse.. Ce qui ne veut bien sûr pas dire que les polyamoureux sont immunisés contre le besoin de contrôle. Comme l'a dit siestacorta, le besoin de contrôle plus ou moins poussé est un élément de la personnalité de chacun, et les situations polyamoureuses peuvent agir comme des révélateurs, des épreuves de ce besoin de contrôle et de ses limites... Je ne pense pas qu'il faille non plus se limiter à parler du cas de LNJ, de son polyamour et de son besoin de contrôle... Car, je pense que certains de ses ressentis peuvent résonner avec les ressentis d'autres membres de ce forum (et pas du tout avec d'autres)... Par exemple, des questionnements "Au fond, qu'est-ce qu'on cherche en multipliant les relations ? Une vie intéressante, excitante, ou bien surtout se rassurer sur ce que l'on vaut ? J'ai l'impression que les deux objectifs se côtoient chez moi et que la frontière est parfois assez ténue..." me parlent. Ou aussi : "le polyamour fait désormais partie de mon fonctionnement et qu'aucun retour en arrière n'est possible. Mais j'avoue que je ne suis pas toujours très claire dans ce que j'attends de mes relations." Ou, surtout : "Se chercher ? L'histoire de ma vie. Mais comme on dit, c'est le chemin qui est intéressant, s'pas ? " J'ai parfois l'impression de me chercher sans me chercher, ne trouvant pas les moyens, je peux renoncer à l'ambition de me trouver, et juste vivre. Ce qui n'empêche pas d'être stimulé intellectuellement quand les bonnes questions sont posées. En, bref, pour paraphraser le Général de Gaulle, "des gens (comme moi) qui se cherchent, on en trouve, mais des gens qui se trouvent, on en cherche" . Ou pas Donc un sujet intéressant.

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