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Elle...

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El.Nino

le vendredi 27 novembre 2009 à 14h12


Etant moi-même bi, j'ajoute que même dans le monde bi, il y a des discriminations : ainsi, je ne suis pas vraiment bi (remarque entendue dans un sauna libertin !) car uniquement passif avec les mecs, alors que le "vrai" bi est forcément actif/passif, s'pas ?

Les clichés s'empilent ainsi en quantités...

Par exemple, c'est "bien connu" que ce sont les lesbiennes qui utilisent un gode-ceinture (loupé : les statistiques de vente montrent que ce sont les couples hétéro les principaux acheteurs !).

Ou bien "les films porno ne sont conçus que pour les hommes car n'intéressant pas les femmes". Encore loupé : non seulement les femmes regardent de plus en plus du porno, mais cette tendance irait sûrement en augmentant si les films étaient mieux conçus pour elles !

Les gens "normaux" discriminent ces obsédés que nous sommes (tout en les jalousant d'assumer leur différence) mais il semblerait en plus qu'il y ait plusieurs niveaux d'anormalité (d'amoralité ?).

Comme le disait Coluche : "les hommes naissent libres et égaux, mais certains sont plus égaux que d'autres". A méditer...

Toutafaidakor ! Je suis dans la même situation puisque je suis essentiellement passif. Mais là de même, on réitère les critères de l'hétérosexualité pour définir la sexualité de quelqu'un. D'une part, toute identité sexuelle n'est pas figée, et enfin, toutes les pratiques sexuelles ne sont pas figées, car l'être humain n'est pas figé. Perso, je refuse l'étiquette d'hétéro ou de bi (bien que pour simplifier, je me définit comme "proche de la bisexualité"). Je suis plus qu'une addition de critères et de listing de pratiques. Peut-être que je continuerais à voir des hommes, peut-être pas, peut-être que je me sens plus "femme lesbienne" que "hétéro bisexuel"... hu ! Surtout que je cherche une sociabilité masculine, qui passe aussi pas la sexualité, mais pas que.

Et puis connerie l'actif/passif. Certains Gays sont essentiellement passif. Mais non, ça se dit pas... Faut pouvoir être "flexible", "concurrentiel", même dans le "sexe".

Ma compagne m'a sorti "omnisexuel" ou "pansexuel" ("Pour ou contre la bisexualité" - Karl Mengel). Peut-être d'autres mots pour d'autres cases... Mais peut-être plus proche de moi : quelque soit l'âge, la "race", le genre, l'orientation sexuelle,... je peux aimer, je peux fleurter, je peux.... Bon. Ouai... Enfin je me porte bien aussi hein... :)

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(compte clôturé)

le vendredi 27 novembre 2009 à 22h10

Junon
Et puis comme on dit "sois ploy si t'es pas joli"...:)

mdr...pour la phrase et aussi pour la faute de frappe ;-)

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dalloway

le samedi 28 novembre 2009 à 14h20

Emi
Chez les homos que je connais elles sont très très majoritairement en couple monogames, voire super possessives, jalouses et n'ont jamais entendu parler de polyamour :(
Côté polyamour et bien je ne trouve pas trop non plus de témoignage de lesbiennes ou bi. En plus je suis en Bretagne, ce qui n'arrange rien!! :) Y'en a d'autres dans le même cas que moi???
Emilie

Eh bien je suis 'strictement' lesbienne, et polyamoureuse à l'essai.

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Junon

le lundi 30 novembre 2009 à 12h40

Oups...Insognare, je crois bien que le film du même nom m'a considérablement marquée! :-D

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CharlieBear

le lundi 12 mars 2012 à 08h01

Pansexuelle et polyamoureuse, avant de pouvoir le dire comme ça et d'expliquer vriament ce que ça implique et ben on disait juste "fille facile".
c'est réducteur mais c'est comme ça que ça marche, et pour les gens qui ne se sont pas penchées sur la question, on sera encore nombreux à etre juste des morts de faim ou des assoiffés sexuels.
La discrimination anti-bi, et ben elle est plus présente chez les homos (dans mon vécu personnel, je ne généralise pas), mes amis hétéros s'en foutaient complemetement ou au pire trouvaient "plutot cool'. Alors que les lesbiennes que j'ai eu la chance de draguer m'ont aimablement fait comprendre qu'elle ne "pouvaient pas prendre le risque que je retourne ma veste pour un homme".
Alors je voulais juste dire, qu'en général je ne tombe pas amoureuse d'un organe reproducteur mais d'une personne.

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Popol (invité)

le lundi 12 mars 2012 à 09h08

CharlieBear, besoin de précisions: quand une lesbienne te fait ce genre de réflexion, et que tu réponds ce que tu réponds, moi j'entends en filigrane de la part de cette personne et de ta part, comme axe central de l'échange, que la possibilité que tu "retombes" dans un modèle familial traditionnel est rédhibitoire pour entrer en relation amoureuse, bien plus qu'autre chose.

J'ai bon? Parce que si oui, ça veut dire que les sentiments peuvent être étouffés par un truc qui leur est totalement étranger a priori. Corollairement, que la possibilité existe de construire des sentiments non pas sur une attirance ou un intérêt pour l’être humain en face, mais pour son potentiel de réponse adéquate à une construction de l'esprit... pas loin des mariages arrangés, en somme.

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CharlieBear

le mercredi 14 mars 2012 à 02h03

Well, quand je tombe amoureuse, il n'est peu de chances que "détombe" juste parce que dans l'instant j'ai plus envie de sexe feminin ou plus envie de sexe masculin. Je crois que mon attirance sexuelle est principalement controlée par mes sentiments et non l'inverse.
Effectivement dans cet échange, il y a la peur de l'autre que je "retombes dans un modele familial traditionnel", mais ce n'est pas du tout un sentiment que je partage.
Ensuite, il faudrait idéalement prendre en compte les questions de genre...
Mais oui, les sentiments peuvent etre étouffés par des choses totalement étrangères. ou plutot ce ne sont pas les sentiments qui sont étouffés mais les situations elles-meme. On peut etre amoureux de quelqu'un mais se l'interdire parce qu'il est trop loin, trop vieux, qu'il y a conflit d'interet ou de hiérarchie, différence de chemin de vie, ou divergence d'opinion, de culture. Du coup ce sont pas les unions qui sont arrangées mais plutot les non-unions qui sont completement prévisibles.
c'est dommage mais c'est pourtant très vrai.
Pour l'instant, je n'ai jamais quitté quelqu'un par désamour, c'était toujours un concours de circonstance, et puis au fil des mois, ça passe. Du coup à mes yeux effectivement les relations sont plus régies par les situations que par les sentiments.

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